Couverture de Cinéma et Philosophie

Cinéma et Philosophie

Cinéma et Philosophie

De : Jérémy Peresse
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Entrer dans les grands films comme on entre dans une pensée. Cinéma et Philosophie explore, avec sensibilité et réflexion, les œuvres qui marquent notre imaginaire. Chaque épisode met en dialogue un film et une question philosophique. Entre analyse, poésie et contemplation, le podcast invite à voir autrement : penser le cinéma, ressentir la philosophie. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Jérémy Peresse Art Philosophie Sciences sociales
Épisodes
  • La philosophie de Nietzsche - 5 films Nietzschéens
    Oct 23 2026

    Nietzsche à l’écran : 5 films, 5 philosophies du marteau

    Et si le cinéma était la meilleure salle de classe pour lire Nietzsche ?

    Dans cette série, chaque épisode prend un film et le passe au crible de l’une des grandes idées du philosophe au marteau : la volonté de puissance, l’éternel retour, la mort de Dieu, le surhomme, la généalogie de la morale. On revient aux textes (Zarathoustra, Le Gai Savoir, La Généalogie de la morale, Par-delà bien et mal), on s’arrête sur des scènes précises, plan par plan, et on regarde ce que l’image fait à la pensée, et inversement.

    Au programme : cinq œuvres, cinq angles, cinq conversations d’une demi-heure environ. Des épisodes rédigés et académiques, mais racontés comme on parle à quelqu’un d’intelligent qu’on n’a pas envie d’ennuyer. Pas de jargon gratuit, pas de citation posée là pour faire joli : chaque référence est située, chaque scène sert l’argument.

    Aucune connaissance préalable de Nietzsche n’est nécessaire. Il suffit d’aimer le cinéma, ou d’avoir déjà senti qu’un film vous remuait plus qu’un cours de philosophie.

    Nouvel épisode toutes les semaines. Plongez-vous dedans, et devenez ce que vous êtes.



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    1 h
  • Ciné Critique - Digger
    Oct 9 2026

    Digger, la comédie de la fin du monde

    Avec Digger, Alejandro G. Iñárritu offre à Tom Cruise, méconnaissable, le rôle d'un magnat texan du pétrole dont les forages déclenchent une catastrophe planétaire. Le film a été descendu par une bonne partie de la critique. Il cache pourtant un dispositif retors : une farce qui doute d'elle-même, un théâtre dans le cinéma et une question vertigineuse. Comment raconter un homme qui a détruit le monde, et qui finance ce récit ?

    De Bergson à Debord, de Brecht à Jean-Pierre Dupuy, de Birdman à To Be or Not to Be, cet épisode se demande s'il est encore permis de rire de la catastrophe et à quoi sert ce rire.



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    24 min
  • La Philosophie de Heidegger - 5 films heideggérien
    Oct 4 2026

    Heidegger à l'écran : cinq figures de l'être-au-monde

    Qu'est-ce qui nous saisit vraiment dans une salle de cinéma ? Ce n'est presque jamais l'intrigue. C'est un silence trop long, un regard qui se perd dans le vide, un personnage immobile face à une vérité qu'il ne peut plus fuir. C'est, en somme, la manière dont un être humain se tient soudain devant sa propre existence — et c'est exactement cela que Martin Heidegger a passé sa vie à interroger.

    Dans cet épisode, nous traversons cinq films à la lumière d'Être et Temps et des derniers écrits heideggériens : le Dasein, le « on », l'être-vers-la-mort, l'angoisse, la déréliction, l'habitation poétique. Non pas comme des étiquettes plaquées de l'extérieur, mais comme des expériences que ces œuvres font véritablement vivre.

    The Truman Show de Peter Weir ouvre le parcours : Truman Burbank vit depuis toujours selon ce que Heidegger appelle le « on » — cette instance anonyme qui décide à sa place de tout ce qu'il convient de penser, de vouloir, de faire. Jusqu'à ce qu'un projecteur s'écrase devant sa voiture, et que le monde entier, soudain, commence à sonner creux.

    Vivre (Ikiru) d'Akira Kurosawa nous confronte à l'être-vers-la-mort dans toute sa concrétude : un fonctionnaire municipal, trentaine d'années de tampons encreurs et de dossiers qui tournent en rond, apprend qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Ce que Heidegger appelle la « résolution », Kurosawa le montre dans une scène finale d'une sobriété bouleversante — un homme seul, de nuit, sur une balançoire dans la neige, chantant à mi-voix une vieille chanson populaire.

    Melancholia de Lars von Trier met en scène l'angoisse au sens le plus strict du terme heideggérien : non pas la peur d'un danger précis, mais le glissement du monde entier dans l'insignifiance. Tandis qu'une planète s'approche pour détruire la Terre, les positions s'inversent — l'astronome cartésien s'effondre, la dépressive trouve une sérénité que personne autour d'elle ne comprend.

    Seul au monde de Robert Zemeckis explore la déréliction, cette structure fondamentale par laquelle le Dasein se découvre toujours déjà « jeté » dans un monde qu'il n'a pas choisi. Sur son île, Chuck Noland réinvente, outil par outil, un monde habitable — jusqu'à transformer un ballon de volley maculé de sang en seul interlocuteur possible.

    The Tree of Life de Terrence Malick clôt ce parcours sur ce que le dernier Heidegger appelle l'habitation poétique. Ce dernier film n'est pas seulement en résonance thématique avec Heidegger : Malick, avant de devenir cinéaste, a traduit en anglais Vom Wesen des Grundes — L'Essence des raisons — pour les presses universitaires de Northwestern. Ce qu'il avait tenté de rendre en mots, il le traduit ici en images, en voix murmurées, en saisons qui passent sur un même arbre.



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    1 h et 1 min
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