Épisodes

  • PARTIE 3 -EP184, autour du film "Primetime" de Lance Oppenheim
    Oct 11 2026

    Le tout jeune réalisateur étatsunien Lance Oppenheim, venu du documentaire, signe avec Primetime, son premier long-métrage de fiction, récemment acclamé au festival de Venise et sorti récemment sur nos écrans en France.

    Robert Pattinson y incarne Chris Hansen, un présentateur de la télévision américaine qui avait mis au point une émission de téléréalité diffusée sur la chaîne NBC, entre 2004 et 2007 et intitulée « To Catch a Predator ».

    Le principe était de piéger en ligne des prédateurs sexuels en leur donnant rendez-vous dans une maison bardée de caméras. L’homme tombait non sur un ou une mineure mais sur Chris Hansen qui lui faisait la morale en relisant la conversation qu’il avait eu sous pseudo.

    Au terme de cette confrontation, la police arrêtait le suspect de façon spectaculaire en le plaquant au sol, voire en envoyant parfois des décharges électriques avec un Taser. L’émission avait finalement été arrêtée après qu’un homme traqué par les caméras de la télévision avait fini par se suicider en se tirant une balle dans la tête.

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    16 min
  • PARTIE 2 -EP184, autour du film "Digger" d'Alejandro González Iñárritu,
    Oct 11 2026

    Le cinéaste mexico-hollywoodien Alejandro González Iñárritu, réalisateur notamment de Birdman ou The Revenant signe un nouveau film intitulé Digger, terme forgé sur le verbe « creuser » ou « excaver » et qui se trouve être le prénom de Digger Rockwell, un magnat du pétrole incarné par un Tom Cruise à contre-emploi puisqu’il est ici méconnaissable en vieillard bedonnant intéressé surtout par sa chatte moribonde, et puisqu’il détruit le monde au lieu de le sauver comme à l’accoutumée.

    Le film commence lorsqu’un énième forage de la compagnie Rockwell provoque, au pôle Nord, le décrochage d’une gigantesque plaque de glace qui menace de submerger l’Europe. Une cellule de crise est constituée, avec le président des Etats-Unis à sa tête et Digger Rockwell en vis-à-vis, hésitant à atomiser le glacier ou à demander à l’Europe de prendre ses responsabilités.

    Fable sur les effets délétères des énergies fossiles et le cynisme trumpien, ce film qui sera l’une des dernières grandes productions de la Warner avant son absorption par la Paramount, lui-même affilié au trumpisme, est pour l’instant un échec critique et commercial quasiment inégalé dans l’histoire de la société hollywoodienne et dans la carrière de la star de Mission : Impossible.

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    13 min
  • PARTIE 1 -EP184, autour de la série "Camarades" diffusée sur Arte
    Oct 11 2026

    A propos de la mini-série Camarades, diffusée en cette rentrée par la chaîne franco-allemande Arte, le journal Le Monde décrit : « la résurrection de l’université de Vincennes dans toute son anarchique splendeur ». L’hebdomadaire Télérama y voit, lui, « une série pop et irrésistible sur l’utopie contestataire de l’université de Vincennes ». Ô surprise, Le Monde et Télérama sont également partenaires de la diffusion de cette série.

    Ces renvois d’ascenseur récurrents entre la chaîne franco-allemande et le groupe Le Monde suffisent-ils cependant à disqualifier cette série en la qualifiant de folklorique, dépolitisante voire macroniste, comme on a pu le lire ici ou là ?

    A force de vouloir tenir ensemble l’horizon de la déconstruction et la nécessité d’une forme de linéarité, et de chercher à mêler histoires d’amour, intrigues policières, citations philosophiques et moments politiques, la série Camarades verse-t-elle dans le gloubi-boulga ou rend elle compte adéquatement d’une réalité chaotique ?

    Les huit épisodes signés par les réalisateurs Benjamin Charbit et Dominique Baumard se situent pendant l’année 1969, quelques mois après l’ouverture du centre universitaire de Vincennes. Merloux nouvellement élu président de la fac, tente de répondre autant aux demandes ministérielles qu’à celles des innombrables groupes gauchistes, tandis que Claudine prostituée qui travaille dans les allées du bois, est chargée par Jacques, son amant policier, d’infiltrer la nouvelle institution

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    21 min
  • INTEGRALE -EP184, autour de la série "Camarades" et des films "Digger" et "Primetime"
    Oct 11 2026

    Une série produite par Arte qui veut faire revivre ce qu’a été l’université libre de Vincennes dans l’après mai-68 ; un film à gros budget en forme de farce et fable écologique dont le principal personnage est un Tom Cruise à contre-emploi métamorphosé en vieillard avide et un premier long-métrage de fiction revenant sur une émission emblématique de la télé-réalité poussée à bout dans ses logiques voyeuristes.

    On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » les huit épisodes de la série Camarades diffusée par Arte ; le blockbuster mal en point Digger signé Alejandro González Iñárritu et le premier ling métrage de fiction de Lance Oppenheim, Primetime.

    Avec :

    • Alice Leroy, qui écrit pour les Cahiers du Cinéma

    • Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction des revues de cinéma Débordements et Emitaï.

    • Raphaël Nieuwjaer qui écrit à la fois pour les Cahiers du Cinéma et la revue Études

    « L’esprit critique » est enregistré et réalisé comme chaque semaine par les équipes de Gong et, en l’occurrence, par Etienne Bottini.

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    50 min
  • PARTIE 3 -EP183, autour de l'expositon "Patrimoines en résistance" à la Cité de l'architecture
    Oct 4 2026

    Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa est le titre de l’exposition qui a ouvert au printemps dernier et demeure visible jusqu’au début de l’année prochaine à la Cité de l’Architecture situé place du Trocadéro à Paris.

    Elle propose une réflexion sur les dommages causés, le plus souvent intentionnellement pendant les guerres et conflits au XXIe siècle, au patrimoine de populations concernées par ces violences : patrimoine qui n’est pas seulement monumental et matériel, mais aussi culturel et immatériel.

    L’exposition est structurée en trois séquences : effacer, résister et réparer. Elle mêle des œuvres d’artistes contemporains, des éléments cartographiques, des entretiens vidéo avec de nombreux acteurs et actrices de la préservation ou de la restauration du patrimoine, ainsi que plusieurs focus sur des sites martyre allant de l’Arménie à Gaza en passant par l’Ukraine, avec des films en forme de « doubles numériques » des sites abîmés, réalisés en 3D pour permettre de préserver la mémoire des lieux.

    Les visiteurs et visiteuses sont accueillies par deux œuvres monumentales : la première se déploie comme une frise dans le couloir qui mène aux salles. Il s’agit de l’œuvre « Panoramique de la falaise », réalisé par le plasticien français Pascal Convert qui montre les trous laissés par la destruction des bouddhas de Bâmiyân par le régime taliban en 2001.

    Puis, quand on entre, tout un mur est occupé par une série de photos de trousseau de clés. L’œuvre s’appelle « Au cas où », elle est datée de 2004 et signée de l’artiste gazaoui Taysir Batniji. Il s’agit des clés de maisons de Palestiniens du Nord de Gaza, qui ont dû fuir vers le centre et le Sud de Gaza depuis octobre 2023 et symbolisent leur espoir de retourner un jour chez eux.

    Quant au commissariat de ce parcours de ruines et de destructions, il est assuré par les universitaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, aidées d’Yves Uberlmann, architecte spécialisé dans le relevé numérique 3D.

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    15 min
  • PARTIE 2 -EP183, autour de la rétrospective Eva Gonzalès au Petit Palais
    Oct 4 2026

    Le Petit Palais présente une exposition monographique inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès né en 1847 à Paris et décédée en1883 dans cette même ville, à 36 ans seulement. Pensée en collaboration avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, la rétrospective est la première d’envergure à se tenir non seulement en France mais dans le monde, depuis celle organisée par sa famille deux ans après sa mort.Souvent réduite au fait qu’elle fut l’élève d’Edouard Manet, proche des impressionnistes sans appartenir au groupe, formée dans un style classique et domestique mais évoluant vers des couleurs et des thèmes plus acides, Eva Gonzalès est aujourd’hui redécouverte et mise en majesté, à travers près de 100 œuvres – peintures, pastels et gravures – et un parcours chronologique.

    Le commissariat général de cette exposition qui a ouvert mi-septembre et se tiendra jusqu’à la fin du mois de janvier 2027 est signé Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et Stéphanie Cantarutti et Fleur Roos Rosa de Carvalho, respectivement conservatrices en chef au Petit Palais et au musée Van Gogh.

    Eva Gonzalès. Parcours d'une artiste libre, cela a ouvert au Petit Palais à la mi-septembre et il est possible de s’y rendre jusqu’à la fin du mois de janvier.

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    15 min
  • PARTIE 1 -EP183, autour de la rétrospective Kerry James Marshall au MAM
    Oct 4 2026

    Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une grande rétrospective, intitulée The Histories, au peintre africain-américain Kerry James Marshall, né à Birmingham en Alabama en 1955 et vivant aujourd’hui à Chicago.

    Peintre de tableaux de formats monumentaux, mais aussi dessinateur de BD et sculpteur, le travail de Kerry James Marshall se distingue par sa volonté de donner toute sa place aux sujets noirs - africains et africains-américains – ainsi qu’aux évènements qui ont marqué l’histoire étatsunienne d’un point de vue racial, tout en les faisant dialoguer avec l’histoire de l’art européenne et ses codes.

    Pour rendre compte de l’histoire et de la vie des Noirs, Kerry Jamaes Marshall utilise une large gamme de pigments – noir d’ivoire, de mars ou de carbone – qui lui permettent de faire apparaître ou disparaître, souligner ou troubler, les sujets dont il s’empare.

    « Je cherche à instaurer une présence phénoménale, indéniablement noire et belle », disait Kerry James Marshall voilà dix, dans une citation mise en exergue de cette exposition qui vient d’ouvrir et demeure visible jusqu’à la fin du mois de janvier prochain.

    Le commissariat de cette rétrospective, déjà présentée l’an dernier à la Royal Academy of Arts de Londres, est signé Mark Godfrey.

    Kerry James Marshall. The Histories vient d’ouvrir au Musée d’Art Moderne de Paris et ce sera visible jusqu’au 24 janvier 2027.

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    17 min
  • INTEGRALE -EP183, autour des rétrospectives Kerry James Marshall et Eva Gonzalès et de l'exposition intitulée "Patrimoines en résistance"
    Oct 4 2026

    Une rétrospective en majesté d’un des grands peintres de l’histoire noire ; une redécouverte d’une artiste de la couleur et du pastel longtemps négligée ; et une plongée dans les patrimoines en périls et les moyens de les préserver, de Gaza à Odessa.

    On s’intéresse, dans « L’esprit critique » de ce jour, à l’exposition que le Musée d’Art Moderne de Paris consacre à l’artiste africain-américain Kerry James Marshall ; au parcours d’Eva Gonzalès montré en quasi-intégralité au Petit Palais à Paris pour la première fois depuis sa mort prématurée il y a presque un siècle et demi ; et enfin à la proposition de la Cité de l’Architecture intitulée : Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa.

    Avec :

    • Guslagie Malanda, actrice et curatrice d’exposition indépendante

    • Margot Nguyen, travailleuse de l’art indépendante

    • Magali Lesauvage, critique d'art

    « L’esprit critique » est un podcast enregistré par les équipes de Gong et réalisé aujourd’hui par Etienne Bottini.

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    47 min