Couverture de Ciné Culte

Ciné Culte

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De : stéphane Grobost
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À propos de ce contenu audio

Un rendez vous hebdo pour les cinéphiles et curieux pour revisiter le cinéma de Patrimoine à travers les ressorties en salles et en support physique de films " cultes" du 7éme Art


Une chronique et des rencontres avec éditeurs , journalistes et cinéphiles pour vous transmettre la passion de l'histoire du Cinéma

Chaque émission fera un focus sur un réalisateur , un acteur ou un film culte ...

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stéphane Grobost
Art
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    Épisodes
    • Ciné Culte : La Chevauchée Fantastique
      Jan 15 2026

      Classique fondateur du western moderne, Stagecoach de John Ford revient dans une somptueuse édition Blu-ray, offrant l’occasion idéale de redécouvrir l’un des films les plus influents de l’histoire du cinéma américain.Véritable tournant dans la carrière de John Wayne, révélé ici dans le rôle du légendaire Ringo Kid, le film impose un nouveau souffle au genre western. John Ford y mêle avec brio action, tension dramatique et étude psychologique de personnages issus de milieux sociaux opposés, contraints de voyager ensemble à travers un territoire hostile. Cette traversée devient un miroir de la société américaine, portée par une mise en scène d’une précision et d’une élégance remarquables. Le film demeure un modèle de narration cinématographique, d’économie de moyens et de puissance dramatique qui a renouvelé le Western alliant expressionnisme et naturalisme.


      https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1952-la-chevauchee-fantastique-combo-dvd-blu-ray-livre.html

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      29 min
    • Ciné Cule : Caligula
      Jan 3 2026


      Avec cette réédition chez Potemkine, Caligula renaît enfin débarrassé de ses scories, dans un Ultimate Cut somptueusement restauré. À la mort de Tibère, Caligula accède au trône de l’Empire romain et impose rapidement un règne fondé sur la violence, la débauche et l’arbitraire.

      Obsédé par le pouvoir absolu, il humilie le Sénat, détruit ses proches et sombre dans une folie tyrannique.Son règne, aussi flamboyant que cruel, mène inévitablement à sa chute et à son assassinat.Le film scandale retrouve une cohérence tragique, révélant la démesure politique et intime de l’empereur plus que sa seule provocation.

      Rencontre avec Natacha éditrice chez Potemkine qui nous parle du travail de restauration , de la nouvelle version du film et des nombreux bonus de cette édition collector ultime...

      Un coffret essentiel avec livre collector qui réconcilie œuvre maudite et ambition artistique.


      https://store.potemkine.fr/dvd/3545020091364-caligula-edition-ultime-tinto-brass/

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      29 min
    • Ciné Culte : l’enfant Miroir
      Dec 31 2025
      L’ enfant miroir : l’horreur en plein soleil

      Extra Lucid film a eu la bonne idée de rééditer le premier film du romancier plasticien Philip Ridley qui signe là une œuvre singulière aussi déroutante que magnétique, devenu eau fil du temps un véritable film culte. À la croisée du conte macabre, du film d’horreur psychologique et de la fable sur l’enfance, « l’enfant miroir »propose une expérience sensorielle et mentale qui refuse obstinément les codes narratifs classiques. Ici, l’horreur ne surgit pas par le choc, mais par l’atmosphère, la suggestion et la lente déformation du réel.

      Le film adopte le point de vue de Seth Dove, un enfant vivant dans une Amérique rurale des années 1950, baignée de soleil et de champs de blé. Ce décor, presque idyllique, est immédiatement miné par une sensation de malaise permanent. Ridley joue sur un contraste cruel : plus l’image est lumineuse, plus ce qu’elle contient est sombre. Cette opposition devient la signature esthétique du film. La campagne n’est pas un refuge ; elle est un espace de fantasmes morbides, de rumeurs et de violence larvée.

      La grande réussite du film réside dans sa représentation de l’enfance. Ridley refuse toute vision angélique ou réaliste. L’enfance est ici un prisme déformant, un miroir qui amplifie les peurs, les pulsions et les incompréhensions face au monde adulte. Seth interprète la réalité à travers des mythes personnels — vampires, monstres, malédictions — qui ne sont pas de simples illusions, mais une tentative désespérée de donner du sens à l’inacceptable. Le film montre ainsi comment l’imaginaire devient un mécanisme de survie à la manière des nouvelles de Philipp K Dick que le réalisateur cite comme une des ses inspiration majeure.

      Visuellement, « L’Enfant miroir »est d’une puissance rare. La photographie de Dick Pope, saturée de couleurs presque irréelles, transforme chaque plan en tableau. Les visages semblent figés, les corps souvent filmés comme des figures tragiques, déjà condamnées. Ridley privilégie les silences, les regards, les plans étirés, créant une temporalité flottante, presque hypnotique, il suggère plus qu’il ne montre la violence sous jaçente de ce monde rural décadent : le film avance comme un cauchemar diurne dont on ne parvient jamais tout à fait à s’éveiller.

      Mais cette beauté formelle n’est jamais gratuite. Elle sert un propos profondément pessimiste sur la famille, la religion et la société américaine. Les figures parentales sont violentes, absentes ou aveuglées par leurs propres frustrations. La foi, loin d’apporter un réconfort, devient un instrument de peur et de culpabilité. Ridley dépeint une Amérique puritaine, obsédée par le péché et la punition, où l’enfant est abandonné à ses interprétations monstrueuses.

      Le film peut dérouter, voire frustrer par sa radicalité . Sa narration elliptique, son refus de toute explication claire et son symbolisme appuyé exigent un spectateur actif. Certaines scènes semblent volontairement opaques, presque abstraites. Mais c’est précisément cette radicalité qui fait la force du film : L’Enfant miroir ne cherche pas à plaire, il cherche à hanter en utilisant les codes du conte mais son nihilisme pourra dérouter certains spectateurs..

      En définitive, L’Enfant miroir est une œuvre singulière, inconfortable et profondément marquante. Philip Ridley y impose un univers d’auteur d’une cohérence rare, où l’horreur naît du regard, du malentendu et de l’innocence pervertie. Un film qui ne se comprend pas entièrement, mais qui se ressent longtemps — comme une image persistante dans un miroir que l’on aurait préféré éviter de regarder : l’envers du rêve américain et le miroir de notre inhumanité profonde...


      https://www.extralucidfilms.com/nouveautes/88-l-enfant-miroir-digipack-blu-ray-collector.html

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      22 min
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