Épisodes

  • #108- Florent Audibert – À la tête du Domaine de La Courtade, les pieds dans la terre (Partie 1/2)
    Nov 5 2026

    Florent est fils et petit-fils de vignerons, de paysans plus exactement, corrige-t-il. Il reprend les rênes du Domaine de La Courtade en 2015 à la suite d’Henri Vidal et Michel Couturier, Domaine créé en 1983 au cœur de Porquerolles.

    Il grandit à Bandol, dans une famille où la vigne et la terre occupent une place centrale. De ses grands-parents maternels, horticulteurs et vignerons, il garde le goût du travail de la terre et un certain pragmatisme paysan. De son père, qui a dirigé pendant près de 45 ans les vignes du Château de Pibarnon, il hérite de la rigueur, du sens de l’organisation et d’une certaine exigence. Sa mère, éducatrice spécialisée, lui transmet le goût des autres et de la relation.

    Après des études à l’École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, dont il est diplômé en 2011, puis un Diplôme National d’Œnologue obtenu en 2012, Florent fait ses premières armes en recherche et développement chez Moët & Chandon et à l’Institut Français de la Vigne et du Vin. Il revient ensuite à la production et en Provence, où il prend la direction de deux domaines à La Londe et Pierrefeu, avant d’arriver à La Courtade en 2015.

    Il découvre alors un domaine en pleine transformation, avec beaucoup à reconstruire. Dix ans plus tard, il revendique toujours une approche à taille humaine et une ambition simple : faire des vins « lisibles, justes », qui expriment le lieu et le terroir de Porquerolles. Agriculture biologique, biodynamie, influence de la mer, fraîcheur, tension et minéralité sont au cœur de sa vision, avec la volonté de faire évoluer La Courtade sans perdre ce qui fait son identité.

    Avec Florent, nous avons parlé de paysannerie, de rigueur et de passion, de son arrivée à La Courtade et des défis qu’il a dû relever. De la singularité du terroir de Porquerolles, de sa vision pour le Domaine, et de cette articulation assez unique entre vin, art, gastronomie et œnotourisme. Et puis, plus concrètement, de climat, de sangliers, de fraîcheur, de tension, de minéralité… et de justesse.

    Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça.

    Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la première.

    Retrouvez ici l'article et toutes les notes de l'épisode


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    59 min
  • Dédé Mayou, pêcheur poète porquerollais - Hommage
    Oct 10 2026

    Dédé Mayou, une voix de Porquerolles

    Dédé Mayou nous a quittés. Mais il nous reste sa voix, ses chansons, ses souvenirs et cette liberté farouche qui faisait de lui un personnage à part.

    Enfant de l’île, poète libertaire, il racontait un Porquerolles aujourd’hui disparu, peuplé de figures singulières, d’histoires extraordinaires et de souvenirs précieux.

    Je republie cet entretien pour entendre Dédé raconter son île, retrouver son regard sur le monde et faire vivre, encore un peu, ce paradis perdu de son enfance.

    Parce que certaines voix ne s’éteignent pas tout à fait. Elles continuent de résonner dans les lieux qu’elles ont aimés...

    ----------------

    « Je suis un libertaire, j’ai besoin de liberté. J’aime que les gens ne se ressemblent pas tous. Avant il y avait des gens avec des histoires à dormir debout. Aujourd’hui, c’est l’uniformité, il n’y a plus de Caractères, de personnages à part.»

    L’invité que je reçois cette semaine est poète, enfant de l’île, et il raconte dans ses chansons l’île éphémère, le paradis perdu de son enfance. Sa famille est arrivée à Porquerolles à la fin du 19è siècle, de l’île de Ponza au large de Naples. Né André Goglia, tout le monde ici le connaît sous le nom de Dédé Mayou. C’est une personnalité de Porquerolles.

    Aîné d’une fratrie de 3 enfants, il a grandi et a passé toute sa vie à Porquerolles, exerçant en tant que pêcheur et bateau taxi. Il compose et interprète des chansons, accompagné de sa guitare dans la lignée des chanteurs à textes, Brel, Brassens Ferré ou Ferrat.

    Avec Dédé on a remonté 80 années de souvenirs insulaires, parlé de la guerre, du romantisme des bois, de personnages, de chansons, du fort de la Repentance et de liberté. Avec lui, célébrons l’éphémère et la poésie, écoutez l’île éternelle de son enfance.

    L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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    1 h et 3 min
  • #La bourride de Michèle – une cuisine d’inspiration
    Oct 1 2026

    « Pour moi la cuisine c’est de la création, de l’inspiration, une façon de faire plaisir et d’aimer les gens et de leur montrer, de partager une convivialité »

    Michèle vit sur l’île depuis plus de soixante ans. Elle s’est beaucoup investie dans la vie locale : elle a notamment tenu la Villa Sainte-Anne, alors appelée Satanas, pendant trois ans, créé l’association Les Arts Verts, occupé les fonctions d’adjointe spéciale, et tenu une boutique de vêtements.

    On la connaît aussi à Porquerolles pour ses talents artistiques — le dessin, la peinture — et pour sa cuisine.

    Car Michèle cuisine comme elle compose un tableau : à l’inspiration, sans jamais suivre à la lettre une recette. Elle aime la cuisine généreuse, celle qui a du goût et qui laisse un souvenir.

    Pour cet épisode, elle a choisi de nous présenter sa recette de la bourride. Mais il était difficile de s’arrêter à un seul plat… Les gourmands se réjouiront des nombreuses astuces et des autres recettes qu’elle partage au fil de la conversation.

    Avec Michèle, nous avons parlé de bouillon, de fumet de poisson, de lotte, d’huile d’olive et d’ail.
    Nous avons parlé aussi de bouillabaisse, d’omelette norvégienne, de beignets d’ortie de mer, de brouillade d’asperges sauvages, d’oronges…

    Et puis, plus largement, de la cuisine comme terrain de liberté — de sa désacralisation, et du plaisir de créer.

    Retrouvez des photos et les notes de l’épisode ici.

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    30 min
  • #La daube de sanglier d’Yves — La cuisine des grandes tablées
    Sep 17 2026

    D’origine sarde, Yves vit à Porquerolles depuis une trentaine d’années. Maçon de métier, il est aussi vice-président de l’association Vivre à Porquerolles. Passionné de jardinage, il est connu sur l’île comme un bon vivant.

    Son goût pour la cuisine lui vient de sa famille. De son père et de son grand-père, qui organisaient régulièrement des repas à thème : cuisine italienne avec les raviolis à la ricotta, cochons de lait grillés, poissons, langoustes…
    Et du côté de son grand-père normand, terrines, pâtés et tripes.

    À Porquerolles, l’association Vivre à Porquerolles organise de nombreux événements festifs, souvent autour de grandes tablées. Daube de sanglier, canard aux olives, paella… Yves est souvent aux fourneaux.

    Pour cet épisode, il a choisi de nous présenter un plat qui remporte toujours un grand succès : sa daube de sanglier.

    Avec Yves, nous avons parlé de cochon sauvage, de de chasse, de marinade au vin blanc, d’écorce d’orange et de chocolat noir. Nous avons parlé aussi du Parc national, des jardins partagés sur l’île, et de cette cuisine qui rassemble et fédère.

    Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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    16 min
  • #La tapenade de Marie-Joséphine – une cuisine entre sobriété et partage
    Sep 3 2026

    Marie-Joséphine est une figure engagée de la vie porquerollaise. Correspondante pour Var Matin, vice-présidente de Lire à Porquerolles, présente à la bibliothèque de l’île, membre du CIL… elle fait partie de celles et ceux qui font vivre le tissu local, au quotidien.

    Avec la cuisine, son lien est plus complexe. Presque ambivalent. Un « je t’aime, moi non plus » qui prend racine dans son enfance, au Burkina Faso — alors Haute-Volta.

    « Le petit déjeuner était constitué des restes de la veille… quand il y en avait. »

    Le manque, d’abord. Et puis, avec le temps, une forme de conscience.

    Aujourd’hui, Marie-Joséphine a fait le choix de ne prendre qu’un seul repas par jour. Un choix réfléchi, assumé, qui s’inscrit dans une recherche plus large de sobriété : « On vit dans une société où l’on mange beaucoup trop au regard de l’exercice physique que l’on produit. »

    Mais cette distance avec la nourriture ne l’éloigne pas de la cuisine. Au contraire.
    Elle continue de cuisiner pour les autres, avec générosité, avec attention. Comme une manière de donner.

    Dans cet épisode, elle partage avec nous sa recette de la tapenade. Une recette en apparence simple, mais exigeante dans le choix des ingrédients : olives noires non dénoyautées, câpres, anchois, huile d’olive, ail, thym…Et puis sa signature : une touche sucrée — figue, raisin sec ou pomme — qui vient équilibrer, surprendre, révéler.

    Avec Marie-Joséphine, nous avons parlé de manque et de transmission, de “pifomètre” et de liberté en cuisine, d’apéritifs partagés, d’aïoli, de légumes du Pacifique comme le taro, de lait de coco… et même de pavlova.

    Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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    22 min
  • # La soupe au pistou de Laura – le goût des saisons et du partage
    Aug 20 2026

    Laura vit à Porquerolles depuis dix ans. Passionnée de cuisine depuis l'enfance, elle a grandi dans une famille où l'on faisait attention aux produits, aux saisons et au plaisir d'être ensemble autour de la table. Aujourd'hui, elle organise des visites œnotouristiques pour le domaine de La Courtade et a ouvert sa propre épicerie de produits locaux sur l'île, « Chez Laura ».

    Pour Laura, la cuisine est une joie quotidienne. Elle pense aux repas à venir, flâne sur les marchés, se laisse inspirer par les produits qu'elle découvre et aime plus que tout partager ses trouvailles avec ceux qu'elle reçoit. « J'aime manger, j'aime que les gens qui viennent à ma table apprécient, j'aime faire goûter des produits. Pour moi, c'est la vie, en fait. »

    Dans cet épisode, Laura nous transmet l'une des recettes emblématiques de son histoire familiale : la soupe au pistou de sa maman. Une recette généreuse, précise et profondément méditerranéenne, qu'elle nous livre pas à pas.

    Avec Laura, nous avons parlé de transmission, de produits de saison, de marchés, de terroirs, d'accords mets-vins, de voyages, de paella au feu de bois et de chili con carne.

    Retrouvez des photos et les notes de l’épisode ici.

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    26 min
  • #Leina Sato, apnéiste et activiste, de Hawaï à Yakushima
    Aug 6 2026

    Découvrez cette semaine le puissant témoignage de Leina Sato, franco-japonaise, apnéiste, activiste, passionnée par la communication avec les cétacés, baleines, dauphins, ou requins sauvages.

    Leina a tourné dans le documentaire d’Anne Paris et Jan Kounen intitulé Mère Océan, une immersion à la rencontre des cétacés pendant ses derniers mois de grossesse dans l’attente de son premier enfant jusqu’à sa naissance.

    Après une enfance, adolescence entre Paris et Hawaï, elle est aujourd’hui installée à Yakushima avec ses 2 enfants où elle est engagée en tant qu’activiste dans la sensibilisation de la cause des dauphins, victimes de la chasse et de l’industrie de captivité. Pour incarner cet engagement, elle a fondé le projet Anima. Elle propose également des retraites d’initiation à l’apnée dans les mers du monde à la rencontre des animaux marins.

    Elle a publié un livre avec Anne Paris et Marie Helene Sulmoni, Les voies de l’eau dans lequel elles partagent leurs expériences et rituels respectifs avec l’eau.

    3 îles jalonnent son parcours femme, de son enfance à aujourd’hui Hawai, Yakushima et un mystérieux bateau-île que nous allons expliciter ensemble au fil de cet entretien.

    Avec Leina, on a parlé de dépression, de joie, de regard qui libère, d'océan, de baleines, de dauphins, de vulnérabilité, de sexualité, d'enfance, de marées intérieures, de cercles de femmes, de couple, d'amour, d'enfance, de Princesse Mononoké, d'apnée...

    Livres et films/documentaires cités dans l'épisode:
    - Les Voies de l'eau - Leina Sato, Anne Paris, Marie-Hélène Sulmoni
    - Le cinquième rêve - Patrice Van Eersel
    - The Cove - La baie de la honte - documentaire de Louie Psyhoyos
    - Princesse Mononoké - Hayao Miyazaki

    Pour en savoir plus sur le projet Anima: https://www.projectanima.org/

    Toutes les références et les photos sur fragileporquerolles.com

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    1 h et 32 min
  • #L'osso buco à la sicilienne de David : quand la cuisine raconte une vie
    Jul 30 2026

    Depuis 38 ans, David vit la cuisine comme une évidence. Aujourd'hui chef et gérant du restaurant Le Citrus, après avoir dirigé l'Aventura, il se souvient de ses premiers émois culinaires : les odeurs de la cuisine de sa mère et de sa grand-mère, où il faisait ses devoirs enfant, déjà fasciné par ce qui mijotait sur le feu.

    Entré en école hôtelière à seulement 13 ans, il rêve alors des plus grandes tables et des chefs mythiques. Mais la réalité des cuisines gastronomiques le conduit finalement vers une autre voie : une cuisine sincère, généreuse, attachée aux produits frais et au plaisir du partage.

    Dans cet épisode, David nous ouvre les portes de son histoire à travers l'un de ses plats de cœur : un osso buco à la sicilienne accompagné d'une polenta crémeuse. Une recette qu'il a apprise en Angleterre, dans le restaurant italien de son oncle, aux côtés d'un chef sicilien nommé Vincenzo.

    De la touche d'orange qui révèle l'inspiration sicilienne aux repas de famille préparés avec sa mère, David nous montre comment la cuisine convoque les souvenirs et construit notre imaginaire.

    Avec David, nous avons parlé de vocation, de transmission familiale, de cuisine italienne, des coulisses du métier de cuisinier, des rêves de jeunesse, des souvenirs de famille et même d'une étonnante erreur entre de la crème fraîche et un extrait de fruit de la passion qui donnera naissance à un nouveau plat à la carte d'un de ses précédents restaurant.

    Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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    31 min