Épisodes

  • [Best of] Pourquoi Emmanuel Macron fait-il l'inverse de ce qu'il dit? avec Marc Joly (partie 2)
    Oct 29 2026

    Je voulais rediffuser cet épisode pour éclairer ce qui se passe en ce moment en France et pour comprendre comment Emmanuel Macron en est arrivé jusque là.
    Je pense que réécouter cet épisode aujourd'hui peut vraiment aider à mieux comprendre ce que nous n'arrivons pas à expliquer.

    Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.

    Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde.
    Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.

    Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.

    On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme "pervers narcissique" a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.

    Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.

    J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.

    Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.

    5 citations marquantes
    1. « Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »
    2. « Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »
    3. « La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »
    4. « Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »
    5. « Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »
    10 questions structurées posées dans l'interview
    1. Pourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?
    2. Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?
    3. Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?
    4. Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?
    5. Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?
    6. Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?
    7. Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?
    8. Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?
    9. Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?
    10. Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?
    Timestamps clés pour YouTube
    • 00:00 Introduction par Grégory Pouy
    • 02:25 Début de l’interview avec Marc Joly
    • 04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir
    • 07:00 Définition de la perversion narcissique
    • 13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?
    • 20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification
    • 30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques
    • 45:00 Trump et le narcissisme grandiose
    • 56:00 Déni pervers et politique actuelle
    • 01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel Macron

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    35 min
  • [Best of] Pourquoi Emmanuel Macron fait l'inverse de ce qu'il dit? Avec Marc Joly (partie 1)
    Oct 29 2026

    Je voulais rediffuser cet épisode pour éclairer ce qui se passe en ce moment en France et pour comprendre comment Emmanuel Macron en est arrivé jusque là.
    Je pense que réécouter cet épisode aujourd'hui peut vraiment aider à mieux comprendre ce que nous n'arrivons pas à expliquer.

    Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.

    Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde.
    Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.

    Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.

    On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme "pervers narcissique" a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.

    Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.

    J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.

    Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.

    5 citations marquantes
    1. « Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »
    2. « Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »
    3. « La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »
    4. « Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »
    5. « Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »
    10 questions structurées posées dans l'interview
    1. Pourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?
    2. Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?
    3. Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?
    4. Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?
    5. Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?
    6. Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?
    7. Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?
    8. Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?
    9. Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?
    10. Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?
    Timestamps clés pour YouTube
    • 00:00 Introduction par Grégory Pouy
    • 02:25 Début de l’interview avec Marc Joly
    • 04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir
    • 07:00 Définition de la perversion narcissique
    • 13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?
    • 20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification
    • 30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques
    • 45:00 Trump et le narcissisme grandiose
    • 56:00 Déni pervers et politique actuelle
    • 01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel Macron

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    45 min
  • #413 La sécurité est-elle un sujet de droite? avec Nicolas Nordman
    Oct 27 2026
    Nicolas Nordman est un ancien adjoint à la maire de Paris chargé de la sécurité de 2020 à 2026. Il a publié La gauche et la sécurité. Le titre sonne comme un paradoxe et il a fait réagir dans les deux camps : certains étaient soulagés qu’un élu de gauche ose enfin parler de sécurité, d’autres se moquaient d’une gauche qui découvrirait le sujet.C’est justement ce paradoxe qui m’a attiré chez Nicolas. Dans le cirque médiatique, on a d’un côté ceux qui répètent « insécurité, insécurité, insécurité ». De l’autre, on accuse la gauche de répondre « inclusion, inclusion, inclusion ». Lui a passé six ans à gérer concrètement la sécurité de la capitale. Il a aussi fait quelque chose que j’ignorais complètement : il a monté la police municipale de Paris. Jusqu’en 2021, la ville n’avait tout simplement pas le droit d’en avoir une. Jacques Chirac s’y était toujours opposé, et c’est Anne Hidalgo qui l’a portée.Dans cet épisode, nous parlons de la façon dont la droite a construit un monopole sur la sécurité, et dont la gauche a fini par se croire illégitime sur le sujet. Nous parlons aussi de la tentation permanente de la solution miracle, avec des caméras réclamées jusque dans le bois de Boulogne. Et de la violence en col blanc, qu’on regarde beaucoup moins. Nous regardons ce que disent vraiment les chiffres de la délinquance à Paris, et pourquoi les violences intrafamiliales augmentent à mesure que la parole se libère. Enfin, Nicolas raconte ce que fait au quotidien une police municipale de 2 300 agents.J’ai questionné Nicolas sur plusieurs sujets :les violences qui ont suivi la victoire du PSG ;l’idée de Michel Maffesoli d’une violence propre à l’humain qu’il faudrait canaliser ;l’armement des polices municipales, et le choix du nouveau maire de Saint-Denis de les désarmer ;le modèle du Salvador qui fascine l’extrême droite ;la suppression des allocations familiales ;le paradoxe de Tocqueville appliqué à Neuilly ;la privatisation de la sécurité qu’il a vue au Cap ;la récidive, qui touche 65 % des sortants de prison dans les cinq ans.Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’il échappe aux deux réflexes habituels. Il revendique la sanction et défend la présence de la police dans la rue. Dans le même souffle, il plaide pour la prévention, l’accompagnement des familles et le travail d’intérêt général. C’est un praticien plus qu’un théoricien, et il veut claquer la porte à la démagogie.Citations marquantes« La prévention, ce n’est pas un gros mot. C’est peut-être un des moyens les plus efficaces de lutter contre l’insécurité. »« On ne résoudra pas les problèmes d’insécurité simplement avec le pouvoir du verbe, simplement avec des rodomontades. »« Moi, je n’ai pas peur de voir la police dans la rue. Je suis même plutôt rassuré quand je la vois. »« C’est un échec collectif quand on punit quelqu’un et qu’à l’issue de sa punition, il recommence. »« Si on ne renforce pas la sécurité publique, le risque, c’est que le chacun pour soi l’emporte. »Idées centrales discutées 1. La gauche se croit illégitime sur la sécurité (04:29)Les chaînes info et une partie de la droite ont construit l’image d’une gauche laxiste, qui nie la réalité et pratique la « culture de l’excuse ». Pour Nicolas, la gauche a fini par y croire elle-même.Pourquoi ça compte : la peur touche les gens dans leur intimité. Un camp qui se pense illégitime sur ce sujet laisse le terrain à la surenchère.2. La sécurité ne se gère pas avec un seul levier (07:53)D’un côté la sanction, la police et la justice. De l’autre la prévention, l’éducation et l’accompagnement. Nicolas refuse de choisir et veut utiliser tous ces leviers en même temps.Pourquoi ça compte : après chaque fait divers, chacun annonce plus de fermeté que l’autre. Ces annonces n’ont pas d’effet mesurable.3. La technologie vendue comme solution miracle (12:39)À chaque fait divers, on lui réclamait plus de caméras, jusque dans le bois de Boulogne. Pour lui, la caméra peut servir, à deux conditions : protéger les libertés publiques, et dire honnêtement ce qu’elle ne réglera pas.Pourquoi ça compte : la promesse technologique rassure plus qu’elle ne protège. Elle détourne aussi l’attention des causes sociales.4. Les chiffres de la délinquance mesurent d’abord l’activité de la police (16:12)Les vols et cambriolages baissent depuis dix ans. Les violences intrafamiliales augmentent fortement, en partie parce que la parole se libère. Les chiffres dépendent aussi des priorités pénales et des plaintes qui ne sont pas enregistrées.Pourquoi ça compte : quand le débat public suit la publication des chiffres chaque mois, il devient un concours de communication.5. Une police municipale de proximité, qui complète la police nationale (23:46)Paris n’...
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    1 h et 8 min
  • #412 Rendre l'avenir aux jeunes avec Antoine Foucher
    Oct 20 2026
    Antoine Foucher est l'ancien directeur de cabinet au ministère du Travail, entrepreneur et essayiste. Il publie Pour que nos enfants vivent mieux que nous, un essai où il additionne tout ce qu’il faudrait financer pour redonner un avenir à la jeunesse française, puis cherche, chiffre par chiffre, où trouver l’argent.C’est la deuxième fois que je reçois Antoine sur Vlan!. J’avais envie de le retrouver à l’approche de la présidentielle, au moment où les promesses sans effort vont fleurir de tous les côtés. Nous avons enregistré le 7 octobre, en pleine mobilisation étudiante. Antoine se décrit comme un Don Quichotte. Il répète toujours les mêmes faits, sources à l’appui, devant des murs qui tiennent plus de la croyance que du raisonnement. Moi, j’y vois un résistant au sens de la joie rebelle : il sait que le problème est massif et il remonte quand même sur son cheval.Dans cet épisode, nous parlons d’un renversement que personne n’a vraiment décidé. Il y a cinquante ans, plus on était jeune, moins on risquait d’être pauvre. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse. Antoine montre que nous consacrons à l’éducation la même part du PIB qu’en 1975, avec trois fois plus d’étudiants. Il montre aussi que les jeunes travaillent autant que leurs parents et qu’ils sont plus diplômés et plus compétents qu’eux. Si leur vie ne progresse pas, c’est parce que la France s’est déclassée.J’ai questionné Antoine sur les 35 heures et sur l’idée que les Français travailleraient moins que leurs voisins. On parle aussi de la fraude sociale et de la fraude fiscale, de la taxe Zucman, des aides aux entreprises, du coût réel de l’immigration et de la proposition de LFI de porter le SMIC à 1 600 euros. Il pose sur la table une addition de 320 milliards d’euros : éducation, santé, recherche, défense, transition énergétique, compétences, CSG rendue aux travailleurs et stabilisation de la dette. Puis il montre que les boucs émissaires, de droite comme de gauche, ne rapportent qu’une quarantaine de milliards. Le reste, 90 % de l’effort, nous concerne tous : travailler trois ans de plus sur la vie, geler les retraites, toucher à la TVA et aux héritages les plus chanceux.On parle aussi de polarisation. Antoine veut réguler les réseaux sociaux, mais refuse d’interdire CNews. Il pointe notre épargne qui finance l’IA américaine qu’on nous revend ensuite. Et il raconte ce qui le pousse à continuer quand la tentation de cultiver son jardin, façon Candide, devient forte.C’est une conversation dense, parfois inconfortable. Elle a le mérite de nous mettre d’accord sur le diagnostic avant qu’on se dispute sur les solutions.Citations marquantes« Pour vivre mieux collectivement, c’est comme à l’échelle individuelle : on n’a rien sans rien. »« Les jeunes ont raison de gueuler. C’est factuel : la jeunesse française d’aujourd’hui n’est pas une priorité nationale. »« Dire qu’il y a des boucs émissaires, les immigrés, les riches, les patrons, qui vont faire l’effort à la place de 90 % des Français, c’est bullshit total. »« On gagne du temps en perdant dix minutes à aller regarder les stats de l’INSEE. On gagne du temps pendant dix ans. »« On organise nous-mêmes notre appauvrissement et la soumission de nos enfants. »Idées centrales discutées D’accord sur le diagnostic d’abordAntoine se place dans une bataille des représentations à la Gramsci. Il veut mettre tout le monde face aux mêmes faits pour qu’on arrête de s’engueuler sur le constat. Ensuite, on peut débattre de choix de société différents et légitimes.Pourquoi ça compte : sans diagnostic partagé, le débat public se réduit à un échange de croyances.Timestamp : 08:03La jeunesse n’est plus une prioritéHors retraites des enseignants, la France consacre 4,8 % de son PIB à l’éducation, exactement comme en 1975, alors qu’il y a trois fois plus d’étudiants. C’est sous la moyenne de l’OCDE (4,9 %), pendant que nous finançons la retraite la plus longue d’Europe.Pourquoi ça compte : la colère étudiante repose sur des faits, même quand la violence la discrédite.Timestamp : 09:47Le grand renversement de la pauvretéIl y a cinquante ans, les 25-34 ans étaient la tranche d’âge adulte la moins pauvre. Aujourd’hui, ce sont les plus pauvres. Le niveau de vie stagne depuis vingt ans, une première depuis 1945, et ce sont ceux qui arrivent après qui trinquent.Pourquoi ça compte : une préférence collective jamais débattue a fini par sacrifier une génération.Timestamp : 20:51Ni moins travailleurs, ni moins compétentsDepuis 150 ans, chaque génération a travaillé moins que la précédente. La génération actuelle fait exception : elle est bloquée à 1 600 heures par an depuis 2000. 53 % d’une génération est diplômée du supérieur, contre 20 % à la fin des années 80. Et à tests ...
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    1 h et 12 min
  • [Moment] Dorothée Gilbert : elle n’a jamais douté, même recalée
    Oct 15 2026
    Dorothée Gilbert est jusque ce soir danseuse étoile de l’Opéra de Paris. Elle a raconté son parcours dans son livre Étoiles et a aussi écrit des livres pour enfants.Ce soir, Dorothée danse pour la dernière fois sur la scène de l’Opéra de Paris. J’ai voulu lui rendre hommage avec ce moment, extrait de notre conversation, parce qu’on y entend tout ce qui fait d’elle une danseuse à part et une amie que j’admire. Au moment de l’enregistrement, ses adieux étaient encore à un an et demi. Elle n’avait pas de réponse sur l’après, et elle l’assumait avec une franchise rare : « Qui je suis, Dorothée Gilbert à 42 ans, retraitée de l’Opéra ? Je ne sais pas. »Dans cet épisode, nous parlons de ce que ça fait d’être définie par son métier depuis l’enfance, de cette foi qu’elle n’a jamais perdue malgré les échecs (recalée la première fois à l’école de danse, des promotions ratées, des notes de « vilain petit canard »), et du travail comme seule clé qu’elle ait jamais reconnue. J’ai questionné Dorothée sur ce qu’elle aimerait laisser derrière elle, sur ce qui fait qu’une étoile devient plus connue qu’une autre, sur les clichés à la Black Swan qui l’exaspèrent, et sur la façon dont une jeune femme peut regarder Instagram pour apprendre plutôt que pour se comparer. Elle raconte les VHS de danseuses filmées en douce qu’elle disséquait pour essayer, le lendemain, de refaire les mêmes gestes en cours.Merci Dorothée pour toutes ces émotions. Ce soir, on t’applaudit.3. Citations marquantes« Qui je suis, Dorothée Gilbert à 42 ans, retraitée de l’Opéra ? Je ne sais pas. »« À aucun moment je n’ai douté que je ne puisse pas devenir danseuse étoile. »« J’avais l’impression d’avoir trouvé la clé : le travail. Donc je me disais que rien ne pouvait m’arrêter. »« Il faut savoir s’arrêter au bon moment et ne pas vouloir trop tirer sur la corde. »« Je voudrais claquer la porte à l’envie farouche de perfection qui nous fait n’être jamais satisfait de ce qu’on fait. »4. Idées centrales discutées (Big Ideas)Quand le métier devient l’identité (01:36)Dorothée est danseuse depuis ses 8 ans. Son nom, sa personne, tout se confond avec la danse. La retraite n’est pas un changement de poste, c’est une question d’identité.Pourquoi ça compte : on est nombreux à se définir par ce qu’on fait, et à découvrir le vide le jour où ça s’arrête.La foi sans doute, malgré les échecs (03:41)Recalée à l’école de danse, des grades ratés, des notes médiocres, et pourtant jamais une seconde de doute sur l’objectif final. Elle l’a découvert en écrivant son livre.Pourquoi ça compte : la confiance ne vient pas de l’absence d’échec, elle vient d’une certitude sur le chemin.Le travail comme seule clé (04:16)Plus long que les autres peut-être, par des chemins détournés s’il le faut, mais le travail finit par payer. C’est aussi ce qu’elle emporte pour l’après.Pourquoi ça compte : c’est une forme de conation pure, une volonté qui ne dépend pas du talent de départ.La célébrité d’une étoile, ce n’est pas la technique (06:08)À ce niveau, toutes savent danser. La différence se joue sur la personnalité, le goût du public, la chance, et le fait d’accepter des projets qui débordent de la danse.Pourquoi ça compte : la visibilité devient un outil pour faire passer un message sur la danse classique.En finir avec les clichés (07:17)Danseuse étoile, mère, femme, citoyenne qui se pose des questions sur la société. Elle refuse l’image de la danseuse anorexique poussée par sa mère, avec du verre dans les chaussons.Pourquoi ça compte : les clichés écrasent la réalité d’un métier exigeant et profondément humain.Se comparer pour apprendre, pas pour se dénigrer (09:23)En compagnie, on est 50 par cours, plus de correction personnelle. Elle a appris en regardant, en se mettant derrière les autres à la barre, en disséquant des VHS. Instagram peut servir la même chose.Pourquoi ça compte : c’est une autre façon de vivre les réseaux sociaux, en se demandant pourquoi on trouve ça beau.Claquer la porte à la perfection (08:47)L’envie farouche de perfection finit par devenir négative. Elle ouvre la porte à la bienveillance et à l’acceptation de soi, en se servant de ses défauts.Pourquoi ça compte : venant d’une femme qui a passé sa vie dans la quête du geste parfait, la phrase pèse lourd.5. Questions posées dans l’interviewComment ta détermination t’aide-t-elle à envisager l’après-Opéra ?Qui es-tu quand tu as été danseuse depuis l’âge de 8 ans et que la scène s’arrête ?Comment sait-on que c’est le bon moment pour s’arrêter ?Qu’as-tu appris sur toi à travers toutes ces années ?Quel conseil donnerais-tu à la petite Dorothée ?As-tu déjà perdu la foi ?D’où vient cette envie farouche de devenir étoile, ...
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    12 min
  • [Solo] Obama a fait le pitch de mon livre sur scène
    Oct 22 2026
    Épisode solo donc nécessairement pas d'invité pour la version longue et parlée de ma newsletter.Samedi 10 octobre, à Lisbonne, j'ai écouté Barack Obama pendant une heure . Il n'a rien dit d'extraordinaire, pas une idée que je n'avais jamais entendue, et pourtant je suis ressorti de la salle complètement abasourdi. J'aurais pu le regarder chez moi en vitesse 1,5, avec la transcription ouverte à côté. J'ai préféré prendre deux places, embarquer mon ami Roman, et découvrir sur place qu'avant Obama il y avait quatre heures de conférences en portugais. Ces quatre heures au soleil à parler de nos vies ont été l'un des meilleurs moments de ma semaine, et c'est par là que commence l'épisode.Dans cet épisode, nous parlons de ce que ça change d'être là en vrai, avec Hartmut Rosa et sa résonance, Walter Benjamin et l'aura, et Durkheim qui m'oblige à me méfier un peu de mon enthousiasme quand on est douze mille dans une salle acquise d'avance. Je me pose la question qui fâche : est-ce que je suis juste fan ? Obama est-il un héros ou une célébrité connue pour être connue ?Puis je raconte ce qu'il a dit. Les métiers du soin qui survivront à l'IA et qu'on paie mal parce qu'on ne sait pas monétiser le fait de prendre soin, et parce que ce sont des femmes qui les occupent. Sa phrase sur la démocratie qui n'est pas efficace. Son premier discours public, « nul » selon ses propres mots, et ce conseil qui retourne complètement Simon Sinek : on ne commence pas par son pourquoi, on commence par un pas. Le G20 qui ressemble à une cour de lycée, et ce que ça libère : personne n'est plus qualifié que vous.Et puis il y a ce moment un peu fou où un ancien président des États-Unis, devant une salle pleine de dirigeants qui passent leurs journées à supprimer la friction de leurs parcours clients, explique qu'une rupture par ChatGPT n'est pas une rupture et que les plaisirs de la vie passent par une certaine friction. C'est le sujet exact de mon deuxième livre. J'ai trouvé chez lui presque toutes les capacités que je décris, le recul, la pensée, le lien, le corps et le sens, et je vous les déroule une par une.Je termine avec une question, celle qu'Obama nous a posée et que je me pose aussi : quel est votre premier pas ? Citations marquantes« Obama en vidéo, c'est Obama disponible. Obama en vrai, c'est Obama indisponible. Je crois que c'est ça que j'étais venu chercher, sans le savoir. »« Une vie optimisée dans laquelle tout serait contrôlé, ce n'est plus une vie que l'on traverse, c'est une vie que l'on surveille. »« Les gens ne sont pas malheureux. Ils vivent leur vie au passif. L'IA leur arrive. Le climat leur arrive. L'extrême droite leur arrive. »« Simon Sinek dit "start with why". Obama, lui, dit plutôt "start with a step". »« Le sens est un effet secondaire de l'engagement. Si on le vise directement, on le rate, comme on rate le sommeil quand on essaie trop fort de s'endormir. »(Bonus, citation d'Obama rapportée dans l'épisode)« La machine pense peut-être que son seul travail est de faire les choses de la manière la plus efficace possible, mais il se peut qu'on ne veuille pas d'efficacité pour certaines choses. La démocratie n'est pas efficace. » Idées centrales discutées 1. La friction qu'on ne choisit pas peut devenir le meilleur moment≈ 02:05 Quatre heures d'attente pour soixante minutes de conférence, un ratio désastreux. Et pourtant ces heures au soleil avec Roman ont été le cœur de la journée. Je reprends la grille de mon livre : est-ce que je l'ai choisie, est-ce qu'elle me fait avancer, et la quatrième case, celle des frictions subies qui finissent par nous faire grandir. Pourquoi ça compte : une friction ne dit pas d'avance ce qu'elle va devenir. Ça dépend de ce qu'on en fait et de qui est à côté de nous, ce qui casse l'idée que tout inconfort serait à supprimer.2. Être là en vrai n'est pas une version améliorée de la vidéo, c'est une autre expérience≈ 06:25 Praesentia, être devant, la même racine que le présent. Rosa et sa galaxie vue depuis le canapé, une image parfaite et morte. Benjamin et l'aura, ce qui reste hors d'atteinte même à trois mètres. Obama en vidéo est disponible, en vrai il est indisponible, et c'est justement pour ça qu'il touche. Pourquoi ça compte : notre époque veut tout rendre disponible et maîtrisable, et plus elle y arrive, plus le monde devient muet. La résonance ne se commande pas, on peut seulement se mettre dans les conditions pour qu'elle arrive.3. Se méfier de son propre enthousiasme≈ 11:55 Durkheim et l'effervescence collective : l'énergie ne vient pas de l'orateur mais du rassemblement. Boorstin et la célébrité « connue pour être connue ». Obama est devenu une marque, avec ses zones d'ombre que je nomme : les drones, Guantánamo, les banques sauvées en premier. Pourquoi ça compte : je ne peux pas critiquer les biais des autres sans regarder les miens....
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    33 min
  • #411 Repenser notre manière de vivre, de manger et de produire avec Nicolas David (partie 2)
    Oct 13 2026
    David Nicolas est le fondateur de Féroce et créateur du podcast Limitless Project. Ce qui m'a touché chez David c'est son histoire et son envie de faire les choses de manière différente. Pendant six ans, il a interrogé des médecins, des chercheurs et des athlètes sur ce qui fait tenir un corps humain. Ensuite, il a lancé une marque de viandes et de poissons venus d’élevages 100 % à l’herbe, sans maïs ni soja, et analysés en laboratoire.Je ne fais pas d’épisodes « parcours de vie » sur Vlan!, et pourtant cette fois j’ai voulu remonter le fil. L’histoire de David parle à tous ceux qui se disent « j’aimerais bien changer, mais je ne sais pas par quel bout le prendre ». Il y a quelques années, David fumait, buvait, mangeait ultra-transformé et ne quittait pas son écran. Il pensait que tout allait bien. Puis son père a déclaré une cirrhose du foie. Pas une cirrhose alcoolique : une cirrhose de soda. Il est mort quatre ou cinq ans plus tard, à 54 ans. David a compris qu’il suivait exactement le même chemin.Dans cet épisode, nous parlons de ce que le corps fait réellement de ce qu’on lui donne et des coups de pompe de 10 h qu’on a fini par trouver normaux. On parle aussi du jus de fruits qui ne vaut pas mieux qu’un Coca, et de ce qui remplace avantageusement la discipline : transformer son environnement. Puis viennent les plaisirs jetables face aux émotions véritables, le jeûne et la flexibilité métabolique. J’ai questionné David sur son année de végétarisme et sur ce que ses analyses de sang lui ont appris. Je l’ai aussi interrogé sur la densité nutritionnelle du foie de bœuf, sur les limites du bio et de Bleu-Blanc-Cœur, et sur ce qu’il a fallu inventer pour élever des volailles sans maïs ni soja.Je l’ai poussé, parfois bousculé, parce que je me reconnais dans ses contradictions : le sport tous les jours, mais le chocolat et le pain après une mauvaise nuit. Lui ne parle jamais de privation. Il parle de placards, de routines minuscules et d’une tomate qu’il a fait pousser lui-même et qui a changé son rapport à l’alimentation.Citations marquantes« Pendant des années, j’ai utilisé mon corps comme une trottinette rouillée. Aujourd’hui, j’ai découvert que c’était une fusée Ariane. »« Mon père a accumulé tout au long de sa vie une dette qu’il a fini par payer. Et quand il a commencé à la payer, il était trop tard. »« Le sport est facultatif, mais le mouvement est vital. »« Plutôt que de faire confiance à ta motivation ou à ta discipline, c’est plus facile de transformer ton environnement pour qu’il joue à ton service. »« Je m’attache plus aux émotions véritables qu’aux plaisirs jetables. »Idées centrales discutées1. Les nutriments sont les briques du corps, pas des options (≈ 00:03:20)Le corps mène en permanence quatre chantiers : construire, produire de l’énergie, transmettre l’information, réparer. Vitamines, minéraux, acides aminés et acides gras essentiels en sont la matière première. L’ADN est un architecte de génie, mais sans ciment ni truelle il ne bâtit rien.Pourquoi c’est important : on cesse de voir la nutrition comme un bonus santé. On la voit comme ce qui décide de l’énergie de chaque journée.2. La dette invisible (≈ 00:09:16 et 00:54:35)Le corps s’adapte à tout, à la cigarette comme au manque de sommeil, et donne l’illusion que tout va bien. La théorie du triage de Bruce Ames décrit ce mécanisme : en cas de manque, le corps sacrifie la longévité à la survie immédiate. La dette se paie plus tard, parfois trop tard.Pourquoi c’est important : c’est ce qui rend les mauvaises habitudes si difficiles à voir et la prévention si peu spectaculaire.3. La glycémie, chef d’orchestre caché de notre fatigue (≈ 00:14:23)Sodas et jus de fruits contiennent autant de sucre, sans fibres. Le fructose va directement au foie. Les pics de glycémie, puis les hypoglycémies réactionnelles, expliquent les coups de pompe de 10 h, les fringales et le grignotage.Pourquoi c’est important : beaucoup de gens prennent pour un trait de caractère ce qui vient de leur assiette.4. Changer son environnement plutôt que compter sur sa volonté (≈ 00:28:41, 00:35:44, 00:40:18)Les outils de David :rien de tentant dans les placards ;notifications coupées et bloqueurs d’applications ;une kettlebell au milieu du salon ;des mini-habitudes : une pompe le premier jour, deux le lendemain.Le tout forme un cercle vertueux : on peut commencer par le sommeil, le sport ou l’alimentation, chacun entraîne les autres.Pourquoi c’est important : la discipline de David est en partie innée, mais ses outils sont à la portée de tout le monde.5. Plaisirs jetables contre émotions véritables (≈ 00:24:28 et 00:33:09)Diète d’information totale, WhatsApp une fois par jour, pas de réseaux sociaux. Le scroll et la série moyenne donnent une satisfaction immédiate...
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    43 min
  • #411 Repenser notre manière de vivre, de manger et produire avec David Nicolas (partie 1)
    Oct 13 2026
    David Nicolas est le fondateur de Féroce et créateur du podcast Limitless Project. Ce qui m'a touché chez David c'est son histoire et son envie de faire les choses de manière différente. Pendant six ans, il a interrogé des médecins, des chercheurs et des athlètes sur ce qui fait tenir un corps humain. Ensuite, il a lancé une marque de viandes et de poissons venus d’élevages 100 % à l’herbe, sans maïs ni soja, et analysés en laboratoire.Je ne fais pas d’épisodes « parcours de vie » sur Vlan!, et pourtant cette fois j’ai voulu remonter le fil. L’histoire de David parle à tous ceux qui se disent « j’aimerais bien changer, mais je ne sais pas par quel bout le prendre ». Il y a quelques années, David fumait, buvait, mangeait ultra-transformé et ne quittait pas son écran. Il pensait que tout allait bien. Puis son père a déclaré une cirrhose du foie. Pas une cirrhose alcoolique : une cirrhose de soda. Il est mort quatre ou cinq ans plus tard, à 54 ans. David a compris qu’il suivait exactement le même chemin.Dans cet épisode, nous parlons de ce que le corps fait réellement de ce qu’on lui donne et des coups de pompe de 10 h qu’on a fini par trouver normaux. On parle aussi du jus de fruits qui ne vaut pas mieux qu’un Coca, et de ce qui remplace avantageusement la discipline : transformer son environnement. Puis viennent les plaisirs jetables face aux émotions véritables, le jeûne et la flexibilité métabolique. J’ai questionné David sur son année de végétarisme et sur ce que ses analyses de sang lui ont appris. Je l’ai aussi interrogé sur la densité nutritionnelle du foie de bœuf, sur les limites du bio et de Bleu-Blanc-Cœur, et sur ce qu’il a fallu inventer pour élever des volailles sans maïs ni soja.Je l’ai poussé, parfois bousculé, parce que je me reconnais dans ses contradictions : le sport tous les jours, mais le chocolat et le pain après une mauvaise nuit. Lui ne parle jamais de privation. Il parle de placards, de routines minuscules et d’une tomate qu’il a fait pousser lui-même et qui a changé son rapport à l’alimentation.Citations marquantes« Pendant des années, j’ai utilisé mon corps comme une trottinette rouillée. Aujourd’hui, j’ai découvert que c’était une fusée Ariane. »« Mon père a accumulé tout au long de sa vie une dette qu’il a fini par payer. Et quand il a commencé à la payer, il était trop tard. »« Le sport est facultatif, mais le mouvement est vital. »« Plutôt que de faire confiance à ta motivation ou à ta discipline, c’est plus facile de transformer ton environnement pour qu’il joue à ton service. »« Je m’attache plus aux émotions véritables qu’aux plaisirs jetables. »Idées centrales discutées1. Les nutriments sont les briques du corps, pas des options (≈ 00:03:20)Le corps mène en permanence quatre chantiers : construire, produire de l’énergie, transmettre l’information, réparer. Vitamines, minéraux, acides aminés et acides gras essentiels en sont la matière première. L’ADN est un architecte de génie, mais sans ciment ni truelle il ne bâtit rien.Pourquoi c’est important : on cesse de voir la nutrition comme un bonus santé. On la voit comme ce qui décide de l’énergie de chaque journée.2. La dette invisible (≈ 00:09:16 et 00:54:35)Le corps s’adapte à tout, à la cigarette comme au manque de sommeil, et donne l’illusion que tout va bien. La théorie du triage de Bruce Ames décrit ce mécanisme : en cas de manque, le corps sacrifie la longévité à la survie immédiate. La dette se paie plus tard, parfois trop tard.Pourquoi c’est important : c’est ce qui rend les mauvaises habitudes si difficiles à voir et la prévention si peu spectaculaire.3. La glycémie, chef d’orchestre caché de notre fatigue (≈ 00:14:23)Sodas et jus de fruits contiennent autant de sucre, sans fibres. Le fructose va directement au foie. Les pics de glycémie, puis les hypoglycémies réactionnelles, expliquent les coups de pompe de 10 h, les fringales et le grignotage.Pourquoi c’est important : beaucoup de gens prennent pour un trait de caractère ce qui vient de leur assiette.4. Changer son environnement plutôt que compter sur sa volonté (≈ 00:28:41, 00:35:44, 00:40:18)Les outils de David :rien de tentant dans les placards ;notifications coupées et bloqueurs d’applications ;une kettlebell au milieu du salon ;des mini-habitudes : une pompe le premier jour, deux le lendemain.Le tout forme un cercle vertueux : on peut commencer par le sommeil, le sport ou l’alimentation, chacun entraîne les autres.Pourquoi c’est important : la discipline de David est en partie innée, mais ses outils sont à la portée de tout le monde.5. Plaisirs jetables contre émotions véritables (≈ 00:24:28 et 00:33:09)Diète d’information totale, WhatsApp une fois par jour, pas de réseaux sociaux. Le scroll et la série moyenne donnent une satisfaction immédiate...
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    1 h et 9 min