Épisodes

  • Odyssees immigrees, Mort d’El Hacen Diarra dans un commissariat parisien
    Mar 20 2026

    Dans la nuit du 14 au 15 janvier, El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, est contrôle violentemment par des policiers, face à son foyer de la rue Fernand Leger, à Paris. Quelques heures plus tard il meurt au commissariat du 20e arrondissement, où il avait été placé en garde à vue. Quelles sont les causes exactes de la mort de ce travailleur immigre ?

    Une vidéo de l’interpellation, filmée par un voisin, a fait, deux jours plus tard, le tour des réseaux sociaux. Elle montre un policier ranger son tazer (qu’il a utilisé, dira-t-il, sur la cheville d’El Hacen Diarra) et un second policier sur son corps étendu au sol, en train de lui assener deux coups de poings. On peut l’entendre en train de crier « vous m’étranglez! » . Il est de toute évidence pris de panique, le policier criant par deux fois « calme toi ! » avant qu’arrive la voiture de police qui va les conduire au commissariat.


    Dimanche 25 janvier, des milliers de personnes ont manifesté à Paris, en soutien à la famille Diarra, pour réclamer que toute la vérité soit faite sur les causes de la mort d’El Hacen Diarra. Était présent Soûlé N’Gaide, adjoint au maire des Ulis, qui a répondu à nos questions. Vous entendrez également plusieurs intervenants qui ont pris publiquement la parole ce jour là. Élu communiste de la mairie du xxe, en charge du lien avec les foyers de travailleurs migrants, Ladji Sakho y était lui aussi et a accepté de nous retrouver deux semaines plus tard parler du jeune mauritanien, qu’il connaissait bien pour avoir vécu dans le même foyer. Le président des délégués du foyer Abderahmane Sylla s’est joint à lui pour nous parler d’El Hacen qui n’était autre que son voisin de chambre. Monsieur Sylla a été à l’initiative de l’organisation d’une nouvelle manifestation le 21 février dans les rues de Paris pour réclamer justice.

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    57 min
  • Odyssées immigrées # Les Marrons des Guyanes, 20 février 2026
    Feb 20 2026
    Entretien avec le grand anthropologue américain Richard Price sur ses recherches sur les sociétés formées au Surinam ( Guyane hollandaise) et en Guyane française par les esclaves fugitifs et leurs descendants. Où sont évoqués ses livres ( Les Premiers temps, Les Marrons, L’art des Marrons, Voyage avec Tooy…) publiés chez Vents D’ailleurs. Professeur dans les meilleures universités américaines (Princeton, Yale en passant par Harvard), Richard Price est une référence dans l’anthropologie américaine consacrée aux diasporas de l’Amérique noire.

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    58 min
  • Odyssées immigrées # Sana Mohammed, réfugiée syrienne, fille d'une Palestinienne et d'un Malien
    Jan 16 2026

    Sana Mohammed est auxiliaire de vie en Ehpad à Tremblay-en-France, dans le 93, et réfugiée syrienne depuis 2012. Passée d'abord par le Liban, elle est venue avec toute sa famille rejoindre sa soeur qui vit en France. Fille d'une Palestinienne et d'un Malien, tous deux ayant connu la Nakba en Palestine en 1948, ils ont dû fuir le pays et se sont rencontrés à Damas, où ils étaient réfugiés. Son père avait traversé tout le continent africain, pour arriver finalement en Palestine, où il a vécu dans plusieurs villes dont Haïfa, la ville de la mère de Sana. Sana nous conte l'odyssée de ses parents, et la sienne propre. Comme ses parents, elle a dû fuir la guerre.


    Olivier Lacoma, acteur, lit le témoignage de vie d'Amali Guindo, ou Abdallah Mohammed, le père de Sana : récit écrit après la mort de ce dernier, par un jeune Malien l'ayant rencontré à Damas. En tant que premier Malien à Damas, le père de Sana est devenu une référence pour les Maliens venant étudier ou vivre en Syrie.


    Les choix musicaux, en dehors de la première plage et de la musique accompagnant la lecture, ont été faits par Sana Mohammed elle-même.

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    57 min
  • Odyssées immigrées Aligrefm#La longue lutte des habitants de foyers à Montreuil
    Dec 19 2025

    Il y a environ vingt ans, je rencontrai monsieur Gagny Baradji, migrant malien, au foyer du centenaire à Montreuil, en fait un vieil entrepôt derrière la rue de Paris, qu’il avait investi avec ses compagnons, et qu’ils auto-géraient depuis 1996.

    Il m’a raconté les longues années de lutte pour un logement décent dans cette ville. Après la destruction en 1980 d’un premier foyer rue Léon Gaumont en bordure de périphérique, le maire de l’époque Marcel Dufriche, a promis aux habitants la construction d’un nouveau foyer et les reloge provisoirement rue Nouvelle France, sur un terrain vague du Haut Montreuil, dans des barques de chantier en contreplaqué où ils étaient censés rester deux ans maximum. Mais le nouveau maire Jean Pierre Brard s’oppose à la reconstruction, pour lui synonyme de ghetto et leur propose quinze ans plus tard une solution censée favoriser leur intégration : les disperser en foyers-hôtels en île de France, des bâtiment avec peu de place, pas d’espace ni de cuisine collectif, et hors de la ville où ils ont jusque là construit leur vie. Ce que monsieur Baradji ne dit pas c’est que devant leur refus, le maire a finalement fait venir les bulldozers mettant à la rue ces 300 migrants qui ont fini sous des tentes devant la mairie pour faire connaître leur situation, puis dans plusieurs squatts avant d’arriver rue du Centenaire après trois d’errance, dans un entrepôt que le propriétaire privé a contre toute attente accepté de leur louer.


    Soninkés venus du bassin du fleuve Sénégal, ces migrants maliens mauritaniens ou sénégalais avaient décidé de se battre pour préserver ce qui était essentiel à leur yeux: un mode de vie collectif où la solidarité et le partage sont centraux, où le nouvel arrivé est pris en charge, tout comme le chômeur. Ils se sont dressés pour défendre leur façon de vivre ensemble, dans la préservation des valeurs de leur culture. Avec une devise presque ironique : partager pour mieux régner.


    En décembre 2015, gentrification du bas Montreuil oblige, ces migrants ont quitté la rue du Centenaire et ont enfin obtenu ce qu’ils attendaient depuis si longtemps : un habitat au cœur de Montreuil, avenue Pasteur, construit en concertation avec eux, est désormais géré par le bailleur Habitat Est ensemble.


    Monsieur Baradji qui a soixante seize ans aujourd’hui, vit aujourd’hui entre le Mali et la France, où il vient pour se soigner et voir ses enfants qui ont fait leur vie ici. Dans le foyer du Nouveau Centre où il a encore sa chambre, il retrouve ses camarades de lutte et de vie. Son témoignage, ses mots percutants, sont un héritage précieux qu’il nous lègue en partage.

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    1 h
  • Odyssées immigrées Aligrefm # René Depestre et Haïti
    Nov 21 2025

    Né en Haïti, René Depestre est un des grands écrivains que ce pays a donné au monde. Je vie est un roman, une grande traversée au cours de laquelle il a rencontré les plus grands, de Jean Price-Mars à Michel Leiris, de Césaire à Breton, d’Eluard à Aragon, de Che Guevara à Ho Chi Minh, en passant par Alioune Diop , George Amado et Pablo Neruda, la liste est longue des personnalités de haut vol qui ont croisé son chemin. Gênant conjointement engangement politique et création littéraire,n René Depestre s’est battu toute sa vie pour l’avénement d’un monde meilleur : une nation haïtienne libérée de la dictature, des pays du Sud déconolisés, un Cuba socialiste éclairé, un monde débarassé de l’idéologie raciale, un monde enfin, où la poésie trouve la place qui lui revient. René Depestre se dit vaincu, les révolutions ayant été dévoyées, Haïti zombifiée, le racisme encore vif et la poésie en danger. Mais le combat continue. À 83 ans, René Depestre, installé dans le Sud de la France depuis vingt-cinq ans, poursuit et l’écriture, et l’engagement. Il est plus que jamais en quête , selon ses propres mots, de l’oxygène d’une solidarité sans précédent.


    Enregistrée un mois après le tremblement de terre d’Haïti de 2010, cette émission est donc une rediffusion. Elle salue la grandeur d’un homme complet, qui aujourd’hui, à 99 ans, défie de temps en atteignant le siècle.

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  • Odyssées immigrées # Mervat, assistante franco égyptienne de Seine Saint-Denis, partie 2
    Jun 21 2025
    Voici la seconde partie de l’entretien avec Mervat, assistante familiale de Seine Saint-Denis, d’origine égyptienne. Elle nous raconte les joies et les complexités du métier encore trop mal connu qu’est l’accueil d’enfants en difficulté, généralement pour une longue période. Des enfants dont les parents, abîmés par la vie, représentent une menace ou ne peuvent momentanément s’occuper d’eux. Tout l’enjeu est de parvenir à tisser une relation dans la mesure du possible, pour le bien des enfants, nous dit Mervat. Elle tente d'aider les enfants à grandir au mieux. La compassion et la tolérance figurent parmi les valeurs qu’elle essaie de transmettre.

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  • Odyssées immigrées Aligrefm # Ovni, journal des Japonais de Paris et de France
    May 16 2025

    Odyssees immigrées se rend à l’espace Japon de Paris, centre culturel franco-japonais où est située la rédaction du journal OVNI, publié par les éditions Ilyfunet. OVNI est avant tout le journal de la communauté japonaise en France mais a aussi de nombreux lecteurs au Japon, férus de culture française. Mensuel gratuit, il vise principalement à présenter la France aux Japonais qui ont choisi de s’y installer, par le biais d’articles originaux, de chroniques pleines d’humour donnant envie de découvrir la culture, la cuisine, les bonnes adresses de la capitale, etc. Il fourmille de conseils pratiques et propose un service de petites annonces très utiles et très suivies.


    Miho Masuko est l’actuelle rédactrice en chef du journal, et Makoto Sato, celui qui l’a précédé, rédacteur en chef historique puisque il a tenu ce rôle pendant plus de trente ans Il nous parle également de Zoom Japon, un journal cette fois totalement en français, destinés à tous les curieux francophones de la culture nippone…


    musiques :

    " D'une rive à l'autre" , album de Sylvain (ténor sax), Kent Carter (double Bass), Itaru Oki (tp), Makoto SATO (drums) : Terra-Neuvas.

    "Bura Bura", album de Masahiko Togashi (drums), Don Cherry (pocket tp, p, voc), Steve Lacy (sax), Dave Holland (cb) : Bura- Bura et Mopti.

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  • Odyssées Immigrées, Aligrefm # Mervat, assistante maternelle
    Apr 28 2025

    Mervat est une assistante familiale franco-égyptienne. Arrivée en France en 1989, elle découvre ce métier assez mal connu qu’est l’accueil d’enfants devant être momentanément sépares de leurs parents en difficultés. Elle décide de s’y investir totalement. Mer at nous raconte son expérience et revient sur l’accueil de son premier bébé, Valérie, dont les parents étaient à la rue. Syndicaliste, elle se bat pour renforcer les droits des assistantes familiales et améliorer les conditions de çe travail à la fois éprouvant et gratifiant humainement : protéger des enfants en danger, les accompagner dans la vie et leur donner tout l’amour qu’ils méritent.





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    57 min