DÉCOUVREZ L’ÉPISODEDans ce 41ᵉ épisode de notre série Parcours de Coach®, le coach et superviseur Jacques-Antoine MALAREWICZ dissèque les illusions du coaching en entreprise et interroge l’essence du métier, entre complexité systémique et lucidité radicale.CitationPour Jacques-Antoine : « Le coaching, ce n’est pas un eldorado. C’est exigeant, difficile et il faut se déformer plutôt que se former au coaching. » L’enfance du système : de l’horlogerie à la complexitéJacques-Antoine Malarewicz revient sur ses racines d’enfant d’immigrés, fasciné dès l’enfance par les mécaniques complexes et les systèmes familiaux hybrides. Son attirance pour la psychiatrie et la systémique prend racine dans cette nécessité de comprendre l’enchevêtrement du langage, de la culture, et du système familial, bientôt transposée à l’univers du coaching d’entreprise. Entrer dans la systémique, c’est apprendre à lire les dynamiques invisibles, là où la théorie se confronte à la chair des réalités relationnelles.Penser l’anti-coaching : entre défi généralisant et quête d’authenticitéRevenant sur la genèse de son ouvrage « Devenir coach pour les nuls », il défie les conventions d’un coaching « mainstream » pour réhabiliter la dimension artisanale et l’irréductible singularité du métier. La systémique s’invite comme un état d’esprit, un décentrement radical plus complexe qu’il n’y paraît, où l’humour, le paradoxe et la créativité deviennent les outils d’une posture insaisissable – celle du metteur en scène improvisant dans l’imprévisible, loin des recettes prêtes à penser.La fabrique des résistances : humilité, changement et manipulation conscienteAu cœur de la pratique, Malarewicz nomme sans fard la tension dynamique : le coach vend du changement, tandis que le client vend du non-changement, souvent sans le formaliser. Il interroge la mythologie d’une posture neutre et exhorte à faire de l’expérience – et non de la formation initiale – le véritable socle d’apprentissage. La compétence du coach tient dans sa capacité à naviguer l’hétérogénéité, à métacommuniquer sur la relation, à confronter habilement les résistances systémiques, quitte à manipuler – non par intention d’emprise, mais au service d’un changement co-construit.La demande, le langage et la part d’ombre : débusquer le non-ditL’invité décortique la tripartition entre demande officielle, demande cachée et besoin inavoué, désignant le coaching comme un labyrinthe où règnent le pouvoir et les intrigues des systèmes vivants. Le langage, verbal et non-verbal, prend alors une place cardinale comme vecteur d’intentionnalité et révélateur de jeux de dupes, où l’approche systémique impose de travailler le comment plutôt que le pourquoi, le présent plus que le passé.Sortir du cadre, expérimenter le risque : de l’intuition à l’acte pédagogiqueExprimer la réalité par l’audace, l’expérimentation et l’intuition : Malarewicz illustre, par des exemples concrets, comment sortir du protocole pour provoquer des bifurcations majeures. Mettre sciemment en scène une rupture de cadre devient un acte pédagogique fort, révélant les circulations cachées autour du don, de la dette symbolique, et du besoin d’acceptation. Le coach efficace, c’est celui qui ose l’inventivité contextuelle tout en assumant la co-responsabilité de l’échec comme du succès.La transmission en entreprise familiale : deuil, remariage et confianceL’épisode explore en profondeur la transmission des entreprises familiales comme expérience limite du coaching systémique. Le passage de relais révèle l’intrication des enjeux de pouvoir, d’argent, d’affect, de loyautés transgénérationnelles et d’équilibres familiaux précaires. L’art du coach réside ici dans sa capacité à travailler avec toute la famille, à rendre visible l’irrationnel du non-dit, et à célébrer la charte, non comme mirage mais comme engagement moral constructif.Lucidité sur le métier : ubérisation, individualisme et l’illusion du marketingÀ rebours des illusions du marché, Malarewicz déplore une ubérisation galopante du métier et une confusion croissante entre coaching et psychothérapie, sous la pression du consumérisme et de l’individualisme. Face à la profusion de coachs, il questionne la quête de différenciation par l’étiquette et pointe l’enjeu fondamental : rester lucide, humble, et ancré dans la pratique face à une commercialisation croissante de la souffrance et de l’aide.Le silence, le plaisir et la responsabilité : vers une éthique du non-savoirEnfin, illustrant par des anecdotes et des paradoxes, l’invité propose une posture éthique faite de silences assumés, d’écoute active du présent, de refus du remplissage, et d’une responsabilité partagée entre coach et coaché. Travailler...
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