Épisodes

  • «Les Chemins de la colère», d’Antonio Rodriguez Castiñeira, aux éditions Bayard
    Feb 21 2026

    En 2008, une crise financière frappe la planète entière. Si cette crise trouve son origine aux États-Unis avec la crise des subprimes, ses répercussions, notamment en Europe, seront terribles. Aujourd’hui, près de 20 ans après, les stigmates sont toujours visibles et pourtant le monde politique, les dirigeants ne semblent toujours pas prendre conscience des dégâts occasionnés et de leurs conséquences, comme a pu le constater Antonio Rodriguez Castiñeira, journaliste à l’AFP, dans son ouvrage Les chemins de la colère, paru aux éditions Bayard. Il s’agit d’un road-trip à travers la crise économique entre la Galice, en Espagne, et la Suisse.

    À écouter dans Accents d'EuropeL'«effet Trump» bouscule l’Europe

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  • Sable et enjeux de pouvoir au Cambodge
    Feb 14 2026

    Le sable est la deuxième ressource naturelle la plus exploitée dans le monde après l’eau. Son extraction a triplé au cours des 20 dernières années. Le premier exportateur de sable dans le monde, ce sont les États-Unis, puis arrivent les Pays-Bas. En troisième position, le Cambodge, dont le sable a participé, notamment, à l'extension de la cité-État Singapour et qui aujourd'hui contribue au développement urbain de Phnom Penh. Avec Sur la piste minérale, publié aux éditions MétisPresses, Dolorès Bertrais nous propose une enquête captivante sur les traces d'un grain de sable issu du Mékong. Une extraction lucrative qui engendre des jeux de pouvoir et sous-tend les transformations urbaines de la capitale cambodgienne. Dolorès Bertrais, paysagiste-urbaniste et post-doctorante à l'Université de Genève, est spécialiste des dynamiques urbaines.

    À écouter dans GéopolitiqueLe sable: une ressource banale devenue stratégique

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  • De Trump à Poutine, «nous assistons à une crise de la puissance», selon le politologue Bertrand Badie
    Feb 7 2026

    Donald Trump face à Vladimir Poutine et Xi Jinping : la puissance traditionnelle est-elle de retour ? Et avec elle, des empires prêts à tout pour défendre leur chasse gardée, y compris par la guerre ? Voilà un cliché qu'il faut déconstruire, et c'est justement l'idée du livre Par-delà la puissance et la guerre, la mystérieuse énergie sociale, de Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris. Selon lui, une énergie sociale très diverse et des mobilisations « empathiques » aux mouvements de colère ont recomposé les relations internationales.

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  • Avec «Téhéran Washington», Clément Therme plonge au cœur des relations diplomatiques entre les deux pays
    Jan 31 2026

    « Téhéran Washington : 1979-2025. Le grand Satan à l'épreuve de la révolution islamique » est un ouvrage qui permet d'éclairer l'actualité immédiate entre l'Iran et les États-Unis. Un livre aux Éditions Hémisphères signé Clément Therme, spécialiste de l'Iran, qui est au micro de RFI.

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  • «Cette Amérique qui nous déteste» de Richard Werly
    Jan 24 2026

    Les Européens se souviendront longtemps de cette semaine qu'ils viennent de vivre avec Donald Trump. Volonté absolue d'acquérir le Groenland par tous les moyens, y compris militaires, menaces de guerre tarifaire aux États européens solidaires de Nuuk et Copenhague. Et puis, reculade du président américain : finalement pas d'intervention armée ni de surtaxes douanières pour laisser place à un deal encore flou. Principale victime : l'Alliance transatlantique, au moins dans l'esprit, semble rompue.

    Trump et son mouvement MAGA (Make America Great Again) ne cessent de proclamer leur détestation des démocraties libérales européennes. Et c'est justement le sujet du livre Cette Amérique qui nous déteste, du journaliste Richard Werly, correspondant à Paris du journal suisse Blick. Un livre publié aux éditions Nevicata.

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  • «Taïwan : survivre libres», de Pierre-Antoine Donnet
    Jan 17 2026
    La Chine continue de mettre la pression sur Taïwan. Dernière démonstration de force en date, Pékin a simulé un blocus de l'île les 29 et 30 décembre 2025. L'Union européenne a dénoncé des manœuvres « déstabilisatrices pour la sécurité régionale ». Donald Trump de son côté a déclaré ne pas être inquiet de cette dangereuse simulation. La menace d'invasion chinoise est une éternelle épée de Damoclès qui s'alourdit au-dessus de la tête de Taïwan. Sans prendre le risque de déclarer formellement leur indépendance, qui existe de facto depuis 1949, les Taïwanais continuent d'affirmer haut et fort leur identité différente de la Chine. C'est tout le sens du livre Taïwan : survivre libres de Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de la revue trimestrielle Asia Magazine et du site d'informations gratuit Asialyst.com. RFI : Tout est dans le titre de votre ouvrage, Taïwan : survivre libres. Est-ce l'instinct de survie morale, politique, identitaire – malgré la menace du géant chinois voisin – qui vous a frappé chez les Taïwanais ? Pierre-Antoine Donnet : J'ai trouvé, dans cette île qui représente un confetti sur une planisphère, une volonté extrêmement forte d'affirmer son identité. Pour Taïwan, cette question est effectivement celle de sa survie. Car en face, la Chine est devenue turbulente, avec à sa tête un président dont l'obsession affirmée est de s'emparer de Taïwan. D'autre part, « libres », oui, parce que la grande différence entre d'un côté l'immensité de la Chine continentale et de l'autre l'île de Taïwan, c'est qu'il y a, en face, un régime totalitaire dictatorial, alors qu'à Taïwan, il y a un vent de liberté qui souffle depuis plusieurs décennies et qui ne cesse de s'amplifier pour en faire aujourd'hui la démocratie la plus vivante de l'Asie. Vous voyagez régulièrement à Taïwan depuis plus de 45 ans. Sommes-nous dans un moment d'insécurité pour les Taïwanais, voire de pessimisme à cause des ambiguïtés et des chantages de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche ? Je pense pouvoir dire avec sincérité et conviction qu'il n'y a aucun vent de panique. Ils sont en face de cette Chine géante depuis maintenant des décennies. Ils sont habitués à cette menace. Certes, peu à peu, elle s'accroît, elle devient plus forte et plus immédiate. Il y a certainement un sentiment d'inquiétude. Ils savent bien qu'il est possible que, du fait de l'arrivée du retour à la Maison Blanche de Donald Trump, les États-Unis ne se portent peut-être pas à son secours si, un jour, il y avait tentative d'invasion. Je crois que, pour les Taïwanais, l'exemple de l'Ukraine est très fort. On voit un pays beaucoup moins grand que la Russie qui les agresse et qui, malgré tout, résiste depuis presque quatre ans. Pour les Taïwanais, ça serait la même chose. Vous n'oubliez pas de décrire le revers de la médaille à Taïwan, à savoir la présence de la mafia des triades, notamment en politique. Quelle est son ampleur et peut-elle mettre en péril l'avenir de l'île ? La mafia est l'une des composantes qui représente un danger pour Taïwan et sa société. Les triades chinoises, les Yakuza japonais, la pègre sicilienne, etc. Les ressorts sont toujours les mêmes : faire de l'argent par des moyens illégaux. Ces triades ont eu un rôle politique important à Hong Kong, avant la loi sur la sécurité nationale en 2020. Elles avaient été utilisées par le régime en place, issu de Pékin, pour écraser l'opposition qui s'exprimait dans la rue. Les membres des triades chinoises ont notamment été utilisés pour faire peur et tabasser les opposants. Cela pourrait être pareil un jour à Taïwan, le gouvernement en a tout à fait conscience. D'autant que, par essence, ces triades sont pour une bonne part invisibles. C'est une force qui est là, organisée, hiérarchisée, pouvant un jour être exploitée. C'est l'une des menaces qui pèsent sur l'avenir de Taïwan. Pour compléter, il y en a une autre : l'influence chinoise qui pénètre la société taïwanaise par la désinformation, l'espionnage, pour introduire le doute dans les consciences collectives à Taïwan sur le bien-fondé de la résistance. Par exemple, avec l'intelligence artificielle générative, on présente des extraits de vidéos sur la vie quotidienne en Chine populaire, notamment de la classe moyenne, plus aisée. Lorsque la jeunesse le voit, elle se dit : « Finalement, ce n'est pas si mal. Pourquoi ne pas accepter ce que propose Pékin ? » Taïwan : survivre libres, de Pierre-Antoine Donnet, éditions Nevicata, 96 pages, 11 euros. À lire aussiDroits de douane: Taïwan et les États-Unis signent un accord commercial, Pékin en colère
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  • «Gaza, quel avenir ?»: quand la chercheuse Laetitia Bucaille s'interroge sur le futur de l'enclave palestinienne
    Jan 10 2026

    Gaza, quel avenir ? Après deux ans de guerre dévastatrice et trois mois de cessez-le-feu hypothétique, telle est la question que pose la chercheuse Laetitia Bucaille dans son nouveau livre paru aux éditions Stock. Professeure de sociologie politique à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), elle s'y interroge sur l’avenir de l'enclave palestinienne plus de deux ans après les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas en Israël, ainsi que sur les conséquences de la guerre meurtrière menée par l’État hébreu contre sa population.

    RFI : Avant d'essayer de répondre à la question de l'avenir de la bande de Gaza, ouvrons une petite page de l'histoire récente de l'enclave. Ce territoire palestinien a connu des guerres menées par Israël en 2008, 2009, 2012 et 2014, mais également de grandes manifestations - baptisées « La marche du retour » - en 2018, elles aussi réprimées dans le sang par l'armée d'occupation israélienne -, sans compter la guerre de 2021. Et puis il y a le massacre de la population palestinienne depuis octobre 2023, toujours en cours malgré un cessez-le-feu théorique. Les Palestiniens sont-ils condamnés, selon vous, à vivre ces guerres coloniales asymétriques et brutales ?

    Laetitia Bucaille : Il faut espérer que cela cesse. L'avenir proche est tout à fait incertain. Il y a une forme d'accalmie pour Gaza. Je dis « une forme » parce que, comme vous l'avez mentionné, il y a effectivement toujours des morts provoqués par l'armée israélienne. Il est possible qu'avec le plan de paix imposé par Donald Trump, l'on passe à un autre mode de gestion des Palestiniens qui serait plus international, comme une sorte de mandat, de protectorat, avalisé par tout ou partie de la communauté internationale, sans que les Palestiniens ne se dirigent pour autant vers une forme de souveraineté.

    Les Palestiniens de Gaza sont assiégés par Israël depuis 2007. Quel effet a eu ce blocus sur les rapports politiques et sociaux à Gaza ?

    Le blocus a effectivement été décrété en 2007. Mais, depuis l'instauration de l'autonomie palestinienne en 1994, la circulation des Gazaouis a été extrêmement limitée : les autorisations de sortie qui leur étaient accordées alors l'étaient vraiment au compte-gouttes. Je crois que, dans la deuxième partie des années 1990, il y avait à peu près 4% de la population gazaouie qui pouvait sortir de l'enclave. Cela veut dire aussi que le Hamas a pu en prendre le contrôle et y développer son emprise sur la société palestinienne sans que l'on puisse en prendre la mesure.

    Après les massacres du 7-Octobre et la prise en otage d'Israéliens, les dirigeants du Hamas ont - comme d'ailleurs le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant - fait l'objet de mandats d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Le mouvement islamiste peut-il aujourd'hui encore faire partie de l'avenir de Gaza ?

    La communauté internationale s'y oppose. Ce que disent les Israéliens, ce que disent aussi les Américains et les Européens, c'est qu'on doit faire sans le Hamas, qu'il faut le désarmer. Cela étant, un certain nombre de militaires assez lucides sur la question - y compris dans certains cercles israéliens - ont conscience du fait que le Hamas ne va pas disparaître. Cette entité issue des Frères musulmans ne va pas s'évanouir dans Gaza ou ailleurs car le tissu qu'elle a développé durant plusieurs décennies est toujours vivace. Et l'un des objectifs du Hamas, c'est aussi de s'imposer comme le leader des Palestiniens : il est donc probable que l'organisation ne renonce pas à jouer un rôle dans l'enclave à l'avenir. Quels seront ses moyens pour s'imposer ? Là, c'est difficile à déterminer. Mais s'il n'a rien obtenu à Gaza, qui est aujourd'hui complètement détruite, le Hamas peut toutefois se targuer d'avoir atteint une audience mondiale et d'avoir provoqué une renaissance de l'intérêt pour la cause palestinienne ainsi qu'un soutien pour elle dans le monde entier.

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  • «Rivalités pour la paix, Géopolitique de l'ONU»: entretien avec Arthur Boutellis
    Jan 3 2026

    Quel avenir pour l'ONU à l'ère de Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping ? Et quel avenir pour les opérations de maintien de la paix de l'organisation ? Ces missions onusiennes incarnées par les emblématiques Casques bleus qui ont longtemps fait l'unanimité parmi les États membres sont aujourd'hui remises en cause du fait de rivalités de puissances toujours plus intenses, de la contestation de certaines normes, du recours à la force ou de la violation du droit. C'est le thème du livre Rivalités pour la paix, géopolitique de l'ONU, d'Antoine Boutellis, conseiller sénior à l'International Peace Institute de New York et enseignant à Sciences Po Paris.

    Rivalités pour la paix, géopolitique de l'ONU, d'Arthur Boutellis, éditions Armand Colin, 264 pages, 23,90 euros

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