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Description

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses maîtres ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.
Freud a salué la finesse et la vérité avec lesquelles l'auteur d' Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.

Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'œuvre du grand écrivain autrichien.
L'exceptionnel talent de Daniel Mesguich lui permet une interprétation inspirée de ce texte, qui en respecte toutefois la bouleversante sobriété.
L'auteur
Né en Autriche en 1881, mort au Brésil en 1942, auteur de romans, de pièces de théâtre et de poèmes, Stefan Zweig excelle dans l'essai, la biographie et la nouvelle. Comme dans la Confusion des sentiments ou Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme , on retrouve ici son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrières pensées, les abîmes de l'inconscient.

Le narrateur
Daniel Mesguich est né en 1952 à Alger. Après une formation théâtrale à Marseille et au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris. il y devient professeur à partir de 1983 et s'en verra confier la direction en 2007. D'abord comédien au théâtre, au cinéma, puis à la télévision, il se consacre essentiellement, à partir de 1974, à la mise en scène. Très intéressé par les rapports de la musique et de la voix, il se produit comme récitant auprès de grandes personnalités musicales. Une polyvalence artistique qui nourrit ses nombreux articles théoriques et son dernier essai éloquemment intitulé L'éternel éphémère.
© et (p) Audiolib 2011. Traduit de l'allemand par Olivier Bournac et Alzir Hella

Ce que les membres d'Audible en pensent

Notations

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Un réalisme perturbant

CRITIQUE
Un réalisme perturbant
La confusion des sentiments, récit écrit par Stefan Zweig(1927) et lu par Daniel Mesguich

Jean A. Vachon

L’audition de ce récit m’a profondément touché. Tout comme dans la nouvelle, Vingt-quatre dans la vie d’une femme, cette histoire m’a séduit par la justesse de l’écriture et sa fluidité.
L’auteur autrichien, Stefan Sweig, excelle dans la description des sentiments et de la passion, un peu comme Marcel Proust, mais de façon moins métaphorique...
ANALOGIE
De plus, ce qui me la rend plus vraisemblable, l’intrigue de La confusion des sentiments, me rappelle l’admiration culte que je ressentais pour un de mes professeurs alors que j’étudiais le métier d’enseignant.
M. Lavigne, mon professeur de psychologie, dégageait un charisme énorme. Tous ses élèves étaient suspendus à ses paroles. Je le regardais intensément afin de maîtriser ses techniques. Sa discipline rayonnait tellement il fascinait.
Ainsi, quand en début de cours nous étions debout en attente, en nous scrutant intensément il affichait un petit sourire narquois... Et puis, sans dire mot, il effectuait un grand geste ample des deux bras qui revenaient devant lui et qu’il descendait vers sa ceinture. Alors, en réponse à ce geste théâtrale, nous nous assoyions en silence...
Le souvenir de son enseignement motivant et élogieux m’avait encouragé plus tard, alors que j’étudiais à l’université, à rencontrer M. Lavigne pour l’interviewer sur ses techniques d’enseignement et à écrire un article pour répondre aux exigences d’un cours de philosophie.
Quand je l’ai rencontré, mon prof. avait vieillit. Un cancer à la bouche avait attaqué sa voix mélodieuse. Les sons sortaient désormais de façon saccadée. Son élocution était lente et par soubresaut. Mais sa dignité, sa discrétion et son respect demeuraient inchangés.
La rencontre avec mon ancien professeur ne m’avait pas apporté de réponse claire, mais mon admiration subsistait.
SYNOPSIS
Dans la nouvelle, La confusion des sentiments, l’auteur décrit une relation d’amitié intense entre un professeur et un élève. Le non-dit, le monde imaginaire et l’affection intense entre les deux personnages fascinnent et captivent. Comment cette relation aboutira-t-elle? L’élève réussira-t-il à pénétrer le mystère de son “maître”?
Les événements sentimentals conduiront le professeur à partager le secret de son existence...
L’impact sur l’élève sera énorme et marquera le reste de sa vie.
À écouter absolument! La musicalité de cette prose merveilleuse (audible.fr) suscitera intérêt et intriguera par la profondeur des sentiments.
Suite à son audition, je me suis empressé de me procurer la biographie de La reine Marie-Antoinette, écrite par Stefan Sweig...

2 sur 2 personne(s) ont trouvé cet avis utile.

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Profondeurs de la psyché

Bravo à Daniel Mesguich pour avoir su nous maintenir en haleine jusqu'au bout de ce texte subtil et trouble.

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Fidèle au talent de Stefan Zweig

C'est avec la subtilité, la délicatesse et le souci d'authenticité qu'on lui connaît que Zweig nous dépeint la relation ambigüe qui se noue entre un jeune étudiant en philologie cherchant un sens à son existence et un de ses professeurs, brillant intellectuel qui semble dissimuler un lourd secret. Contrairement à d'autres de ses oeuvres (je pense notamment à voyage dans le passé dans lequel la montée du nazisme est très présente à la fin du roman), la toile de fond soit une ville provinciale d'Allemagne que l'auteur ne nomme pas, au début du 20ème siècle, n'a finalement que peu d'importance. Le personnage principal, dont les pensées et actions nous sont narrées à la première personne ce qui renforce l'immersion du lecteur (et de l'auditeur), après avoir écumé les nuits berlinoises et abusé plus que de raison de l'alcool et des femmes, se voit remettre dans le droit chemin par son père en intégrant une université avec un environnement a priori plus tranquille et moins licencieux. C'est en ces lieux, après sa première rencontre avec un enseignant hors du commun, laquelle rencontre lui fait l'effet d'une révélation quasi-mystique, qu'il va se jeter, corps et âme, dans ses études. Vouant une admiration sans bornes pour ce maître si génial mais aux réactions imprévisibles et déroutantes, il va découvrir que passion intellectuelle et physique sont parfois les deux faces d'une même pièce... Un grand bravo au narrateur qui a su insuffler la force nécessaire à sa lecture pour nous emporter dans un maëlstrom d'émotions et donner à cette oeuvre du grand Stefan Sweig toute la prestance qui lui sied.