Épisodes

  • 1977 : de Studio 54 à Star Wars, d’Elvis à la fondue bourguignonne… une année culte
    Jan 24 2026
    1977, c’est d’abord une année de naissances marquantes : Virginie Efira, Emmanuel Macron, Sarah Biasini, Christophe Beaugrand… et peut-être vous aussi.

    C’est aussi une période où la vie quotidienne change : les femmes sont désormais nombreuses à travailler, les hommes commencent – timidement – à aider à la maison, les lave-vaisselle se font encore rares. Les bébés voyagent en poussette canne, les repas se simplifient avec les petits pots, et l’on reçoit volontiers les amis autour d’une fondue bourguignonne ou d’une raclette, symboles d’une convivialité moderne où la maîtresse de maison reste à table avec ses invités.

    Côté musique, 1977 est une année contrastée et intense. Les États-Unis pleurent la disparition du King Elvis Presley, décédé le 16 août. Dans le même temps, le disco triomphe avec les Bee Gees, Boney M, ABBA, tandis que Sheila se réinvente avec Sheila B. Devotion. La variété française brille avec Michel Sardou, France Gall sur une chanson de Michel Berger, Michel Polnareff ou Laurent Voulzy. À New York, le mythique Studio 54 ouvre ses portes et devient le temple de la nuit.

    Au cinéma, 1977 marque l’Histoire avec Star Wars: A New Hope de George Lucas, point de départ d’une saga légendaire. Le public rit avec L’Animal, porté par Jean-Paul Belmondo et dialogué par Michel Audiard. En librairie, on frissonne avec Shining, et l’essai La Barbarie à visage humain révèle Bernard-Henri Lévy.

    1977 est aussi une année d’adieux : le 25 octobre disparaît Charlie Chaplin, poète du cinéma, et quelques mois plus tôt Jacques Prévert, dont les mots continuent de résonner à travers Les Feuilles mortes.

    Enfin, l’année est marquée par la sortie de Saturday Night Fever, avec John Travolta, par le dernier voyage de l’Orient-Express, et par la naissance de Téléfoot, accompagnée de l’hymne We Are the Champions.
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  • 1970 : des hippies aux Beatles, de De Gaulle à Love Story… une année charnière
    Jan 18 2026
    1970, c’est d’abord une année musicale foisonnante. La jeunesse vit encore à l’heure hippie, tandis que le funk et le disco pointent le bout de leur nez, que le rock se maintient et que la chanson française s’impose durablement. On chante Mike Brant et sa prière Laisse-moi t’aimer, Joe Dassin avec L’Amérique et C’est la vie Lily, Johnny Hallyday qui interpelle avec Jésus Christ, Jean-François Michael et La jolie Candy, sans oublier Free qui électrise les ondes avec All Right Now.

    Autour d’eux gravitent Michel Sardou, Barbara, Claude François, Dalida, Françoise Hardy et France Gall.

    Mais 1970, c’est aussi un choc pour les fans : The Beatles annoncent leur séparation le 10 avril, par la voix de Paul McCartney. Ils laissent pourtant un dernier cadeau au monde avec Let It Be, numéro un international.

    Dans le même temps, le King Elvis Presley triomphe en tournée, rencontre Richard Nixon à la Maison-Blanche et sort The Wonder of You ainsi que l’album On Stage. Et Elton John s’impose avec Your Song, classé dans le top 5 des ventes.

    Sur le plan international, 1970 est lourde de sens. Au Chili, Salvador Allende est élu président avant d’être renversé et tué lors du coup d’État mené par Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis. Une page sombre de l’Histoire. En contrepoint, la guerre du Biafra prend fin.

    Le 9 novembre 1970, la France est bouleversée par la mort du général Charles de Gaulle, mettant un terme à l’ère du gaullisme. Dans le même temps, les mouvements féministes émergent, le Concorde fait rêver, et en Belgique, grèves et contestations sociales témoignent d’une jeunesse inquiète pour son avenir. À la télévision, on parle de conquête spatiale et l’on sacre Pelé, roi du football.

    Côté cinéma, 1970 enchante les salles obscures. On rit avec Le Gendarme en balade de Jean Girault, on rêve avec Peau d’âne de Jacques Demy et Catherine Deneuve, on frissonne avec Borsalino réunissant Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, et l’on admire Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville, dernier rôle dramatique de Bourvil. À l’international, Love Story bouleverse les cœurs, porté par la musique de Francis Lai.

    Enfin, l’art de vivre en 1970 reste simple et codifié. Jeans et cols roulés, jupes à plis, anoraks colorés. Les 45 tours tournent sur les pick-up, on lit Salut les Copains et Âge Tendre, on regarde la télévision en famille. Les parents sont stricts, les sujets tabous nombreux, les repas pris ensemble, parfois suivis de la messe du dimanche. Et en filigrane, une chanson semble résumer l’époque : Let it be… qu’il en soit ainsi.
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  • 1962 : quand Françoise Hardy chantait, que le monde tremblait et que la mini-jupe naissait
    Jan 17 2026
    1962 est une année décisive pour la variété. Une jeune femme timide, guitare en bandoulière, fait une entrée remarquée dans la chanson française : Françoise Hardy. Autodidacte, elle compose ses propres chansons et connaît un succès fulgurant avec Tous les garçons et les filles, bientôt diffusé sur tous les transistors. Pendant ce temps, The Beatles enregistrent leur premier single, Love Me Do, après l’arrivée de Ringo Starr. Les Rolling Stones débutent eux aussi, tandis que naît le magazine Salut les Copains, véritable porte-voix de la génération yéyé.

    Mais 1962, c’est aussi une année lourde de tensions historiques. Le monde frôle la catastrophe lors de la crise des missiles de Cuba. Treize jours durant, John F. Kennedy et Nikita Khrouchtchev s’affrontent à distance, jusqu’à un accord salvateur négocié notamment par Llewellyn Thompson. La même année, le monde perd une icône avec la disparition de Marilyn Monroe, dont la prestation de Happy Birthday, Mr President reste gravée dans la mémoire collective.

    Côté cinéma et littérature, 1962 brille par la qualité de ses œuvres. Lawrence of Arabia de David Lean triomphe aux Oscars, porté par la musique de Maurice Jarre. En France, Un singe en hiver réunit Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo. En librairie, on lit Georges Simenon, Marguerite Yourcenar, Albert Camus, tandis que le prix Nobel est attribué à John Steinbeck. Et sur scène, Jacques Brel attend toujours sa Madeleine.

    Enfin, la société se transforme. Mary Quant crée la mini-jupe, symbole d’émancipation féminine. La télévision noir et blanc entre dans les foyers, les premiers jeux électroniques apparaissent, le mot informatique est inventé par Philippe Dreyfus, et à l’exposition universelle de Seattle, on découvre les prémices de l’ordinateur personnel.

    Et pour accompagner ces changements, une voix chaleureuse résonne sur les ondes : Ray Charles avec I Can't Stop Loving You.
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