Couverture de Protection de l’enfance, au-delà des clichés

Protection de l’enfance, au-delà des clichés

Protection de l’enfance, au-delà des clichés

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Cet épisode d’« On est là pour vous », le podcast de l’association La Vie Active, donne la parole à Pascal Abdakovic, Directeur de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de l’Artois, à Sailly-la-Bourse, Lens et Nœux-les-Mines. Ensemble, nous entrons dans le quotidien de ces enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et des équipes qui les accompagnent, loin des clichés anxiogènes qui circulent trop souvent dans les médias.Une MECS, bien plus qu’un « foyer »Pascal raconte comment la MECS de l’Artois s’est transformée en véritable plateforme de protection de l’enfance, mêlant internat, accueil de jour, placement familial spécialisé et accompagnement à domicile. L’objectif : trouver, pour chaque enfant de 0 à 18 ans, la mesure d’accompagnement la plus juste, sans séparer systématiquement les familles.Au cœur de ce dispositif, près de 100 professionnels se relaient jour et nuit pour 140 enfants, 365 jours par an, dans et hors les murs. Cette présence continue permet de sécuriser les parcours, d’ajuster l’accueil en urgence et de répondre à des situations souvent très marquées par la souffrance et les ruptures familiales.Des métiers engagés au quotidienPascal décrit des équipes pluridisciplinaires où chaque métier joue un rôle clé auprès des enfants. Éducateurs spécialisés et moniteurs-éducateurs portent les projets individualisés, maîtres et maîtresses de maison assurent le socle de la vie quotidienne, surveillants de nuit veillent silencieusement sur le sommeil et les angoisses nocturnes.Psychologues, services logistiques, secrétariat, cuisine, entretien et encadrement complètent ce maillage indispensable au bon fonctionnement de l’établissement. Sans ces « coulisses » très concrètes, il n’y aurait ni accueil, ni repas, ni lieu de vie digne pour ces enfants confiés par la justice.Enfants de l’ASE : tordre le cou aux clichésLoin des images de « cas sociaux », de délinquants ou de trajectoires brisées, Pascal rappelle que la grande majorité des enfants passés par l’ASE ont, plus tard, des vies ordinaires et pleinement citoyennes. Plusieurs deviennent parents, policiers, éducateurs, architectes ou entrepreneurs, bien loin des caricatures souvent mises en avant lors des rares scandales médiatisés.Pour autant, il ne nie pas la réalité de la souffrance : maltraitances, négligences, violences, handicaps ou troubles du comportement marquent certains parcours. Environ 15 à 20% des enfants accueillis présentent des situations très complexes, mais ils ne résument en rien la population de la protection de l’enfance.Scolarisation, inclusion et fierté de métierL’immense majorité des enfants de la MECS est scolarisée dans le droit commun, parfois avec des dispositifs adaptés (ULIS, SEGPA) ou en lien avec des établissements médico-sociaux (IME, DITEP). L’objectif reste toujours de maintenir le lien avec la société, la commune, les autres enfants, notamment grâce à une présence active de la MECS dans la vie du village.Pascal insiste aussi sur la fierté de ses équipes, particulièrement visible pendant la crise du Covid, quand les professionnels se sont portés volontaires pour accompagner les enfants malades sans moyens de protection suffisants, sans jamais « quitter le bateau ». Pour lui, la protection de l’enfance en France reste une politique publique solide, perfectible mais performante, qui mérite soutien plutôt que défiance.La Vie Active, une association engagée à soutenirEn filigrane, Pascal confie aussi son propre parcours, celui d’un enfant qui « ne rentrait pas dans les cases » devenu directeur de MECS, profondément attaché aux valeurs de La Vie Active : universalité, protection des personnes vulnérables, capacité à porter et soutenir des projets au long cours. Après plus de dix ans au sein de l’association, il se dit fier d’y travailler et d’y voir un appui solide pour développer de nouvelles réponses pour les enfants.Pour poursuivre ces actions indispensables auprès des enfants de l’Aide Sociale à l’Enfance et des équipes qui les accompagnent, chacun peut soutenir La Vie Active en faisant un don en ligne : https://vieactive.fr/faire-un-don-a-la-vie-active.Il n’y a pas de « petit don » ; chaque contribution aide à garantir à ces enfants non pas une « seconde chance », mais simplement la place qui doit être la leur dans la République.
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