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Épisodes
  • Qu’est-ce que l’Infinity Vision de Disney ?
    Apr 23 2026

    Disney veut remettre un peu d’ordre dans la jungle des salles de cinéma premium. Le studio vient d’annoncer le lancement d’un nouveau label baptisé « Infinity Vision », destiné à aider les spectateurs à identifier plus facilement les salles offrant la meilleure expérience visuelle et sonore.


    Aujourd’hui, difficile de s’y retrouver. Entre les formats Cinemark XD, RPX, iSense ou encore Superscreen, les appellations se multiplient, sans que le public comprenne toujours ce qui les distingue. À part IMAX ou Dolby Cinema, peu de marques sont réellement identifiées. C’est précisément ce flou que Disney souhaite corriger. Avec Infinity Vision, l’idée est de certifier certaines salles dites « premium large format », ou PLF, autrement dit des auditoriums équipés d’écrans plus grands, de systèmes audio avancés et de technologies de projection améliorées. Le label doit indiquer clairement quelles salles proposent les expériences les plus immersives.


    Pour être certifiées, les salles devront répondre à plusieurs critères. Disney évoque notamment des écrans de grande taille, l’utilisation de projecteurs laser, qui offrent une image plus lumineuse et plus nette que les projecteurs traditionnels, ainsi que des systèmes audio haut de gamme pour renforcer l’immersion.


    En revanche, le studio reste discret sur les détails techniques précis. On ne sait pas encore si certaines technologies, comme le Dolby Atmos, un système sonore qui spatialise les sons en trois dimensions, seront obligatoires. À ce stade, aucun exploitant de cinéma n’a officiellement annoncé adopter ce nouveau label. Le timing de cette initiative n’est probablement pas un hasard. Disney prévoit de ressortir Avengers: Endgame en septembre, juste avant la sortie d’Avengers: Doomsday en décembre. Or, ce nouveau film ne bénéficiera pas de salles IMAX, déjà monopolisées par un autre blockbuster. Infinity Vision pourrait donc servir d’alternative pour proposer une expérience haut de gamme. Ce type de certification n’est pas inédit. Dès 1983, Lucasfilm avait lancé le label THX pour garantir une qualité audiovisuelle minimale en salle. Mais aujourd’hui, l’enjeu est différent : il ne s’agit plus d’élever le niveau global, mais de clarifier une offre devenue trop complexe.

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  • Qu’est-ce que « l’œil de Sauron » chinois ?
    Apr 22 2026

    C’est une avancée technologique qui pourrait bouleverser l’équilibre stratégique en mer. La Chine a récemment publié des images radar montrant le suivi d’un navire… depuis l’orbite géostationnaire, à près de 36 000 kilomètres au-dessus de la Terre. Une première mondiale. Le satellite en question a réussi à suivre le Towa Maru, un pétrolier japonais de 340 mètres, alors qu’il naviguait en mer de Chine méridionale, près des îles Spratleys. Particularité de cette orbite : le satellite reste fixe par rapport à une zone donnée. Contrairement aux satellites en orbite basse, qui passent rapidement au-dessus d’un point, celui-ci permet une observation continue. Techniquement, il s’agit d’un radar à synthèse d’ouverture, ou SAR. Ce type de radar utilise les ondes pour « voir » à travers les nuages, de jour comme de nuit. Jusqu’ici, les spécialistes estimaient qu’un tel système était inefficace à très haute altitude, car le signal se dégrade fortement et les échos des vagues perturbent la détection.


    Mais selon les chercheurs chinois, une nouvelle architecture de traitement permettrait d’isoler les signaux faibles émis par les navires, malgré le bruit de fond maritime. Résultat : une précision de quelques kilomètres, environ trois pour le Towa Maru, et jusqu’à 1,6 kilomètre pour d’autres cibles. L’intérêt stratégique est considérable. Trois satellites positionnés à 120 degrés pourraient, en théorie, surveiller l’ensemble des océans en continu. À titre de comparaison, il faudrait des centaines, voire des milliers de satellites en orbite basse pour obtenir une couverture équivalente. Cela remet en cause une tactique clé des marines militaires : profiter des « trous » de surveillance entre deux passages satellites. Avec une observation permanente, ces marges de manœuvre disparaissent.


    Dans des zones sensibles comme Taïwan ou la mer de Chine méridionale, cela pourrait réduire fortement les délais d’alerte. Couplé à d’autres systèmes, drones, radars longue portée ou missiles antinavires, ce type de surveillance renforce considérablement les capacités de suivi. Mais il faut rester prudent. Suivre un pétrolier de grande taille ne garantit pas la détection de navires militaires, souvent plus discrets et équipés de contre-mesures électroniques. La constellation complète n’existe pas encore, et aucun calendrier précis n’a été annoncé.

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  • 75 000 musiques IA par jour ? L’alerte rouge de Deezer.
    Apr 21 2026

    C’est un chiffre qui en dit long sur la transformation en cours dans l’industrie musicale. Aujourd’hui, 44 % des morceaux reçus chaque jour par la plateforme Deezer sont générés par intelligence artificielle. Une progression fulgurante : ils représentaient 29 % en janvier 2026, et à peine 10 % un an plus tôt. Autrement dit, la musique produite par des algorithmes n’est plus un phénomène marginal. Elle s’installe désormais au cœur même des plateformes de streaming. Pour Alexis Lanternier, le directeur général de Deezer, il devient urgent de réagir, notamment pour préserver les droits des artistes et garantir une certaine transparence pour les auditeurs.


    Pour répondre à cette vague, Deezer a développé dès 2025 un outil de détection spécifique. Son principe : identifier des « signatures » propres aux contenus générés par IA. En clair, chaque morceau synthétique laisse des traces caractéristiques dans sa structure sonore, que les algorithmes peuvent repérer. Particularité notable : ce système n’a pas besoin d’être entraîné sur chaque modèle d’IA existant, ce qui lui permet de s’adapter rapidement à de nouveaux outils.


    Depuis début 2026, cette technologie est même proposée sous licence à d’autres acteurs du secteur, alors que des plateformes comme Spotify ou Apple Music avancent encore de manière plus prudente sur le sujet. Une fois identifiés, ces morceaux générés par IA sont exclus des recommandations automatiques et des playlists éditoriales. Résultat : malgré leur volume massif, ils ne représentent que 1 à 3 % des écoutes réelles sur Deezer. Le problème, c’est que les auditeurs eux-mêmes ont du mal à faire la différence. Selon une étude Ipsos menée fin 2025, 97 % des participants n’ont pas réussi à distinguer une chanson humaine d’une création générée par IA. Pourtant, 80 % souhaitent que ces contenus soient clairement signalés.


    Au-delà de la question de transparence, c’est aussi un enjeu économique. Sur les plateformes, les revenus sont répartis dans un pot commun de royalties. Chaque écoute d’un morceau IA réduit donc la part revenant aux artistes humains. D’après une étude du CISAC, jusqu’à 25 % des revenus des créateurs pourraient être menacés d’ici 2028. Deezer affirme toutefois exclure du calcul des revenus les écoutes jugées frauduleuses, qui représenteraient 85 % des streams liés à ces contenus.

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