Le plaisir réduit le bonheur. La sécrétion répétée de dopamine, souvent déclenchée par la recherche immédiate de plaisir (récompense), peut perturber l’équilibre de nos neurotransmetteurs. Cela affecte notamment la production de sérotonine, qui, elle, est liée au bien-être durable et à la satisfaction profonde.
Il est fréquent de confondre plaisir et bonheur. Pourtant, leurs effets — surtout biochimiques — sont très différents, particulièrement à long terme.
Le plaisir, c’est :
à court terme : quelques secondes ou minutes
viscéral : ressenti dans le corps ou par les sens
lié à l’action de prendre : on prend du plaisir
associé à des substances ou stimuli : alcool, sucre, drogues, nourriture, etc.
vécu individuellement : centré sur soi
potentiellement addictif
Le bonheur, c’est :
à long terme
volatil : il ne se contrôle pas, il se vit
lié à l’action de donner : on rend quelqu’un heureux
dissocié des substances ou des objets
connecté aux autres : il se partage
non addictif : il apaise, plutôt qu’il excite
Pourquoi faire cette distinction?
Parce que plus on confond plaisir et bonheur, plus on passe à côté de ce qui peut réellement nourrir notre sentiment de contentement et d’accomplissement. Et plus l’anxiété s’installe.
J’en fais moi-même l’expérience. Malgré avoir éliminé certaines dépendances de mon quotidien (alcool, cannabis, sucreries), je me surprends encore à scroller mon téléphone (dopamine) en regardant une série télé (dopamine), ou à commander en ligne pour recevoir un colis qui agit comme une petite récompense (dopamine). Résultat? Une forme d’anxiété chronique… et une impression de vide. Moins de bonheur.
La dopamine agit comme une hormone de récompense. Plus on la stimule, plus le cerveau en réclame — en fréquence et en intensité. Cette quête des extrêmes crée des comportements compulsifs… puis une dépendance.
La dopamine excite les neurones. Trop sollicités, ils s’usent, certains meurent. Le cerveau compense : il réclame des stimulations plus fortes pour atteindre le même niveau de satisfaction. C’est ce qu’on appelle la tolérance. Et c’est ainsi que naît la dépendance. Pour en savoir plus sur ce phénomène et des solutions, lisez mon article Dopamine Junkies: retrouver sa pleine productivité.
En parallèle, la sérotonine, associée au bonheur, se libère dans un contexte de calme, de contentement, de gratitude. Or, une surproduction de dopamine peut inhiber cette sécrétion.
Autrement dit : plus on court après le plaisir, moins on est heureux.
Retrouver le bonheur
Pour cultiver un bonheur plus profond, cherchons le contentement à long terme. Modérons notre appétit pour les plaisirs immédiats, souvent illusoires, et reconnectons-nous à ce qui apaise vraiment.
Parce que le bonheur… ne se prend pas. Il se construit.
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