Couverture de L'Asie en conférences

L'Asie en conférences

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De : Inalco
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À propos de ce contenu audio

L'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et Asialyst, le site d'information sur toute l'Asie, vous proposent un cycle de débats consacré à des questions d'actualités en Asie. Retrouvez également les enregistrements des conférences sur YouTube.

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    Épisodes
    • Taïwan : une élection sous l'œil de Pékin
      Feb 1 2024

      Rarement une élection taïwanaise n’avait été autant scrutée par la communauté internationale. Le 13 janvier, les électeurs ont décidé de porter au pouvoir Lai Ching-te, partisan de la fermeté face à la Chine. Pour la première fois dans l’histoire de l’île, le parti “indépendantiste” (PDP) remporte trois mandats consécutifs à la présidentielle. Même si le futur président devra composer sans majorité absolue au parlement, c’est un désaveu pour Pékin qui n’avait pas hésité à qualifier Lai Ching-te de “grave danger”, alors que les tensions dans le détroit sont au plus haut depuis des années.


      Cette conférence aura pour but d’analyser les résultats des élections et les enseignements qu’ils apportent sur la société taïwanaise qui, si elle revendique de plus en plus son identité nationale, reste aussi très largement attachée au statu quo avec Pékin (ni indépendance, ni unification). Elle visera aussi à anticiper les réactions du pouvoir chinois qui multiplie depuis un an et demi les incursions militaires près des côtes taïwanaises et reste déterminé à récupérer Taïwan « par la force si nécessaire ».


      Intervenants :

      • Mathieu Duchâtel, sinologue et directeur des études internationales à l’Institut Montaigne
      • Isabelle Feng, collaboratrice scientifique à l’Université libre de Bruxelles, associée à Asia Centre
      • Jacques Gravereau, Fondateur et président d’honneur du HEC Eurasia Institute, auteur de « Taïwan, une obsession chinoise »


      Modérateur : Baptiste Fallevoz, journaliste à France 24 et Asialyst


      Conférence enregistrée le 29 janvier 2024.


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      1 h et 49 min
    • L'Inde, des BRICS au G20 : quelle diplomatie pour quelle montée en puissance ?
      Oct 13 2023

      Le 10 septembre dernier, la présidence du G20, qui revenait cette année à l’Inde, s’est achevée en fanfare par un sommet réunissant à New Delhi les dirigeants des vingt pays les plus puissants de la planète (à l’exception notable des chefs d’Etat chinois et russe). Une réunion considérée comme un succès pour la partie invitante qui a réussi à faire adopter une déclaration finale passant sous silence la responsabilité russe dans la guerre contre l’Ukraine et a fait adopter l’intégration de l’Union africaine au G20.

      Ce sommet a couronné une année durant laquelle New Delhi a déployé des efforts considérables pour promouvoir l’Inde comme puissance diplomatique de premier plan. Pour le Premier ministre Narendra Modi, son pays, devenu le plus peuplé de la planète, est désormais le leader naturel du « Sud global » et doit peser de tout son poids dans les affaires du monde.

      Une telle évolution ne va pourtant pas de soi. Depuis son indépendance en 1947, l’Inde a certes été, sous Nehru, un pilier du Mouvement des non-alignés et elle se prononce aujourd’hui pour une réforme des instances multilatérales, à commencer par le Conseil de sécurité de l’ONU, mais elle s’abstient souvent sur les dossiers sensibles quand elle y siège. Par ailleurs, le vieux fond protectionniste, se manifeste encore aujourd’hui dans sa diplomatie économique et commerciale. L’Inde refuse d’entrer dans les accords multilatéraux libéralisant les échanges en Asie-Pacifique. Et si le pays appelle les industriels du monde entier à venir produire en Inde pour le reste du monde, il multiplie simultanément les hausses de droits de douane et les entraves administratives aux importations.


      Comment l’Inde pourra-t-elle surmonter ces contradictions entre traditions protectionnistes et ambitions planétaires? Trois intervenants viendront analyser cette problématique :


      • Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre d’études sud-asiatiques et himalayennes, CEASH-EHESS) et chercheur senior à Asia Centre
      • Isabelle Saint-Mézard, professeur des Universités à l'Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8 et chercheuse associée à l'IFRI. Autrice de Géopolitique de l'Indo-Pacifique, PUF, 2022.
      • Jean-François Huchet, président de l’Inalco


      Modérateur : Patrick de Jacquelot, journaliste à Asialyst et ancien correspondant des Échos en Inde.


      Conférence enregistrée le 10 octobre 2023.



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      1 h et 35 min
    • Thaïlande, Cambodge, Birmanie : la démocratie éternellement bâillonnée ?
      Jun 2 2023

      Depuis 2014, une vague autoritaire a submergé une grande partie de l’Asie du Sud-Est. Notamment les pays qui suscitaient les plus grands espoirs de libéralisation. Après des années de dictature, c’est comme une parenthèse démocratique qui s’est refermée : les putschs militaires ont fait un retour fracassant. A commencer par la Thaïlande, qui connaît depuis neuf ans une vie politique entravée par une nouvelle junte dirigée par l’ancien généralissime Prayuth Chan-o-cha – avant de remodeler en 2017 la Constitution à son avantage. Que peuvent changer fondamentalement les élections générales du 14 mai ? Le Premier ministre sera choisi à la fois par 500 députés élus de l'Assemblée nationale, et les 250 membres du Sénat nommés par le roi sur la recommandation de l'armée. Ce système contraint les partis d'opposition à obtenir au moins 376 députés, un total jugé très difficile à atteindre, s'ils veulent contourner le vote des sénateurs fidèles au pouvoir sortant.


      A l’ouest du pays, la Birmanie connaît, elle aussi, une Constitution qui assure aux militaires le dernier mot sur les affaires du pays. Ce qui n’a pas empêché un nouveau coup d’Etat en 2021 après une nouvelle victoire électorale de Ligue nationale pour la Démocratie d’Aung San Suu Kyi. Et de refermer une « parenthèse démocratique » d’une décennie. Depuis, le pays est plongé dans le chaos de la guerre civile et de la plus brutale répression de la dissidence. Le 28 mars, le parti de la « Dame de Rangoun » a été dissous. Après avoir promis un scrutin national en août dernier, l’armée a mis en avant des raisons sécuritaires et logistiques pour retarder l’échéance à la fin 2023 au moins.

      A l’Est de la Thaïlande, le Cambodge connaît une sorte de coup d’Etat interne permanent avec l’étouffement périodique de l’opposition. Au pouvoir depuis 38 ans, le Premier ministre cambodgien Hun Sen va pouvoir se présenter, une nouvelle fois, aux élections législatives du 23 juillet sans adversaire de poids. Un tribunal de Phnom Penh, non indépendant de l'exécutif, a condamné à 27 ans de prison Kem Sokha, le principal opposant au régime autoritaire, l’un des rares à n’avoir pas pris, ces dernières années, le chemin de l'exil. Il avait été arrêté, en pleine nuit, en septembre 2017 lorsque sa formation politique, le Cambodia National Rescue Party (CNRP), était apparue en mesure de menacer le tout-puissant Cambodian People's Party (CPP) de Hun Sen aux législatives de 2018. Dans la foulée, le pouvoir avait dissout son parti et le CPP avait gagné la totalité des 125 sièges au Parlement.


      Comment expliquer l'impossible implantation de la démocratie dans la région du Sud-Est asiatique ? Jusqu'où ira le pouvoir des militaires ? La litanie des coups d'Etat est-elle vouée à se poursuivre ?


      Avec :

      • Sophie Brondel : coordinatrice de l'association Info Birmanie.
      • Arnaud Leveau : membre du conseil d'orientation d'Asia Centre, ancien directeur adjoint de l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) à Bangkok.
      • Juliette Buchez : journaliste et correspondante de RFI et TV5 Monde à Phnom Penh.

      Modératrice : Cyrielle Cabot, journaliste à Asialyst et France 24.


      Conférence enregistrée le 31 mai 2023.


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      1 h et 27 min
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