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Choses à Savoir
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    Épisodes
    • Quelles sont les six émotions universelles décrites par Darwin ?
      Feb 10 2026

      En 1872, dans son ouvrage L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux, Charles Darwin propose une idée révolutionnaire pour l’époque : les émotions humaines ne sont pas uniquement façonnées par la culture, mais possèdent une base biologique universelle. Selon lui, certaines émotions fondamentales sont partagées par tous les êtres humains, quelles que soient leur origine, leur langue ou leur société. Il en identifie six principales, aujourd’hui appelées émotions universelles.


      La première est la joie. Elle se manifeste par le sourire, le rire, un visage détendu et lumineux. La joie est associée aux expériences positives, au plaisir, à la réussite ou aux relations sociales satisfaisantes. D’un point de vue évolutif, elle renforce les comportements bénéfiques à la survie et favorise les liens sociaux, indispensables à la vie en groupe.


      La deuxième émotion universelle est la tristesse. Elle se reconnaît notamment par les larmes, les paupières tombantes et une posture affaissée. La tristesse apparaît en réponse à une perte, un échec ou une déception. Elle joue un rôle important : elle incite au repli temporaire, favorise l’introspection et peut susciter la compassion et le soutien de l’entourage.


      Vient ensuite la peur, sans doute l’une des émotions les plus vitales. Elle se traduit par des yeux écarquillés, une tension musculaire et une accélération du rythme cardiaque. La peur prépare l’organisme à réagir face au danger, en déclenchant la fuite ou la défense. C’est un mécanisme de survie hérité de millions d’années d’évolution.


      La quatrième émotion est la colère. Elle s’exprime par des sourcils froncés, une mâchoire crispée et une voix plus forte. La colère survient lorsqu’un individu se sent menacé, frustré ou traité injustement. Sur le plan adaptatif, elle sert à défendre ses limites, à dissuader un adversaire et à rétablir un équilibre perçu comme rompu.

      Darwin identifie également le dégoût comme émotion fondamentale. Elle se manifeste par un haut-le-cœur, un froncement du nez et un rejet instinctif. À l’origine, le dégoût protège contre l’ingestion de substances potentiellement toxiques ou contaminées. Avec le temps, il s’est étendu à des domaines moraux et sociaux, comme le rejet de certains comportements jugés inacceptables.


      Enfin, la sixième émotion universelle est la surprise. Elle se caractérise par des yeux grands ouverts, des sourcils relevés et une bouche entrouverte. La surprise est une réaction brève face à un événement inattendu. Elle permet d’augmenter rapidement l’attention et d’évaluer la situation afin d’adopter la réponse la plus appropriée.


      Ces six émotions constituent les fondations du monde émotionnel humain. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi : elles sont des outils biologiques destinés à guider nos comportements. Les travaux de Darwin ont ouvert la voie à plus d’un siècle de recherches montrant que, malgré nos différences culturelles, nous partageons un socle émotionnel commun profondément inscrit dans notre nature.

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      3 min
    • Quelle boisson augmente le risque de cancer colorectal ?
      Feb 9 2026

      La boisson qui augmente clairement le risque de cancer colorectal est l’alcool. Une vaste étude récente menée par l’American Cancer Society sur près de 88 000 à 90 000 personnes suivies pendant environ vingt ans met en lumière un facteur de risque encore largement sous-estimé : la consommation régulière d’alcool, même à des niveaux considérés par beaucoup comme « modérés ».


      Les chercheurs ont observé que les personnes ayant consommé en moyenne plus de 14 verres d’alcool par semaine au cours de leur vie présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer colorectal que celles qui boivent très peu ou pas du tout. Cette quantité correspond approximativement à deux verres par jour. Le risque est encore plus marqué pour le cancer du rectum, avec une augmentation particulièrement nette chez les consommateurs réguliers et de longue durée. Ce résultat est important, car il montre que ce n’est pas seulement l’excès ponctuel qui compte, mais bien l’exposition cumulée à l’alcool sur des années.


      Un point essentiel de cette étude est qu’elle ne met pas en cause une boisson spécifique comme le vin, la bière ou les spiritueux. Le facteur commun est l’éthanol, l’alcool présent dans toutes ces boissons. Autrement dit, peu importe le type d’alcool : c’est la molécule elle-même qui est associée au risque de cancer.


      Sur le plan biologique, plusieurs mécanismes expliquent ce lien. Lorsque l’organisme dégrade l’alcool, il produit une substance appelée acétaldéhyde, qui est toxique et capable d’endommager l’ADN des cellules. Ces dommages peuvent favoriser l’apparition de mutations et, à long terme, la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. L’alcool favorise aussi l’inflammation chronique, perturbe l’équilibre du microbiote intestinal et peut affaiblir les systèmes de réparation cellulaire. Dans le côlon et le rectum, où les cellules se renouvellent rapidement, ces effets créent un terrain propice à la cancérisation.


      Cette étude s’inscrit dans un ensemble de données scientifiques cohérentes montrant que l’alcool est impliqué dans de nombreux cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et du tube digestif.


      Le message clé pour le public est simple : plus la consommation d’alcool est élevée et prolongée dans le temps, plus le risque de cancer colorectal augmente. Réduire sa consommation, instaurer des jours sans alcool et rester en dessous de deux verres par jour constitue une mesure de prévention concrète et efficace.


      En résumé, la boisson incriminée n’est pas un soda, un café ou une boisson énergisante, mais bien l’alcool, un facteur de risque majeur souvent banalisé, alors qu’il joue un rôle important dans le développement du cancer colorectal.

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      2 min
    • Pourquoi certaines personnes entendent-elles le mouvement de leurs yeux ?
      Feb 8 2026

      Ce phénomène, aussi étrange que déroutant, n’est pas une hallucination : il est le symptôme possible d’un trouble rare de l’oreille interne appelé syndrome de Minor, ou plus précisément déhis­cence du canal semi-circulaire supérieur.


      Pour comprendre, il faut d’abord rappeler comment fonctionne l’oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l’audition, et le système vestibulaire, responsable de l’équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l’espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.


      Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l’oreille interne.


      Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C’est ce que l’on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :


      Ses battements de cœur


      Sa respiration


      Sa mastication


      Le bruit de ses pas


      Et parfois… le mouvement de ses globes oculaires


      Lorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.


      Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :


      Des vertiges déclenchés par des bruits forts


      Une sensation de tangage ou de déséquilibre


      Une impression d’“écho” dans la tête


      Une distorsion de certains sons


      Ces symptômes s’expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l’oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l’équilibre des pressions internes.


      Le diagnostic repose sur l’imagerie (scanner haute résolution de l’os temporal) et des tests auditifs spécifiques.


      Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations.

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