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Le Podcast pour Multipotentiels et Slasheurs

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Épisodes
  • Syndrome de l’imposteur : pourquoi il ronge les multipotentiels
    Oct 14 2026
    En 2026, on a publié le Baromètre Kmeo, à notre connaissance la première étude sur la multipotentialité en France.Quand je me suis lancé dans ce projet, très vite, je me suis posé une question.Est-ce que je suis légitime pour mener cette enquête ?Je suis pas statisticien.C'est pas mon métier.Je suis pas chercheur.Est-ce que j'allais avoir les compétences ? Est-ce que j'allais avoir la légitimité pour apporter quelque chose de sérieux ?En travaillant auprès de multipotentiels depuis autant d'années, j'observe que le syndrome de l'imposteur est un sujet qui revient très, très régulièrement. Et il y a des raisons à ça. On se juge avec les critères des spécialistesLa première raison, c'est qu'on se juge sur des critères installés dans la société depuis un petit moment. Des critères de spécialistes.Pour être légitime, il faut avoir travaillé longtemps sur un sujet.Il faut avoir des diplômes.Ces fameux diplômes.C'est pas très agréable de se dire « je suis pas diplômé ». Ou de se faire refuser l'accès à un poste par manque de diplôme.Quand tu ne peux justifier ni d'une durée sur un domaine en particulier, ni d'un diplôme, tu ressens déjà de l'illégitimité. Et tu en souffres.Pour moi, l'erreur est là : on juge la profondeur de notre savoir sur un domaine, plutôt que de voir la largeur que notre parcours en zigzag nous a apportée. À force de s'intéresser à de nombreux domaines, on développe un regard différent. Notre capacité à faire des liens peut nous amener à dégager des idées très originales.Moi, ce que j'observe, c'est qu'on n'apporte pas la même chose qu'un spécialiste. Et c'est tant mieux. Ça ne fait pas de nous des gens moins légitimes pour travailler sur un sujet.On pense ne rien avoir à apporter quand on débuteIl y a une autre raison. Quand on a un profil comme ça, on s'intéresse à énormément de choses, on aime apprendre. Donc souvent, on se retrouve en position de débutant.Et on a vite fait de se focaliser là-dessus. Je débute quelque chose, donc j'ai rien apporté. Sur ce domaine-là, j'ai pas un savoir immense.Sauf que le fait d'être débutant régulièrement nous fait passer cette étape très rapidement. On arrive facilement à apprendre et à savoir beaucoup dans un domaine, en plus en allant piocher dans les liens et les savoirs d'autres domaines.Combien de fois j'ai entendu des personnes de notre Kommunauté dire :« Moi, j'ai rien apporté. Ça fait qu'un an que je fais ça. »Ou deux ans.Et quand tu vois le niveau qu'elles ont atteint en si peu de temps… Surtout, elles se comparent à des gens qui font ça depuis vingt ans, trente ans. Alors qu'elles sont déjà capables d'enseigner à des gens qui commencent réellement. De partager beaucoup de choses qu'elles ont apprises, qu'elles ont découvertes.Ce que le Canada m'a appris sur la légitimitéJ'ai habité un peu plus d'un an au Canada. Quand je suis arrivé là-bas pour travailler dans le marketing et la communication, on m'a rapidement donné ma chance. On m'a dit :« OK, vous n'avez pas forcément travaillé exactement dans ce domaine-là. Vous avez travaillé en marketing et communication, dans d'autres secteurs. Mais vous avez des compétences transférables. »On m'a donné la possibilité de travailler dans une belle équipe, sur divers sujets.Quand je suis rentré en France et que j'ai postulé, on m'a dit :« C'est marrant, vous avez une super expérience. Mais vous n'avez pas le diplôme qu'il faut. »Parce que moi, j'ai un master en informatique.C'est vraiment une question de critères, cette légitimité. Suivant là où tu te situes, les critères de légitimité ne sont pas les mêmes. En France, c'est vrai que pendant de nombreuses années, on s'est focalisé sur le diplôme : est-ce que tu as étudié dans ce domaine pour qu'on te donne ta chance ? Et quand tu es multipotentiel en France, l'image que ça te renvoie, c'est que tu n'es pas légitime si tu n'as pas ce diplôme, ou si tu n'as pas travaillé depuis des années dans ce domaine.Le syndrome de l'imposteur peut avoir un côté sain…Pour le Baromètre, la question que je me suis posée, c'est : est-ce qu'il faut forcément avoir une certaine légitimité pour travailler sur un sujet ?J'aurais pu m'arrêter à cette première pensée : « je suis pas chercheur, donc je peux pas mener ce projet ». J'aurais aussi pu me dire que mon envie d'apporter des informations là où il en manque suffisait, et ne rien vérifier de plus.Ce que j'ai fait, c'est essayer de comprendre d'où il venait, ce sentiment d'imposture. Est-ce que je me sentais pas assez confiant sur certaines compétences, certaines données ? Est-ce que j'avais l'impression de tenir un discours qui n'est pas vérifié par la science ? Dans ce cas, j'avais besoin d'aller chercher ce que dit la recherche avant de m'exposer en public. À ce moment-là, c'est tourné vers l'action.Alors je me suis formé, pour voir comment ...
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    11 min
  • EP 56 – Arrête de chercher des idées de business – Adrien Chaouch
    Aug 18 2026
    Adrien a passé dix ans dans la tech, product manager pour des logiciels d'hôtellerie.Il y a deux ans, il a tout quitté pour monter une agence de production vidéo. Il est aussi papa d'un garçon de 5 ans, et quand je lui demande comment il se présente, il répond qu'il essaie d'être le meilleur entrepreneur et le meilleur papa possible (le programme est chargé, on est d'accord).Ce qui l'a poussé dehors, ce n'est pas l'ennui. C'est cette phrase, qu'on entend beaucoup chez nous : il avait l'impression de se suradapter, de ne pas pouvoir être lui-même dans son travail. Il aimait ce qu'il faisait. Le contexte, lui, ne lui allait plus.Il ne connaissait pas le terme multipotentiel avant qu'on se croise dans le même espace de coworking. Et aujourd'hui encore, il n'est pas certain d'en être un.En revanche, il sait très bien quelles sont les deux choses qui reviennent chez lui à chaque fois. Il n’arrive pas toujours à tenir une décision dans la durée, même lorsqu’il sait qu’elle devrait être sa priorité. La seconde, c'est qu'il est incapable de répondre à la question qu'on pose à tout créateur de contenu : c'est quoi ta niche ?On a passé une heure là-dessus. Voilà ce qu'il en ressort.À retenir Sur la niche : il n'en a pas une, il en a trois ou quatre, et c'est leur mélange qui fait son style.Son métier réel n'est pas de filmer. C'est de diriger une entreprise et de changer de casquette plusieurs fois par jour.Il considère son entreprise comme un Pokémon plutôt que comme son bébé, et ce détachement lui permet d'encaisser les refus.La motivation n'est jamais constante : elle s'entretient, par vagues.Faut-il vraiment se trouver une niche ?« Tout a déjà été fait. La vraie différence, c'est comment toi tu vas l'exprimer. » - Adrien Chaouch, entrepreneur, vidéaste, fondateur d'une agence de productionC'est la question qu'on pose à tout créateur de contenu, et celle sur laquelle Adrien bloque depuis deux ans. Sa réponse tient en deux temps, et les deux comptent.D'un côté, il est convaincu par l'idée que la niche, c'est toi. Il prend l'exemple de Christopher Nolan : avant son Batman, il y en avait déjà des tonnes. Ce qui a fait Nolan, c'est sa sauce à lui.De l'autre, il reconnaît la valeur d'une spécialité repérable. Quand on l'appelle pour un projet sport, c'est aussi parce qu'il connaît les marques, les tendances, les athlètes...Et c'est là que sa réponse devient intéressante pour nous. Il n'a pas une niche, il en a trois ou quatre, et c'est le mélange qui fait son style. Dans son cas, l'image de sport et l'image corporate. Sa vraie question n'est donc pas laquelle choisir, mais comment les faire tenir ensemble dans un pitch qui reste lisible pour un client. Ça ne te rappelle rien ? C'est le même exercice que quand quelqu'un te demande en soirée ce que tu fais dans la vie et que tu dois te présenter sans réciter ton CV."Je ne suis pas vidéaste, je suis chef d'entreprise"C'est la réalisation qui lui est tombée dessus quelques mois après s'être lancé. Son métier n'est pas de filmer. Son métier, c'est d'être en même temps son directeur commercial, son directeur marketing et son chef de produit, et de changer de casquette trois fois avant le déjeuner.Sur le papier, c'est le terrain de jeu rêvé pour quelqu'un qui aime tout faire. Dans les faits, ça t'envoie direct en face de ta capacité à trancher.Parce que dans le salariat, on est souvent libre à l'intérieur d'un cadre : quelqu'un d'autre a déjà décidé des priorités, des horaires, des objectifs. Quand ce cadre disparaît, la première question devient "par où je commence", et il n'y a plus personne pour te dire si c'est le bon choix. Chaque arbitrage te ramène au même endroit : choisir, c'est renoncer.Ton entreprise n'est pas ton bébé, c'est ton PokémonJe lui demandais s'il voyait un parallèle entre créer une boîte et devenir parent. Sa réponse : pas vraiment. Il voit plutôt son entreprise comme un Pokémon. Le but numéro 1, c'est de pouvoir continuer à jouer. Le but numéro 2, c'est de le faire grandir.Je lui ai répondu que quand je pense à mes filles, je me dis aussi parfois que ce sont un peu des Pokémon. Avec ton enfant, tu construis un amour qui se veut pour toujours. Avec ta boîte, Adrien s'autorise le détachement : il fait tout pour qu'elle marche, et si demain elle s'arrête, il n'y a pas mort d'homme. C'est ce détachement qui lui permet d'envoyer un devis sans que sa vie entière soit en jeu à chaque fois. Le métier consiste aussi à se prendre dix non dans la gueule et à continuer d'en chercher.Tenir quand on a envie de tout testerUn matin, Adrien s'assoit devant son ordinateur. Il sait exactement ce qu'il doit faire : deux mois de prospection, 50 % de son temps, c'est le calcul qu'il a posé lui-même, en connaissance de cause. Et puis il se dit "bon, je fais juste un peu de montage". Puis "juste un petit peu de ça". À midi, sa journée ...
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    Moins d'une minute
  • EP 55 – Les atypiques du cerveau et le coût invisible de l’adaptation – Mélodie Ardouin
    May 14 2026
    On parle de plus en plus de neurodiversité, et c'est une bonne chose.Mais entre les raccourcis, les clichés, les contenus approximatifs et les discours très polarisés, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.Certaines personnes découvrent enfin des mots qui les soulagent.D’autres se sentent encore plus perdues au milieu de toutes les étiquettes.Et beaucoup continuent à vivre un décalage qu’elles ressentent très fort, sans toujours réussir à l’expliquer clairement.Dans ce nouvel épisode du podcast, on a eu le plaisir d’échanger avec Mélodie Ardouin, autrice du livre Les atypiques du cerveau .On y parle notamment :de ce que change le fait de mieux comprendre son fonctionnementdu coût parfois invisible de la suradaptation et du maskingdes femmes neurodivergentes, encore trop souvent sous-diagnostiquéesdu rôle énorme que joue l’environnement, notamment au travailet de la manière dont on peut parler de ses besoins sans forcément se réduire à une étiquetteCe qu’on a particulièrement aimé dans cet échange, c’est qu’il ne tombe ni dans les caricatures, ni dans les oppositions un peu faciles.On ne parle pas ici de “superpouvoirs” d’un côté et de “handicap pur” de l’autre.On parle de nuances, de compréhension de soi, d’énergie, de besoins, et de ce qu’on paie parfois en silence pour avoir simplement l’air de bien fonctionner.C’est un épisode qui pourra parler :aux personnes concernées directementà celles qui se posent des questions sur leur fonctionnementaux prochesaux managerset plus largement à toutes celles et ceux qui veulent mieux comprendre ce que recouvre réellement la neurodiversitéSi ces sujets résonnent avec toi, tu peux écouter l’épisode en vidéo ou en podcast. Es-tu prêt.e à nous rejoindre ? Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre #projet1000K ! Passe le quiz ! Es-tu prêt.e à nous rejoindre ? Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre #projet1000K ! Passe le quiz ! Retrouvez ici les liens et ressources cités dans le podcastPage Linkedin de Mélodie ArdouinSon site internet
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    48 min
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