Épisodes

  • Visite du pape Léon XIV : quels messages aux catholiques, aux Français et au monde?
    Sep 27 2026

    Le pape Léon XIV est arrivé vendredi 25 septembre 2026 en France pour une visite apostolique et officielle de 4 jours entre Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz. Une visite qui a suscité de l’engouement avec une forte affluence sur les lieux emblématiques comme le Stade de France avec 80 000 jeunes de 17 à 35 ans, ou la messe en plein air place de la Concorde dont le périmètre a été étendu pour accueillir plus de 600 000 personnes.

    Quels messages le pape est-il venu transmettre aux catholiques de France et plus largement à tous les Français, aux Européens (à Metz), et au monde (à l’Unesco) ? Comment a-t-il été accueilli ? Quelles étaient les attentes ?

    Reportages et décryptage de ses discours avec Grégoire Catta, jésuite, théologien, spécialiste de la doctrine sociale de l’Église.

    Première visite officielle d’un pape depuis 18 ans : paix et unité au centre de son message

    La dernière visite officielle d’un souverain pontife remonte à 2008, lorsque le pape Benoit XVI s’était rendu à Paris et à Lourdes. Depuis, son successeur le pape François était allé à Strasbourg (2014), à Marseille (2023) et en Corse (2025) mais en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une visite officielle. Lors de l’inauguration de Notre-Dame de Paris en décembre 2024, restaurée de l’incendie qui l’avait ravagée, le pape François avait décliné l’invitation. Cette fois, Léon XIV, élu depuis mai 2025 à la tête de l’Église catholique qui compte plus de 1,4 milliard de fidèles, renoue avec le continent européen que le pape François avait laissé à la marge, lui préférant les périphéries. Dans un style plus apaisé que son prédécesseur, Léon XIV apporte un message de paix et d’unité, comme il l’a fait lors de ses précédents voyages apostoliques.

    Cette visite en France est aussi particulière pour Léon XIV : dans un pays laïc et très sécularisé où plus de 60% des Français se disent non croyants, un phénomène récent intrigue le Vatican et le pape Léon XIV : plus de 20 000 adolescents et surtout jeunes adultes ont choisi de se faire baptiser dans l’Église catholique, alors que le catholicisme est en « transition minoritaire » en France.

    À écouter l'émission Religions du monde du 20/9/2026Visite du pape Léon XIV en France : quels enjeux pour le catholicisme, quelles attentes?

    Son étape à Lourdes sera plus attendue, comme ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoit XVI, dans ce lieu de pèlerinage marial qui rassemble des milliers de pèlerins. Et surtout, c’est à Lourdes que le pape Léon XIV rencontre ce dimanche 27 septembre 2026, en privé, 7 personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église, sélectionnées par la Conférence des Evêques de France, ce qui a suscité de nombreuses réactions.

    Dernière étape de ce voyage apostolique du pape Léon XIV lundi 28 septembre : la ville de Metz, en Moselle, région qui a subi de plein fouet la Première et la Seconde Guerre Mondiale, deux annexions : Léon XIV assistera à une rencontre interreligieuse – en présence de représentants de 6 religions - , puis il s’adressera aux Européens depuis le Centre Robert Schuman (l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, catholique très croyant, qui a été fait vénérable par le pape François et dont plusieurs responsables ecclésiaux espèrent une prochaine béatification). Le discours de Léon XIV sur « les racines de l’Europe pour la paix et l’unité » est très attendu, dans un contexte de tensions et de guerre en Ukraine, aux confins de l’Europe. Il clôturera son voyage apostolique par une messe à la cathédrale de Metz.

    Invité :

    Grégoire Catta, jésuite, docteur en théologie, maître de conférences aux Facultés Loyola Paris, a beaucoup travaillé sur la doctrine sociale de l’Église et sur l’encyclique du pape Léon XIV « Magnifica humanitas » (consacrée aux bouleversements et aux défis posés par l’Intelligence Artificielle sur l’humanité).

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  • «Le judaïsme à l’épreuve de la violence» : conversation avec le rabbin David Meyer
    Oct 4 2026

    Le judaïsme, fondateur de la tradition monothéiste, serait-il porteur de violence ? C’est à cette question sensible que le rabbin franco-israélien David Meyer s’intéresse dans son ouvrage Le judaïsme à l’épreuve de la violence.

    Un exercice complexe alors que le traumatisme des attaques du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas contre des Israéliens est bien présent, et que la réponse par la force et la violence de l’armée israélienne à Gaza, au sud-Liban et en Cisjordanie a de multiples conséquences sur les populations. « Pris dans les rouages du quotidien d’un État – qui plus est, vivant depuis plus de 60 ans dans une situation de conflit avec ses voisins – nombreux sont ceux qui se laissent séduire par une lecture « à mains nues » du texte biblique, utilisant la Bible comme un cadastre et les versets de la Torah comme une carte blanche à la violence », écrit David Meyer, qui remonte dans son livre aux textes fondateurs du judaïsme.

    Invité :

    David Meyer, rabbin, professeur de littérature rabbinique et de la pensée juive contemporaine depuis 2008 à l’Université pontificale grégorienne de Rome.

    Auteur de nombreux ouvrages dont Les versets douloureux. Bible, Évangile et Coran, entre conflit et dialogue, avec Yves Simoens et Soheib Bencheikh, Éd. du Cerf, 2008) ; Lutter contre la violence monothéiste. 3 voix répondent à 10 questions, par David Meyer, Jean-Michel Maldamé, Abderrazak Sayadi, Jean-Pierre Castel (éditions L’Harmattan, 2018) ; Et ce dernier ouvrage qui en est issu et augmenté, après les événements du 7 octobre 2023 en Israël : Le judaïsme à l'épreuve de la violence : Quelques pistes de réflexion (éditions L’Harmattan, 2025) - dix questions posées par un agnostique, Jean-Pierre Castel, à David Meyer.

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  • Violences sexuelles dans l’Église : reconnaissance et réparation, l’expérience inédite de l’INIRR
    Oct 11 2026

    Il y a cinq ans en France, le rapport de la CIASE – la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, ou rapport Sauvé du nom de son président Jean-Marc Sauvé - révélait en octobre 2021 l’ampleur des violences sexuelles dans l’Église catholique en France.

    Un véritable choc : selon les estimations, depuis 1950, plus de 200 000 personnes auraient été victimes de prêtres pédophiles, un chiffre qui monterait à plus de 330 000, si on y ajoute des laïcs qui travaillent dans des institutions liées à l’Église. Plus de 80% des victimes étaient des garçons…

    La Conférence des Évêques de France avait accueilli ce rapport accablant avec honte, les évêques s’étaient mis à genou à Lourdes en novembre 2021 lors de leur assemblée plénière, un geste pour exprimer leur repentance. Ils y avaient annoncé la création de l’INIRR, l’Instance Nationale Indépendante de Reconnaissance et de Réparation, pour les victimes qui étaient mineures au moment des faits, relevant des diocèses. Puis la Conférence des Religieux et Religieuses de France, la Corref (dont la présidente était à l’époque Véronique Margron, religieuse dominicaine et théologienne, très impliquée dans l’écoute des victimes de violences sexuelles dans l’Église), a créé une autre instance complémentaire, la CRR, la Commission de Reconnaissance et de Réparation pour les victimes de membres de congrégations religieuses.

    L’INIRR, dont l’Église de France a annoncé en mars 2026 la fin d’activité prochaine, propose une autre instance qui sera permanente à compter du 1er septembre 2026, l’INIAVE – Instance nationale indépendante d’accompagnement des victimes dans l’Église - dépendant des diocèses, ce qui a suscité de vives interrogations parmi les personnes victimes.

    Lors de sa visite apostolique en France, le pape Léon XIV a rencontré 7 personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église, il a appelé l’Église à « reconnaitre ses propres fautes » tout en nuançant leur caractère systémique, préférant parler de « certaines organisations au sein de l'Église qui, parfois, si l'on peut dire, ont commis des abus en tant que système »

    Dans cette émission, nous faisons le point sur les 5 années de l’INIRR auprès de laquelle près de 2 000 personnes victimes se sont adressées : 5 années d’accompagnement, de reconnaissance, de réparation, une expérience inédite, complexe, qui peut servir de modèle dans d’autres pays, mais qui n’a pas été facile, certains au sein de l’Église appelant à tourner la page, comme si c’étaient des abus et des crimes du passé.... Mais ces violences sexuelles dans l’Église catholique se poursuivent et ne se limitent pas à un seul pays, le phénomène est global et systémique selon plusieurs commissions qui ont pu enquêter, où des mécanismes peuvent encore autoriser le silence, le déplacement de prêtres pédophiles et empêcher les alertes et l’écoute.

    Invitée en studio :

    Marie Derain de Vaucresson, juriste spécialiste des droits de l’enfant, ancienne Défenseure des enfants auprès du Ministère de la Justice, présidente bénévole de l’INIRR de 2021 à 2026, l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, dont le mandat s’est achevé le 30 septembre 2026.

    Témoignages de personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église.

    Rapport de mission de l’INIRR 2021-2026 « Porter un devoir de justice et de réparation ».

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  • Juifs noirs : l’essor étonnant du judaïsme en Afrique subsaharienne
    Sep 13 2026

    En ce mois de fêtes juives (Roch Hachana - le Nouvel An juif, Yom Kippour ou le Grand Pardon, Souccot – la fin des récoltes et la sortie d’Égypte…), Religions du Monde vous emmène sur le continent africain où le judaïsme est en plein essor, même s’il reste encore très marginal.

    Le phénomène n’est pas nouveau, mais depuis une vingtaine d’années, ce phénomène est en constante évolution : certains groupes en Afrique subsaharienne assurent être des descendants des Tribus perdues d’Israël, exilées vers Koush (la terre des Hébreux en Afrique) ; d’autres se sont identifiés au judaïsme par conviction, parfois par conversion personnelle, s’estimant plus proches de cette religion que du christianisme imposé par la force par le colonisateur. Certains ne recherchent pas la reconnaissance par Israël, d’autres au contraire la souhaitent et ne veulent plus être ignorés par les communautés juives.

    Malgré des cultures et traditions ancestrales riches - liées aux ancêtres, certains de ces groupes revendiquent leur appartenance au judaïsme et parfois leur filiation au peuple juif. Un essor étonnant qui ne semble pas fléchir ni subir les conséquences de la situation à Gaza et au Liban et de la guerre menée par Israël contre le Hamas et contre le Hezbollah.

    Reportages d’illustrations en Côte d’Ivoire, au Kenya, en France, entretiens et décryptages avec les chercheurs Edith Bruder et Daniel Dossou.

    Intervenants :

    - Daniel Dossou, docteur en Histoire internationale, Graduate Institute – Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID), il vient de terminer sa thèse en Histoire internationale au Geneva Graduate Institute (IHEID), intitulée: « Being Black and Jewish in Côte d'Ivoire and Kenya: Histories, Communities, and Life Stories » (Être noir et juif en Côte d’Ivoire et au Kenya : histoires, communautés et vies)

    - Edith Bruder, anthropologue et historienne, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies (University of London) au CNRS (France), à UNISA (University of South Africa) et Senior Research Fellow à ISGAP, New York. Elle est la présidente-fondatrice de The International Society for the Study of African Jewry- ISSAJ.

    Elle est l'auteure de divers articles scientifiques et ouvrages tels que The Black Jews of Africa, History, Identity, Religion (Oxford University Press, 2008 et 2012) ; Black Jews, Les Juifs noirs d'Afrique et le mythe des Tribus perdues (Albin Michel 2014) ; Juifs d'ailleurs. Diasporas oubliées, identités singulières (Albin Michel 2020 ; Jews from Elsewhere, Forgotten Diasporas, Singular Jewish Identities (Oxford University Press, 2026), ainsi que de Histoire des relations entre les Juifs et les Noirs - De la Bible à Black Lives Matter (Albin Michel 2023).

    Reportage en Côte d’Ivoire / Benoît Almeras

    Entretien au Kenya avec le Dr Silverstein, (cardiologue, ex-chef de la synagogue de Nairobi, il a joué un grand rôle dans l'intégration des Noirs convertis dans la Nairobi Hebrew Congregation). Gaëlle Laleix

    Entretien en France avec Hortense Bilé, présidente de l’association Am Israël Farafina (association multiculturelle juive de France, qui regroupe notamment des juifs noirs d’origine africaine et antillaise).

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  • Visite du pape Léon XIV en France : quels enjeux pour le catholicisme, quelles attentes?
    Sep 20 2026
    Le pape Léon XIV entame sa première visite apostolique en France, le vendredi 25 septembre pour 4 jours, 18 ans après la dernière visite officielle de Benoît XIV. Il sera à Paris, à Saint-Denis, à l’Unesco, à Lourdes et à Metz, dans un pays sécularisé où la religion catholique n’est plus dominante depuis 50 ans. Qu’est-ce qui a changé depuis 18 ans ? Dans quelle France arrive le pape ? Quels sont les enjeux de cette visite ? Quel accueil lui est préparé ? Invités : Yann Raison du Cleuziou, sociologue, spécialiste du catholicisme contemporain, professeur de science politique à l’Université de Bordeaux, et membre de l’Institut de recherche Montesquieu. Il a publié plusieurs articles et ouvrages dont Vers une Église sans peuple, en 2025, aux éditions du Cerf ; À la droite du Père, les catholiques et les droites de 1945 à nos jours, paru en 2022 aux éditions du SeuilChristine Pedotti, directrice de « Témoignage Chrétien », un magazine fondé en 1941 par des résistants chrétiens, une publication libre et engagée, affiliée à aucune Église ni institution religieuse. Reportage en Seine-saint-Denis et rencontre avec l’évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet. Reportage à l’église Sainte-Hélène (Paris XVIIIè) auprès du curé Georges Ouensavi. Visite apostolique et visite d'État de Léon XIV en France La dernière visite officielle d’un souverain pontife remonte à 2008, lorsque le pape Benoît XVI s’était rendu à Paris et à Lourdes. Depuis, le pape François était allé à Strasbourg (2014), à Marseille (2023) et en Corse (2025) mais en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une visite d’État en France. Lors de l’inauguration de Notre-Dame de Paris en décembre 2024, restaurée de l’incendie qui l’avait ravagée, François avait décliné l’invitation. Cette fois, Léon XIV entame une visite d’État protocolaire, comme chef d’État du Vatican et surtout en tant que chef de l’Église catholique: à Paris, il sera accueilli par le président Emmanuel Macron, il rencontrera les autorités et la société civile et se rendra à la cathédrale Notre-Dame de Paris restaurée, symbole national. À l’Unesco : une adresse au monde pour soutenir le multilatéralisme Son discours à l’Unesco lors de la journée consacrée aux relations entre le Vatican et l’Unesco, organisme multilatéral fragilisé notamment par le retrait américain annoncé pour décembre 2026, sera consacré aux défis de l’IA dans les mondes de l’éducation et de la culture. Une adresse au monde, au multilatéralisme nécessaire dans les temps actuels, prononcé depuis le siège de cette instance qui se situe à Paris. Le pape au Stade de France auprès des jeunes Vendredi soir (25 septembre 2026), Léon XIV est attendu comme une star pour une veillée au Stade de France (qui habituellement reçoit des matchs de foot ou des concerts géants). Il sera accueilli par 80 000 jeunes entre 17 et 35 ans, parmi lesquels de nouveaux catéchumènes et de jeunes adultes récemment baptisés. Le pape Jean-Paul II avait célébré une messe en 1980 dans la basilique de Saint-Denis pour le monde des travailleurs. Cette fois, alors que le monde a subi de profondes transformations, le pape veut s’immerger auprès de la jeunesse qui viendra de toute la France, accueillie dans le 93, le département de Seine Saint-Denis, le plus pauvre de France, le plus jeune et celui qui présente la plus grande diversité religieuse. Le renouveau mis en avant par l’Église catholique de France intrigue le pape Léon XIV, alors que le catholicisme n’est plus majoritaire en France depuis plus de 50 ans. Ce temps partagé avec les jeunes se déroulera dans le département de Seine-Saint-Denis au nord de Paris où vivent des populations très diverses, dont beaucoup issues des diasporas et des migrations, près de 170 nationalités y sont représentées, où se côtoient toutes les religions. Une diversité qui contribuerait au dynamisme de l’Église en France. Messe géante à la Concorde Samedi (26 septembre 2026) marquera l’événement le plus attendu : une messe géante place de la Concorde à Paris, tout un symbole, face aux Champs-Élysées où il défilera en papamobile. Quelque 600 000 personnes sont attendues, avec un dispositif de sécurité élargi et renforcé de plus de 25 000 forces de l’ordre. La devise du voyage de Léon XIV en France : « Pour que le monde ait la vie », se réfère au Christ « source de vie », avec une invocation de l’Esprit Saint, mais aussi un rameau d’olivier qui symbolise la paix. Un appel aux catholiques pour qu’ils soient davantage missionnaires. Une devise qui a aussi une résonnance politique dans le débat qui a eu lieu concernant la loi sur la fin de vie en France, entrée en vigueur le 18 août 2026, ou encore dans le droit à l’interruption volontaire de grossesse intégrée dans la ...
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  • Femmes imames en France : le féminin et le culte islamique aujourd’hui
    Sep 6 2026

    Une femme peut-elle mener une communauté en islam ? Peut-elle être imame, cheffe spirituelle ? Les textes permettent-ils à une femme de diriger une prière collective et mixte ? En France, depuis quelques années, une dizaine de femmes sont imames et veulent promouvoir un islam ouvert. Témoignages et analyses avec Kahina Bahloul, première imame en France, et avec les auteurs et autrices du livre Femmes imames, penser le culte islamique féminin en France paru en 2026 aux éditions Atlande.

    Invités :

    • Kahina Bahloul, islamologue, spécialiste d’Ibn Arabi, grand penseur mystique andalous du XIIe-XIIIe siècle. En 2019, Kahina Bahloul a fondé la mosquée Fatima (à Paris), d’inspiration soufie, et elle est devenue la première femme imame en France. Elle a publié son parcours dans le livre Mon islam, ma liberté en 2021 (éditions Albin Michel).
    • Omero Marongiu-Perria, docteur en sociologie, spécialiste de l’islam français et théologien. Il analyse depuis de nombreuses années les réformes dans l’islam contemporain et sur la théologie islamique libérale, auteur de plusieurs ouvrages dont Qu’est-ce qu’un islam libéral ? (2023, éditions Atlande) ; co-auteur de Femmes imames, penser le culte islamique féminin en France (2026, éditions Atlande) (avec Fatiha Kaouès et Myriam Laakili), il dirige la collection « Penser l’Islam » aux éditions Atlande.
    • Fatiha Kaouès, chercheure au CNRS dans la section d’anthropologie et rattachée au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités ; EPHE/CNRS), spécialiste des recompositions de l’islam contemporain en France et en Europe. Elle travaille notamment sur la place des femmes dans l’exercice du culte musulman. Co-autrice de Femmes imames, penser le culte islamique féminin en France (2026, éditions Atlande) (avec Omero Marongiu-Perria et Myriam Laakili).
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  • Corée du Sud : comment le chamanisme se réinvente
    Aug 30 2026

    En Corée du Sud, on assiste à un regain d’intérêt récent pour le chamanisme et les pratiques qui y sont liées. Le chamanisme coréen reste une pratique spirituelle pour certains et un fond culturel pour le reste de la population. On consulte un chamane (le plus souvent ce sont des femmes) pour une protection contre la maladie, pour trouver un travail, préserver le bonheur dans son couple ou pour apaiser les âmes des défunts.

    Des rituels sont aussi réalisés pour apaiser les âmes de celles et ceux qui sont morts de façon violente, pendant la colonisation de l’Empire japonais (1910-1945) ou la Guerre de Corée (1950-1953). Divination, rituels chamaniques, nous partirons à Séoul en reportage avec notre correspondant.

    Ces pratiques ont toujours existé sur la péninsule (depuis plus de 2000 ans) mais avaient été dénigrées, souvent jugées rétrogrades par les gouvernements qui appelaient à les faire disparaitre. Mais depuis les années 1980-90, le chamanisme revient comme une particularité culturelle et spirituelle unique à la Corée du Sud qui attire les Coréens mais aussi des étrangers. Le chamanisme est ici en perpétuelle réinvention et s’adapte à la modernité sud-coréenne, au fil des générations, en cohabitation avec les autres religions, bouddhisme, confucianisme et christianisme.

    Invitée : Florence Galmiche, maîtresse de conférences à l’université Paris Cité, membre du laboratoire « Chine, Corée, Japon » (EHESS-CNRS-UPCité) et membre de l’IUF (Institut Universitaire de France).

    Reportages en Corée du Sud avec le correspondant de RFI, Celio Fioretti.

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  • Chrétiens africains vers l'Europe: évangélisation inversée ou nouveaux espaces cultuels?
    Aug 23 2026

    Depuis plusieurs années, on observe des mouvements chrétiens africains qui se recréent et s’installent en Europe, à la faveur des mouvements des diasporas et des migrations. Peut-on parler d’une forme d’évangélisation inversée, de l’Afrique vers l’Europe ? Ou plutôt de la création de nouveaux espaces culturels et cultuels en diaspora ?

    La situation n’est pas la même dans l’Église catholique et dans les églises évangéliques pentecôtistes.

    À l’occasion des 9ᵉ Rencontres des Études Africaines en France en juillet 2026 à Paris, nous avons pu échanger avec des enseignants et universitaires camerounais qui travaillent sur ces mouvements et cette circulation des religions et des objets religieux.

    Invités en studio (délocalisé aux Rencontres des Études Africaines en France début juillet 2026) :

    - Patrick Romuald Jié Jié, enseignant à l’université de Bertoua au Cameroun (faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, département d’Histoire), travaille sur la mobilité missionnaire chrétienne inversée

    - André Narcisse Ngon, enseignant-chercheur au département de Sciences Politiques de l’université de Douala au Cameroun, directeur du think tank « Africa Strategy » (sur les relations internationales et la recréation des espaces cultuels et culturels en diaspora)

    Entretiens audios avec :

    - Jean-Louis Ndo Abé, chargé de cours à l’université de Yaoundé I au Cameroun, enseignant en histoire, civilisations et religions (sur l’implantation de l’Église presbytérienne camerounaise en France)

    - Emmanuel Many, enseignant en histoire à l’université de Garoua au Cameroun (sur les prêtres « fidei donum »).

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