Épisodes

  • «God of War Laufey»: pourquoi est-il si difficile d'incarner une femme dans les jeux vidéo?
    Jun 19 2026

    L'annonce d'un nouveau personnage féminin dans la saga God of War suscite de nombreuses réactions au sein de la communauté.

    L'annonce de God of War Laufey a provoqué une grande vague de colère chez certains joueurs, furieux à l'idée d'incarner une femme et répétant en boucle sur les réseaux que le jeu ne s'appelle pas « Goddess of War » (« la déesse de la guerre » en français).

    Certains sont allés très loin dans le sexisme : des joueurs ont carrément créé des « mods », c'est-à-dire des modifications numériques du jeu, pour mettre en scène l'héroïne en train de faire la vaisselle ou le linge, plutôt que de combattre des monstres. Voici quelques commentaires reçus à l'annonce du jeu : « Une femme en perso principal, c'est à chier, c'est avec une meuf, God of War sans Kratos n'est pas God of War… Et voilà, même les jeux, c'est devenu féministe. »

    C'est d'une violence assez inouïe. Pourquoi le fait de devoir simplement incarner une femme pose-t-il un tel problème à ces hommes ?

    Parce qu'au-delà de la misogynie, il y a une vraie panique identitaire. Pour une frange de joueurs masculins, blancs et hétérosexuels, pour une part d'entre eux, le jeu vidéo a toujours été un espace sécurisé où ils étaient systématiquement représentés à l'écran. Voir des femmes et des minorités prendre le premier rôle est vécu comme une menace, la peur de perdre leur place privilégiée. Sauf quand les personnages féminins sont hypersexualisées, à l'instar de l'héroïne du jeu Stellar Blade. Là, elles ont toute leur place !

    Pourtant, les femmes jouent des personnages masculins depuis des décennies. Elles n'arrivent pas non plus par opportunisme dans le jeu vidéo. Elles y sont actives depuis le premier jour.

    Dans les années 1980, ce sont elles qui assemblaient les cartouches de la console NES dans les usines Nintendo. Côté création, on leur doit des fondations majeures : c'est une ingénieure américaine, Carol Shaw, qui a programmé le classique jeu River Raid en 1982, et une autre créatrice américaine, Roberta Williams, qui a révolutionné le jeu d'aventure narratif avec King's Quest.

    Ce rejet d'une héroïne principale ne date d'ailleurs pas d'hier. L'histoire du jeu vidéo s'est déjà heurtée à ce genre de réactions...

    En 1986, le jeu culte Metroid proposait d'incarner un chasseur de primes en armure high-tech, sans mentionner son genre. Ce n'est qu'à la toute fin du jeu que l'on découvrait que sous l'armure se cachait une femme au nom de Samus Aran. Déjà, à l'époque, certains hommes avaient protesté, mais c'était un coup de communication extrêmement malin de la part des développeurs pour piéger les préjugés.

    Quarante ans plus tard, les choses n'ont pas tant évolué. Les femmes ou les minorités n'ont le droit de prendre le premier rôle que lorsque la franchise a fait ses preuves et que le risque financier a disparu. Ciri devient centrale après le succès de Geralt de Riv dans The Witcher. Laufey obtient son jeu après que Kratos a rapporté des milliards de dollars. Et Ghost of Yōtei, porté par une héroïne, arrive uniquement parce que Ghost of Tsushima a été un carton planétaire. En gros, la diversité à gros budget reste un luxe de fin de parcours, après que le public a été sécurisé.

    Finalement, incarner des personnages qui représentent la moitié de l'humanité ne devrait pas être considéré comme un exploit ou une prise de risque commerciale. C'est simplement une base. Le jour où l'arrivée d'une femme à la tête d'un grand jeu sera considérée comme un choix artistique ordinaire et que l'on cessera de l'imaginer ou de la représenter avec de la vaisselle à la main, l'industrie du jeu vidéo aura enfin gagné sa maturité. Mais avant ça, c'est toute une société qui doit évoluer.

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  • Du Summer Games Fest à l'India Games Showcase: les annonces marquantes des jeux à venir
    Jun 13 2026

    L’été arrive et c’est le moment favori des grandes consoles pour annoncer les prochaines sorties de jeux. Entre le Summer Games Fest, le PlayStation State of Play, le Xbox Games Showcase ou encore le Nintendo Direct, on a eu notre lot d’annonces et on voit même de nouvelles manières d’annoncer des jeux, avec des conférences régionales comme l’AG French Direct, l’India Games Showcase et même l’Afro Game Showcase. On fait le point sur les annonces marquantes de ces dernières semaines.

    Et on commence très fort avec une annonce du studio français Asobo qui a dévoilé Resonance: A Plague Tale Legacy. On y incarne Sophia, une jeune pillarde en fuite, déterminée à lever le voile sur les mystères de son passé. On a enfin une date : ça sortira le 27 août 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series. Et pour l’avoir testé en avant-première, je peux vous dire qu’il est très prometteur et complètement différent des jeux précédents.

    Des annonces prometteuses chez PlayStation, Xbox et Nintendo

    Autre annonce, du côté de PlayStation, l'officialisation de God of War: Laufey, une exclusivité PS5 qui va se concentrer sur le personnage de Faye, la mère d'Atreus et partenaire du jusque-là héros de la licence, Kratos. Une annonce très forte, mais qui ne fait pas l'unanimité auprès d’une partie de la communauté, qui, pour changer, refuse catégoriquement l'idée de troquer la musculature de Kratos pour incarner une femme. Bref, une énième polémique stérile qui n'empêche pas le titre d'être extrêmement attendu. Et puis pour une fois qu’on incarne une femme adulte et maman.

    Du côté de chez Xbox, on a enfin eu du concret avec de nouvelles images magnifiques pour le reboot de Fable, dont on a déjà parlé dans cette chronique. Petite déception pour le calendrier cependant : Microsoft a annoncé décaler sa sortie au 23 février 2027. Heureusement, Square Enix et Nintendo ont compensé la frustration des fans en montrant enfin le grand retour de Kingdom Hearts 4, la licence qui intègre des personnages des mondes de Disney et qui possède une grosse « fandom », donc communauté de fans en français, dont les réactions ont été très mesurées à l’annonce. Kingdom Hearts 4 est prévu le 8 octobre 2026 sur la Switch 2.

    Des voix émergentes pour annoncer des jeux indiens ou africains

    Heureusement, les annonces n’étaient pas réservées qu'aux immenses blockbusters américains ou japonais. La surprise est aussi venue d’ailleurs, notamment avec de nouvelles images somptueuses pour Raji: Kaliguya lors de l’India Games Showcase, un jeu vidéo ambitieux qui s’inspire du folklore indien. C'est la preuve que la création se mondialise et surtout que les créateurs n’attendent plus d’être relayés par les grandes plateformes pour être visibles.

    Et si vous voulez découvrir les futures pépites venues d'autres horizons, notez bien le prochain rendez-vous : l'Afro Game Showcase qui se tiendra le 25 juin sur la chaîne YouTube de Narratify Agency et montrera des bandes-annonces d’une vingtaine de jeux qui arrivent du Kenya, du Nigéria, d'Afrique du Sud, mais aussi de France et du Brésil. C'est l'occasion parfaite de voir que le jeu vidéo de demain s'écrit partout.

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  • E-sport: Paris accueillera la compétition «E-sport World Cup» durant l'été 2026
    Jun 6 2026

    Cette semaine, nous revenons sur l’annonce de la Coupe du monde de l’e-sport qui devait se dérouler à Riyad, mais s’installe finalement à Paris. Alors pourquoi Paris, à quoi ça va ressembler, combien de personnes répondront présents ? Revenons ensemble sur le plus grand événement de jeu vidéo compétitif au monde.

    L’E-sport World Cup, c’est quoi concrètement ? Il s’agit de rassembler des milliers de joueurs venus s’affronter sur une vingtaine de jeux, diffusés auprès de plus de 700 millions de spectateurs. Voilà l’ampleur de l’événement, qui historiquement s’était déroulé à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite.

    Si le communiqué de ses organisateurs, l’E-sport Foundation, justifie le choix de Paris par la volonté d’accélérer sa stratégie de rotation internationale des villes hôtes, cette décision semble aussi liée à l’actualité politique. Le conflit armé au Moyen-Orient a en effet créé une insécurité qui ne permettrait pas à l’E-sport World Cup de se tenir dans les meilleures conditions. C’est en réaction à cette situation, connue depuis seulement deux semaines, que le monde de l’e-sport français s’est mobilisé.

    Mais la ville de Paris est-elle prête à accueillir cette Coupe du monde ? Les délais d’organisation sont très courts, l’événement se déroulant du 6 juillet au 23 août, en pleine coupe du monde de football. Paris a toutefois l’habitude d’accueillir de grands événements e-sport, comme la finale des Worlds de League of Legends en 2019 ou le Rocket League Major organisé en mai 2026. L’État français, par l’intermédiaire de la ville de Paris, a d’ailleurs annoncé depuis plusieurs années son ambition d’en faire une capitale de l’e-sport, une volonté qui se confirme avec l’accueil de cette compétition.

    Les spectateurs pourront assister à des compétitions autour de 24 jeux à travers 25 tournois, notamment sur Valorant, League of Legends, Tekken 8, Street Fighter ou encore Rocket League. À la clé, des « cashprize » hors normes, les gagnants pouvant repartir avec des prix atteignant au total 75 millions de dollars, un record pour l’événement.

    Avec une telle somme en jeu, les joueurs ne manqueront pas de répondre présent. Plus de 100 pays participeront à cette coupe, mais une attention particulière sera portée sur les pays africains, qui devront surmonter des difficultés pour obtenir leurs visas pour la France.

    Pour ceux qui ne jouent pas régulièrement, se qualifier pour cette coupe s’annonce compliqué. Quant aux plus déterminés, le rendez-vous est fixé à Paris Expo Porte de Versailles, du 6 juillet au 23 août, pour une période qui s’annonce marquée par deux compétitions mondiales majeures, aussi bien en football qu’en e-sport.

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  • Morocco Gaming Expo: un événement incontournable pour le jeu vidéo africain
    May 30 2026

    La rédaction a visité la troisième édition du Morocco Gaming Expo qui s’est déroulée à Rabat, et y a rencontré étudiants, professionnels et institutionnels qui ont tous une même ambition : faire du Maroc, un pionnier du jeu vidéo en Afrique.

    Je pense qu’il y a énormément d’histoires marocaines et africaines qui méritent d’être racontées à travers le médium du jeu vidéo et ce sont tous des récits puissants, visuels et encore trop peu représentés dans ce médium.

    Mahmoud El Seiwy, fait des études de Game producer à l’Ismac, l’Institut Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel et du Cinéma, où il apprend la conception de jeux vidéo avec une trentaine d'élèves marocains. À l’occasion du MGE, ses camarades et lui ont pu montrer aux visiteurs, les jeux d’arcade sur lesquels ils ont travaillé pendant deux mois.

    S'il fallait comparer le MGE aux autres événements, ce dernier n'aurait rien à leur envier. Entre l’arène dédiée à l’Esport, les nombreux stands de développeurs, les zones de streaming et les concours Cosplay, mais aussi une scène de conférences professionnelle, l’événement ambitionne clairement de devenir un haut lieu du jeu vidéo en Afrique.

    Tous ces efforts portent leurs fruits, l’événement attendait 100 000 visiteurs cette année, attirant aussi les marques comme Orange, HyperX ou encore la Bank of Africa qui ont compris que le jeu vidéo est un secteur porteur de talents et de créativité au Maroc. Un enjeu que le français Ubisoft avait bien intégré en s’y installant déjà en 1998, avant de finalement fermer sa branche de Casablanca qui travaillait notamment sur la licence Rayman.

    On y trouvait également des jeux inspirés du folklore marocain, comme Tbourida, qui porte le même nom qu’un sport équestre traditionnel. Mais aussi le GTA marocain avec Cazafonia, qui s’inspire de la vie d’un artiste de Casablanca tout en y mêlant des éléments culturels marocains. De son côté, Mahmoud El Seiwya lui aussi travaillé sur un jeu pendant ses études, L’Guerrab.:

    C’est un jeu d'action et de plateformes en 2D dans lequel on incarne L’Guerrab, une icône culturelle marocaine qui donne de l’eau dans les rues à ceux qui en ont besoin.

    Clairement les développeurs marocains ont un folklore inépuisable à raconter. Mais il nous faudra encore attendre quelques années pour voir des jeux marocains finis sur des plateformes comme Steam. Et en attendant, pour survivre, plusieurs développeurs, comme June Studio financent leurs jeux en faisant des prestations de service d’animation 3D ou de programmation auprès de studios occidentaux.

    Une chose est sûre, le Maroc saura se différencier dans le monde du jeu vidéo en misant sur ses talents et ses cultures et le MGE est le parfait endroit pour les découvrir !

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  • Le nouveau film «Mortal Kombat 2» est-il au niveau du jeu vidéo?
    May 23 2026

    Un nouveau film inspiré du jeu vidéo Mortal Kombat est actuellement à l’affiche au cinéma, Jennifer Lufau donne son avis.

    Mortal Kombat est une série de jeux de combat avec des personnages inspirés entre autres du Japon qui propose de s’affronter à un contre un. Moi qui aime les jeux de combat, je n’ai jamais vraiment joué à Mortal Kombat pour une raison très simple : les scènes sont extrêmement « gores », violentes.

    Un film qui rend la violence sensationnelle

    Entre craquements des os et coups de couteaux à répétition, je comprends mieux pourquoi ma mère m’interdisait d’y jouer. Car lorsque votre adversaire arrive en fin de vie dans le jeu, on vous propose de l’achever avec cette phrase désormais iconique « Finish Him » qui signifie « achève-le » en français, et là s'ensuivent des scènes sanglantes toujours plus trash toujours plus spectaculaires, déroulant la mort brutale de votre opposant.

    Mais il faut croire que ça fonctionne. Les joueurs adorent, et la licence continue de vendre, au point d’en faire des films. Après tout, le côté sensationnel de Mortal Kombat est bien adapté au grand écran. Après un premier film sorti en 2021 dans lequel les meilleurs combattants de la Terre sont appelés à affronter les ennemis d’un autre monde, sa suite, Mortal Kombat 2, suit le personnage de Johnny Cage. Celui-ci rejoint un tournoi pour vaincre le règne de Shao Kahn, un puissant tyran qui menace l’existence de la Terre.

    Un second film qui rehausse le niveau du premier

    Qu’est-ce qui peut bien intéresser les gamers dans ce nouvel opus ? Les scènes d’arts martiaux et de brutalité extrême, bien sûr. À ce niveau, ils sont servis. Si le premier film était décevant pour certains à cause d’une histoire sans queue ni tête, mais surtout à cause de l’absence d’un tournoi d’affrontement, Mortal Kombat 2 rattrape le coup avec des décors dignes du jeu vidéo et un héros un peu ringard mais qui réussit à asséner quelques blagues percutantes.

    Bien sûr, et en l’occurrence, le véritable héros de cet opus est Kitana. Cette combattante, dont le père a été tué par le grand méchant Shao Kahn, prépare sa vengeance, tout en étant sa fille adoptive. Elle est accompagnée de Jade, son amie et sœur guerrière qui devra choisir entre servir son maître Shao Khan ou préserver son amitié avec Jade.

    Bref, dans Mortal Kombat 2, il ne faut pas s’attendre à un scénario très intellectuel, mais l’histoire tient la route et les effets spéciaux sont plutôt réussis. Alors si vous aimez les scènes violentes, vous serez servi, bien que pour certains fans, le film manque encore d’hémoglobine. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est certainement pas un film destiné aux enfants, il est interdit aux moins de douze ans. À noter que le dernier jeu vidéo Mortal Kombat est libellé « PEGI 18 », une note indiquant qu’il n’est pas recommandé aux moins de 18 ans.

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  • Polémique «Slay The Spire 2», pourquoi ce jeu à succès a subi du «review bombing»
    May 16 2026

    Comment un jeu vidéo avec des avis très positifs peut-il en quelques jours seulement subir ce qu’on appelle du « review bombing », soit une avalanche de revues négatives en très peu de temps ? La rédaction décrypte.

    Slay the Spire est un jeu de cartes indépendant sorti en 2019. Son principe : affronter des ennemis et des créatures pour ensuite grimper une tour. Développé par le studio Mega Crit, le jeu avait été salué par les joueurs et les critiques qui attendaient avec impatience son deuxième opus paru le 5 mars dernier en accès anticipé.

    Plus de 580 000 personnes se sont connectées simultanément sur la plateforme Steam pour le découvrir, son succès est donc sans appel, comparé aux 193 joueurs qu’il avait réunis lors de sa sortie en accès anticipé en 2017. Et pourtant, depuis le 5 mai dernier, ce sont désormais des milliers d’avis négatifs qui envahissent les commentaires sur le jeu. Mais que reprochent-ils à Slay the Spire 2 ?

    La présence d’un personnage féminin ? Noir ? LGBTQ+ ? Cela aurait pu en être ainsi, on commence à connaître ce côté sombre des joueurs. Mais non, il ne s’agit pas d’un problème lié au contenu du jeu, mais plutôt à un nom qui apparaît dans ses crédits, celui d'Anita Sarkeesian.

    Le renouvellement du Gamergate

    Anita Sarkeesian est l’une des cibles du mouvement « Gamergate » qui, en 2014, regroupait des joueurs autour d’une campagne de harcèlement de développeuses et journalistes jeux vidéo. Anita Sarkeesian était prise pour cible à cause de ses recherches sur la représentation des femmes dans les jeux vidéo. Elle était donc accusée de ruiner les jeux en y intégrant de la politique et, douze ans plus tard, elle reste dans le viseur des partisans du « Gamergate », comme j’ai pu le lire dans les commentaires d’une publication sur le site Reddit. « Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu son nom, j'espérais qu'elle abandonne les médias et devienne serveuse », ou encore : « Je n'ai jamais autant regretté d'avoir acheté un jeu. Je ne jouerai plus jamais à un de leurs jeux. »

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    Des critiques contradictoires

    Tout cela parce qu’Anita Sarkeesian est notée comme « consultante » dans les crédits de Slay The Spire 2. Consultante d’accord, mais quel a été son rôle précisément ? On n’en sait rien. Ce qui rend cette polémique encore plus absurde, puisqu’on ne sait pas si elle a travaillé sur les représentations ou si elle a par exemple participé à la conception de l’herbe dans le jeu.

    Mais le plus drôle dans tout cela, ce sont les commentaires contradictoires des personnes qui se plaignent de sa contribution tout en reconnaissant que le jeu est de bonne qualité. On peut se demander s’il faut réellement donner de l’importance à ces attaques négatives. Que le jeu soit réussi signifie peut-être qu’Anita Sarkeesian fait du bon travail ? Finalement, qui détruit les jeux vidéo ? Ceux qui hurlent à l’évocation du nom d’une femme ou celles qui contribuent à faire des bons jeux ? On vous en laisse juge.

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  • «Tomodachi Life»: vivez enfin la vie et les amitiés dont vous rêvez !
    May 9 2026

    Tomodachi Life : Une vie de rêve cartonne sur les réseaux sociaux depuis sa sortie en avril dernier. La rédaction découvre pourquoi ce jeu est si populaire.

    « Tomodachi », comme vous l’entendez dans cette chanson du rappeur japonais Yuki Chiba signifie « amis » au pluriel. C’est le nom de ce jeu publié par Nintendo, qui est d’abord paru en 2014 puis fait son grand retour 12 ans plus tard avec cette nouvelle version Tomodachi Life : Une vie de rêve.

    Tomodachi Life est un jeu de simulation de vie dans lequel vous êtes en quelque sorte le maire d’une île dont il faut prendre soin des habitants, en les habillant, les nourrissant etc… Mais c’est eux qui créent des liens entre eux, vous laissant observer leurs interactions. Vos Mii que vous pouvez personnaliser à souhait peuvent tomber amoureux, se marier, se disputer, faire des bébés et bien plus encore.

    Mais l’une des choses qui rend Une vie de rêve très drôle, c’est la possibilité de créer des sujets de conversations absolument farfelus.

    @poncefleur_ Quel est le lien entre la fin du capitalisme et le sanglier ? Vous avez 4h. #streamfr #twitchfr #tomodachilife #switch2 ♬ son original - Poncefleur

    Pour arriver à créer ces moments, le jeu vous demandera de proposer des mots et sujets de conversations qui y seront ensuite intégrés. Je vous épargne le nombre de vidéos « pipi caca » et j’en passe que j’ai dû regarder pour trouver un extrait convenable pour l’antenne.

    L’autre élément frappant dans Tomodachi Life : Une vie de rêve, est la personnalisation de vos Miis. En effet, de nombreux joueurs s’attèlent à y créer des physiques de stars, d’autres à ajouter des éléments qui n’existent pas dans la vraie vie. Vous pouvez par exemple y faire des dessins qui vivront leur propre vie dans le jeu.

    Dernier point, le monde de Une vie de rêve est bien plus vaste que le précédent, c’est l’une des améliorations majeures du jeu, vos Mii peuvent également désormais être dans un couple homosexuel et vivre en colocation et le mode de décoration intérieure et de l’île est bien plus avancé que dans le premier jeu.

    Pas sûr, on peut effectivement le critiquer pour le fait qu’il repose essentiellement sur la créativité des joueurs et ne proposerait donc pas assez de contenus. Mais en y jouant, on comprend pourquoi Tomodachi Life fait le buzz. Après tout, dans un monde ultra-connecté où la solitude et l’isolement social sont courants, on comprend quiconque aurait envie de rêver d’amitiés. Alors si tout cela vous parle, Tomodachi Life : une vie de rêve est disponible sur la Nintendo Switch 1 et 2 !

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  • Kalanoro: le jeu vidéo malgache qui n’a rien à envier à Zelda
    May 2 2026

    Cette semaine, on découvre ensemble un jeu vidéo créé à Madagascar. Il s’appelle Kalanoro, c’est un jeu d’action, de plateforme et d’aventure qui s’inspire du folklore malgache et à peine annoncé, il prévoit de sortir dès l’été 2026 ! Voici comment ce nouveau bijou a vu le jour.

    L'action de Kalanoro se déroule sur l’île de Lemuria sur laquelle Raneny, une sorcière dictatrice, impose une sur-industrialisation à marche forcée. Et comme si ça ne suffisait pas, la méchante sorcière décide d’organiser un grand concert avec des artistes de renom, en son honneur.

    C’est là que vous entrez en jeu, avec le personnage de Kalaleky, un petit Kalanoro. Dans le folklore malgache, il s’agit d’un petit esprit poilu dont le rôle est bienveillant ou non selon les contes. Dans le jeu du même nom, Kalaleky devient l’élue qui, selon une prophétie assez douteuse, devra sauver le monde de Lemuria en voyageant en bus pour recruter des lémuriens musiciens et organiser le concert rebel du siècle afin de mettre un terme au règne de la sorcière.

    Un projet appuyé par le rappeur Orelsan

    Il n’est pas sorti de nulle part. Ce jeu est développé depuis 2019 par le studio malgache Red Raketa dont c’est le tout premier jeu. Kalanoro est né de beaucoup de travail et de café, mais aussi grâce à la chance. Il y a six ans, les créateurs font une rencontre qui va tout changer, celle du rappeur français Orelsan. Il raconte sur ses réseaux sociaux comment la magie a opéré. « Il y a 6 ans, j’étais à Madagascar et j’ai rencontré Dina et Steve qui développaient un jeu vidéo dans leur garage. Du coup on leur a proposé de les accompagner avec ONY ».

    Et c’est comme ça que Red Raketa trouve des locaux pour leur studio, mais aussi un éditeur français New Tales pour l’aider à finir et distribuer son jeu ! Et en guise de remerciement, le rappeur a son propre personnage Lemursan dans le jeu.

    Kalanoro : une aventure musicale déjantée

    La démo de Kalanoro est déjà disponible sur la plateforme Steam, et est très prometteur pour son monde coloré, ses drôles de jeux de mots, ses combats et ses personnages hauts en couleur, mais aussi pour sa bande son. En effet la musique du jeu contribue largement à l’expérience et l'équipe a collaboré avec des musiciens malgaches, dont Jyeuhair, l’artiste qui avait fait sensation dans l’émission de rap « Nouvelle Ecole » sur Netflix.

    Pour finir, Kalanoro est le premier jeu malgache qui sortira sur toutes les plateformes : Xbox Series, Switch, PS5 et Steam ! Voilà de quoi rendre fier les gameurs malagasy.

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