Épisodes

  • PARTIE 3 -EP179, autour de la rétrospective Brion Gysin, au Musée d'Art Moderne de Paris
    Jun 28 2026

    Le Musée d’Art Moderne de Paris présente la première rétrospective de l’œuvre de Brion Gysin dans un musée parisien et l’intitule « Le dernier musée », titre donné par l’artiste à une série d’œuvres réalisée à la fin de sa vie dans laquelle il représente graphiquement et photographiquement le Centre Pompidou qui est alors en train de surgir de terre sous ses fenêtres.

    Né en Grande-Bretagne en 1916, Brion Gysin fut à la fois peintre, poète, performeur, écrivain, photographe ; et les 140 œuvres réunies ici permettent d’aborder la dimension protéiforme de son travail.

    Associé à la Beat Generation, il est considéré comme l’inventeur de la technique du Cut-up – et un de ses cutters est même ici exposé comme un bijou - mais aussi de la Dreamachine considérée comme un geste pionnier de l’art optique.

    On passe ainsi de ce cylindre éclairé de l’intérieur qu’il faut regarder les yeux fermés pour élargir ses perceptions mentales à une calligraphie monumentale, intitulée Calligraffiti of Fire, un polyptique composé de dix tableaux et de plus de 16 mètres de long dont Gysin considérait qu’elle était « LA peinture de sa vie »

    L’exposition retrace ainsi le parcours éclaté tant artistiquement que géographiquement de Brion Gysin, marqué notamment par ses années passées au Maroc et à Paris, et le met en regard d’œuvres d’artistes dont il fut proche : William Burroughs, John Giorno, Keith Haring, Patti Smith ou Ramuntcho Matta...

    Le commissariat général de cette exposition qui a ouvert en avril et se termine en juillet est signé par le directeur du Musée d’Art Moderne de Paris, Fabrice Hergott, accompagné d’Olivier Weil, Juliette Theureau et Hélène Leroy.

    Brion Gysin. Le dernier musée, c’est visible au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au milieu du mois de juillet prochain.

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    14 min
  • PARTIE 2 -EP179, autour de l'exposition "Cartes Imaginaires" à la BnF
    Jun 28 2026

    « Cartes imaginaires. Inventer des mondes » est le titre de l’exposition qui a ouvert à la Bibliothèque Nationale de France en mars dernier et demeure visible jusqu’à la fin du mois de juillet.

    Elle invite visiteurs et visiteuses à un voyage à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire en s’intéressant aux cartes qui ne tracent pas les contours de terres connues mais donnent forme à des territoires imaginaires, que ceux-ci prolongent, détournent ou s’émancipent du monde réel.

    Le parcours se fait en quatre étapes. La première nous entraîne dans la cartographie des mondes inexplorés établie au Moyen Âge et à la Renaissance, dans un moment où connaissances et croyances s’entrecroisent et intègrent, aux frontières des mondes connus, des créatures chimériques et des terres incertaines, « là où sont les dragons », avec une volonté de combler les vides du réel.

    La seconde nous emmène dans les mondes légendaires qui situent sur le globe des lieux mythiques que l’on trouve dans des récits antiques et médiévaux issus de récits de voyage ou de textes religieux : Atlantide, Eldorado ou royaume du prêtre Jean.

    La troisième est consacrée aux mondes forgés par la littérature, où la fiction s’appuie sur des cartes imaginaires qui confèrent une consistance aux univers narratifs, de L’Île au trésor à Game of Thrones en passant par le monde de Narnia ou l’Utopie de Thomas More.

    La dernière, intitulée « Les mondes de la carte » fait dialoguer œuvres anciennes et œuvres d’artistes contemporains qui s’inspirent de la cartographie pour déconstruire le dispositif de représentation spatiale lui-même et mettre à jour tout ce qu’on peut y projeter.

    Le commissariat de cette exposition est signé Julie Garel-Grislin et Cristina Ion, conservatrices au département des Cartes et plans de la BnF.

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    15 min
  • PARTIE 1 -EP 179, autour de la rétrospective Hilma af-Klint au Grand Palais
    Jun 28 2026

    Hilma af-Klint. Les peintures du Temple (1906-1915)

    Et si l’abstraction en peinture n’avait pas commencé, comme on le dit souvent, en 1911, à Munich, lorsque Kandinsky trace au dos de son « Tableau avec cercle » cette phrase « le premier tableau abstrait », mais quelques années avant, à Stockholm ?

    La redécouverte de l’œuvre d’Hilma af Klint, née en 1862 et morte en 1944 perturbe la chronologie de l’art moderne avec une force décuplée par le fait que l’artiste avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il a donc fallu attendre 1986, et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles, pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public.

    Son travail singulier est pour la première fois visible en majesté en France, au Grand Palais, qui expose son grand œuvre : le cycle des Peintures du Temple (1906‑1915), dont la série monumentale intitulée Dix Plus Grands.

    Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint a mené une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque et, dans le secret, une production avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles qui s’exprime à travers des grandes compositions mêlant couleurs vives, motifs organiques, formes géométriques et symboles ésotériques.

    Le commissaire de la rétrospective Hilma af Klint, coproduite par le Centre Pompidou et le Grand Palais, qui a ouvert le 6 mai dernier et demeure visible jusqu’à la toute fin du mois d’août, est signé Pascal Rousseau, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

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    16 min
  • INTEGRALE -EP179, autour des rétrospectives Hilma af-Klint et Brion Gysin et de l'exposition "Cartes Imaginaires"
    Jun 28 2026

    Des œuvres scellées pendant 20 ans et qui obligent à reconsidérer complètement la chronologie habituelle de l’histoire de l’art et de l’abstraction en peinture ; un parcours dans la cartographie réelle des mondes imaginaires, inexplorés, fantasmées ou inventés ; et une trajectoire protéiforme allant de la technique du cut up à la fabrication de machines pour catalyser les rêves.

    On discute aujourd’hui, pour ce qui sera le dernier « Esprit critique » de la saison, de l’impressionnante rétrospective que le Grand Palais consacre à la peintre suédoise Hilma af-Klint ; de l’exposition minutieuse que la Bibliothèque nationale de France dédie aux cartes imaginaires depuis les temps médiévaux jusqu’aux jeux vidéos ; et enfin du parcours de l’artiste multiple de Brion Gysin tel qu’il est restitué par le Musée d’Art Moderne de Paris.

    Avec :

    • Guslagie Malanda, actrice et curatrice d’exposition indépendante

    • Margot Nguyen, travailleuse de l’art indépendante

    • Rose Vidal, critique et autrice

    « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé par les équipes de Gong.

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    45 min
  • PARTIE 2 -EP178, autour de "Coming Soon" mis en scène et interprêté par Soraya Leila Emery
    Jun 21 2026

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    14 min
  • PARTIE 1 -EP178, autour de "Penthésilée" mis en scène par Michael Thalheimer à la Comédie française
    Jun 21 2026

    Sur une scène en pente, avec en fond comme une stèle de béton géante, une femme, buste droit, seins nus et bouche hébétée, tient dans ses bras un homme nu et ensanglanté dont le cadavre viendra bientôt rouler presque jusque sous les yeux des spectateurs et spectatrices assis·es au premier rang.

    Au Vieux-Colombier, salle de la Comédie-Française dont le site Richelieu est fermé pour travaux, la pièce Penthésilée, dans une version proposée par le metteur en scène allemand Michael Thalheimer, débute par son image finale.

    Affirmant ainsi immédiatement sa dimension tragique et l’issue inéluctable du combat qui oppose les deux amants et adversaires que sont Penthésilée, reine des Amazones, et Achille, le héros grec fils de Pélée.

    Dans la version classique du mythe antique, Penthésilée, lors de la guerre de Troie, accourt à l’aide du roi de la ville, Priam, combat Achille mais finit transpercée par son épée, au moment même où leurs regards se croisent et où Achille tombe amoureux d’elle.

    Dans la pièce du poète et dramaturge allemand Heinrich von Kleist, écrite en 1808, et ici proposée dans une traduction de Julien Gracq, Éros et Thanatos ont toujours partie liée, mais la situation est inversée puisque c’est Penthésilée qui finit par tuer Achille.

    Elle obéit ainsi à la loi de son peuple, qui lui interdit de tomber amoureuse et de se reproduire autrement qu’avec des guerriers vaincus, capturés et soumis auxquels les Amazones s’unissent lors de la fête des Roses, sans avoir le droit ni de les choisir ni de les aimer.

    Michael Thalheimer réduit la distribution de la pièce à trois personnages, Achille et Penthésilée et une femme qui incarne une sorte de chœur individuel synthétisant différents personnages de la pièce.

    Penthésilée, de Michael Thalheimer, avec Suliane Brahim, Sébastien Pouderoux et Clotilde de Bayser, est visible jusqu’au 10 juillet.

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    14 min
  • INTEGRALE EP-178, autour des specrtacles "Penthésilée" mis en scène par Michael Thalheimer, "Coming Soon" de Soraya Leila Emery
    Jun 21 2026

    Une pièce du début du XIXe siècle traduite par Julien Gracq qui raconte le combat amoureux et à mort de la reine des Amazones et d’un demi-héros grec et une chorégraphie qui cherche à émanciper le plaisir féminin en détournant les codes de la représentation des odalisques.

    On parle de deux spectacles dans « L’esprit critique » de ce jour : d’abord de Penthésilée mise en scène par Michael Thalheimer dans la salle du Vieux Colombier de la Comédie française ; ensuite de Coming Soon, chorégraphie créée et dansée par Soraya Leila Emery.

    Et on termine cette émission non pas avec un exercice critique traditionnel concernant une troisième pièce, mais avec des envies et des ouvertures proposés par chacun et chacune de nos trois titulaires des micros ce jour :

    • Zineb Soulaimani, que vous pouvez lire dans Le Quotidien de l’art et dont vous pouvez aussi écouter le podcast « Le Beau Bizarre ».
    • Vincent Bouquet qui écrit pour ScèneWeb.
    • Callysta Croizer qui travaille pour Mouvement et Les Echos

    « L’esprit critique » est enregistré et réalisé par les équipes de Gong.

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    44 min
  • PARTIE 3 -EP177, autour de "La bagarre" de Lauren Groff
    Jun 14 2026

    Une jeune fille qui emmène en autobus son frère à l’esprit déficient pour le laisser dans une institution après la mort de leur mère afin de pouvoir poursuivre ses études ; une mère et ses enfants qui échappent à la violence du père mais pas forcément au vent qui la porte ; un couple formé depuis 25 ans que la femme hésite à défaire moins pour quitter l’homme que pour « frôler à nouveau un avenir radieux » ; un concours de plongeon ; des amies d’adolescence qui se sont parfois perdues de vue mais se retrouvent au chevet d’une amie commune mourante et se racontent la pire chose qu’elles aient faite de leur vie ; une dynastie de banquier dont le canard noir se refait une santé en retapant une cabane du domaine familial et croit rencontrer l’amour…

    On trouve tout cela, et encore beaucoup d’autres histoires, dans La bagarre, titre donné à un recueil de neuf nouvelles de l’écrivaine américaine Lauren Groff, autrice de roman remarqués, parmi lesquels Les Furies, Arcadia ou les Terres indomptées, mais également de deux précédents recueils de nouvelles regroupés sous les titres Fugues (Plon, 2009) et Floride (L’Olivier, 2019).

    La plupart des nouvelles de ce recueil ont été initialement publiés dans le New Yorker et sont traduites par Carine Chichereau aux éditions de l’Olivier, comme la plupart des textes de Lauren Groff.

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    12 min