Épisodes

  • Trois regards sur la ruralité : C. Delfosse, N. Krief, S. Teyssou
    Apr 29 2026

    À l’occasion de l’exposition des photographies de Nicolas Krief à la galerie ALF, Claire Delfosse, Simon Teyssou et Nicolas Krief conversent avec Valérie Disdier à partir des regards sensibles qu’ils portent sur la ruralité.

    Échange enregistré en public à la galerie ALF à Lyon, le jeudi 23 avril.

    Claire Delfosse est auteure du livre Arbre, Bruit, Cabane… Abécédaire affectueux de la ruralité. Géographe, professeure à l’université Lumière Lyon 2, elle est membre du Laboratoire d’études rurales. Elle fait partie du conseil scientifique des ruralités.

    Nicolas Krief est photographe, historien de formation. Ses travaux personnels le conduisent depuis des années en Sarthe, puis dans l’Orne, où il y réalise une chronique du monde rural. Site web : http://www.n2-photo.com/

    Simon Teyssou est architecte urbaniste, associé fondateur de l’Atelier du Rouget situé dans le Cantal, lauréat du Grand Prix de l’urbanisme (2023), notamment pour son action en faveur des territoires ruraux et périurbains.
    Auteur de La fabrique des possibles. Atelier du Rouget aux Éditions 205.

    L’échange animé par Valérie Disdier, historienne de l’art et urbaniste, cofondatrice de l’association Cité anthropocène et codirectrice de la ligne éditoriale “À partir de l’Anthropocène”.

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    1 h et 7 min
  • [Architecture] Collection « Cailloux » - rencontre avec Bonnet/Mosconi/Vargas
    Apr 13 2026

    Présentation de la collection “Cailloux” et rencontre avec les auteur·rices des trois premiers ouvrages de la série, parus aux Éditions 205 :

    Frédéric Bonnet, auteur de La terre qui reste
    Léa Mosconi, autrice de Architecture vivante, architecture des vivants
    Alain Vargas, auteur de Faire, c’est dire

    La rencontre animée par Valérie Disdier, urbaniste, historienne de l’art et cofondatrice de l’association Cité Anthropocène, codirectrice de la ligne éditoriale “AAA” (Architecture, urbAnisme, pAysage) aux Éditions 205.

    Enregistré le 2 avril 2026 à Archipel - Maison de l'Architecture, Lyon.

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    1 h et 7 min
  • [Étretat, par-delà les falaises] Conversation : Les imaginaires du voyage
    Feb 20 2026

    [Étretat, par-delà les falaises] Conversation : Les imaginaires du voyage


    💡 En 2024, le tourisme international a connu une progression de 12,2 % par rapport à 2023 avec 1,465 milliard de touristes.


    À Étretat comme en montagne, l’économie touristique renvoie à la création d’emplois, à la rénovation du bâti, à la valorisation de territoires,… mais aussi à la destruction des écosystèmes, à l’amplification des déplacements et de la production de déchets. Est-il alors encore possible de répondre à cet appétit sans limite ? Quel pourrait être le nouvel imaginaire du voyage ?


    La question est de retravailler la vivabilité de nos espaces quotidiens : partir dès qu’on a du temps libre, c’est un symptôme d’invivabilité”.

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    📻 Radio Anthropocène était en direct du Musée des Beaux-Arts de Lyon le samedi 10 janvier 2026, en résonance avec l’exposition “Étretat, par-delà les falaises”.


    Une conversation animée par Florian Fompérie. Avec Rodolphe Christin, sociologue et essayiste, il travaille sur les enjeux liés au tourisme et au voyage. Et Valérie Paumier, fondatrice de Résilience Montagne, association de sensibilisation aux conséquences du dérèglement climatique en montagne.


    (Image : Eugène Le Poittevin, Les Bains de mer, plage d’Etretat, 1865. Collection particulière. Courtoisie image Sotheby's)

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    42 min
  • [Étretat, par-delà les falaises] Table ronde : L’Art bousculé par l’Anthropocène et inversement
    Feb 16 2026

    🎙️ [Étretat, par-delà les falaises] Table ronde : L’Art bousculé par l’Anthropocène et inversement


    💡 Quelles sont les formes créatives et les imaginaires de l’Anthropocène ?


    L’Anthropocène est cette époque où les activités humaines, via les processus géochimiques enclenchés, sont responsables de perturbations telles que la Terre est en train de quitter l’équilibre climatique connu jusqu’au milieu du XXe siècle. Ce qui a pour conséquence de remettre en cause son habitabilité.


    C’est par exemple clairement lisible à Étretat que l’on connaît pour ses falaises spectaculaires. Transfigurées par le sur-tourisme, icônes et tout autant clichés, les falaises sont devenues lieux postiches, simulacres de lieux. Michel Lussault dit : “Un lieu authentique et un milieu authentique, mais qui est complètement retravaillé par le design et l’industrie touristique”.

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    📻 Radio Anthropocène était en direct du Musée des Beaux-Arts de Lyon le samedi 10 janvier 2026, en résonance avec l’exposition “Étretat, par-delà les falaises”.


    Une émission animée par Valérie Disdier. Avec Paul Ardenne, historien et critique d’Art, écrivain, romancier et curateur. Thierry Boutonnier, artiste arboricole. Et Michel Lussault, géographe, professeur émérite d’études urbaines à l’École Normale Supérieure de Lyon.


    (Image : Claude Monet, Etretat, l’Aiguille et la Porte d’Aval, 1885. Image © The Clark Art Institute)

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    1 h et 6 min
  • Métropole, des marges oubliées
    Feb 4 2026

    Avec le photographe Hugo Ribes, membre du collectif ITEM, l'architecte et membre du collectif LALCA Julie Bernard et le politiste Guillaume Gourgues, nous interrogeons la représentation politique et la place qui est donnée aux populations mises à la marge des métropoles alors même qu’elles habitent en leurs cœurs.

    Une émission animée par Florian Fomperie.

    Copyrights : Collectif ITEM - Etienne Maury.

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    44 min
  • Pierre Cornu - Leçons hérétiques sur l’histoire du temps présent
    Nov 18 2025

    [Rencontre] Pierre Cornu, Leçons hérétiques sur l’histoire du temps présent.


    Le vendredi 14 novembre 2025, à la librairie L’Œil Cacodylate de Lyon 2, Pierre Cornu, au détour d’un dialogue avec Valérie Disdier, est revenu sur son ouvrage Leçons hérétiques sur l’histoire du temps présent, paru cette année dans la collection A partir de l’Anthropocène (portée par Cité Anthropocène au sein des Éditions 205).


    Il explique rendre hommage au philosophe et dissident politique tchèque Jan Patočka et à ses Essais hérétiques sur la philosophie de l’histoire, publiés à titre posthume sur la fin de la décennie 1970, à partir d’un cours clandestin.


    Pierre Cornu revendique un pas de côté à la fois dans l’espace et dans le temps, afin de sortir d’une posture intellectuelle centrée sur la France et l'Europe occidentale, et de penser le présent grâce à une diversité d’archives constituant une “histoire totale”. Ne pas mettre de côté certaines données essentielles permet de mener une réflexion plus précise sur le temps Anthropocène.


    S’il revendique un travail de recherche “hérétique”, c’est dans un souci de sortir du confort intellectuel qu’il regrette au sein de sa discipline. Un “lâcher prise” intellectuel est nécessaire au niveau des méthodes et outils habituels, ce pourquoi il incite à effectuer un travail d’historien·ne autrement, et à reconnaître que la manière traditionnelle de faire de l'histoire ne peut plus fonctionner.


    Le temps ne nous est plus donné, c’est à nous de le tisser devant nous. Pour ce faire, il faut collaborer, accepter nos faiblesses, nos vulnérabilités, nos contradictions, ne pas imaginer que l'on va se débarrasser de ceux qui ne sont pas de notre faction. Il faut faire avec les sociétés telles qu'elles sont, le vivant tel qu’il est.


    Redécouvrez Leçons hérétiques sur l’histoire du temps présent sur notre site Internet (https://cite-anthropocene.fr/lecons-heretiques-sur-lhistoire-du-temps-present/).

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    38 min
  • Vallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?
    Sep 24 2025

    A l’origine d’une largeur de presque deux kilomètres au Sud de Lyon, le fleuve a été canalisé afin de le domestiquer, au détriment des zones humides riches en biodiversité, qui s’en retrouvent asséchées. Les rejets des activités pétrochimiques participent également à polluer les sédiments, et plus généralement toute la vie du fleuve.


    Ainsi, si les acteurs industriels souhaitent verdir leurs activités, comment repenser le rôle d’écosystème vital du fleuve? Comment reconsidérer la place du Rhône dans une région qui multiplie les impacts à son encontre?

    Le mardi 23 septembre 2025, Radio Anthropocène était présente à la Bibliothèque municipale de Lyon Part-Dieu pour une émission, en direct et en public, autour des enjeux de la Vallée de la Chimie.


    Au cours d’une table-ronde d’une heure, nos trois invités (Isabelle Michallet, professeure à l’Université de Rennes, spécialiste du droit de l’environnement; Damien Dumollard, directeur du Syndicat Mixte du Rhône, des Îles et des Lônes (SMIRIL); Quentin Brunelle, directeur de l’association Des Espèces Parmi’Lyon) ont répondu aux questions de Florian Fomperie concernant les écosystèmes au sein d’un fleuve aujourd’hui largement transformé pour subvenir aux besoins industriels.


    La réglementation fait que tant qu’une substance n’est pas identifiée comme étant polluante, il n’y a aucune raison de la surveiller” (Isabelle Michallet)


    On voit revenir la loutre sur nos cours d’eau, mais aussi des libellules qui sont des indicateurs de la qualité des milieux aquatiques, comme le gomphe à pattes jaunes” (Damien Dumollard)


    La restauration de la nature est désormais juridiquement organisée, notamment par un règlement européen adopté l’année dernière sur la restauration de la nature, applicable désormais avec un certain nombre d’obligations” (Isabelle Michallet)

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    1 h et 1 min
  • On va tous créer !
    Jul 15 2025

    Conversation entre Bernard Lahire et Benjamin Allegrini, à l’occasion de la soirée de lancement de l’école de la résilience, le 8 juillet 2025 à l’Hôtel de Ville

    À l’occasion du lancement à Lyon de la première programmation de l’école de la résilience – une communauté d’acteurs pluriels réunis autour des enjeux de transition et d’adaptation -, Cité anthropocène invite le naturaliste Benjamin Allegrini et le sociologue Bernard Lahire. Durant cet échange, il sera question de ce que la science révèle, des traces invisibles, du social humain dans le continuum du vivant, des récits que nous construisons autour du réel. Et tout autant de manières renouvelées de “faire école” au travers de L’école des vivants cofondée par Benjamin Allegrini et Alain Damasio et d’un Institut de Science sociale du vivant que Bernard Lahire appelle de ses vœux.

    Benjamin Allegrini est naturaliste, il a exploré la faune et la flore de France avant de mener des recherches en Afrique et en Asie. Aujourd’hui, il dirige un écosystème de sociétés spécialisées en écologie, dont un laboratoire pionnier de l’ADN environnemental. Cofondateur de L’école des vivants, il signe avec L’ADN fantôme. Quand l’invisible laisse des traces (Les liens qui libèrent, 2025) son premier ouvrage, mêlant récit scientifique, anecdotes de terrain et réflexion sur notre lien au vivant. Au cœur du livre, Immeuble Zéro, une Volte-Face d’Alain Damasio, transpose en fiction les tensions soulevées par l’essai : un thriller intime qui questionne notre identité face à une Évolution que la science révèle autant qu’elle reconfigure.

    Bernard Lahire est sociologue, directeur de recherche CNRS, après avoir été professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon. Après avoir opéré un raccordement décisif entre sciences sociales et sciences de la vie en montrant que le social humain s’inscrit dans le continuum du vivant et ne se comprend que par une série de comparaisons entre sociétés humaines, mais aussi et surtout entre espèces sociales, Vers une science sociale du vivant constitue un pas supplémentaire en direction d’une science sociale du vivant unifiée.

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    1 h et 6 min