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Présence

Présence

De : Christel Célisse
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À propos de ce contenu audio

Ici, pas de surface, pas de dogmes, pas de vérités toutes faites. Mais une invitation à quitter les étiquettes qui rassurent mais enferment. À se détacher de ce que la société, les autres, et parfois nous-mêmes, avons cru devoir être, savoir et faire. À travers des partages d’expérience, des prises de conscience et de foi, j’ouvre un espace pour embrasser sa propre spiritualité, sa voie singulière, et une relation intime au Vivant, à la Terre, au cœur, à l’âme et au Divin. Un espace pour plonger dans son essence, explorer sa véritable nature et se reconnecter à notre multi-dimensionnalité. Un espace pour incarner la vibration de son âme, transmuter ce qui restreint, et vivre depuis une présence pleine, consciente et incarnée. On y parle vibration et fréquence, énergétique, chamanisme, connexion divine et responsabilité radicale. Découvre tout mon univers : https://maviedesorciere.fr (https://maviedesorciere.fr) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Christel Célisse Développement personnel Réussite personnelle Spiritualité
Épisodes
  • Pourquoi on est toujours en train d'attendre quelque chose ?
    Apr 9 2026

    On a attendu la fin de l'année 9. Puis l'année 1. Puis l'année du cheval de feu. Puis le printemps. Puis Pâques. Puis le week-end. Et à chaque fois, quand le moment arrive enfin, il n'y a pas le grand shift qu'on espérait. Pas de révélation. Juste… la vie qui continue.


    Et si c'était ça, le vrai problème ?

    Pas que les saisons ne tiennent pas leurs promesses. Pas que les énergies ne bougent pas. Mais qu'on est tellement dans l'attente de ce qui vient qu'on rate ce qui est là. Aujourd'hui. Ce matin. Ce corps. Ce souffle. Cette vie qui s'offre, 24 heures d'affilée, sans qu'on le mérite particulièrement.


    Chaque jour est déjà en soi un cadeau. La question c'est : est-ce qu'on le reçoit vraiment ?


    Ce n'est pas une nouvelle idée. Candide le disait déjà : au bout de toutes les aventures, de toutes les quêtes, de tous les voyages vers quelque chose de plus grand, il faut cultiver son jardin.

    On s'en souvient, on acquiesce, on trouve ça beau. Et on retourne aussitôt à nos projets, nos plannings, nos attentes.

    Parce que le monde dans lequel on vit ne nous invite pas à ralentir. Les réseaux sociaux encore moins. Tout pousse à comparer, à vouloir plus, à construire plus grand, à aller plus vite. Et même dans les cercles spirituels, il y a cette même tendance à toujours chercher le prochain palier, la prochaine initiation, le prochain changement d'énergie qui va tout transformer.


    Hier soir, je regardais une série. Une des personnages principales se retrouve coupée d'un coup de ses intuitions, ses ressentis, son lien au subtil, à Dieu, à l'invisible. Du jour au lendemain, plus rien.

    Et je me suis dis Wouah, ce lien-là, il fait tellement partie de mon quotidien que je ne le vois plus vraiment. Je l'utilise, oui. Mais est-ce que j'en suis reconnaissante, profondément, chaque jour ? Probablement pas assez.

    La vraie spiritualité, c'est peut-être ça : remettre de la sacralité dans le simple.


    Remercier le soleil de se lever. Sentir ce qu'il y a dans l'assiette. Remarquer que le corps parle. Que les intuitions arrivent. Que la vie est là, partout, tout le temps.


    Pas besoin de dons extraordinaires. Pas besoin de grands pouvoirs. Pas besoin d'attendre un alignement planétaire ou un changement de cycle pour commencer à habiter sa vie. On peut le faire maintenant. Aujourd'hui.


    Et je pense aussi qu'il faut faire attention aux étiquettes spirituelles. On parle souvent des conditionnements, des injonctions sociales qui nous enferment. Mais les étiquettes spirituelles, c'est la même chose. Moi je suis intuitive, moi je suis clairvoyante, moi je suis très connectée; ça peut devenir une prison dorée aussi.

    Je suis bien plus grande que tout ça. Et en même temps bien plus simple.

    Et c'est dans cet espace simple, sans étiquette, sans attente, juste présente, juste là que quelque chose de vrai peut se passer.


    Alors aujourd'hui, juste une question : qu'est-ce que tu attends pour profiter de maintenant ?


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    14 min
  • Fatigue, flottement, résistance : et si c'était juste la dernière étape avant la floraison ?
    Apr 7 2026

    Tu attendais le printemps. Et maintenant qu'il est là, tu te demandes pourquoi ça ne ressemble pas à ce que tu espérais.

    Fatigue persistante. Sensation d'être entre deux eaux. Envie d'avancer mais quelque chose qui résiste. Peut-être même une montée d'angoisse, un coup de mou inexpliqué, une impression de ne plus savoir où tu en es.


    Mars est un mois paradoxal. On l'associe au printemps, à l'élan, à la renaissance et pourtant, énergétiquement, mars reste encore profondément ancré dans les énergies d'hiver. C'est le dernier mois du dépouillement. La dernière invitation à rester dans l'intériorité avant la floraison.

    Le problème, c'est qu'on en a marre d'être en hiver. Alors dès qu'on voit pointer un rayon de soleil, on veut s'élancer. On saute l'étape. On oublie le dernier labourage.

    Et c'est exactement là que le sol se dérobe sous les pieds.


    « La résurrection ne peut pas avoir lieu s'il n'y a pas eu de mort. Pleine. Totale. Consentie. »


    Pâques, Ostara, le Ramadan, Pessah tout ce qui se joue symboliquement dans cette période de fin mars / début avril porte le même message : avant de naître à nouveau, il faut accepter de mourir à quelque chose.

    Mourir au sens de lâcher. De retourner la terre. De déraciner ce qui a gangrené pendant l'hiver et qu'on a fait semblant de ne pas voir parce qu'on voulait aller mieux, aller vite, aller de l'avant.

    Les arbres nous l'enseignent chaque année : un arbre qui n'a pas laissé tomber toutes ses feuilles mortes ne peut pas faire pousser de nouveaux bourgeons.


    Alors si tu te sens coincée en ce moment, voilà ce que je te propose de considérer.

    Il n'y a peut-être pas quelque chose qui cloche en toi. Il y a peut-être juste une dernière couche à traverser. Un dernier espace à labourer. Une dernière chose à remettre au sacré avant de pouvoir fleurir.

    Ce n'est pas le moment de forcer. Ce n'est pas le moment de te comparer à celles qui semblent déjà en pleine énergie. C'est le moment de faire confiance au cycle.


    « Le vide n'est pas un danger. C'est l'espace où quelque chose de plus grand peut entrer. »


    Quand tu lâches enfin ce qui était trop petit, ce qui ne te correspond plus, ce que tu portais encore par habitude, par peur du vide, par attachement tu ne te prives pas. Tu crées de la place.

    C'est dans ce vide que vient le souffle. C'est dans cet abandon que la verticalité s'ancre vraiment. C'est là que le printemps peut commencer pour de bon pas dans le calendrier, mais en toi.

    La nature ne ment jamais. Elle ne claque pas des doigts au 21 mars. Elle prend le temps. Les mini-feuilles d'abord. Puis les bourgeons. Puis, seulement, la pleine floraison.


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    25 min
  • Nommer Dieu, nommer Jésus : la peur du regard des autres et d'être mise dans une case
    Apr 2 2026

    Ce mois de mars, j'ai fait le carême pour la première fois. Sans mode d'emploi. Sans appartenance affichée. À ma sauce, comme toujours — avec le jeûne, les prières en araméen, en hébreu, en arabe, avec mon mala et mon rosaire, avec mon tambour chamanique et les textes des évangiles.

    Je m'attendais à quelque chose d'intense. À être traversée par la grâce, comme pendant l'Avent. Ça n'a pas été ça. Ça a été autre chose. Quelque chose de plus discret et finalement de profond.

    La révélation est venue avec Pierre.

    Pierre : l'apôtre qui renie Jésus trois fois après son arrestation, par peur. Celui qui pourtant l'aimait profondément.

    Quand je me suis demandé pourquoi Pierre m'agaçait, la réponse est arrivée nette, sans détour.

    Parce que Pierre, c'était moi dans mon reniement.

    Je travaille depuis plus d'un an avec les énergies christiques dans mes soins. Je prie Jésus, Marie, Marie-Madeleine chaque jour. Moi qui aime profondément ses enseignements : cette manière limpide, simple, radicale qu'il a d'aller à la source de l'amour et de la souveraineté intérieure.

    Et pourtant, je ne nommais pas son nom.

    J'utilisais "le divin". "L'énergie christique". "La source". Tout plutôt que de dire : Jésus. Par peur d'être catégorisée. Par peur de perdre des abonnés. Par peur qu'on me rentre dans une case que je passe ma vie à déconstruire.

    Sauf que cette semaine sainte m'a donné une carte. Littéralement. En tirant les cartes pour mes cours de yoga, j'ai eu le Verbe. Le Verbe créateur : celui qu'on retrouve dans toutes les traditions, en hébreu, en araméen, dans l'islam, dans l'hindouisme. Le son à l'origine de la création. Le pouvoir de nommer pour faire exister.

    Et là j'ai compris.

    Ce qui m'éloignait de Dieu ( mon intention de carême depuis le début ) c'était précisément ça. Ne pas oser nommer. Renier par peur du regard. Faire comme Pierre.

    Nommer, c'est faire exister. Nommer Jésus, c'est m'autoriser à exister pleinement dans ma foi. Pas la foi rentrée dans une case. La foi d'une femme qui aime ses enseignements d'amour, qui les croise et qui n'a pas à choisir entre tout ça.


    Alors aujourd'hui, je nomme.

    Parce que mettre les mots dans la matière, c'est ce que j'invite à faire depuis le début et il était temps que je commence par moi.


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    36 min
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