Épisodes

  • 300 ans de vie pour une batterie de saumure de tofu ?
    Mar 5 2026

    Les batteries sont devenues indispensables à notre quotidien. Smartphones, voitures électriques, stockage d’énergie… Mais elles posent aussi un problème majeur : la plupart reposent sur des produits chimiques potentiellement toxiques et parfois inflammables, comme ceux utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles. Des chercheurs de l’université municipale de Hong Kong et de l’université des sciences et technologies du Sud, en Chine, proposent une piste radicalement différente. Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, ils présentent une batterie aqueuse, c’est-à-dire fonctionnant avec un électrolyte à base d’eau, conçue pour être plus sûre et potentiellement plus respectueuse de l’environnement.


    L’élément central d’une batterie est l’électrolyte, le liquide qui permet aux ions — des particules chargées électriquement — de circuler entre les électrodes et de produire de l’électricité. Dans les batteries classiques, cet électrolyte est souvent acide ou alcalin. Ici, les chercheurs ont choisi une approche inattendue : utiliser des minéraux présents dans la saumure de tofu. Cet électrolyte contient notamment des sels de magnésium et de calcium, avec un pH neutre de 7, comparable à celui de l’eau pure. Les électrodes, elles aussi, s’éloignent des matériaux traditionnels. L’anode — l’une des deux bornes de la batterie — est fabriquée à partir d’un polymère organique particulier, appelé COP. La cathode utilise un matériau dérivé du « bleu de Prusse », un pigment bien connu en peinture.


    Selon les chercheurs, cette batterie pourrait supporter plus de 120 000 cycles de charge, c’est-à-dire des recharges complètes. À titre de comparaison, les batteries lithium-ion actuelles atteignent généralement entre 500 et 2 000 cycles. À raison d’une recharge par jour, la durée de vie théorique dépasserait donc… trois siècles.

    Autre avantage : cette technologie ne présenterait pas de risque d’incendie, contrairement aux batteries lithium-ion qui peuvent parfois surchauffer. Les chercheurs affirment également que les composants seraient non toxiques et potentiellement moins polluants. Mais cette innovation a aussi ses limites. Sa densité énergétique — la quantité d’énergie stockée pour un poids donné — reste encore faible. Avec environ 48 watt-heures par kilogramme, elle représente seulement un quart de celle des batteries actuelles. Autrement dit, pour stocker la même énergie, il faudrait une batterie quatre fois plus volumineuse.


    Pour cette raison, cette technologie n’est pas destinée aux smartphones ou aux ordinateurs portables. En revanche, elle pourrait trouver sa place dans le stockage stationnaire, par exemple pour conserver l’électricité produite par les panneaux solaires ou les éoliennes sur les réseaux électriques.

    La prochaine étape sera donc industrielle : vérifier si ces batteries peuvent être produites à grande échelle, et à un coût compétitif.

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  • 1 smartphone sur 5 est reconditionné en France ?
    Mar 4 2026

    Le smartphone reconditionné continue de gagner du terrain en France. Selon le Baromètre 2025 publié par l’entreprise Recommerce avec l’institut d’études Kantar, près d’un téléphone sur cinq utilisé aujourd’hui dans l’Hexagone n’est pas neuf. Plus précisément, 22 % des smartphones en circulation sont des appareils d’occasion remis à neuf, contre seulement 7 % en 2018. Une progression rapide qui témoigne d’un changement durable dans les habitudes de consommation. Au total, 45 % des Français déclarent avoir déjà utilisé un smartphone reconditionné. Et la tendance pourrait encore s’accélérer : plus d’un Français sur deux, 53 %, envisage d’en acheter un dans les prochaines années. Chez les jeunes de 16 à 34 ans, cette proportion grimpe même à 60 %.


    La première motivation reste économique. Pour 72 % des acheteurs, le prix constitue le principal argument. Les appareils reconditionnés sont en effet généralement vendus bien moins cher que les modèles neufs. L’argument environnemental arrive en seconde position : 36 % des consommateurs disent être sensibles à l’impact écologique, puisqu’un smartphone remis à neuf évite la fabrication d’un nouvel appareil et prolonge la durée de vie des composants. Autre évolution notable : les acheteurs se tournent davantage vers des professionnels. Près de 30 % passent désormais par leur opérateur téléphonique, devant les sites spécialisés en électronique (23 %) et les plateformes dédiées au reconditionné (20 %). Cette préférence traduit une attente forte en matière de garantie et de service après-vente.


    Car certaines réticences subsistent. Par exemple, 28 % des Français déclarent éviter le reconditionné parce qu’ils pensent — à tort — qu’il n’est pas garanti. En réalité, la loi impose des garanties comparables à celles d’un appareil neuf. Autre inquiétude : 39 % des consommateurs disent manquer d’informations sur la durée de vie réelle des téléphones reconditionnés. Le marché séduit particulièrement les familles. Selon l’étude, 60 % des parents affirment avoir déjà acheté un smartphone reconditionné pour leur enfant.


    Pour Augustin Becquet, directeur général de Recommerce, le secteur entre désormais dans une phase de consolidation. Après une forte croissance, l’enjeu est désormais de structurer l’offre et de renforcer la confiance des consommateurs, notamment en mettant en avant la qualité des processus de reconditionnement et les garanties associées. Reste aussi une autre bataille : la reprise des anciens téléphones. Près de 40 % des Français envisagent de revendre leur appareil, mais 37 % préfèrent encore le garder inutilisé dans un tiroir.

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  • Une start-up créée de l’eau à partir de l’air ?
    Mar 3 2026

    Produire de l’eau potable… à partir de l’air. L’idée peut sembler futuriste, elle vient pourtant d’être récompensée. La start-up française Agua de Sol a reçu le prix de l’innovation de l’Union des industries et entreprises de l’Eau pour une solution capable de transformer l’humidité atmosphérique en eau potable grâce à l’énergie solaire.

    L’enjeu est immense. En 2025, selon la Banque mondiale et les Nations unies, plus de 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre. Un quart de l’humanité vit dans des zones soumises à un stress hydrique extrêmement élevé. Et d’ici 2050, un milliard de personnes supplémentaires pourraient basculer dans cette situation.


    Si le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont en première ligne, l’Europe n’est pas épargnée. Le WWF estime que 20 % du territoire européen et 30 % de sa population sont déjà concernés. Face à l’épuisement des nappes phréatiques et à la pression sur les rivières, Agua de Sol propose de puiser dans un autre réservoir : l’atmosphère. Car l’air contient environ six fois plus d’eau que l’ensemble des rivières du globe. Plus de 60 % de la planète est concernée par une humidité exploitable. Et avec le réchauffement climatique, chaque degré Celsius supplémentaire permet à l’air de contenir environ 7 % d’humidité en plus.


    La technologie développée repose sur un principe simple : l’air est aspiré dans un panneau alimenté par énergie solaire. Un système interne provoque la condensation de la vapeur d’eau, comme la buée sur une vitre froide. L’eau récupérée est ensuite filtrée et minéralisée pour atteindre les standards de potabilité. Selon les besoins, elle peut aussi être utilisée pour l’irrigation ou comme eau stérile industrielle.


    Le tout fonctionne sans raccordement au réseau, sans forage, sans transport. Une approche dite « low-tech » : robuste, sobre en énergie, décentralisée, produisant l’eau directement sur le lieu de consommation. Côté coût, Agua de Sol annonce un prix compris entre 10 et 12 centimes d’euro par litre, soit environ trois fois moins que l’eau en bouteille. Dans un monde où plus de 2 milliards de personnes dépendent encore de l’eau conditionnée faute d’alternative fiable, la promesse mérite attention.

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  • Une pollution cachée par les lancements de fusée ?
    Mar 2 2026

    En février 2025, le ciel européen s’est transformé en théâtre spatial. Le second étage d’une fusée Falcon 9, après avoir mis en orbite des satellites Starlink quelques jours plus tôt, est entré de manière incontrôlée dans l’atmosphère. Vers 100 kilomètres d’altitude, l’engin s’est fragmenté, donnant naissance à une spectaculaire boule de feu visible dans plusieurs pays. Certains débris ont même été retrouvés au sol, en Pologne. L’incident aurait pu être dramatique. Il a pourtant offert aux scientifiques une occasion rare : observer avec précision ce que laisse derrière elle la désintégration d’un objet spatial dans la haute atmosphère. Grâce à un système lidar, un dispositif utilisant des impulsions laser pour analyser la composition de l’air, installé en Allemagne, et à des modèles de circulation atmosphérique, les chercheurs ont détecté un panache inhabituel de lithium à environ 96 kilomètres d’altitude. La concentration mesurée était dix fois supérieure aux niveaux habituels.


    En retraçant le déplacement des masses d’air sur plusieurs heures, ils ont pu relier ce nuage métallique à la trajectoire exacte de la rentrée du Falcon 9. Les hypothèses d’une origine naturelle, comme la poussière cosmique ou certains phénomènes ionosphériques, ont été écartées. Les conclusions, publiées dans la revue Nature, sont sans ambiguïté : la combustion des fusées et des satellites injecte bien des particules métalliques dans les couches supérieures de l’atmosphère, où elles peuvent être transportées sur de longues distances.


    Cette découverte intervient alors que les lancements se multiplient, notamment pour déployer les mégaconstellations de satellites. À l’horizon 2040, jusqu’à 60 000 satellites pourraient être en orbite. Chaque rentrée atmosphérique libérerait des milliers de tonnes de particules, notamment d’aluminium. Ces aérosols pourraient influencer localement la température, perturber la circulation des vents ou interagir avec la chimie de l’ozone. À cela s’ajoutent les émissions directes des lancements, comme le carbone noir ou certains résidus de carburants solides.

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    Indisponible
  • De nouvelles batteries font chuter les prix chez Renault ?
    Mar 1 2026

    Ampere traverse une période de transition, avec sa réintégration progressive au sein du groupe Renault. Mais pour le constructeur français, pas question de lever le pied sur l’électrique. Au contraire. La dernière annonce en date le montre : la recherche continue, et elle vise un point névralgique de la voiture électrique, la batterie.


    Renault vient en effet d’officialiser un partenariat entre Ampere, sa filiale dédiée aux véhicules électriques, et l’entreprise espagnole Basquevolt. Objectif : accélérer le développement des batteries dites « lithium métal », une technologie considérée comme l’une des pistes les plus prometteuses pour dépasser les limites actuelles.

    Aujourd’hui, la plupart des voitures électriques utilisent des batteries lithium-ion à électrolyte liquide. L’électrolyte, c’est le milieu dans lequel circulent les ions lithium entre les deux électrodes de la batterie lors de la charge et de la décharge. Dans la technologie développée par Basquevolt, cet électrolyte liquide est remplacé par un électrolyte polymère solide, associé à une anode avancée en lithium métal.


    Ce changement n’est pas anodin. Selon les partenaires, il permettrait un « saut technologique majeur » en matière de densité énergétique — autrement dit, plus d’énergie stockée pour un même volume ou un même poids. À la clé : des batteries plus compactes, plus légères, dotées d’une meilleure stabilité thermique — un enjeu crucial pour la sécurité — et capables de se recharger plus rapidement. On parle ici de la grande famille des batteries solides, sur lesquelles plusieurs constructeurs, notamment asiatiques, travaillent activement. Basquevolt affiche d’ailleurs une ambition claire : devenir un leader européen dans ce domaine stratégique.


    Mais au-delà des performances, l’enjeu est aussi industriel. Le recours à un électrolyte polymère permettrait, selon le communiqué, de simplifier le processus de fabrication. Résultat annoncé : environ 30 % d’investissement en moins par gigawattheure dans une gigafactory classique, et 30 % d’énergie économisée par kilowattheure produit. Pour Renault, l’équation est simple : gagner en autonomie, en sécurité et en compétitivité.

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  • Haut-de-France : l’eau du robinet bourrée de pesticides ?
    Feb 26 2026

    L’eau du robinet est-elle toujours irréprochable ? C’est la question posée par l’ONG Générations Futures, qui alerte ce 28 janvier sur la présence d’un fongicide dans l’eau potable de 83 000 habitants des Hauts-de-France. Selon l’association, les concentrations relevées depuis plus d’un an dépasseraient les seuils réglementaires dans 17 unités de distribution — les réseaux locaux qui alimentent 46 communes du Pas-de-Calais, du Nord et, initialement, de la Somme.


    De leur côté, l’Agence régionale de santé et les préfectures précisent qu’un captage incriminé n’est plus utilisé et qu’aucune commune de la Somme ne présente aujourd’hui de dépassement. Elles reconnaissent toutefois la détection de traces de fluopyram dans 23 communes du Pas-de-Calais et trois du Nord. Les habitants, assurent-elles, peuvent continuer à consommer l’eau du robinet. Le fluopyram est un fongicide employé pour lutter contre les champignons parasites dans les cultures de fruits, légumes, céréales ou pommes de terre. Les mesures officielles indiquent, dans certaines communes, des concentrations supérieures à 0,1 microgramme par litre. Ce seuil correspond à la « limite de qualité » fixée pour les pesticides dans l’eau potable. Dans deux communes, les niveaux seraient même plus de dix fois supérieurs à cette référence.


    Il faut toutefois distinguer limite réglementaire et seuil sanitaire. À ce jour, aucun taux maximal spécifique au fluopyram n’a été fixé pour des raisons de santé publique, et la substance n’est pas classée comme cancérogène avérée. En l’absence de valeur toxicologique précise, la Direction générale de la Santé recommande néanmoins de restreindre la consommation dès que le seuil de 0,1 µg/L est franchi. Début 2025, le Haut Conseil de la santé publique a relevé cette valeur à 0,142 µg/L, en raison d’incertitudes analytiques. Selon Générations Futures, dix unités de distribution dépasseraient ce nouveau seuil, concernant plus de 10 000 personnes.


    L’ONG souligne également que le fluopyram appartient à la famille des PFAS, ces composés dits « polluants éternels » qui se dégradent très lentement, notamment en TFA, un résidu persistant. Elle demande une réévaluation des autorisations de mise sur le marché. Les autorités, elles, maintiennent que l’eau reste potable, tout en poursuivant les analyses. Une nouvelle illustration, en tout cas, des tensions persistantes entre agriculture intensive et protection durable des ressources en eau.

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  • En plantant trop d’arbres, la Chine a modifié le cycle de l’eau ?
    Feb 25 2026

    En deux décennies, la Chine a reboisé à une vitesse et à une échelle inédites. Résultat : le paysage a changé… et avec lui, le cycle de l’eau. C’est la conclusion d’une étude publiée dans la revue Earth’s Future par une équipe de six chercheurs chinois et d’un scientifique néerlandais.


    Entre 2001 et 2020, ces gigantesques programmes de plantation, destinés à lutter contre la désertification et le changement climatique, ont eu un effet inattendu : une redistribution des ressources en eau. Dans l’est agricole et dans le nord-ouest aride — des régions qui couvrent près des trois quarts du territoire chinois — la quantité d’eau douce disponible a diminué. À l’inverse, le plateau tibétain enregistre désormais une abondance accrue. Pour comprendre ce phénomène, il faut évoquer un mécanisme clé : l’évapotranspiration. L’eau présente dans les sols s’évapore sous l’effet du soleil, puis les plantes rejettent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère par leurs feuilles. Les forêts accentuent ce processus, car les arbres, grâce à leurs racines profondes, puisent de l’eau même en période sèche. Selon Arie Staal, professeur à l’université d’Utrecht et co-auteur de l’étude, « les changements de couverture végétale redistribuent l’eau ».


    La Chine a multiplié les initiatives. La « Grande Muraille verte », lancée en 1978 pour freiner l’avancée des déserts dans le nord, a transformé le paysage : la couverture forestière nationale est passée d’environ 10 % à plus de 25 %, soit une surface comparable à celle de l’Algérie. D’autres programmes, comme Grain for Green ou la protection des forêts naturelles, ont fait du pays l’un des principaux acteurs mondiaux de la reforestation. À eux seuls, ces efforts représentent environ un quart de l’augmentation mondiale de la surface foliaire depuis le début du siècle. Mais cette réussite écologique a un revers. L’étude montre que l’évapotranspiration a augmenté plus vite que les précipitations. Autrement dit, davantage d’eau retourne dans l’atmosphère qu’il n’en tombe sous forme de pluie localement. Dans un pays où le nord concentre seulement 20 % des ressources en eau pour près de la moitié de la population et 60 % des terres arables, cette évolution est loin d’être anodine. Les chercheurs appellent donc à une approche plus fine : chaque projet de reforestation doit être évalué au regard de ses effets sur l’eau, car reverdir ne signifie pas toujours préserver.

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  • 538 km² de batteries dans un désert en Inde ?
    Feb 24 2026

    Début 2025, le groupe Adani a annoncé la construction, dans l’ouest du Gujarat, d’un immense système de stockage d’électricité renouvelable capable d’emmagasiner 3,5 gigawattheures d’énergie. Pour donner un ordre d’idée, un gigawattheure correspond à un million de kilowattheures : de quoi alimenter des centaines de milliers de foyers pendant plusieurs heures.


    L’installation sera déployée dans la région désertique de Khavda. Environ 700 conteneurs de batteries y seront installés pour constituer ce dispositif présenté comme l’un des plus importants au monde. Les travaux sont déjà en cours et, selon le calendrier du conglomérat, la première phase devrait être achevée en mars 2026. Mais cette capacité de 3,5 gigawattheures n’est qu’un point de départ. Le groupe basé à Ahmedabad prévoit d’ajouter 15 gigawattheures supplémentaires d’ici mars 2027, puis de porter l’ensemble à 50 gigawattheures sur cinq ans. Cette montée en puissance s’inscrit dans les objectifs nationaux : l’Inde vise 500 gigawatts de capacité électrique propre d’ici 2030 et affiche des ambitions de neutralité carbone à long terme.


    Pourquoi un tel investissement dans les batteries ? Parce que les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, sont par nature intermittentes. Le soleil ne brille pas la nuit, le vent ne souffle pas en permanence. Le stockage permet donc de conserver l’électricité produite en excès pour la restituer lorsque la demande augmente. C’est l’élément clé pour garantir la stabilité du réseau. Ces batteries géantes viendront soutenir le complexe d’Adani Green Energy, qui s’étend déjà sur 538 kilomètres carrés, près de cinq fois la superficie de Paris. Aujourd’hui, le site produit 7,1 gigawatts grâce au solaire et à l’éolien. L’objectif est d’atteindre 30 gigawatts d’ici 2029.

    À la tête de ce projet se trouve Gautam Adani, deuxième fortune d’Inde avec environ 68 milliards de dollars. Son groupe est présent dans de nombreux secteurs stratégiques, des ports aux aéroports en passant par l’énergie et le ciment. Le montant exact de l’investissement n’a pas été dévoilé, mais l’ampleur du chantier laisse présager des sommes considérables.

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