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De : Sacha Daout
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Au Studio156 règne un esprit sincère et authentique, loin des projecteurs habituels. Sacha Daout accueille ses invités, issus de tous horizons, en toute simplicité, dans une ambiance intimiste. L’occasion de découvrir des trajectoires inspirantes, des regards singuliers sur le monde et une parole vraie, humaine, parfois vulnérable... Chaque invité.e retrace son histoire, sa carrière, ses choix de vie — en toute liberté et sans filtre. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Julien DenDoncker Politique et gouvernement
Épisodes
  • Sacha Daout X Mélanie : "Nous ne sommes pas des prostituées, mais des femmes d’affaires"
    Mar 4 2026

    (Emission du 31 janvier 2026)


    Mélanie se confie à Sacha Daout ! Dans le Studio156, Sacha Daout donne la parole à Mélanie, fondatrice du site d’escorting haut de gamme, un milieu où le luxe, la discrétion et la liberté se mêlent à toutes les idées reçues. « Ce ne sont pas des prostituées, insiste-t-elle. Ce sont des femmes d’affaires, des entrepreneuses qui gèrent leur temps, leurs clients et leur image. »


    Pour la première fois, Mélanie dévoile les coulisses d’un univers souvent fantasmé : celui des escort girls VIP. « Une escorte haut de gamme ne reçoit pas dix clients par jour. Elle a un autre métier, une vie de famille, et choisit ses rendez-vous. Ce sont souvent des femmes cultivées, avocates, médecins, ingénieures… qui aiment ce qu’elles font. »


    Les tarifs oscillent entre 400 et 500 euros de l’heure, mais au-delà de l’argent, c’est la relation qui prime. Dîners dans des restaurants étoilés, escapades à l’étranger, échanges intellectuels : « Le rapport n’est pas seulement sexuel. Les clients recherchent de l’écoute, un moment suspendu. »


    Face aux critiques, Mélanie reste ferme : « L’exploitation du corps ? Non. C’est un choix. Les femmes de ce milieu fixent leurs limites. Elles savent dire non. »


    Elle évoque aussi la sécurité, la discrétion absolue, et l’importance d’un cadre légal : « Tout est déclaré. On travaille comme une vraie société. On paie nos impôts. Le proxénétisme est illégal, et c’est très bien ainsi. »


    Après vingt ans dans le secteur, Mélanie prépare aujourd’hui un site de formation pour guider les nouvelles arrivantes : « Je veux que les filles fassent ça intelligemment. Qu’elles se respectent, qu’elles économisent, qu’elles construisent. »


    Son ton est calme, sa vision assumée. Derrière les clichés, une femme qui défend une profession taboue mais assumée : « Si celles qui le font ne sont pas dérangées par leur activité, pourquoi les autres se permettraient de les juger ? »


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    43 min
  • Sacha Daout X Jeoffrey Dellis : "J’ai tremblé dans mon cockpit"
    Feb 25 2026

    (Emission du 17 janvier 2026)


    Joeffrey Dellis, pilote de chasse belge, raconte sa vie à 900 km/h !


    On l’appelle « Joe », son nom de code militaire. Ancien pilote de chasse belge devenu pilote civil, Joeffrey Dellis se confie à Sacha Daout dans le podcast Studio 156.


    Pendant plus de quinze ans, il a volé à bord de F-16, risqué sa vie en mission, et traversé les ciels d’Afghanistan sous les tirs ennemis. « La première fois que j’ai dû larguer une bombe, j’ai tremblé. Pas de peur… mais d’adrénaline. »


    Depuis qu’il a trois ans, Joe rêvait de voler. Devant la base de Beauvechain, il observait les F-16 fendre le ciel. « Le vrombissement du moteur, cette silhouette noire dans le ciel, c’était fascinant », se souvient-il. Soutenu par ses parents malgré leur peur, il apprend à piloter dès 16 ans sur planeur avant d’intégrer la Force aérienne. Dix ans d’efforts, de discipline et d’exigence : « Le talent, c’est bien. Mais seul le travail fait un pilote de chasse. »


    Son témoignage plonge dans la réalité brute d’un métier souvent fantasmé : « On n’est pas des cow-boys. On cherche des gens posés, capables de réfléchir avant d’agir. »


    Joe raconte les forces de 9 G qui écrasent le corps, les centrifugeuses, les entraînements de survie en milieu hostile, et ces balles traçantes aperçues à l’atterrissage de nuit en Afghanistan. « Je voyais les balles passer. J’étais concentré sur ma mission, mais je sentais la peur, là, derrière. »


    Il évoque aussi la face humaine du soldat : les camarades tombés, l’impuissance, la rigueur morale. « J’ai vu des jeunes de 19 ans disparaître sur une mine. C’est une image que je garderai toute ma vie. » Pour lui, le plus dur n’est pas de voler, mais de vivre avec les souvenirs.


    Aujourd’hui pilote de cargo, il a troqué l’adrénaline contre la sérénité. Mais l’esprit reste le même : « Si un jour la Belgique a besoin de moi, je remonterai dans un cockpit sans hésiter. »


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    41 min
  • Sacha Daout X Bruno Dayez : "L’avocat est l’homme du doute"
    Feb 22 2026

    (Emission du 10 janvier 2026)


    Bruno Dayez, avocat et confident de Marc Dutroux est face à Sacha Daout ! Et si la justice n’était plus ce rempart froid et impartial que l’on imagine, mais un champ miné par l’émotion, la pression médiatique et la soif d’exemplarité ? Dans cet échange intense, Sacha Daout fait parler Bruno Dayez, avocat pénaliste et confident de Marc Dutroux, qui déroule sans filtre quarante-cinq ans de barreau.


    D’entrée, le ton est donné : « L’avocat est l’homme du doute ». Douter pour mieux défendre, sans jamais plaider ce en quoi l’on ne croit. Un credo qui sonne comme une ligne éthique, à rebours des caricatures.


    Maitre Dayez raconte un métier total, chronophage, qui « mange tout cru » et vous hante longtemps après l’audience. Car plaider, c’est assumer le destin d’autrui… sans décider de rien. Cette tension s’aiguise quand l’affaire s’emballe : médias, réseaux, « opinion chauffée à blanc », la salle des pas perdus devient arène. Alors les juges résistent-ils ? Parfois oui, souvent sous pression. Le pénaliste dénonce une dérive sécuritaire entamée depuis les années 80 : punir moins pour réparer, davantage pour neutraliser. Et cette autre pente glissante : la « logique victimaire » qui substitue la douleur à la mesure, au risque d’éteindre le doute raisonnable.


    L’épisode aborde aussi les dossiers qui brûlent. Dayez, qui est l’avocat et le confident de Marc Dutroux, parle de la confusion délétère entre justice et vengeance, des « justiciers blancs » dopés par les réseaux, de l’illusion d’une prison qui réparerait tout. Quant à la perpétuité réelle, il la juge « aberration éthique et juridique » : retirer à quelqu’un la possibilité de devenir meilleur, c’est renoncer à l’idée même de peine utile.


    On sort de cette conversation bousculée, parfois en désaccord, mais éclairé. Car derrière les postures et les emballements, Maitre Dayez rappelle une vérité inconfortable : la justice ne gagne rien à céder aux colères du moment.


    Un face-à-face sans faux-semblants entre Sacha Daout et Bruno Dayez. Un épisode qui questionne, dérange, et, surtout, fait réfléchir.


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    42 min
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