Couverture de Bienvenue dans le Game

Bienvenue dans le Game

Bienvenue dans le Game

De : RFI
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Bienvenue dans le Game vous parle de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander sur les jeux vidéo, le e-sport, les consoles, les plateformes… Dernières nouveautés, astuces, stratégies, et bien plus encore, Jennifer Lufau propose chaque dimanche une plongée immersive dans l’actualité du gaming.

Diffusion : dimanche 07h20 TU.

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  • «God of War Laufey»: pourquoi est-il si difficile d'incarner une femme dans les jeux vidéo?
    Jun 19 2026

    L'annonce d'un nouveau personnage féminin dans la saga God of War suscite de nombreuses réactions au sein de la communauté.

    L'annonce de God of War Laufey a provoqué une grande vague de colère chez certains joueurs, furieux à l'idée d'incarner une femme et répétant en boucle sur les réseaux que le jeu ne s'appelle pas « Goddess of War » (« la déesse de la guerre » en français).

    Certains sont allés très loin dans le sexisme : des joueurs ont carrément créé des « mods », c'est-à-dire des modifications numériques du jeu, pour mettre en scène l'héroïne en train de faire la vaisselle ou le linge, plutôt que de combattre des monstres. Voici quelques commentaires reçus à l'annonce du jeu : « Une femme en perso principal, c'est à chier, c'est avec une meuf, God of War sans Kratos n'est pas God of War… Et voilà, même les jeux, c'est devenu féministe. »

    C'est d'une violence assez inouïe. Pourquoi le fait de devoir simplement incarner une femme pose-t-il un tel problème à ces hommes ?

    Parce qu'au-delà de la misogynie, il y a une vraie panique identitaire. Pour une frange de joueurs masculins, blancs et hétérosexuels, pour une part d'entre eux, le jeu vidéo a toujours été un espace sécurisé où ils étaient systématiquement représentés à l'écran. Voir des femmes et des minorités prendre le premier rôle est vécu comme une menace, la peur de perdre leur place privilégiée. Sauf quand les personnages féminins sont hypersexualisées, à l'instar de l'héroïne du jeu Stellar Blade. Là, elles ont toute leur place !

    Pourtant, les femmes jouent des personnages masculins depuis des décennies. Elles n'arrivent pas non plus par opportunisme dans le jeu vidéo. Elles y sont actives depuis le premier jour.

    Dans les années 1980, ce sont elles qui assemblaient les cartouches de la console NES dans les usines Nintendo. Côté création, on leur doit des fondations majeures : c'est une ingénieure américaine, Carol Shaw, qui a programmé le classique jeu River Raid en 1982, et une autre créatrice américaine, Roberta Williams, qui a révolutionné le jeu d'aventure narratif avec King's Quest.

    Ce rejet d'une héroïne principale ne date d'ailleurs pas d'hier. L'histoire du jeu vidéo s'est déjà heurtée à ce genre de réactions...

    En 1986, le jeu culte Metroid proposait d'incarner un chasseur de primes en armure high-tech, sans mentionner son genre. Ce n'est qu'à la toute fin du jeu que l'on découvrait que sous l'armure se cachait une femme au nom de Samus Aran. Déjà, à l'époque, certains hommes avaient protesté, mais c'était un coup de communication extrêmement malin de la part des développeurs pour piéger les préjugés.

    Quarante ans plus tard, les choses n'ont pas tant évolué. Les femmes ou les minorités n'ont le droit de prendre le premier rôle que lorsque la franchise a fait ses preuves et que le risque financier a disparu. Ciri devient centrale après le succès de Geralt de Riv dans The Witcher. Laufey obtient son jeu après que Kratos a rapporté des milliards de dollars. Et Ghost of Yōtei, porté par une héroïne, arrive uniquement parce que Ghost of Tsushima a été un carton planétaire. En gros, la diversité à gros budget reste un luxe de fin de parcours, après que le public a été sécurisé.

    Finalement, incarner des personnages qui représentent la moitié de l'humanité ne devrait pas être considéré comme un exploit ou une prise de risque commerciale. C'est simplement une base. Le jour où l'arrivée d'une femme à la tête d'un grand jeu sera considérée comme un choix artistique ordinaire et que l'on cessera de l'imaginer ou de la représenter avec de la vaisselle à la main, l'industrie du jeu vidéo aura enfin gagné sa maturité. Mais avant ça, c'est toute une société qui doit évoluer.

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  • Du Summer Games Fest à l'India Games Showcase: les annonces marquantes des jeux à venir
    Jun 13 2026

    L’été arrive et c’est le moment favori des grandes consoles pour annoncer les prochaines sorties de jeux. Entre le Summer Games Fest, le PlayStation State of Play, le Xbox Games Showcase ou encore le Nintendo Direct, on a eu notre lot d’annonces et on voit même de nouvelles manières d’annoncer des jeux, avec des conférences régionales comme l’AG French Direct, l’India Games Showcase et même l’Afro Game Showcase. On fait le point sur les annonces marquantes de ces dernières semaines.

    Et on commence très fort avec une annonce du studio français Asobo qui a dévoilé Resonance: A Plague Tale Legacy. On y incarne Sophia, une jeune pillarde en fuite, déterminée à lever le voile sur les mystères de son passé. On a enfin une date : ça sortira le 27 août 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series. Et pour l’avoir testé en avant-première, je peux vous dire qu’il est très prometteur et complètement différent des jeux précédents.

    Des annonces prometteuses chez PlayStation, Xbox et Nintendo

    Autre annonce, du côté de PlayStation, l'officialisation de God of War: Laufey, une exclusivité PS5 qui va se concentrer sur le personnage de Faye, la mère d'Atreus et partenaire du jusque-là héros de la licence, Kratos. Une annonce très forte, mais qui ne fait pas l'unanimité auprès d’une partie de la communauté, qui, pour changer, refuse catégoriquement l'idée de troquer la musculature de Kratos pour incarner une femme. Bref, une énième polémique stérile qui n'empêche pas le titre d'être extrêmement attendu. Et puis pour une fois qu’on incarne une femme adulte et maman.

    Du côté de chez Xbox, on a enfin eu du concret avec de nouvelles images magnifiques pour le reboot de Fable, dont on a déjà parlé dans cette chronique. Petite déception pour le calendrier cependant : Microsoft a annoncé décaler sa sortie au 23 février 2027. Heureusement, Square Enix et Nintendo ont compensé la frustration des fans en montrant enfin le grand retour de Kingdom Hearts 4, la licence qui intègre des personnages des mondes de Disney et qui possède une grosse « fandom », donc communauté de fans en français, dont les réactions ont été très mesurées à l’annonce. Kingdom Hearts 4 est prévu le 8 octobre 2026 sur la Switch 2.

    Des voix émergentes pour annoncer des jeux indiens ou africains

    Heureusement, les annonces n’étaient pas réservées qu'aux immenses blockbusters américains ou japonais. La surprise est aussi venue d’ailleurs, notamment avec de nouvelles images somptueuses pour Raji: Kaliguya lors de l’India Games Showcase, un jeu vidéo ambitieux qui s’inspire du folklore indien. C'est la preuve que la création se mondialise et surtout que les créateurs n’attendent plus d’être relayés par les grandes plateformes pour être visibles.

    Et si vous voulez découvrir les futures pépites venues d'autres horizons, notez bien le prochain rendez-vous : l'Afro Game Showcase qui se tiendra le 25 juin sur la chaîne YouTube de Narratify Agency et montrera des bandes-annonces d’une vingtaine de jeux qui arrivent du Kenya, du Nigéria, d'Afrique du Sud, mais aussi de France et du Brésil. C'est l'occasion parfaite de voir que le jeu vidéo de demain s'écrit partout.

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  • E-sport: Paris accueillera la compétition «E-sport World Cup» durant l'été 2026
    Jun 6 2026

    Cette semaine, nous revenons sur l’annonce de la Coupe du monde de l’e-sport qui devait se dérouler à Riyad, mais s’installe finalement à Paris. Alors pourquoi Paris, à quoi ça va ressembler, combien de personnes répondront présents ? Revenons ensemble sur le plus grand événement de jeu vidéo compétitif au monde.

    L’E-sport World Cup, c’est quoi concrètement ? Il s’agit de rassembler des milliers de joueurs venus s’affronter sur une vingtaine de jeux, diffusés auprès de plus de 700 millions de spectateurs. Voilà l’ampleur de l’événement, qui historiquement s’était déroulé à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite.

    Si le communiqué de ses organisateurs, l’E-sport Foundation, justifie le choix de Paris par la volonté d’accélérer sa stratégie de rotation internationale des villes hôtes, cette décision semble aussi liée à l’actualité politique. Le conflit armé au Moyen-Orient a en effet créé une insécurité qui ne permettrait pas à l’E-sport World Cup de se tenir dans les meilleures conditions. C’est en réaction à cette situation, connue depuis seulement deux semaines, que le monde de l’e-sport français s’est mobilisé.

    Mais la ville de Paris est-elle prête à accueillir cette Coupe du monde ? Les délais d’organisation sont très courts, l’événement se déroulant du 6 juillet au 23 août, en pleine coupe du monde de football. Paris a toutefois l’habitude d’accueillir de grands événements e-sport, comme la finale des Worlds de League of Legends en 2019 ou le Rocket League Major organisé en mai 2026. L’État français, par l’intermédiaire de la ville de Paris, a d’ailleurs annoncé depuis plusieurs années son ambition d’en faire une capitale de l’e-sport, une volonté qui se confirme avec l’accueil de cette compétition.

    Les spectateurs pourront assister à des compétitions autour de 24 jeux à travers 25 tournois, notamment sur Valorant, League of Legends, Tekken 8, Street Fighter ou encore Rocket League. À la clé, des « cashprize » hors normes, les gagnants pouvant repartir avec des prix atteignant au total 75 millions de dollars, un record pour l’événement.

    Avec une telle somme en jeu, les joueurs ne manqueront pas de répondre présent. Plus de 100 pays participeront à cette coupe, mais une attention particulière sera portée sur les pays africains, qui devront surmonter des difficultés pour obtenir leurs visas pour la France.

    Pour ceux qui ne jouent pas régulièrement, se qualifier pour cette coupe s’annonce compliqué. Quant aux plus déterminés, le rendez-vous est fixé à Paris Expo Porte de Versailles, du 6 juillet au 23 août, pour une période qui s’annonce marquée par deux compétitions mondiales majeures, aussi bien en football qu’en e-sport.

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