Épisodes

  • Odyssées immigrées Festival du film féministe 16/10/26
    Oct 16 2026

    Reportage lors de la journée de clôture du Festival du film feministe qui a lieu tous les ans au Théâtre du Garde-chasse de la ville des Lilas. Vous entendrez tour a tour :

    Charlotte Plasse, l’elue qui nous presente le festival dont elle coordonne l’organisation,


    Mounia Meddour (Papicha) marraine du festival et réalisatrice du film Malika, présenté en avant première,


    Lylia Adad, l’actrice principale de Malika,


    Josephine Tassy, l’une des autrices invitées au débat littéraire de l’après-midi


    La chorale féministe a clôt cette journée riche en émotion.

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    58 min
  • Odyssées immigrées # 18 septembre 2026 « Palestine, 1948: Nakba » de Hirokawa
    Sep 18 2026
    Le célèbre photographe et documentariste japonais Ryuichi Hirokawa nous parle de son film « Palestine, 1948: Nakba ». Il raconte son enquête étalée sur plusieurs décennies sur les villages détruits suite la « catastrophe » (« Nakba ») de 1948. À partir des ruines du village palestinien de Daliyat Al-Rawh notamment, Hirokawa est parti à la recherche des anciens habitants, remontant soixante ans d’exil et de mémoire palestinienne. Le documentaire offre un regard rare, celui d’un Japonais apportant une sensibilité et une distance journalistique précieuses sur les événements. Rediffusion d’un entretien de 2008.

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    54 min
  • Odyssées immigrées # Le Bèlè martiniquais
    Jun 19 2026

    Aujourd’hui Odysses immigrées s’ intéresse au Bele martiniquais, cet art à la fois musical, vocal et chorégraphique qui remonte au temps de l’esclavage. Un art de résistance, longtemps déconsidéré et qui depuis plus de trente ans, grâce au travail remarquable d’artistes et d’associations en Martinique comme dans l’Hexagone, est réhabilité au point d’être revendiqué aujourd’hui comme un des piliers de l’identité culturelle martiniquaise. Deux invités, qui chacun a leur manière, se sont donnés pour mission de transmettre leur passion du Bele, sont venu nous en parler :

    Avec son nouvel album, TiPiman, en duo avec le batteur Tino Berthelot, le pianiste de jazz Hervé Celcal poursuit son exploration musicale du bele et contribue à le reinventer.

    Issu d’une des plus prestigieuses familles du monde Bele, Jean-Philippe Grivaliers en est l’un des grands maîtres. En 1988, il fonde Boukan, association historique qui a contribué à transmettre cette pratique artistique en France hexagonale.

    Ces artistes font redécouvrir ce qui est bien plus qu’un art pluridisciplinaire mêlant musique, chant, danse et contes : un patrimoine riche et intense, profondément ancré dans l’histoire orale de la Martinique, qu’il contribue à transmettre. Un art inventé pour résister, consolider la communauté et célébrer la vie.


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    58 min
  • Odyssées immigrées # Rassemblement contre le racisme, Saint Denis
    May 15 2026

    Le 15 mars 2026, des le premier tour des élections municipales, Bally Bagayoko est élu maire de st denis Pierrefitte, la commune d’idf la plus importante après Paris. Aussitôt après, une polémique est lancée déformant ses propos, suivie sur les chaînes d’opinion, d’un déferlement d’injures racistes à son encontre : les grands singes, le mâle dominant ou encore les tribues primitives ont été invoqués, réactivant un imaginaire colonial rance. Comme ils l’ont exprimé dans une tribune du monde, un collectif d’élus issus de l’immigration ont eux aussi fait l’objet d’attaques virulentes. Ce racisme débridé, assumé qui s’exprime sur les plateaux de télévision a montré de manière criante la convulsion qu’a provoqué l’accès de personnes non blanches issus des quartiers populaires à des fonctions de pouvoir.


    En réaction, Bally Bagayoko a porté plainte et appelé à un grand rassemblement citoyen contre le racisme devant l’hôtel de ville et la basilique de st denis. Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées en soutien au nouveau maire. En marge des discours, des rencontres impromptues comme celle du dramaturge M'hamed Kaki, ou encore des débats qui s’engagent devant l’unique table en terrasse du café face à la mairie. Odyssees immigrees y était et a tendu son micro…


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  • Odyssees immigrees # Mort d’El Hacen Diarra dans un commissariat parisien
    Mar 20 2026

    Dans la nuit du 14 au 15 janvier, El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, est contrôle violentemment par des policiers, face à son foyer de la rue Fernand Leger, à Paris. Quelques heures plus tard il meurt au commissariat du 20e arrondissement, où il avait été placé en garde à vue. Quelles sont les causes exactes de la mort de ce travailleur immigre ?

    Une vidéo de l’interpellation, filmée par un voisin, a fait, deux jours plus tard, le tour des réseaux sociaux. Elle montre un policier ranger son tazer (qu’il a utilisé, dira-t-il, sur la cheville d’El Hacen Diarra) et un second policier sur son corps étendu au sol, en train de lui assener deux coups de poings. On peut l’entendre en train de crier « vous m’étranglez! » . Il est de toute évidence pris de panique, le policier criant par deux fois « calme toi ! » avant qu’arrive la voiture de police qui va les conduire au commissariat.


    Dimanche 25 janvier, des milliers de personnes ont manifesté à Paris, en soutien à la famille Diarra, pour réclamer que toute la vérité soit faite sur les causes de la mort d’El Hacen Diarra. Était présent Soûlé N’Gaide, adjoint au maire des Ulis, qui a répondu à nos questions. Vous entendrez également plusieurs intervenants qui ont pris publiquement la parole ce jour là. Élu communiste de la mairie du xxe, en charge du lien avec les foyers de travailleurs migrants, Ladji Sakho y était lui aussi et a accepté de nous retrouver deux semaines plus tard parler du jeune mauritanien, qu’il connaissait bien pour avoir vécu dans le même foyer. Le président des délégués du foyer Abderahmane Sylla s’est joint à lui pour nous parler d’El Hacen qui n’était autre que son voisin de chambre. Monsieur Sylla a été à l’initiative de l’organisation d’une nouvelle manifestation le 21 février dans les rues de Paris pour réclamer justice.

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  • Odyssées immigrées # Les Marrons des Guyanes, 20 février 2026
    Feb 20 2026
    Entretien avec le grand anthropologue américain Richard Price sur ses recherches sur les sociétés formées au Surinam ( Guyane hollandaise) et en Guyane française par les esclaves fugitifs et leurs descendants. Où sont évoqués ses livres ( Les Premiers temps, Les Marrons, L’art des Marrons, Voyage avec Tooy…) publiés chez Vents D’ailleurs. Professeur dans les meilleures universités américaines (Princeton, Yale en passant par Harvard), Richard Price est une référence dans l’anthropologie américaine consacrée aux diasporas de l’Amérique noire.

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  • Odyssées immigrées # Sana Mohammed, réfugiée syrienne, fille d'une Palestinienne et d'un Malien
    Jan 16 2026

    Sana Mohammed est auxiliaire de vie en Ehpad à Tremblay-en-France, dans le 93, et réfugiée syrienne depuis 2012. Passée d'abord par le Liban, elle est venue avec toute sa famille rejoindre sa soeur qui vit en France. Fille d'une Palestinienne et d'un Malien, tous deux ayant connu la Nakba en Palestine en 1948, ils ont dû fuir le pays et se sont rencontrés à Damas, où ils étaient réfugiés. Son père avait traversé tout le continent africain, pour arriver finalement en Palestine, où il a vécu dans plusieurs villes dont Haïfa, la ville de la mère de Sana. Sana nous conte l'odyssée de ses parents, et la sienne propre. Comme ses parents, elle a dû fuir la guerre.


    Olivier Lacoma, acteur, lit le témoignage de vie d'Amali Guindo, ou Abdallah Mohammed, le père de Sana : récit écrit après la mort de ce dernier, par un jeune Malien l'ayant rencontré à Damas. En tant que premier Malien à Damas, le père de Sana est devenu une référence pour les Maliens venant étudier ou vivre en Syrie.


    Les choix musicaux, en dehors de la première plage et de la musique accompagnant la lecture, ont été faits par Sana Mohammed elle-même.

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  • Odyssées immigrées Aligrefm#La longue lutte des habitants de foyers à Montreuil
    Dec 19 2025

    Il y a environ vingt ans, je rencontrai monsieur Gagny Baradji, migrant malien, au foyer du centenaire à Montreuil, en fait un vieil entrepôt derrière la rue de Paris, qu’il avait investi avec ses compagnons, et qu’ils auto-géraient depuis 1996.

    Il m’a raconté les longues années de lutte pour un logement décent dans cette ville. Après la destruction en 1980 d’un premier foyer rue Léon Gaumont en bordure de périphérique, le maire de l’époque Marcel Dufriche, a promis aux habitants la construction d’un nouveau foyer et les reloge provisoirement rue Nouvelle France, sur un terrain vague du Haut Montreuil, dans des barques de chantier en contreplaqué où ils étaient censés rester deux ans maximum. Mais le nouveau maire Jean Pierre Brard s’oppose à la reconstruction, pour lui synonyme de ghetto et leur propose quinze ans plus tard une solution censée favoriser leur intégration : les disperser en foyers-hôtels en île de France, des bâtiment avec peu de place, pas d’espace ni de cuisine collectif, et hors de la ville où ils ont jusque là construit leur vie. Ce que monsieur Baradji ne dit pas c’est que devant leur refus, le maire a finalement fait venir les bulldozers mettant à la rue ces 300 migrants qui ont fini sous des tentes devant la mairie pour faire connaître leur situation, puis dans plusieurs squatts avant d’arriver rue du Centenaire après trois d’errance, dans un entrepôt que le propriétaire privé a contre toute attente accepté de leur louer.


    Soninkés venus du bassin du fleuve Sénégal, ces migrants maliens mauritaniens ou sénégalais avaient décidé de se battre pour préserver ce qui était essentiel à leur yeux: un mode de vie collectif où la solidarité et le partage sont centraux, où le nouvel arrivé est pris en charge, tout comme le chômeur. Ils se sont dressés pour défendre leur façon de vivre ensemble, dans la préservation des valeurs de leur culture. Avec une devise presque ironique : partager pour mieux régner.


    En décembre 2015, gentrification du bas Montreuil oblige, ces migrants ont quitté la rue du Centenaire et ont enfin obtenu ce qu’ils attendaient depuis si longtemps : un habitat au cœur de Montreuil, avenue Pasteur, construit en concertation avec eux, est désormais géré par le bailleur Habitat Est ensemble.


    Monsieur Baradji qui a soixante seize ans aujourd’hui, vit aujourd’hui entre le Mali et la France, où il vient pour se soigner et voir ses enfants qui ont fait leur vie ici. Dans le foyer du Nouveau Centre où il a encore sa chambre, il retrouve ses camarades de lutte et de vie. Son témoignage, ses mots percutants, sont un héritage précieux qu’il nous lègue en partage.

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    1 h