L'essentiel à retenir : Quand on vit trop dans sa tête, on cherche souvent à comprendre ses émotions sans réussir à aller mieux. Dans cet article, nous explorons pourquoi se reconnecter à son corps est essentiel pour mieux gérer le stress, l’anxiété et la charge mentale. À travers les signaux corporels, la respiration, la conscience corporelle et des pratiques simples, il devient possible d’écouter ses émotions, retrouver de l’équilibre corps–esprit et améliorer sa santé mentale et physique au quotidien.Il y a des jours où l’on se surprend à vivre dans sa propre vie comme un passager clandestin. On avance, on répond, on gère… mais on n’habite plus vraiment son corps. Tout se passe dans la tête, comme si la pensée avait pris le relais d’une présence que l’on a peu à peu oubliée. Et c’est souvent à ce moment-là que les signaux commencent : tensions, respiration courte, cœur qui se serre, fatigue qui s’accumule, des troubles parfois diffus, comme des maux de tête ou une forme de déconnexion intérieure. Le corps parle, mais on ne sait plus très bien comment l’écouter.Alors comment se reconnecter à son corps quand on a passé des années à fonctionner en mode mental ? Comment retrouver une sensation d’équilibre, réduire ce stress intérieur qui revient trop vite, ou simplement ressentir quelque chose de plus vrai, de plus proche de soi ?Revenir au corps ne demande pas une transformation radicale. C’est un retour au présent, parfois minuscule, mais profondément nécessaire. Et surtout, c’est un chemin que l’on peut emprunter sans violence, sans performance, sans injonction, simplement en réapprenant à sentir ce qui vit à l’intérieur. Sommaire de l'article 1. Quand la tête prend toute la place et que le corps disparaît du décor2. Les sensations corporelles comme premier langage émotionnel3. Ce qu’on évite vraiment quand on évite de sentir4. Comment revenir à son corps sans violence5. Ce que la reconnexion change dans la vie de tous les jours6. Quand Lola Barrière rappelle que le corps sait avant nous7. Pour aller plus loin8. Questions fréquentes9. Retrouvez ici les liens et ressources cités dans le podcast Quand la tête prend toute la place et que le corps disparaît du décorOn ne se coupe jamais de son corps par choix. Personne ne se dit : “Je vais arrêter de sentir, ça ira plus vite.”On s’éloigne parce qu’on doit tenir. Parce qu’à un moment donné, sentir devenait trop lourd. Parce que, petit à petit, l’esprit a pris la charge que le corps n’arrivait plus à porter seul.La tête a donc pris le contrôle. Elle a essayé de comprendre, d’anticiper, d’organiser tout ce qui débordait. Et pendant un temps, elle a fait un travail remarquable. Mais le mental n’est pas conçu pour remplacer le corps. Il n’est pas fait pour tout filtrer, tout absorber, tout gérer.Notre mode de vie n’aide pas. On passe des heures assis, scotchés à des écrans, à sauter d’un appel à un message, d’une urgence à l’autre. On respire vite, on bouge peu, on enchaine les journées sans transition. Notre attention est constamment sollicitée, mais rarement tournée vers nous-mêmes. À la longue, cette surcharge peut mener à une forme d’épuisement ou de burnout.Et plus le cerveau va vite, plus la déconnexion devient facile. On pense plus vite qu’on sent. On fonctionne. On tient. Jusqu’au moment où le corps dit clairement : “Ça suffit.”Les sensations corporelles comme premier langage émotionnelLe corps ne parle pas avec des mots : il parle en sensations.En nuances minuscules.En messages qui se répètent jusqu’à ce qu’on les remarque.« Mon corps sait avant ma tête. » — Lola Barrière, psychopraticienneIl commence doucement : une tension dans la nuque, une respiration qui bloque, une chaleur soudaine, un ventre qui serre, une fatigue qui ne ressemble pas à la fatigue habituelle. On rationalise tout : “C’est le stress”, “Je dors mal”, “Ça va passer.”Mais rien de tout cela n’est anodin.Puis viennent les émotions : impression d’être loin de soi, difficultés à ressentir ce qu’on ressent réellement.On croit manquer d’équilibre, alors qu’on manque surtout d’écoute.Enfin, les comportements suivent : on évite les pauses, on remplit trop, on contrôle tout, on s’oublie. La faim devient floue, la satiété aussi. On vit en périphérie.Ces signaux ne sont pas des problèmes à résoudre. Ce sont des invitations à revenir à soi.Ce qu’on évite vraiment quand on évite de sentirSentir fait parfois bouger des choses que l’on croyait stabilisées.Le corps raconte des histoires que la tête aurait préféré oublier.Il remet en lumière des émotions qu’on avait rangées à la hâte.On confond souvent “sentir” avec “devoir changer toute sa vie”, par peur de ce que l’on pourrait découvrir sur soi, sur ses choix, ou sur ce qui ...
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