Épisodes

  • Un personnage inoubliable (entretien avec Alice Cornuau)
    Apr 23 2026

    Dans cet épisode, c’est au tour d’Alice de témoigner. Je me dirige donc vers mon ancienne maison (décor de la maison de Prue également), Alice fait chauffer une théière et on s’assoit face à face. Et on prend le temps de discuter vraiment, ce qui n’est pas arrivé depuis 2020.

    Et tout de suite, il y a quelque chose de différent. Ce n’est qu'une entrevue. Pas un simple échange. Plutôt… des retrouvailles.

    Alice Cornuau, c’est un visage que j’ai vu naître artistiquement en 2016. Une présence qui s’est imposée sans bruit, mais avec une évidence presque troublante.

    Pour beaucoup, elle est Cassotis Costumes. Une talentueuse créatrice de costumes.

    Pour moi, elle est Pandore, ancêtre des frères Dupontel dans The Gift. Un personnage dense, mystérieux, presque mythologique, qu’elle a porté pendant quatre saisons. Mais avant cela elle a été aussi ma Ginny Potter, dans mon court-métrage Try, La Tentative, en 2016. Le tout début de notre collaboration. Le moment où j'ai vu son vrai potentiel (et aussi où elle a une baguette qui s'allume quand elle dit " Lumos").

    On rit. On se souvient. On se retrouve. Dans cet échange, on déroule tendrement le fil.

    On parle de cette première discussion sur Pandore, un peu intuitive, un peu fragile, où rien n’était encore sûr sauf peut-être l’envie de continuer à créer ensemble. On replonge dans cette année de travail intense autour de The Gift : la création des costumes, les discussions infinies sur la perruque de Pandore, les aléas de la météo, son indéniable implication sur les costumes de Pandore et des Souverains, sur ce qu’elle devait incarner au-delà du texte ( et aussi des tartines de texte écrits et envoyés au dernier moment) . On parle de sa présence, de son aura légendaire sur la série et surtout de notre amitié indéniable. De tout ce qui ne se voit pas mais qui construit une belle relation et un beau personnage.

    Et puis, 2019 arrive doucement sur nos lèvres. Un moment de faille devant mon micro. Une discussion qu’on n'a jamais vraiment eu l’audace d’avoir.

    Orgueil, Préjugé et Sortilège. Un projet qu’elle écrit, qu’on porte ensemble, et qui finit par nous échapper. Un terrain de tensions, d’incompréhensions et de cassures. On s’y est perdu. On s’y est heurté. C’est un épisode qu’on n’avait préféré enterrer.

    Mais c’est pour ces moments que j’aime mon podcast.

    Parce qu’aujourd’hui, il n’y a ni règlement de comptes, ni justification. Juste deux personnes qui regardent en arrière avec lucidité. Et surtout, avec beaucoup de tendresse. Juste deux amis qui se retrouvent vraiment.

    Ce qui me frappe en réécoutant cet entretien, c’est à quel point on a changé.

    À quel point on s’est déplacés, intérieurement. Et comment, malgré les frottements, malgré les maladresses, il reste quelque chose de très pur dans ce qu’on a construit.

    Et je crois que tout est là. Quelquefois je me demande à qui s’adresse mes projets. Et bien avec des entretiens comme celui-ci je sais qu’à mon échelle, j’aide de belles personnes à suivre leur voie.

    Cet épisode, c’est une conversation sur mon travail, oui.

    Mais c’est surtout une conversation sur les liens qui se tissent à travers lui.

    Sur les personnages qu’on crée… et ceux qu’on devient, sans s’en rendre compte.

    Un épisode doux, un peu mélancolique, dont je suis profondément reconnaissant.

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    1 h et 17 min
  • L'héroïne de l'histoire. (entretien avec Ombéline Viet)
    Apr 16 2026

    Après une semaine de pause je reviens avec l'épisode 15 du podcast !

    Dans ce nouvel épisode du Journal intime d’un artiste borné, je retrouve Ombéline Viet, celle qui a donné vie à Kristen Dupontel — ce personnage qui, saison après saison, est devenu le cœur battant de la série. Comédienne de métier aujourd'hui, elle revient avec douceur sur ces nombreuses années de tournage!

    On remonte le fil. De son premier tournage en mai 2013 ( un peu drôle quand même) jusqu’à sa dernière séquence de 2020, entourée de ceux qu'elle aime.

    Huit ans de création, de jeu, de situation loufoques, de tensions, d'engagement, de fous rires, de désaccords parfois très francs… et surtout des liens qui se sont construit entre deux prises.

    On parle de tout.

    De ce que c’est que de grandir avec un personnage.

    De ce que ça fait de travailler avec moi (spoiler : c’est pas toujours simple).

    De nos clashs, de nos réconciliations, et de cette drôle de fidélité qui nous a fait continuer, encore et encore.

    C’est un épisode sur une belle amitié. Sur l’amour qu’on met dans son art, même quand ça déborde un peu.

    Et évidemment… on rigole beaucoup. Parce qu’on n’a jamais su faire autrement.

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    46 min
  • Ton courage m'ennuie ma douce. (retour sur l'épisode 01X05)
    Apr 4 2026

    Dans cet épisode 14 de Journal intime d’un artiste borné, je replonge dans l’épisode 5 de The Gift aux côtés de William Brémond, avec qui j’ai déjà analysé les trois premiers épisodes. Ensemble, on revisite ce moment clé de la série avec beaucoup de recul… et on ne boude pas notre plaisir !

    William revient sur sa version originale de 2012 (il l'a écrit et réalisée) : ses intentions, ses ambitions (juste un plan -séquence de 15 minutes avec une vingtaine de comédiens amateurs … trois fois rien...). Il revient sur ce qui a dû être abandonné en chemin, et ce qu’il en reste aujourd’hui.

    De mon côté, je partage tout ce que j’ai pu reconstruire en 2017 et enrichir grâce à une approche plus structurée du scénario, notamment autour de l’univers fantastique de Pandore — une héroïne que je décris, avec affection, comme la Van Damme de la série! ( en vrai les nouveaux persos présentés dans cet épisode sont trop cools ! )

    Entre l’arrivée remarquable de Kristen, les débuts du sassy Dimitraï et les cris stridents de Brianton, Héros est l'un des épisodes majeur de la série. Et j’en suis assez fier !

    Entre anecdotes de tournage, fous rires et échanges sincères sur nos décisions lunaires, c’est un épisode plus léger, où l’on s’est laissé pour la première fois porter par la narration. Un moment fun, complice, et centré en grande partie sur William lui-même, qui incarne Peters, le coeur de l’épisode !

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    38 min
  • Ma première folie douce ! (retour sur l'épisode 01x04)
    Mar 26 2026

    🎙 Épisode 13 — Ma première folie douce, l'analyse de l’épisode 4 de la saison 1 de The Gift

    Dans cet épisode de Journal intime d’un artiste borné (JIAB pour les intimes) , je replonge dans l’épisode 4 de la saison 1 de The Gift avec Adrien Bailly, l’interprète de Phoebe.

    Un épisode tourné en quasi huis clos, sombre et complexe, où les frontières entre la réalité et la folie se confondent. Une première attaque violente du BigBad de la saison, Barbas !

    Problème : Adrien n’aime pas cet épisode… il se confie sur les difficultés à vivre le tournage et sur sa désormais légendaire incompréhension de la série !

    Le tout avec son humour bien à lui.

    De mon côté, c’est un épisode très spécial : ma première réalisation dans la série, un vrai bac à sable où j’ai testé plein de choses, parfois sérieusement, parfois un peu n’importe comment — mais je ne boude pas du tout mon plaisir face au résultat.

    On parle des choix de mise en scène, des expérimentations, des moments de tournage un peu absurdes, de fous rire nerveux, de la folie qui nous a échappé de peu et surtout de ce qui se passe quand deux personnes regardent la même expérience… et n’en tirent pas du tout la même leçon.

    Un épisode un peu fou, très honnête, et finalement assez révélateur de ce qu’est The Gift. 🎬

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    32 min
  • Une voix pour deux ! Luna Drouyneau, la vrai Andréa Trudeau !
    Mar 19 2026

    Petite pause dans l’analyse des épisodes de la série. Aujourd’hui, je tends le micro à Luna Drouyneau. Une voix qui en a incarné deux. Ou plutôt, un personnage à deux corps, mais une seule empreinte sonore : Andrea Trudeau.

    J’interviewe Luna qui a prêté sa voix à Andrea dans The Gift et qui a également participé activement derrière la caméra pendant le tournage de l’année 2017 et sur bien d’autres de mes projets !

    Amie chère à mon coeur, sa bonne humeur est communicative ! On vous livre sans filtre les galères de tournage sous une météo capricieuse, les blessures incongrues au pied et les hurlements mythiques utilisés à outrance en postprod ! Une liste non- exhaustive d'anecdotes juste pour le plaisir de vos petites oreilles attentives.

    On parle du doublage d’un personnage partagé entre deux comédiennes… et évidemment, on replonge (avec un peu trop de précision) dans ce tournage de 2017, légèrement chaotique, pour ne pas dire infernal.

    Un épisode un peu à part. Une respiration. Et peut-être, une autre manière de comprendre Andréa. Et qui sait, elle n’a peut-être pas dit son dernier mot…

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    22 min
  • J'aime pas cet épisode ! (retour sur l'épisode 01x03)
    Mar 12 2026

    Oui, vous avez bien lu. Pour la première fois dans Le journal intime d’un artiste borné, je consacre un épisode… à un épisode que je n’aime pas. C’est un peu absurde mais ça me plaît.

    Avec mon fidèle complice William Brémond, on se penche cette fois sur l’épisode 3 de la saison 1 de The Gift. Et disons-le franchement : c’est probablement celui qui nous fait le plus lever les yeux au ciel dans toute la série.

    Alors évidemment, on décortique quand même. Parce que même quand on n’aime pas, on analyse. On parle de ce qui fonctionne (un peu), de ce qui fonctionne moins (beaucoup), des choix narratifs étranges…

    Mais rassurez-vous : on râle avec amour. Et surtout avec humour.

    Entre mauvaise foi assumée, tentatives désespérées de défendre certaines scènes, et débats existentiels sur la patience du spectateur, cet épisode devient finalement… un très bon prétexte pour discuter de narration, de rythme, et de ce moment très particulier où je réalise que j’adore ma série — sauf cet épisode-là.

    Bref : un épisode où l’on critique, on analyse, on plaisante… et où, paradoxalement, on passe un très bon moment à parler d’un épisode qu’on n’aime pas.

    C’est ça aussi, être un artiste borné.

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    25 min
  • L'important c'est de se faire rire ! ( retour sur l'épisode 01x02 de la série The Gift)
    Mar 5 2026

    Pour ce dixième épisode du podcast Journal intime d’un artiste borné, je reviens sur l’épisode 2 de la saison 1 de The Gift avec William Brémond, l’acteur qui incarne Peters — et qui signait ici son tout premier épisode en tant qu’auteur.

    On parle d’écriture, d’objectifs de mise en scène, d’intentions plus ou moins claires… et des écarts entre ce qu’on imaginait et ce qu’on a réellement réussi à fabriquer.

    Anecdotes de tournage, doutes, ambitions, petites frustrations et grandes fiertés : un retour honnête sur ce que ça veut dire créer ensemble — et essayer, avant tout, de créer.

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    30 min
  • Faut bien commencer quelque part ! ( retour sur l'épisode 01x01 de la série The Gift)
    Feb 26 2026

    Bon. Il fallait bien commencer quelque part. Donc on commence… par le début. Logique implacable.

    Dans cet épisode, je reviens (avec mon faux petit frère mais vrai acolyte William Brémond ) sur l’épisode 1 de la saison 1 de The Gift — celui où tout commence, où tout dérape, et où j’avais déjà décidé d’en faire qu’à ma tête.

    Au programme :

    🎬 anecdotes de tournage (même celles qu’on n’aurait peut-être pas dû raconter)

    🧩 petits secrets bien gardés de l’épisode

    🧠 analyse ultra fine (et totalement objective, évidemment) de ce premier chapitre.

    Bref, un debrief entre frères, un peu piquant, un peu tendre, et toujours…obstinément bienveillant.

    Aller, il est temps de retrouver Prue, Peters et Phoebe et de replonger dans l’univers de The Gift !

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    20 min