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    Description

    "Religion et spiritualité sont deux choses différentes. On peut se passer de la première ; on ne pourrait renoncer à la seconde qu'en s'amputant d'une partie de son humanité."
    André Comte-Sponville

    André Comte-Sponville aborde l'athéisme avec le même respect culturel que celui généralement attendu pour une croyance établie. Il fait la différence entre ce qui relève du savoir et de la croyance afin de proposer une approche réellement philosophique et non pas militante. Le philosophe sort clairement de l'histoire balisée du Christianisme pour légitimer l'aspiration des hommes à vivre une spiritualité qui pourrait s'exprimer librement dans un champ métaphysique personnel. À partir de l'héritage judéo-chrétien collectif, André Comte-Sponville défend la liberté de croire ou de ne pas croire et s'adresse au croyant autant qu'à l'athée en leur faisant partager un territoire de valeurs et d'idéaux communs.
    L'intervenant
    André Compte-Sponville
    Ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm - Agrégé de philosophie - Docteur de 3em cycle -
    Docteur Honoris Causa de l'Université de Mons-Hainaut, en Belgique. Ancien Maître de conférences de philosophie à la Sorbonne (Université Paris I).
    (p) 2008 Frémeaux & Associés
    © 2008 Frémeaux & Associés - Groupe Frémeaux Colombini SAS
    en accord avec Albin Michel et André Comte-Sponville

    Ce que les auditeurs disent de Qu'est-ce qu'une spiritualité sans dieu ? À propos de l'esprit de l'athéisme

    Notations
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    Un athéisme de tolérance

    Dans ce titre, André Comte-Sponville nous parle librement et avec beaucoup de spontanéité de son ouvrage intitulé "L'esprit de l'athéisme". Il s'agit donc d'un commentaire et non pas d'une lecture littérale. La posture du philosophe est très didactique et il évoque tout à la fois la genèse de son livre, les raisons de son athéisme, ses arguments mais aussi son souci de la tolérance et du respect de certaines valeurs issues des religions. Au delà de sa prise de position spirituelle, Comte-Sponville se livre à un véritable exercice de définition, ce qui permet notamment de bien distinguer les notions d'athéisme et d'agnosticisme. Seule la dernière partie ne m'a que peu convaincu dans le sens où elle évoque une "mystique" de l'athéisme qui semble très personnelle ?? Comte-Sponville qui s'auto-analyse cependant avec brio. Que l'on soit croyant ou non, cet enregistrement est une vraie source de réflexion sur sa propre spiritualité en l'absence de tout dogmatisme.

    5 personnes ont trouvé cela utile

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    Lumineux

    Dans cette exposition brillante, André Comte-Sponville réussit à démontrer que l'athéisme est la seule voie rigoureusement honnête vers une spiritualité authentique. Du point de vue audio, quelques moments tant soit peu gênants lorsque l'auteur réfléchit à la suite de sa pensée : les "euh" nous parviennent comme de subtils grognements. Mais c'est un prix léger à payer pour un audio magnifique.

    2 personnes ont trouvé cela utile

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    • Interprétation
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    • Histoire
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    Et pourtant...

    André Comte-Sponville
    Qu'est-ce qu'une spiritualité sans dieu ? À propos de l'esprit de l'athéisme.

    Commentaires et réponse bienveillante et constructive qui s’appuie sur la Bible.





    À travers ces quelques pages, nous allons nous efforcer d'exposer l’argumentation fluide et persuasive mise en avant et utilisée par le philosophe reconnu et renommé André Comte-Sponville, dans son ouvrage intitulé « Qu’est-ce qu’une spiritualité sans dieu ? À propos de l’esprit d’athéisme. »

    L’auteur et philosophe s'efforce de justifier son agnosticisme et son athéisme, puisqu’il ne croit pas ou plus en Dieu, et puisqu'il nous affirme que Dieu n’existe pas.

    Mais en parallèle des arguments exposés par le philosophe André Comte-Sponville, nous nous efforcerons de faire valoir le point de vue de la Bible.

    Nous voulons aussi nous assurer que la foi placée en un Créateur et Dieu tout-puissant et bienveillant est fondée sur une argumentation rationnelle et un raisonnement logique.

    Nous ferons donc appel à notre bon sens de personne dotée de la capacité de réflexion.

    Le but de cette réponse positive et bienveillante, est de nous convaincre que Dieu existe, mais aussi de réveiller dans notre cœur nos sentiments de piété, en nous persuadant que Dieu nous écoute et nous répond.

    Pour cela, efforçons-nous de le rechercher avec un bon état d’esprit et n'oublions pas que la Bible nous dit : « un cœur brisé et écrasé, ô Dieu, tu ne le mépriseras pas. »

    La première raison d’être devenu athée, et c’est la mauvaise raison selon André Comte-Sponville, en mai 1968 c’est son éloignement de Dieu. Ce n’est pas un problème de réflexion, c’est contextuel, Dieu a cessé de l’intéresser. « Je me suis passionné de politique avec l’extrême gauche » affirme-t-il.

    La deuxième raison et c’est la bonne selon l’auteur, car elle est issue de la réflexion, c’est que les arguments en faveur de l’athéisme en cours de Philosophie avec M. Pierre Hervé au lycée, étaient supérieurs à ceux en faveur de l’existence de Dieu.

    L’esprit du Christ selon l’auteur, c’est justice et amour ou charité. Et ne plus avoir la foi ne dispense pas de rester fidèle à cet esprit selon lui.
    L’auteur va à présent exprimer ses raisons d’être athée.

    L’auteur André Comte-Sponville nous précise que les arguments en faveur de l’inexistence de Dieu lui semblent supérieurs à ceux en faveur de son existence.

    « Il n’y a pas de preuves de l’existence ou de l’inexistence de Dieu » prétend-il, « sinon il y aurait un savoir constitué. »

    Il y a seulement – selon André Comte-Sponville – des arguments en faveur de l’une ou l’autre des pensées. Notamment six arguments principaux qui justifient son athéisme. Et particulièrement trois raisons de ne pas croire en Dieu.

    André Comte-Sponville nous précise que ne pas croire en Dieu c’est de l’agnosticisme.
    Et que ne pas croire en l’existence de Dieu c’est de l’athéisme.

    Les trois premiers arguments qu’il va développer sont négatifs selon ses propos, ils sont en faveur de l’agnosticisme c’est-à-dire ne pas croire en Dieu ; et les trois autres arguments sont positifs, ils justifient son athéisme, c’est-à-dire que pour lui Dieu n’existe pas.





    Premier argument : la faiblesse des arguments opposés.
    L’auteur décrit trois prétendues preuves de l’existence de Dieu :
    La preuve ontologique, la preuve cosmologique, la preuve physico théologique.



    Pour la première prétendue preuve qui est ontologique, on part de la définition de Dieu. On part de la pure pensée, et non pas de l’expérience.

    On part donc a priori des définitions de :

    Saint-Anselme : Dieu est l’Être suprême, Dieu est tel que rien de plus grand ne puisse être pensé ;

    René Descartes : Dieu est absolument parfait ;

    Spinoza et Leibniz : Dieu est absolument infini.

    « Si on inclut l’existence de Dieu dans sa définition, alors nécessairement on va retrouver l’existence de Dieu dans la conclusion ! C’est un simple artifice dans la définition qui ne démontre rien ! » en conclut l’auteur André Comte-Sponville.

    Par exemple si Dieu est infiniment grand et le plus grand, il existe forcément, puisque ce qui n’existe pas ne peut pas être plus grand que ce qui existe.



    Pour la deuxième prétendue preuve, parlons maintenant de la cause cosmologique.

    De cause en cause on aboutit à un Être absolument nécessaire qui ne peut pas ne pas exister, et cet Être c’est Dieu.

    Ainsi, par le principe de causalité on aboutit nécessairement à un Être intelligent, « mais pourquoi voudrions nous que cet Être soit Dieu ? » questionne André Comte-Sponville.

    Rien ne prouve que cet Être nécessaire soit une personne, rien ne prouve que cet Être nécessaire soit Dieu selon André Comte-Sponville.

    Pourtant pourrait-on répondre à l’auteur, qui dit facultés cognitives ou intelligence, dit organe de réflexion et de décision, autrement dit un cerveau, et qui dit cerveau dit une personne qui le possède et en fait usage.

    Pour l’intelligence artificielle, qui dit ordinateur dit programme informatique adapté aux tâches assignées, et qui dit programme dit programmateur qui s’efforce d’anticiper tous les cas de figure pour un fonctionnement pérenne et sans mauvaise surprise susceptible de provoquer un bug. Et le programmateur c’est un être humain pour l’ordinateur efficient.

    Pour le cerveau humain la programmation ou formatage se fait par l’éducation, la culture et ses valeurs, les interactions sociales et situationnelles, mais sans jamais pouvoir dépasser les limites posées par son concepteur Dieu qui a précablé nos neurones selon ce que nous enseigne la psychologie génétique.

    Or il est écrit en Jérémie 10 verset 23, je cite : « Il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas » (Traduction du monde nouveau) autrement dit, il n’est pas avantageux pour l’Homme de vivre sans tenir compte de la direction de Dieu. Et en Ecclésiaste 8 verset 9, il est écrit : « l’homme domine l’homme pour son malheur » (Traduction du monde nouveau).

    Devrions-nous donc être surpris des dysfonctionnements de la domination de l’Homme par l’Homme sur la Terre, exercée indépendamment de la direction sage de son Créateur, alors que l’être humain n’a pas été conçu pour cela ?

    Selon Spinoza cet Être concepteur créateur et organisateur pourrait aussi bien être la Nature, car « rien ne prouve que cet Être soit un sujet, une personne, un esprit », selon l’auteur André Comte-Sponville.

    « Qu’il y ait un Être nécessaire soit, mais rien ne prouve que cet Être soit une personne, rien ne prouve que cet Être soit Dieu « affirme André Comte-Sponville.

    Pourtant le bon sens nous conduit à comprendre qu’il a fallu quelqu’un d’infiniment sage et puissant pour créer un univers aussi bien organisé où le hasard n’a certainement pas sa place.

    Comme l’affirme l’apôtre Paul dans sa lettre aux Hébreux au chapitre 3 verset 4 : « Toute maison est-il besoin de le dire à été construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toute chose c’est Dieu ». (Traduction du monde nouveau)



    Abordons maintenant la troisième prétendue preuve, la cause physico théologique. On part de l’expérience a posteriori. La preuve est physico théologique.

    On postule donc que si le monde est complexe et ordonné il y a une intelligence ordonnatrice. Le philosophe antique de la Grèce classique nommé Platon au 4e siècle avant notre ère, l’homme d’État romain Cicéron au 1er siècle avant notre ère, Rousseau et Voltaire au 18e siècle vont tous dans ce sens.

    « L’univers m’embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait point d’horloger » affirme Voltaire au 18e siècle.

    André Comte-Sponville se contredit alors puisqu’il affirme que d’après l’entropie la vie crée davantage d’ordre.

    Or l’entropie c’est par définition, l’augmentation du désordre, l’affaiblissement de l’ordre, donc le contraire de ce qu’affirme l’auteur André Comte-Sponville.

    Justement cela confirme que le grand horloger est à l’œuvre. Donc la vie va contre le principe cher à la physique qu’est l’entropie, puisque la vie crée davantage d’ordre.

    L’auteur voit ensuite dans la complexité d’une cellule ou d’une fleur la simple mise en œuvre des lois qui sont présentes dans la Nature. André Comte-Sponville semble oublier qu’il n’y a pas de loi sans Législateur, et il ajoute que quand il voit la souffrance, les dysfonctionnements sociétaux et certaines horreurs qui existent dans la vie, il ne voit plus Dieu.

    L’auteur André Comte-Sponville illustre son propos avec l’exemple d’une tumeur cancéreuse, qui bien que programmée intelligemment, et provoquant au final le décès du malade, comme une espèce d’horloge, cette tumeur programmée en réalité affirme-t-il, ne démontre rien de bienveillant de la part du grand Législateur.

    Effectivement sans la connaissance biblique qui explique l’origine du péché qui est apparu dans l’humanité et qui a provoqué ces maladies atroces dont le cancer, cet auteur qui ne connait pas les saintes Écritures ne peut pas comprendre que ce n’était pas le dessein de Dieu que l’Homme tombe malade, vieillisse, et meure en cumulant les souffrances.

    L’auteur André Comte-Sponville, compare ici l’espèce d’horloge que constitue une tumeur cancéreuse, à rien de bienveillant de la part d’un Dieu d’amour.

    De la même façon l’espèce de vibreur planétaire que constitue un tremblement de terre ne témoigne en aucun cas de l’existence d’une cause bienveillante supra humaine qui veillerait sur nous selon André l’auteur.

    Ce qu’il ignore en revanche, c’est que lorsque Jésus-Christ était sur la Terre, Jésus-Christ a démontré par ses actions, qu’il détenait le pouvoir de gérer toutes les forces de la Nature, qui causent autant de dégâts aujourd’hui, ce qui est de bon augure lorsque nous vivrons sous sa domination bienveillante et puissante très prochainement.

    D’autre part dans le signe composite que Jésus-Christ a donné concernant le signe de sa présence invisible ou parousie en grec durant les derniers jours de notre civilisation, il a été mentionné des tremblements de terre dans un lieu après l’autre, des pestes, et des famines, comme autant d’indicateurs contingents qui signaleraient que son intervention serait proche dans les affaires humaines, pour mettre fin à toutes ces horreurs.

    N’y a-t-il pas là la démonstration d’un grand amour de la part de notre Créateur qui a envoyé son Fils unique engendré - ou seul être créé directement par Dieu puisque toutes les autres créatures ont été créées par ce Fils unique sous la direction avisée de son Dieu et Père Yahvé ou Jéhovah en français selon Colossiens 1 versets 15 et 16 - afin de nous avertir que la délivrance de ce système oppressif est proche ?

    Et puisque l’Homme a souhaité s’affranchir de la direction bienveillante de son Créateur pour se diriger seul et en autonomie sur la Terre, sans aucune aide de la part de son Créateur et en refusant sa direction, il n’aurait pas été cohérent de la part de notre Créateur et Père céleste, de nous venir en aide dans la gestion des affaires humaines et planétaires, n’est-ce pas ? Car aider quelqu’un qui affirme qu’il se débrouille mieux sans vous, cela revient à aider un imposteur orgueilleux à prouver qu’il a raison, alors que ce n’est pas le cas.

    C’est la même causalité humaine ou civilisationnelle en matière de catastrophes écologiques naturelles ou industrielles, qui sont causées par l’homme pour un certain nombre de ces fléaux !

    Et d’autant plus que l’homme s’est cru capable de pouvoir y faire face tout seul, sans l’aide de son Créateur, également pour la gestion des forces puissantes de la nature, comme les ouragans, les cyclones, les tsunamis, etc.

    On en voit régulièrement le résultat désastreux dû à l’impuissance et aux limites de l’homme devant la complexité des défis sociétaux et écologiques auxquels il est confronté.

    Ce qui n’empêche pas l’auteur André Comte-Sponville de poser une question rhétorique : « Pourquoi devrais-je croire en un Dieu dont rien ne prouve l’existence ? »

    L’auteur André Comte-Sponville affirme que ce sont ceux qui affirment que Dieu existe qui ont le devoir et la charge d’apporter la preuve de leur affirmation, car on ne peut pas prouver une inexistence selon les dires de l’auteur.

    Par conséquent, le fait qu’aucune preuve n’ait été apportée en faveur de l’inexistence de Dieu et aussi en faveur de son existence, cela ne constitue en aucun cas un match nul entre les tenants de l’existence de Dieu et ceux qui affirment sa non-existence.

    Les croyants ont donc perdu selon André Comte-Sponville ! Quelle conclusion arrangeante et partiale n’est-ce pas ?





    Le deuxième argument négatif de l’auteur en faveur de l’athéisme est la faiblesse des expériences.

    Autrement dit si Dieu existait, cela devrait se voir ou se sentir davantage de manière factuelle.

    Or « si Dieu ne parle pas, comment savoir si son silence est celui de l’écoute ou de celui qui n’existe pas ? » nous questionne l’auteur André Comte-Sponville.

    « Et Dieu se cacherait pour respecter notre liberté de croire ou pas en lui ? » nous questionne l’auteur.
    « Si Dieu se cachait pour préserver notre liberté, nous serions donc plus libre que Dieu ? » « C’est absurde ! » affirme l’auteur André Comte-Sponville.



    Première raison de la pauvreté de cette argumentation : « Dieu ne peut pas douter de sa propre existence alors que nous avons nous cette liberté de croire ou pas en lui, affirme l’auteur André Comte-Sponville.

    « Que le mécréant soit plus libre que Dieu, ou que Saint-Paul ou Mahomet à qui Dieu se serait révélé, cela paraît théologiquement impossible à croire, et philosophiquement à peu près impossible à penser » affirme l’auteur André Comte-Sponville.



    Deuxième raison qui fait que cette réponse ne satisfait pas l’auteur : « Dire que Dieu se cache pour respecter notre liberté, c’est dire qu’il y a plus de liberté dans l’ignorance que dans le savoir. »

    « Nous mettons nos enfants à l’école parce que nous sommes persuadés qu’il y a toujours plus de liberté dans la connaissance que dans l’ignorance. »

    Si bien qu’affirmer que Dieu se cache pour préserver notre liberté, c’est contraire à l’esprit des Lumières (raison, savoir, connaissance, école) affirme l’auteur André Comte-Sponville.

    « Pourquoi accepter de Dieu ce qu’on n’accepterait pas d’un père humain, à savoir qu’il se cache pour donner la liberté à ses enfants de l’aimer ou pas ? » questionne l’auteur André Comte-Sponville.

    « Pour que les enfants aiment leur père, ils doivent savoir qu’il existe. » Naturellement.

    « Alors qu’est-ce que ce père qui se cache encore quand ses enfants souffrent, sont martyrisés, torturés ou tués ? à Auschwitz ou à Goma ! » questionne l’auteur André Comte-Sponville.

    Ici l’auteur ne comprend pas la permission divine du mal sur la Terre, où l’occasion est donnée aux humains de faire l’expérience d’une autre domination que celle de Dieu, puisque Dieu a été accusé de les priver de la connaissance du bien et du mal, autrement dit de la possibilité de décider par eux-mêmes des normes du bien et du mal, en sous-entendant que cela aurait été avantageux pour l’Homme.

    En fait la Bible explique que l’humanité recherchant son indépendance vis-à-vis de son Créateur, est tombée sous la férule de l’adversaire principal de Dieu, un ange orgueilleux et désireux de voir les humains l’adorer lui plutôt que Dieu.

    On en voit le résultat aujourd’hui. La domination humaine a largement démontré ses limites et ses insuffisances.

    Or, comme Dieu ne se cache pas, l’auteur en déduit qu’il n’existe pas s’il ne le voit pas ! En réalité c’est l’adversaire angélique de Dieu et l’ennemi juré de l’humanité qui se cache, puisque beaucoup d’entre nous sourient à la mention même de son existence.

    Mais il faut chercher au bon endroit pour cela et avec un bon état d’esprit.

    Cet endroit c’est la Parole de Dieu la Bible et aussi le livre de la Création, visible dans la Nature qui nous reste encore.



    La troisième raison d’être agnostique selon André Comte-Sponville, c’est que Dieu explique tout.

    L’idée que Dieu explique tout ? Oui, mais par une explication incompréhensible ! « Croire en Dieu, c’est expliquer des choses que l’on comprend difficilement comme l’existence du monde, la vie, la conscience… par quelque chose que l’on comprend encore moins : Dieu ! « affirme l’auteur André Comte-Sponville.

    « Autrement dit, expliquer quelque chose que l’on ne comprend pas, par quelqu’un que l’on comprend encore moins : Dieu ! » Spinoza, philosophe néerlandais du 17e siècle, rétorque alors que « la volonté de Dieu c’est l’asile ou la protection, la valorisation et la mise en avant de l’ignorance. » D’aucuns diront : « Dieu c’est l’obscurantisme. »

    Mais « remplacer les mystères que l’on ne comprend pas, par Dieu que l’on comprend encore moins, c’est un artifice de langage ! « affirme l’auteur André Comte-Sponville.

    Seulement l’auteur ne croit pas en Dieu ! et il affirme qu’il n’existe pas d’arguments positifs qui font que non.

    Or Dieu nous révèle sa belle personnalité dans les saintes Écritures à travers la vie exemplaire de son Fils lorsqu’il est venu sur la Terre « donner sa vie en rançon en l’échange de beaucoup » selon Matthieu 20 verset 28.

    Ce sont ses propres arguments sans connaître ni prendre en compte la vérité telle qu’elle est révélée dans la Bible (Jean 17 verset 17) qui amènent l’auteur André Comte-Sponville à être non seulement agnostique mais plus encore athée.



    Le quatrième des six arguments de l’auteur André Comte-Sponville, ou le premier des arguments qui vont suivre, c’est qu’un Dieu Tout-puissant et d’amour permette autant de mal, de souffrance et d’horreur !

    Là encore l’auteur André Comte-Sponville met en avant la permission divine du mal et de la souffrance chez les humains, à travers les catastrophes naturelles, mais aussi par les maladies, les pandémies et les tremblements de terre, sans oublier la souffrance dans le monde animal, y compris lorsque les animaux sont en liberté totale dans la faune et la flore, et qu’ils s’entretuent et se dévorent avec cruauté et souffrance.

    Pour quelqu’un qui ne croit pas en Dieu, il est normal qu’il y ait de la souffrance. Selon Freud neurologue autrichien et fondateur de la psychanalyse au 19e et 20e siècle, « le monde n’est pas une nurserie » et selon Alain, philosophe français contemporain de Freud, « cette Terre ne nous a rien promis ».

    Pour l’auteur André Comte-Sponville, la souffrance fait donc partie des conditions fondamentales du vivant.
    Un Dieu Tout-puissant et infiniment bon ne peut pas avoir accepté l’Holocauste. « C’est le problème que pose la shoah et ce qui s’est passé à Auschwitz » selon l’auteur.

    André Comte-Sponville émet alors l’hypothèse d’un Dieu faible, qui serait « assez fort pour créer le monde, mais qui ne serait pas assez fort pour sauver un enfant ou son peuple. »

    « L’image du Christ nous oblige à penser que la force ne vaut qu’au service de la faiblesse » affirme l’auteur André Comte-Sponville.

    « On ne peut pas accepter que l’horreur existe, et qu’un Dieu Tout-puissant qui aurait pu l’empêcher ne l’ait pas fait » affirme André Comte-Sponville.



    Cinquième raison d’être athée selon André Comte-Sponville, « la médiocrité de soi et de l’humanité, qui n’est pas en phase avec le fait que nous ayons été créés par un Dieu Tout-puissant et infiniment bon. »

    « Ce serait se donner une bien grande cause pour un si petit effet », affirme l’auteur.
    Croire en Dieu ce serait le péché d’orgueil, qui reviendrait à dire :
    « Pour me créer moi il faut au moins un dieu ! » ou bien :
    « On ne peut pas me faire croire que quelqu’un comme moi, tu peux descendre du singe !? Non ! il faut au moins un dieu ! » Et par voie de conséquence, « La Nature fait si peu que nous serions davantage l’affaire de Dieu ? » questionne l’auteur André Comte-Sponville d’un ton moqueur.

    « La médiocrité de l’Homme qui se révèle être faible, médiocre c’est huit ou neuf sur vingt quand on le note, car l’Homme est capable de lâcheté et d’égoïsme, ce qui le rend plus sujet à être le cousin du singe que d’être d’origine divine » affirme André Comte-Sponville.

    « On dit que Dieu a créé l’Homme à son image ! La médiocrité de l’Homme fait douter de la perfection du modèle ! » affirme André Comte-Sponville.

    « Comme copie de Dieu nous serions nuls, comme descendant du singe ou d’un ancêtre commun nous serions tout à fait exceptionnels ! » souligne André Comte-Sponville.

    « Ce qui donne l’avantage au darwinisme et à l’évolution plutôt qu’à la création de l’homme par Dieu et à l’image du divin », enchaîne-t-il avec vélocité.

    Effectivement et malheureusement, l’auteur André Comte-Sponville n’a toujours pas compris que le péché inhérent à la nature humaine imparfaite, a altéré ses capacités à refléter toutes les qualités divines, dont principalement l’amour, la justice, la sagesse et la puissance.

    Son ignorance des causes de la permission divine du mal sur la Terre de façon temporaire à l’échelle cosmique, induit en erreur l’auteur André Comte-Sponville.



    Sixième et dernier argument en faveur de l’athéisme, c’est que l’auteur André Comte-Sponville, préférerait que Dieu existe.

    Pour l’auteur, une croyance qui correspond à ce point au désir de l’homme a tout lieu d’être suspectée comme ayant été inventée.

    La croyance en un Dieu bienveillant Tout-puissant et miséricordieux, entre exactement dans la structure de ce que Freud appelle une illusion, selon les propos tenus par André Comte-Sponville.

    « Une illusion est une croyance dérivée des désirs humains » affirme André Comte-Sponville qui paraphrase Freud. « Autrement dit, c’est prendre ses désirs pour une réalité. »

    André Comte-Sponville pense que « le désir de l’existence d’un Dieu tout-puissant et miséricordieux, c’est comme de vouloir trouver un six pièces dans le quartier du Luxembourg en région parisienne pour cent mille euros. Ce n’est qu’une illusion. »



    Finalement, pour André Comte-Sponville, aucun de ces six arguments ne prétend être une preuve de l’existence ou de l’inexistence de Dieu.





    Pour conclure, nous pouvons écrire que prétendre de n’avoir rien prouvé quant à l’existence ou à la non-existence de Dieu est heureux, car l’auteur garde cette humilité et cette prudence. Il n’a rien démontré du tout, il le sait et il l’écrit.

    Son mérite sera d’avoir pu nous faire la démonstration que les arguments de la Philosophie en matière de vérité biblique relative à l'existence de notre Créateur à tous, sont insuffisants pour trancher la question de l’existence d’un Créateur divin.

    Mais de tels propos emprunts de doutes sont déstabilisants et très dangereux pour la foi de tous ceux qui n’ont pas une connaissance exacte (epignosis en grec) de l'enseignement des saintes Écritures, et ils rassurent assurément tous ceux qui aiment se faire chatouiller les oreilles, en s’imaginant qu’ils n’auront jamais de compte à rendre à qui que ce soit de divin pour quoi que ce soit, et qu’ils sont les seuls en mesure d’établir leurs valeurs et les normes du bien et du mal qui leur conviennent.

    Mais ce sont – soulignons-le - ces six arguments qui font de l’auteur un athée. Respectons donc sa liberté de choix, et faisons surtout preuve d’un bon jugement lorsque nous, nous ferons le nôtre.

    Pour nous y aider, acquérons une connaissance solide du message vrai contenu dans les saintes Écritures, car selon l'Évangile de Saint Jean au chapitre 17 verset 17 : « ta parole est vérité ». (Traduction du monde nouveau)












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    • Histoire
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    abordable pour tous

    Super livre, ou plutôt discours qui explique le livre associé donc l écoute est très agréable et vivante.
    Pour tous les athés qui ne s'assument pas.

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    • Interprétation
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    • Histoire
      5 out of 5 stars

    J'ai adoré

    Vertigineux de réflexion et de sagesse. Très enrichissant et très accessible compte tenu de la profondeur et de l'immensité du sujet.
    J'ai dévoré ce livre audio en plusieurs fois mais avec un très grand intérêt. André Comte-Sponville nous livre une vaste réflexion qui s'apparente pratiquement plus à une conférence qu'un livre lu, car il s'agit d'une version audio adaptée.
    Ses propos sont claires, intelligibles, ponctués de très nombreux exemples/analogies, ce qui le rend très compréhensible.
    De plus, je trouve (à titre personnel) que cet ouvrage fait un pont immense entre philosophie, religion et spiritualité... Il saurait ravir n'importe qui d'ouvert, s'intéressant à la question de Dieu, sous un angle philosophique, religieux ou/et spirituel.
    Enfin voilà. J'ai absolument adoré ! Et je recommande mille fois !

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      4 out of 5 stars
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      5 out of 5 stars
    • Histoire
      4 out of 5 stars

    spiritualité à développer

    la dernière artie consacrée à la spiritualité mériterait d etre développée davantage par l auteur

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      5 out of 5 stars

    Super !

    Ce livre est très intéressant, dans ce livre André Comte-Sponville explique comment il es possible pour un athé d'avoir sa propre spiritualité et la définition même de la spiritualité.
    Cela est bien une preuve que les personnes athées n'ont pas une vie vide de sens, bien au contraire, ils vivent leur vie, leur réalité.

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    • Histoire
      4 out of 5 stars

    Arguments pertinents

    J’ai bien aimé ce livre. André y développe les raisons qui l’amènent à ne pas croire en Dieu, sans dogmatisme. Il n’ »athéelise » pas en quelque sorte, comme nous aimons si bien le faire dans la plupart des religions : nous prêchons l’Evangile plutôt que de le vivre. Croire ou ne pas en Dieu a peu d’importance. L’essentiel, c’est vivre l’amour, habiter le présent. Qu’est-ce que l’amour ? .... Spinoza le décrit si bien dans son traité sur l’éthique.

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    • Histoire
      4 out of 5 stars

    simple et clair.

    Une réflexion simple et claire, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse. Un argumentaire intéressant pour ceux qui cherchent.

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      5 out of 5 stars

    Excellent

    Considérez-vous la version audio meilleure que la version papier ?

    J'aime les deux et en voyage la version audio est préférable

    Y-a-t-il eu un moment du livre qui vous a particulièrement touché ?

    Beaucoup de points communs avec ma façon de penser