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    Description

    En 1932, avec le Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline s'imposait d'emblée comme un des grands novateurs de notre temps. Le Voyage était traduit dans le monde entier et de nombreux écrivains ont reconnu ce qu'ils devaient à Céline, de Henry Miller à Marcel Aymé, de Sartre à Jacques Perret, de Simenon à Félicien Marceau.

    D'un château l'autre pourrait s'intituler "le bout de la nuit". Les châteaux dont parle Céline sont en effet douloureux, agités de spectres qui se nomment la Guerre, la Haine, la Misère. Céline s'y montre trois fois châtelain : à Sigmaringen en compagnie du maréchal Pétain et de ses ministres ; au Danemark où il demeure dix-huit mois dans un cachot, puis quelques années dans une ferme délabrée ; enfin à Meudon où sa clientèle de médecin se réduit à quelques pauvres, aussi miséreux que lui.

    Il s'agit pourtant d'un roman autant que d'une confession, car Céline n'est pas fait pour l'objectivité.

    Avec un comique somptueux, il décrit les Allemands affolés, l'Europe entière leur retombant sur la tête, les ministres de Vichy sans ministère, et le Maréchal à la veille de la Haute Cour.

    ©1957 Éditions Gallimard (P)2021 Éditions Gallimard

    Ce que les auditeurs disent de D'un château l'autre

    Notations
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    EN BOHÊME

    C'est curieux comme on ne s'arrête pas sur la Beauté des titres que choisit LFC pour ses ouvrages. D'UN CHATEAU L'AUTRE : un parfum de Rimbaud dans l'air. NORD : la moitié du monde en seulement 4 lettres. FÉERIE POUR UNE AUTREFOIS l'ensemble des étoiles tomber sur le sol un matin. RIGODON : la mort qui vient ,avançant de 2 pas et reculant d'un.
    On y voit clair dès la lecture des titres.
    Avouons-le.
    Au regard de cette légèreté, LE VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT fait un peu tarte. C'est sans doute pour cette raison qu'il fait naitre le malentendu. Il sauve l'homme finalement. La guerre est atroce, son perfectionnement technique la fait plus horrible encore mais, mais, mais de ce carnage imbécile l'homme trouvera un jour la sortie.Et c'est pour cet humanisme finalement sauvé des eaux que l'on vit un jour le très myope Léon (Trotski) Ii chevaucher les épaules enrobées du très gros Léon fleur de lys Daudet Il est vrai qu'à l'époque ça en faisait du monde dans la rue.
    LFC , ça lui déplait pas d'avoir du premier coup réussi à trouver un écho à une oeuvre dont il sait qu'elle est en devenir. Mais voilà que dans la foulée il publie MORT À CRÉDIT. Patatras!t. La critique cette fois-ci n'y tient plus. L'homme est peu de chose oui et la guerre une saloperie oui. Mais c'est en héros qu'on veut le voir partir avec corbillard et discours digne de son pays. Vous parlez de plus en plus grossier Céline et cette idée moderne que notre race humaine règle par mensualité régulière l'achat de son réfrigérateur et le coup de sa vie!! !Vous déshonorez l'Espèce, Céline! Entre nous tout est dit.
    Face à l'accueil presqu'entièrement négatif qu'il reçoit après MORT À CRÉDIT , LFC est KO debout. Lui seul sait (et quelques autres )qu'il y a un travail considérable , notamment formel, par rapport au VOYAGE.
    C'est curieux la réaction qui est alors la sienne. Lui si attaché au travail de l'écriture, lui qui la compare au travail de la dentelle, qui évoque sa propre pratique en des termes assez semblables à ceux de Flaubert le voilà qui làche toutes les contraintes de la fiction pour le long dérapage que l'on sait.
    La suite nauséabonde des pamphlets, puis le retour à une pratique solitaire d'une écriture qui s'apparente de plus en plus à un travail en profondeur de la langue Mais à laquelle le public d'hier reste sourd. C'est qu'il est clair que la haine clairement affichée dans les pamphlets n'était pas un égarement passager , elle demeure bien là mais cachée à peine et le rôle d'innocente victime qu'il se donne maintenant lui va comme une chemise blanche à un corbeau à LFC.
    D'UN CHATEAU L'AUTRE c'est le premier mouvement d'une pièce de trois que va suivre NORD et RIGODON. Podalydés qui s'est glissé dans la peau de notre auteur voici déjà longtemps peaufine sa lecture et la rend ici presque parfaite; Il interprète les fameux "trois points" avec l'intelligence et le ronronnement du chat.
    Voilà .
    De PODALYDÈS on attend la lecture de NORD. Que va-t-il faire du chef -d'oeuvre? Et puis on s'arrêtera là. RIGODON on peut s'en passer. Il sent le procédé, non?

    .