Épisodes

  • Juste Un Sourire
    Jan 6 2026
    Aujourd’hui, cette émission n’a pas envie de rire. Non. Bon, elle n’a pas non plus envie de pleurer, pas du tout. Elle est joyeuse, détendue, amusée, réservée aussi, intriguée… bref, elle sourit. C’est léger, à peine visible, un peu mystérieux. Qu’est-ce qui la fait sourire ? Pas l’époque, un peu sombre, pas forcément la période, la joie pure et enfantine de Noël appelle davantage le rire franc et la frénésie des fêtes, elle, ne prête pas toujours à sourire, dans la file d’attente pour faire emballer ses achats. Non, ce qui nous fait sourire ici, ce sont les chansons. Ce sourire quand un titre que l’on adore arrive dans nos écouteurs parce qu’on a mis notre playlist en mode shuffle (Victor, je ne sais pas ce que ça veut dire, je suis obligé de traduire : lorsque notre liste de titres préférés en mode aléatoire), ce sourire sur les visages soudain dans la voiture ou en soirée (oh, celle là je l’adore) et nos sourires à nous trois ici, autour de cette table, lorsqu’on découvre dans les casques une chanson géniale que l’on ne connaissait pas. Alors comment les chansons elles-mêmes parlent-elles de ces sourires ? Parce que vous l’avez compris, cher.es auditeurices, cette émission croit fermement que les chansons ont leur vie propre et qu’elles peuvent donc, peut-être, nous sourire en retour.
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    53 min
  • Juste dans la Forêt
    Dec 10 2025
    Aujourd’hui, l’émission a des bottes (où des chaussures imperméables, enfin sauf Victor qui ne renonce pas à ses sneakers), elle marche sous des frondaisons mordorées qui obscurcissent le ciel, et ça fait un bruit si caractéristique de brindilles et de feuilles piétinées (oh Hélène, attention, une grosse chenille orange !). La mousse recouvre la face nord des troncs, des animaux se devinent dans les taillis. On entend le fouissement des hardes de sangliers, le gambadement des chevreuils, le hululement des oiseaux des bois (ouh ouh…). “oh, une biche” dirait Suzanne Pujol. Surtout, ça sent bon ! Ca sent l’humus, le bois humide, le chien mouillé et le champignon tout mou.
    Nous nous enfonçons encore davantage dans la futaie et apparaît le paysage des contes : la maison de Hansel et Gretel, le semis régulier des cailloux blancs, la tanière de l’ogre. Et d’un coup la magie se rompt : des randonneurs avec des bâtons de marche nordique nous coupent le chemin, des adeptes du trail, entièrement vêtus de tissus techniques voyants passent en trombe et l’on devine les bribes des paroles qui s’échappent de leurs écouteurs sans fils (Victor dirait leurs pods). Mais quelles chansons écoutent-ils ? Ont-ils téléchargé la playlist officielle de l’ONF ? Est-ce une compilation qui alterne Anne Sylvestre, Ronny Wood et Marie Laforêt ? (et a-t-on encore le droit de faire des jeux de mots nuls dans le fond des forêts ? Autant de questions qui se posent alors que les Français n’ont jamais été aussi nombreux (92 %) à plébisciter la balade en forêt du dimanche comme loisir de prédilection. Nous entrons dans les bois et toutes ces pistes s’ouvrent à nous, comme autant de sentiers balisés par des petites marques de couleurs sur les troncs, il faudra y répondre en fredonnant car il ne s’agit après toute que de … juste une chanson (oh, un écureuil !)
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    1 h
  • Juste en Bleu
    Oct 15 2025
    Aujourd’hui, cette émission parle d’une couleur, celle que tout le monde aime, celle qui apaise et qui repose, celle qui ne signale ni deuil ni danger, celle qui assure même le bonheur des mariages pour peu qu’elle soit associée à quelque chose de vieux (ici, ça pourrait être moi), de neuf (le plaisir toujours intact de se retrouver pour une nouvelle saison) et quelque chose d’emprunté (les micros de Victor ? la cuisine d’Hélène ?). Bref, aujourd’hui tout est bleu. Pourtant, le lien avec la chanson n’est pas forcément dans l’évidence du nombre de titres et de paroles qui nomment cette couleur. Il est aussi dans une lettre envoyée il y a 265 ans à Sophie Volland par Diderot qui lui écrit : “C'est une chose singulière que la conversation, surtout lorsque la compagnie est un peu nombreuse. Voyez les circuits que nous avons faits ; les rêves d’un malade en délire ne sont pas plus hétéroclites. Cependant, comme il n’y a rien de décousu ni dans la tête d’un homme qui rêve, ni dans celle d’un fou, tout se tient aussi dans la conversation ; mais il serait quelquefois bien difficile de retrouver les chaînons imperceptibles qui ont attiré tant d’idées disparates. Un homme jette un mot qu’il détache de ce qui a précédé et suivi dans sa tête ; un autre en fait autant, et puis attrape qui pourra. Une seule qualité physique peut conduire l’esprit qui s’en occupe à une infinité de choses diverses. Prenons une couleur, le jaune, par exemple : l’or est jaune, la soie est jaune, le souci est jaune, la bile est jaune, la paille est jaune ; à combien d’autres fils ce fil ne répond-il pas ? La folie, le rêve, le décousu de la conversation consistent à passer d’un objet à un autre par l’entremise d’une qualité commune.” Le jaune, le bleu, le rêve, le décousu de la conversation et le plaisir de n’écouter que… juste une chanson
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    1 h et 6 min
  • Juste la Flemme
    Jul 8 2025
    Aujourd'hui, cette émission éprouve une drôle de sensation, faite de torpeur, de tranquillité, d’apathie, peut-être de mollesse. Il fait chaud, certes, mais ce n’est déjà plus la canicule des jours précédents. C’est les vacances, d’accord, mais il y a quand même des choses à faire. Il faudrait bien ranger un peu tout ce qui s’est accumulé pendant une année de labeur. Oui, bien sûr, mais on a la flemme. La flemme, l’envie de pas, le pas envie… Pfff, pas maintenant, plus tard, ou pas… trop fatiguant, et puis pourquoi, c’est bon, là, ça ira bien, de toute façon… A tel point que j’ai même hésité à faire cette introduction parce que ça va, se fatiguer à trouver des idées pour annoncer le thème, écrire des phrases, chercher des références, quel effort ! et au final, pour retomber sur une phrase qui conclut que tout cela, ce n’est rien que … Juste Une Chanson !
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    53 min
  • Anatomie d'un Juc
    Jun 15 2025
    Aujourd’hui, Juste Une Chanson est pleinement décidé à remplir sa mission de service public. Avec la fin du printemps (mais le début des beaux jours, enfin !) arrive la saison des examens universitaires, des partiels et des concours ; c’est valable pour pour tout le monde et donc aussi pour les étudiants en médecine (1ère année et internat), les kinés, les candidats au poste de sculpteurs sur cire du musée Grévin et les thanatopracteurs. Or, vous le savez, et les spécialistes des sciences de l’apprentissage nous le confirment : on apprend bien mieux en chansons. Couplets, refrains, mélodie : rien de tel pour mémoriser et apprendre par cœur. JUC se fait donc un plaisir aujourd’hui de vous proposer des titres (Victor dirait des tracks) qui vont vous permettre de retenir les tendons du bras et de la main, les muscles de l’épaule et les os du pied (métatarsiens, astragale et calcanéum). Une heure d’émission autour de l’anatomie et du plaisir de la liste, sous le haut patronage de Clément Marot, qui, sous le soleil de Ferrare, inventa le blason du corps féminin, une émission pendant laquelle nous allons fredonner de la cheville aux oreilles, du front aux genoux et faire de toutes ces parties un tout idéal et grotesque, amusant et séduisant qui ne sera jamais, au final, que… Juste Une Chanson !
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    1 h
  • Juste un Adieu
    May 29 2025
    Il faut avant tout rassurer nos auditeurices : les adieux d’aujourd’hui sont le thème de notre émission, et non un message, un vœu ou une décision définitive. Comme dire adieu en chanson, comment les chansons prennent-elles à leur charge le dernier des au-revoir, les paroles de la séparation, ou, pour poser la question de façon plus juc-ienne : quelle chanson pour dire adieu ? Facile, il y a plus d’exemples et vertigineux, il y a trop de possibilités. Une solution : articuler ensembles, deux objets de la culture populaire qui résonnent si souvent, les chansons et les séries. Car franchement, qui n’a pas eu le cœur serré devant un épisode de sa série préférée, lorsqu’un personnage que l’on aime, qui porte tous nos espoirs, qui nous ressemble, s’en va et dit adieux, change de métier et de ville, change de vie ou meurt (ou alors, l’acteur qui l’incarne demande une trop grosse augmentation de son cachet pour la saison suivante et son personnage disparaît) ?
    C’est ainsi une reprise du Time after Time de Cindy Lauper par Tuck & Patti qui permet aux spectateurs de dire adieu aux personnages de Dawson (même si je préfère l’épisode avec la reprise de Fields of Gold).
    C’est l’inoubliable version au ukulele de What a wonderful world et la voix si douce d’Israel Kamakawiwo’ole, presque trop douce pour cacher nos sanglots lors de la mort du docteur Greene dans Urgence.
    Jusqu’au dernier adieu, le plus bouleversant de la fiction télé, celui de tous les membres de la famille Fischer, les uns après les autres, vieillissant et disparaissant dans les dernières minutes du dernier épisode de 6 feet under, pendant que Sia chante “Breathe Me”
    Des gens s’en vont pour toujours et quelqu’un chante, et ses paroles, cette mélodie, ces intonations ne seront finalement plus jamais, pour nous, Juste Une Chanson !
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    1 h et 9 min
  • Juste un Enfer
    Apr 17 2025
    aujourd'hui, cette émission est désorientée : qu’est-ce que cette pièce ? un salon, avec des meubles de style second empire (ce n’est pas ce que je préfère) ? mais il n’y a pas de fenêtres ? Et qui êtes-vous ? Pourquoi sommes-nous ici tous les trois ?
    Inès : “Je vois. Pour qui jouez-vous la comédie ? Nous sommes entre nous.”
    Estelle : “Entre nous ?”
    Inès : “Nous sommes en enfer, ma petite, il n'y a jamais d'erreur et on ne damne jamais les gens pour rien.”
    Estelle : “Taisez-vous.”
    Inès : “En enfer ! Damnés ! Damnés !”
    Garcin, : “Est-ce que vous vous tairez ?”
    Inès : “Ha ! Attendez ! J'ai compris, je sais pourquoi ils nous ont mis ensemble.”
    Garcin : “Prenez garde à ce que vous allez dire.”
    Inès : “Vous allez voir comme c'est bête. Bête comme chou ! Il n'y a pas de torture physique, n'est-ce pas ? Et personne ne doit venir. Personne. Nous resterons jusqu'au bout seuls ensemble. C'est bien ça ? En somme, il y a quelqu'un qui manque ici : c'est le bourreau.”
    Estelle : “Qu'est-ce que vous voulez dire ?”
    Inès : “Le bourreau, c'est chacun de nous pour les deux autres.”

    Bon, n’abusons pas des bonnes choses, cette adaptation en théâtre amateur de Huis Clos doit suffire à faire comprendre à nos auditeurs ce qui se passe : JUC est en Enfer, enfin, JUC évoque l’Enfer en chanson. et donc évidemment s’ouvre sous les pieds de nos vaillants animateurices et de nos auditeurices des gouffres immenses : les paroles qui décrivent l’enfer (mais qui en serait alors revenu ?), des musiques démoniaques, des mélodies diaboliques, des ritournelles dont l’écoute serait un supplice diaboliques ou, au contraire, un moyen de survivre dans l’enfer moderne ?
    Bref, théologie et métaphysique, désert glacé, supplices dantesques et thermostat déréglé : tout cela en 3’ 50” trois couplets et deux refrains : le garçon d’étage de Jean Paul Sartre ne répondra pas à vos questions inquiètes mais nous, on veut bien vous rassurer : vous êtes dans… Juste Une Chanson !
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    1 h et 4 min
  • Juste Une Tendresse
    Jan 29 2025
    Aujourd'hui, cette émission voudrait savoir : ça va les Loulous ? Vous avez passé de bonnes fêtes ? Vous avez pu passer du temps avec ceux que vous aimez ? Vous voulez qu’on se prenne un peu dans les bras avant de commencer l’émission (Victor dirait : “vous voulez pas qu’on fasse un hug ?”) ? Attention à ne pas renverser le plateau avec les tasses de chocolat chaud et les biscuits à la cannelle. Attends Hélène, je réajuste ton plaid. Victor, tu veux un autre coussin ? Et les chats, ça va au coin du feu ?
    Oui, je sais, j’ai l’air un peu niais mais c’est parce que nous avons décidé de finir l’année en chansons et en tendresse. Et ces deux mots sont si souvent associés. Évidemment dans des chansons d’amour qui relient tendresse et sentiment, parfois pour les opposer ou pour faire de l’un le succédané de l’autre, mais pas seulement. En 1980, Elton John, star planétaire du glam rock, tombe tellement amoureux d’une chanson française qu’il la reprend à la télévision (chez MIchel Drucker) et cette chanson dit “J'veux qu'on s'aime / J'veux plus qu'on me blesse / J'veux d'la tendresse /J'veux du ciel bleu toujours toujours / J'veux des enfants plein ma maison / Des guitares des rires des chansons”. Car tout le monde en veux, de ce “Sentiment tendre d'amitié, d'affection, d'amour qui se manifeste par des paroles, des gestes doux et des attentions délicates.” Ca tombe bien, en ce début d’hiver gris et mou (même pas froid), c’est cela que l’on veut : des gestes doux, des attentions délicates, et finalement, juste une ou deux chansons.
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    59 min