Couverture de Fatigue, flottement, résistance : et si c'était juste la dernière étape avant la floraison ?

Fatigue, flottement, résistance : et si c'était juste la dernière étape avant la floraison ?

Fatigue, flottement, résistance : et si c'était juste la dernière étape avant la floraison ?

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Tu attendais le printemps. Et maintenant qu'il est là, tu te demandes pourquoi ça ne ressemble pas à ce que tu espérais.

Fatigue persistante. Sensation d'être entre deux eaux. Envie d'avancer mais quelque chose qui résiste. Peut-être même une montée d'angoisse, un coup de mou inexpliqué, une impression de ne plus savoir où tu en es.


Mars est un mois paradoxal. On l'associe au printemps, à l'élan, à la renaissance et pourtant, énergétiquement, mars reste encore profondément ancré dans les énergies d'hiver. C'est le dernier mois du dépouillement. La dernière invitation à rester dans l'intériorité avant la floraison.

Le problème, c'est qu'on en a marre d'être en hiver. Alors dès qu'on voit pointer un rayon de soleil, on veut s'élancer. On saute l'étape. On oublie le dernier labourage.

Et c'est exactement là que le sol se dérobe sous les pieds.


« La résurrection ne peut pas avoir lieu s'il n'y a pas eu de mort. Pleine. Totale. Consentie. »


Pâques, Ostara, le Ramadan, Pessah tout ce qui se joue symboliquement dans cette période de fin mars / début avril porte le même message : avant de naître à nouveau, il faut accepter de mourir à quelque chose.

Mourir au sens de lâcher. De retourner la terre. De déraciner ce qui a gangrené pendant l'hiver et qu'on a fait semblant de ne pas voir parce qu'on voulait aller mieux, aller vite, aller de l'avant.

Les arbres nous l'enseignent chaque année : un arbre qui n'a pas laissé tomber toutes ses feuilles mortes ne peut pas faire pousser de nouveaux bourgeons.


Alors si tu te sens coincée en ce moment, voilà ce que je te propose de considérer.

Il n'y a peut-être pas quelque chose qui cloche en toi. Il y a peut-être juste une dernière couche à traverser. Un dernier espace à labourer. Une dernière chose à remettre au sacré avant de pouvoir fleurir.

Ce n'est pas le moment de forcer. Ce n'est pas le moment de te comparer à celles qui semblent déjà en pleine énergie. C'est le moment de faire confiance au cycle.


« Le vide n'est pas un danger. C'est l'espace où quelque chose de plus grand peut entrer. »


Quand tu lâches enfin ce qui était trop petit, ce qui ne te correspond plus, ce que tu portais encore par habitude, par peur du vide, par attachement tu ne te prives pas. Tu crées de la place.

C'est dans ce vide que vient le souffle. C'est dans cet abandon que la verticalité s'ancre vraiment. C'est là que le printemps peut commencer pour de bon pas dans le calendrier, mais en toi.

La nature ne ment jamais. Elle ne claque pas des doigts au 21 mars. Elle prend le temps. Les mini-feuilles d'abord. Puis les bourgeons. Puis, seulement, la pleine floraison.


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