Épisodes

  • Faut-il souffrir pour créer ?
    Jun 24 2026

    🎙️ Ecoute Active - Faut-il souffrir pour créer ?


    🧠 La santé mentale est devenue un sujet central dans nos sociétés. Et la musique, comme les autres formes d’art, y joue un rôle paradoxal. Derrière les œuvres qui parlent de santé mentale, il y a des personnes qui, souvent, s’épuisent pour les produire.


    Rythmes instables, pression économique, exposition permanente, injonction à la performance, comparaison continue, précarité structurelle, confusion entre identité personnelle et image publique… L’industrie culturelle peut devenir un environnement où l’on doit rester fragile pour rester intéressant, vulnérable pour rester visible, intense pour rester légitime.


    🎶 Comment l’art peut-il devenir un outil de soin collectif sans sacrifier celles et ceux qui le fabriquent ? Pourquoi la souffrance reste-t-elle si valorisée dans les récits artistiques ? Et surtout : peut-on imaginer un écosystème culturel où créer ferait du bien, autant au public qu’aux artistes ?


    🗣️ “Afin de les différencier des humains, on a beaucoup construit les artistes comme des êtres qui doivent souffrir. L’artiste doit faire vivre quelque chose de cathartique.


    Pour la dernière de cette saison, Camille Viguié reçoit DJ Pompompom, artiste DJ, Cindy Pooch, chanteuse et compositrice, et Mélanie Gosse, psychanalyste et psychologue clinicienne.


    🎧 Une émission enregistrée pendant la 8e édition du festival À l’école de l’Anthropocène.

    #aea26 #anthropocene #radio #podcast #musique #industriemusicale #santementale

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    59 min
  • Devenir parents dans la musique, le prix de la vulnérabilité
    May 28 2026

    🎙️ Ecoute Active - Devenir parents dans la musique, le prix de la vulnérabilité


    🤰 Dans l’imaginaire collectif, la scène musicale est synonyme de liberté, de créativité, de nuits sans fin, d’audace et de transgression. Mais pour les artistes qui deviennent mères, cette liberté se heurte brutalement à une réalité : l’industrie musicale n’a jamais été pensée pour les corps qui enfantent.


    Alors que beaucoup d’hommes deviennent pères sans que cela n’impacte leur carrière, les musiciennes et techniciennes doivent jongler entre injonctions contradictoires : rester “désirable”, rester “vendeuse”, rester “bankable”, ne pas “disparaître” trop longtemps, ne pas “peser” sur les équipes, ne pas parler trop fort de leurs besoins.


    💡 Face à une industrie qui prône l’égalité sur ses affiches, mais peine à l’incarner dans ses structures, il est urgent d’interroger nos récits, de défaire les mythes du “génie créateur solitaire” et de reconnaître la parentalité comme une richesse — pas comme un handicap.


    🗣️ “La maternité devrait permettre d’ouvrir des cachets basés sur une plus grande diversité d’activités, que l’on fait presque toutes et tous en tant qu’artistes.”


    👥 Pour ce nouvel épisode d’Ecoute Active, Camille Viguié reçoit Catherine Agbokou, médecin du travail chez Thalie Santé, Pauline Le Caignec aka KCIDY, artiste musicienne, Amandine Thiriet, Cofondatrice du mouvement des Matermittentes et artiste, et Jaquemine Geffrault, régisseuse générale au Fourneau et membre du collectif les Matermittentes.

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    1 h et 1 min
  • Âgisme : la musique a-t-elle une date de péremption ?
    Feb 24 2026

    🎙️ Ecoute active - Âgisme : la musique a-t-elle une date de péremption ?


    Dans l’industrie musicale, on aime célébrer la nouveauté. Mais derrière cette fascination pour la jeunesse éternelle se cache un tabou massif : l’âgisme, cette mécanique silencieuse qui efface progressivement de la scène celles et ceux qui osent dépasser une certaine date de péremption — surtout les femmes.


    Pourtant, dans d’autres arts, l’expérience est une force. L’âge rime alors avec maîtrise, profondeur, richesse. Pourquoi la musique — censée être un espace d’expression libre — en est-elle arrivée à exiger un corps éternellement jeune pour rester légitime ?


    Mais, une autre scène existe : des artistes qui réinventent leur carrière après 40 ou 50 ans, qui refusent d’être effacées, qui sortent des albums majeurs, qui remplissent les salles sans plaire aux injonctions du jeunisme. Elles prouvent chaque jour que la créativité ne diminue pas : elle s’affine, elle devient plus libre, plus radicale, plus vivante.


    Alors : Pourquoi vieillir reste-t-il inacceptable dans la musique ? Comment les plateformes, les labels, les programmateurs et les médias entretiennent-ils un jeunisme toxique ? Quelles stratégies existent pour résister à l’âgisme ? Et que pourrait devenir une industrie musicale réellement inclusive — où l’âge ne serait plus une menace, mais une force ?


    Pour en parler, Camille Viguié reçoit Ambre Pretceille, Virginie Lesdemia et Muriel Salle.

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    1 h et 3 min
  • L’écologie dans la musique : engagement réel ou façade marketing ?
    Jan 9 2026

    🎙️ Ecoute Active - L’écologie dans la musique : engagement réel ou façade marketing ?


    À l’heure où l’urgence climatique s’intensifie, les discours écolos se multiplient dans l’industrie musicale. Festivals "verts", tournées "neutres en carbone", merchandising "responsable"… Mais derrière ces slogans, que reste-t-il de concret ?


    Alors que la scène musicale est souvent perçue comme progressiste, elle peine à remettre en question ses propres privilèges : dépendance à la surconsommation, déplacements massifs, infrastructures énergivores, production de masse de vinyles et de goodies inutiles.

    Certain·es artistes commencent à repenser leurs pratiques, mais les efforts restent souvent isolés, minoritaires, et étouffés par des logiques de rentabilité et d’image.


    Face à une industrie qui capitalise de plus en plus sur la “green attitude” sans en changer les fondements, il est urgent d’interroger les récits dominants et d’imaginer d’autres manières de produire, diffuser et vivre la musique — plus sobres, plus justes, plus collectives.

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    1 h et 4 min
  • Féminisme et industrie musicale : la sororité et l’adelphité pour contrer le syndrome de l’imposteur.ice ?
    Jul 3 2025

    C’est une petite voix intérieure qui murmure trop fort : “Tu n’es pas assez légitime. Tu n’as pas les codes. Tu fais semblant.”

    Dans l’industrie musicale, le syndrome de l’imposteur·ice est une réalité tenace pour une grande partie des artistes, musicien·nes et professionnel·les.
    Et plus encore celles et ceux qui subissent les injonctions genrées, les discriminations systémiques, ou qui ne rentrent pas dans les cases d’un milieu encore largement dominé par les normes masculines et hétéronormées.

    Derrière les scènes, les platines, les bureaux de prod, les doutes s’accumulent, souvent en silence.

    On invite une multiplicité de voix : toustes concerné·es par cette sensation d’être “en trop” ou “pas assez” – et qui ont choisi d’en parler, ensemble.
    Mais surtout, on va explorer les outils de résistance collective : sororité, adelphité, soutien, entraide et espace de parole bienveillant.
    Car face à ces doutes intimes, des réponses collectives émergent : sororité, adelphité, alliances, réseaux d’écoute.

    On parlera de ce que ça fait de se sentir illégitime dans un monde qui invisibilise certaines trajectoires. Mais aussi de ce que ça change quand on est entouré·es, soutenu·es, reconnu·es.

    Au programme : discussions libres, partages d’expériences sans détour et le grand retour d’interludes musicales “Planet Zouz”.

    Un épisode pour se dire qu’on n’est pas seul·es à douter, et qu’ensemble, on peut transformer ces failles en force. Emission cathartique, collective, musicale et politique : parce que la parole libère, et que l’écoute peut devenir une arme.

    L'armée en question ne rigole pas d'ailleurs, car on sera nombreux·ses sur le plateau :
    Ambre Pretceille/Cavale, Chloé/LaDuche, Cléa, DJ Pompompom, Emma Rocton, Anne-Charlotte Brodier, HDK, Kaynixe, KLM , LINI P, Lucile Joullié Lucenet, Maïa Neel, Saku Sahara, Satine, Sibel, Yanka

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    1 h et 29 min
  • Conduite à risque en milieu festif : peut-on travailler dans l’industrie musicale sans s'abîmer ?
    May 12 2025

    Drogue, alcool, excès en tout genre… Le milieu de la musique est souvent associé à une vie festive et à des conduites à risque qui semblent presque faire partie du décor. Mais derrière l’image rock’n’roll et des nuits sans fin, la réalité est plus brutale : artistes épuisés, addictions banalisées, pressions constantes, santé mentale mise à mal. Travailler dans l’industrie musicale, c’est aussi évoluer dans un environnement où la fête est omniprésente, où la résistance à l’ivresse sociale devient un défi, et où l’autodestruction semble parfois inévitable.

    Ces excès sont-ils une fatalité ? Pourquoi le secteur musical favorise-t-il ces comportements ? L’instabilité des carrières, la précarité, la pression et la surexposition médiatique sont autant de facteurs qui poussent certain-es à s’abîmer. Pourtant, des voix s’élèvent aujourd’hui pour dénoncer cette culture du dépassement et imaginer d’autres façons de vivre la musique sans se brûler les ailes.

    Entre mythes et réalités, entre nécessité de faire la fête et besoin de préserver sa santé : peut-on réussir dans la musique sans y laisser des plumes ?

    Avec Coeur - artiste (téléphone), Maxime - Membre de l'Association Purple Effect et Claire Fournier - Administratrice technique et chargée de prévention aux Nuits de Fourvière.

    Resources :

    - Suivre Coeur : https://linkr.bio/coeurkokoro
    - Arnaud Idelon, Boum Boum, Politiques du Dancefloor (2025) aux Éditions Divergences ( https://www.editionsdivergences.com/livre/boum-boum)
    - "Enquête exploratoire sur la santé & le bien-être dans l’industrie musicale" CURA x GAM : https://lagam.org/wp-content/uploads/2019/10/CURAxGAM-restitution-enque%CC%82te-sante%CC%81-2019.pdf

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    1 h et 4 min
  • Classes sociales et musique : être artiste, un truc bourgeois ?
    Mar 7 2025

    La musique est souvent présentée comme un espace de liberté et d’expression, un art universel où seul le talent compte. Derrière l’image romantique de l’artiste passionné se cache une réalité plus brutale : celle des inégalités sociales qui façonnent les parcours. L’industrie musicale est-elle un espace réservé aux privilégiés ? Comment réussir quand on ne vient pas du « bon » milieu ? Quels obstacles invisibles freinent celles et ceux qui n’ont ni les codes ni les réseaux ? L’industrie musicale est-elle réellement ouverte à toutes et tous, ou reste-t-elle un privilège réservé aux classes favorisées ?


    Car si certains artistes incarnent le rêve d’une ascension fulgurante, combien d’autres restent dans l’ombre, freinés par un manque de ressources, de réseaux ou de reconnaissance ? Quels sont les obstacles invisibles qui empêchent les artistes issus des milieux populaires de percer ? Entre précarité, autocensure et codes sociaux à maîtriser, le parcours musical semble bien plus aisé pour ceux qui en ont les moyens.


    Le talent existe-il vraiment ? Ou est-il lui aussi une construction façonnée par l’environnement, l’éducation et les opportunités offertes dès le plus jeune âge ?


    Une émission présentée par Camille Viguié. Avec Rose-Amélie Da Cunha, directrice artistique et programmatrice indépendante, Coline Bernardini, manageuse d'artiste et cofondatrice de New Forms, édition phonographique, et Jean-Paul Filiod, anthropologue et sociologue.

    Illustration : Maïa Neel

    Ressources :

    • Céline Dessberg - Chintamani
    • Peut-on vraiment quitter sa classe sociale ? | Les idées Larges | ARTE | Février 2022 : Philosophe Chantal Jaquet
    • Extrait de la vidéo du média Blast “Le Talent existe-il” dans laquelle la journaliste Salomé Saqué interroge la neuroscientifique Samah Karaki sur son livre “Le talent est une fiction Déconstruire les mythes de la réussite et du mérite” sorti en janvier 2023
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    1 h et 3 min
  • Tyrannie du cool : de la niche au mainstream, la musique est-elle snob ?
    Jan 10 2025

    Avec Sophie Broyer (Ancienne programmatrice des Nuits de Fourvière, Gérante de Trente-trois, Direction artistique programmation musique Bientôt la Nuit), Raphaël Dumont (programmateur du Périscope, collectif HATCH) et Hugo Passaquin aka Douster & King Doudou (DJ, compositeur et producteur).

    Dans un univers où il faut être cool pour percer, et même pour y travailler, comment s'imposent les normes de ce qui est écoutable, vendable, et respectable ? Du triomphe des genres alternatifs récupérés par le grand public, à la pression exercée sur les artistes et les professionnels pour adopter une image calibrée, on questionne l’envers du décor. La musique est-elle encore une affaire d’art et d’émotion, ou bien un jeu d’apparences et de codes exclusifs ? Quelles sont les dynamiques du "cool" : des genres underground récupérés par le mainstream, aux codes esthétiques et sociaux qui conditionnent même ceux qui y travaillent. La musique, temple de la créativité ou chasse gardée des initiés ? Qui impose ces diktats ? Être authentique est-il encore possible dans un monde où le "cool" fait la loi ? La musique indépendante a-t-elle encore un sens face à l'uniformisation culturelle ? Et qui décide, au final, de ce qui est vraiment cool ?

    “Dans les scènes alternatives on est dans un cool de niche, et tout ce qui sort de la niche n’est pas cool. On est constamment dans la surenchère.”


    “Dans l’industrie musicale, pas de costard cravate, on est sur la tyrannie de l’attitude détendue, casual, accessible – tout le monde se tutoie. Il existe un fantasme absolu autour du métier.”


    “L’artiste du point de vue de la société c’est forcément quelqu’un de cool parce qu’il vend du rêve. Il réalise ce que beaucoup pense irréalisable.”


    “Les cycles de coolitude sont supers courts, aujourd’hui plus rien n’est cool et tout est cool en même temps.”

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    1 h et 5 min