Couverture de Vlan!

Vlan!

Vlan!

De : Gregory Pouy
Écouter gratuitement

À propos de ce contenu audio

Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

All rights reserved
Politique et gouvernement Sciences sociales
Épisodes
  • [Moment ] Le négoce, c'est littéralement la négation de ta conscience avec Jean Miguel Pire
    Apr 16 2026
    Jean-Miguel Pire, philosophe et essayiste. Son livre L'Otium remet en circulation un concept millénaire pour nommer ce que notre époque a méthodiquement effacé de son vocabulaire et de ses valeurs : le loisir intelligent.Je connais Jean-Miguel depuis un moment et j'avais envie de lui donner une tribune pour cette idée que je trouve rare : un concept ancien, presque disparu, qui permet de nommer quelque chose qu'on ressent tous sans jamais arriver à le formuler. Ce moment-là, quand une idée trouve enfin son mot, c'est pour moi l'une des expériences intellectuelles les plus jouissives qui soit.Dans cet épisode, nous parlons du temps libre comme espace de développement de la conscience, de l'origine grecque de l'Otium et de sa transformation romaine en quelque chose de secondaire, du lien sémantique vertigineux entre le "négoce" et la "négation de l'Otium", et de la question de savoir si le marché est vraiment le problème, ou si c'est plutôt l'hégémonie de ses valeurs dans des domaines qui n'ont rien à voir avec lui. J'ai questionné Jean-Miguel sur ce qui distingue l'Otium du développement personnel, sur la dimension politique du concept, et sur ce que ça change concrètement de nommer enfin quelque chose qu'on pratique sans le savoir.3. Citations marquantes"Le négoce, c'est la négation de l'Otium. Le marché a intérêt à nier la part la plus essentielle de nos existences.""Comme on n'a pas vraiment conscience de ce loisir intelligent, on ne l'a pas nommé, et ça crée un espace de liberté sauvage pour les industries de la captation du temps de cerveau disponible.""On est sur le logiciel romain : un Otium qui est prestigieux, mais considéré comme secondaire.""L'objectif, il est quand même social. S'améliorer pour être une meilleure personne, c'est aussi pour être un meilleur citoyen.""On est à un point de suffocation parce qu'on s'aperçoit que cet envahissement, cette hégémonie, nous mène à la catastrophe."4. Idées centrales (Big Ideas)1. L'Otium : nommer pour exister Un concept ne peut être défendu que s'il est nommé. Le loisir intelligent existait dans nos vies, mais sans mot pour le désigner, il était indéfendable, vis-à-vis des autres comme de soi-même. Donner un nom à une pratique, c'est lui donner une réalité sociale. Pourquoi c'est important : c'est le fondement de tout le reste. Sans cette bascule sémantique, aucune résistance n'est possible. Timestamp approximatif : 01:07 à 03:252. Le négoce comme négation structurelle Le mot "négoce" porte littéralement en lui la négation de l'Otium (nec + otium). Ce n'est pas une coïncidence rhétorique, c'est une structure historique : le marché s'est construit sur l'éviction du temps de conscience. Pourquoi c'est important : ça requalifie le problème. Ce n'est pas l'ultralibéralisme des années 70, c'est une dérive qui remonte aux Romains. Timestamp approximatif : 08:27 à 09:073. De la scolée grecque à l'Otium romain : la dévaluation progressive Les Grecs valorisaient le temps consacré à la philosophie (la scolée). Les Romains l'ont maintenu, mais relégué au rang de luxe pour une élite restreinte. On n'a jamais vraiment rattrapé cette dévaluation. Pourquoi c'est important : ça montre que la crise n'est pas conjoncturelle, elle est structurelle et multi-séculaire. Timestamp approximatif : 03:41 à 05:554. Otium vs développement personnel : la dimension politique Le développement personnel s'arrête à l'individu. L'Otium le dépasse : l'objectif est d'être un meilleur citoyen, de contribuer au bien commun. Ce glissement change tout, parce qu'il réinsère la conscience individuelle dans le collectif. Pourquoi c'est important : il répond à une frustration réelle chez beaucoup de gens qui trouvent le développement personnel trop égotiste. Timestamp approximatif : 06:19 à 08:105. Le marché n'est pas le problème, ses valeurs hors-sol le sont Jean-Miguel refuse le discours marxiste de rejet total du marché. Il distingue le marché comme outil d'apaisement historique, et les valeurs du marché (rapidité, utilitarisme, matérialisme) qui ont contaminé des domaines où elles n'ont rien à faire : culture, santé, éducation. Pourquoi c'est important : c'est la nuance qui rend l'argument crédible et non idéologique. Timestamp approximatif : 09:07 à 10:005. Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que l'Otium, concrètement ?C'est un mot ancien ou un concept que vous avez inventé ?Comment les Grecs le nommaient-ils, et qu'est-ce qui s'est passé avec les Romains ?Est-ce que la méditation, les podcasts, la contemplation font partie de l'Otium ?Quelle est la différence entre l'Otium et le développement personnel ?Pourquoi le fait de ne pas avoir de mot pour désigner quelque chose est-il si paralysant ?Comment expliquer que le négoce porte littéralement en lui la négation de l'Otium ?Est-ce que vous faites une critique du marché en tant que tel, ou seulement de ...
    Afficher plus Afficher moins
    12 min
  • 📣 Vlan! présente Mlle Pitch ON AIR - S3 - #7 Les petits culottés : Et si changer de couches pouvait changer les choses !
    Apr 14 2026

    Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast Mlle Pitch ON AIR de Agence Mlle Pitch ici

    S3 - #7 Les petits culottés : Et si changer de couches pouvait changer les choses !

    Matthieu Batteur, entrepreneur engagé et cofondateur des Petits Culottés est au micro de Magali Faget dans Mlle Pitch On Air, histoire d’impact.

    Dans cet épisode inspirant de la saison 3, Matthieu partage son parcours : de salarié dans la parapharmacie à entrepreneur audacieux, il a bousculé les géants du marché des couches en misant sur l’écologie, le local et la transparence.

    Un modèle révolutionnaire : des couches 100% made in France, sans perturbateurs endocriniens, fabriquées dans les Vosges et vendues en circuit court via abonnement.

    Résultat ? 180 000 familles conquises, 68M€ de CA en 2024, et un impact social fort : 130 emplois créés et des partenariats avec des ESAT.

    Matthieu Batteur prouve qu’une marque indépendante peut allier performance économique et impact positif

    Un épisode essentiel pour tous ceux qui cherchent l'inspiration et les clés pour une consommation durable et un business à impact. Découvrez l'histoire d'un entrepreneur qui prouve qu'il est possible d'agir au quotidien pour un futur plus vertueux.

    Mlle Pitch On Air, le podcast où Magali Faget donne la parole à ceux qui font bouger les lignes.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Afficher plus Afficher moins
    23 min
  • #390 Faire de son quotidien un acte de resistance avec Fabrice Midal
    Apr 14 2026
    Fabrice Midal, philosophe, fondateur de l'École Occidentale de Méditation et auteur d'une vingtaine de livres dont le dernier, Empêcher que le monde ne se défasse, paru récemment. C'est aussi l'auteur d'un podcast génial.Je le connaissais de loin. J'avais tort de ne pas l'avoir lu plus tôt. Dès qu'on s'est mis à parler, j'ai réalisé qu'on partageait une même manière de regarder le monde : avec inquiétude, mais sans résignation. Avec lucidité sur ce qui fout le camp, et une conviction tenace que quelque chose reste à faire, là, maintenant, à notre échelle.Dans cet épisode, nous parlons de ce que Fabrice appelle la calculabilité généralisée : cette tendance de notre époque à ne considérer comme réel que ce qui se mesure, se gère, se rentabilise. Et comment cette idéologie invisible, qu'on ne voit même plus parce qu'elle est partout, est à l'origine de beaucoup de nos souffrances, de nos burn-out, de notre sentiment d'impuissance collective.J'ai questionné Fabrice sur la différence entre la haine et la colère, sur ce que résister veut vraiment dire, sur pourquoi la méditation est devenue un outil de barbarie dans la majorité des entreprises, et sur ce que Camus, René Char, Etty Hillesum ont à nous dire aujourd'hui. Nous parlons aussi de la distinction entre le sacrifice et l'amour, entre le militantisme et l'engagement, entre réagir et agir.Ce qui m'a le plus frappé dans cette conversation : Fabrice ne propose pas de grand soir. Il propose un pas. Un seul. Et l'idée que ce pas, même invisible, même non mesurable, pourrait changer tout.3. CITATIONS MARQUANTES« Les gens font un burn-out parce qu'ils veulent trop bien faire. Ils ont tellement intégré ce modèle où il faut s'instrumentaliser, sinon on ne va plus trouver sa place. »« Ce qu'on prétend rationnel est très irrationnel. On est obligé de réduire le réel à des équations extrêmement sommaires. Et donc, on oublie non seulement le sensible, mais le réel lui-même. »« On meurt de chagrin. Personne ne meurt de colère. »« Fais ce que tu dois, advienne que pourra. Nous avons à empêcher, dans nos actions au quotidien, que le monde ne s'effondre. »« Ça ne change rien et ça change tout. Ce n'est pas nous qui pouvons mesurer les choses. »4. IDÉES CENTRALES (BIG IDEAS)1. La calculabilité comme idéologie invisible [00:04:57] Notre époque a redéfini le réel : est réel ce qui est calculable, gérable, rentable. Tout le reste, y compris la qualité d'une présence humaine, a été évacué du champ de ce qui compte. Cette idéologie n'est pas neutre : elle produit de la déshumanisation à grande échelle. Pourquoi c'est important : cela requalifie nos problèmes. Ce ne sont pas des problèmes psychologiques, ce sont des problèmes idéologiques. La responsabilité change de camp.2. Dépsychologiser nos souffrances [00:06:00] Le burn-out n'est pas un problème de gestion émotionnelle individuelle. C'est le symptôme d'un modèle qui demande aux gens de s'instrumentaliser pour garder leur place. Remettre la cause dans le système, pas dans la personne, est un geste philosophique et politique. Pourquoi c'est important : ça libère. Et ça déplace l'action possible.3. Colère vs haine : une distinction vitale [00:18:30 – 00:27:00] La colère est saine, elle dit non à l'injustice. Elle est une force de vie, confirmée par l'éthologie, la physiologie, et Descartes lui-même. La haine, elle, veut détruire et jouir de la destruction. Toute résistance qui glisse de la colère vers la haine finit par devenir ce qu'elle combat. Pourquoi c'est important : savoir réussir sa colère, lui donner forme sans la transformer en haine, c'est la condition d'une résistance qui reste humaine.4. Agir sans garantie de résultat [00:15:17 – 00:18:00] Toutes les grandes révolutions, toutes les résistances historiques, ont été faites par des gens qui ne calculaient pas leur impact. Les résistants disaient "je ne pouvais pas faire autrement", pas "j'ai optimisé ma stratégie". Attendre la certitude d'impact avant d'agir, c'est rester prisonnier du système même qu'on veut changer. Pourquoi c'est important : ça autorise à agir maintenant, à sa propre échelle, sans diplôme de héros.5. L'excellence comme acte de résistance ordinaire [00:45:10 – 00:48:00] Sauver le monde n'est pas réservé aux militants. Un médecin qui prend le temps de parler, un cuisinier qui fait à manger avec du cœur : chaque acte fait avec présence empêche que le monde ne se défasse. L'excellence n'est pas la performance calculée, c'est l'humanité mise dans ce qu'on fait. Pourquoi c'est important : ça restitue à chacun une puissance d'agir concrète, immédiate, sans attendre les conditions idéales.6. L'identité comme prison [00:49:39 – 00:51:30] L'injonction contemporaine à se définir, à s'enfermer dans une identité stable, est une illusion. Nous sommes des êtres relationnels, façonnés par le ...
    Afficher plus Afficher moins
    1 h et 1 min
Aucun commentaire pour le moment