Couverture de Odyssées immigrées sur Aligre FM

Odyssées immigrées sur Aligre FM

Odyssées immigrées sur Aligre FM

De : Aligre FM
Écouter gratuitement

3 mois pour 0,99 €/mois

Après 3 mois, 9.95 €/mois. Offre soumise à conditions.

À propos de ce contenu audio

Odyssées immigrées a pour question centrale la place laissée par notre société à cet Autre qui est aussi une part de nous-mêmes : l’étranger, l’immigré, l’exilé. Née avec le désir de prolonger un premier travail de témoignages écrits et de portraits photographiques des « pères de l’immigration », ces hommes seuls vivant en foyer, l’émission s’est d’abord attachée à mettre en perspective ces récits de vie, véritables odyssées qui parviennent rarement jusqu’à nous. Les invités, qu’ils soient historiens, sociologues, psychanalystes, artistes, etc., sont venus lire et réagir à cette histoire vécue de l’immigration, qui demande encore à être écrite.

L’émission, qui avait pour sujet la transmission d’une mémoire oubliée, voire méprisée, s’est ouverte à toutes les questions liées à l’immigration et aux rapports Nord-Sud, que ce soit la dette des pays pauvres, les camps aux frontières de l’Europe, la question des sans-papiers, des discriminations raciales…

Odyssées immigrées se veut un lieu de débat ouvert et ne veut se priver d’aucune forme ni d’aucun questionnement jugé important.

Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aligre FM
Art Sciences sociales
Les membres Amazon Prime bénéficient automatiquement de 2 livres audio offerts chez Audible.

Vous êtes membre Amazon Prime ?

Bénéficiez automatiquement de 2 livres audio offerts.
Bonne écoute !
    Épisodes
    • Odyssées immigrées Aligrefm#La longue lutte des habitants de foyers à Montreuil
      Dec 19 2025

      Il y a environ vingt ans, je rencontrai monsieur Gagny Baradji, migrant malien, au foyer du centenaire à Montreuil, en fait un vieil entrepôt derrière la rue de Paris, qu’il avait investi avec ses compagnons, et qu’ils auto-géraient depuis 1996.

      Il m’a raconté les longues années de lutte pour un logement décent dans cette ville. Après la destruction en 1980 d’un premier foyer rue Léon Gaumont en bordure de périphérique, le maire de l’époque Marcel Dufriche, a promis aux habitants la construction d’un nouveau foyer et les reloge provisoirement rue Nouvelle France, sur un terrain vague du Haut Montreuil, dans des barques de chantier en contreplaqué où ils étaient censés rester deux ans maximum. Mais le nouveau maire Jean Pierre Brard s’oppose à la reconstruction, pour lui synonyme de ghetto et leur propose quinze ans plus tard une solution censée favoriser leur intégration : les disperser en foyers-hôtels en île de France, des bâtiment avec peu de place, pas d’espace ni de cuisine collectif, et hors de la ville où ils ont jusque là construit leur vie. Ce que monsieur Baradji ne dit pas c’est que devant leur refus, le maire a finalement fait venir les bulldozers mettant à la rue ces 300 migrants qui ont fini sous des tentes devant la mairie pour faire connaître leur situation, puis dans plusieurs squatts avant d’arriver rue du Centenaire après trois d’errance, dans un entrepôt que le propriétaire privé a contre toute attente accepté de leur louer.


      Soninkés venus du bassin du fleuve Sénégal, ces migrants maliens mauritaniens ou sénégalais avaient décidé de se battre pour préserver ce qui était essentiel à leur yeux: un mode de vie collectif où la solidarité et le partage sont centraux, où le nouvel arrivé est pris en charge, tout comme le chômeur. Ils se sont dressés pour défendre leur façon de vivre ensemble, dans la préservation des valeurs de leur culture. Avec une devise presque ironique : partager pour mieux régner.


      En décembre 2015, gentrification du bas Montreuil oblige, ces migrants ont quitté la rue du Centenaire et ont enfin obtenu ce qu’ils attendaient depuis si longtemps : un habitat au cœur de Montreuil, avenue Pasteur, construit en concertation avec eux, est désormais géré par le bailleur Habitat Est ensemble.


      Monsieur Baradji qui a soixante seize ans aujourd’hui, vit aujourd’hui entre le Mali et la France, où il vient pour se soigner et voir ses enfants qui ont fait leur vie ici. Dans le foyer du Nouveau Centre où il a encore sa chambre, il retrouve ses camarades de lutte et de vie. Son témoignage, ses mots percutants, sont un héritage précieux qu’il nous lègue en partage.

      Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

      Afficher plus Afficher moins
      1 h
    • Odyssées immigrées Aligrefm # René Depestre et Haïti
      Nov 21 2025

      Né en Haïti, René Depestre est un des grands écrivains que ce pays a donné au monde. Je vie est un roman, une grande traversée au cours de laquelle il a rencontré les plus grands, de Jean Price-Mars à Michel Leiris, de Césaire à Breton, d’Eluard à Aragon, de Che Guevara à Ho Chi Minh, en passant par Alioune Diop , George Amado et Pablo Neruda, la liste est longue des personnalités de haut vol qui ont croisé son chemin. Gênant conjointement engangement politique et création littéraire,n René Depestre s’est battu toute sa vie pour l’avénement d’un monde meilleur : une nation haïtienne libérée de la dictature, des pays du Sud déconolisés, un Cuba socialiste éclairé, un monde débarassé de l’idéologie raciale, un monde enfin, où la poésie trouve la place qui lui revient. René Depestre se dit vaincu, les révolutions ayant été dévoyées, Haïti zombifiée, le racisme encore vif et la poésie en danger. Mais le combat continue. À 83 ans, René Depestre, installé dans le Sud de la France depuis vingt-cinq ans, poursuit et l’écriture, et l’engagement. Il est plus que jamais en quête , selon ses propres mots, de l’oxygène d’une solidarité sans précédent.


      Enregistrée un mois après le tremblement de terre d’Haïti de 2010, cette émission est donc une rediffusion. Elle salue la grandeur d’un homme complet, qui aujourd’hui, à 99 ans, défie de temps en atteignant le siècle.

      Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

      Afficher plus Afficher moins
      57 min
    • Mervat, assistante franco égyptienne de Seine Saint-Denis, partie 2
      Jun 21 2025
      Voici la seconde partie de l’entretien avec Mervat, assistante familiale de Seine Saint-Denis, d’origine égyptienne. Elle nous raconte les joies et les complexités du métier encore trop mal connu qu’est l’accueil d’enfants en difficulté, généralement pour une longue période. Des enfants dont les parents, abîmés par la vie, représentent une menace ou ne peuvent momentanément s’occuper d’eux. Tout l’enjeu est de parvenir à tisser une relation dans la mesure du possible, pour le bien des enfants, nous dit Mervat. Elle tente d'aider les enfants à grandir au mieux. La compassion et la tolérance figurent parmi les valeurs qu’elle essaie de transmettre.

      Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

      Afficher plus Afficher moins
      58 min
    Aucun commentaire pour le moment