Épisodes

  • Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ? | Chaque voix compte - 13/01/2026
    Jan 13 2026

    À LA UNE / Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ?


    Mardi 13 janvier 2025, la cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, débute son procès en appel. La décision de mars 2025 en première instance avait provoqué une déflagration politique : la favorite pour 2027 a été jugée coupable d’avoir joué un rôle central dans la mise en place, entre 2004 et 2016, d’un « système » de rémunération sur des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour le parti. La présidente des députés du Rassemblement national avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, 100 000 euros d’amende mais également cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette mesure l’empêche de se présenter à la prochaine élection présidentielle alors que les sondages placent le RN en tête. Ayant toujours contesté ces chefs d’accusation, Marine Le Pen avait dénoncé une « mise à mort politique » et avait demandé à être rejugée rapidement. Si sa peine d'inéligibilité est confirmée, la triple candidate à la présidentielle promet de passer le relais à son dauphin Jordan Bardella. Alors que deux journées d'audience lui seront consacrées et que la décision de justice n'est pas attendue avant l'été 2026, Marine Le Pen compte-t-elle faire évoluer sa stratégie de défense ?


    Invités :

    - Bertrand Périer, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d’Etat, spécialiste de l’art oratoire

    - Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »

    - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d'Ipsos-BVA

    - En visioconférence : Manon Lefebvre, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : « Com’ pol, l’american touch ! » par Laurent Guimier

    « Le chiffre du jour » : « Où trouver 15 milliards ? » par Fanny Guinochet


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Budget : faut-il passer en force ?


    Le projet de budget de l’Etat pour 2026 revient, mardi 13 janvier 2026, dans l’Hémicycle. Les parlementaires n’étant pas parvenus à trouver un accord en décembre 2025, les députés entament une nouvelle lecture de la version du Sénat, en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Le rejet du projet de loi en commission a renforcé les tensions autour du texte. Sans compromis en vue, le recours au 49.3 bruisse dans les couloirs de l’Assemblée. La loi spéciale, votée dans l’urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l’Etat et des administrations, mais ne permet de pallier que temporairement l’absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence à rallonge, le gouvernement assure qu’il y aura un budget « fin janvier ». Son objectif : ramener le déficit sous la barre des 5 % en 2026, contre 5,4 % en 2025. Si Sébastien Lecornu s’était engagé à ne pas utiliser le 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances, en accord avec les socialistes, sa promesse semble de plus en plus difficile à tenir. « Rien n'est exclu », a d’ailleurs répété la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à propos du recours au 49.3 ou à celui des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Le passage en force est-il inévitable ?


    Invités :

    - Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire

    - Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle

    - Marie-Christine Dalloz, députée « Droite Républicaine » du Jura


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    1 h et 6 min
  • Maire, chouchou des Français... vraiment ? | Chaque voix compte - 09/01/2026
    Jan 9 2026

    À LA UNE / Maire, chouchou des Français... vraiment ?

    Avec 69% d'opinions favorables, selon une étude du Cevipof, les maires sont les élus préférés des Français. Ils jonglent chaque jour entre responsabilités administratives, gestion des services publics, dialogue avec les habitants et urgences imprévues. Cette proximité expose aussi les maires à des tensions croissantes : insultes, menaces et parfois violences physiques viennent fragiliser l'exercice du mandat. En 2024, 2 500 élus municipaux ont été agressés. Depuis 2020, plus de 2 200 maires ont démissionné, un phénomène sans précédent. Dans ce contexte, la nouvelle loi sur le statut des maires, promulguée le 23 décembre 2025, vise à renforcer la reconnaissance de leur rôle et à améliorer leurs conditions d'exercice. Alors que les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la fonction de maire est-elle toujours attractive ?


    Invités :

    - Philippe Rio, maire PCF de Grigny,

    - Nadège Azzaz, maire socialiste de Châtillon,

    - Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette, vice-président de l'AMF,

    - Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube).

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    1 h et 7 min
  • Donald Trump, le chaos… Et nous ? | Chaque voix compte - 08/01/2026
    Jan 9 2026

    À LA UNE / Donald Trump, le chaos… Et nous ?


    Les États-Unis « se détournent progressivement » de certains alliés : dans son discours prononcé devant les ambassadrices et ambassadeurs français, réunis le jeudi 8 janvier à l’Elysée, Emmanuel Macron a souligné « l’impérialisme » et « l’agressivité néocoloniale » auxquels s’apparente l’action de Donald Trump. Cinq jours après l’intervention militaire américaine au Vénézuéla, ayant conduit à l’arrestation du président Nicolas Maduro et de son épouse, le chef de l’État s’alarme face aux grandes puissances qui « s’affranchissent des règles internationales ». Détaillant les orientations de la politique étrangère française pour 2026, Emmanuel Macron en appelle à la fermeté de la France et de l’Europe pour prévenir tout effacement : réduire les dépendances à l’égard des États-Unis et de la Chine, refuser toute « vassalisation » et combattre le « défaitisme » face à une brutalisation croissante des rapports diplomatiques. Alors que Donald Trump, après de nouvelles revendications sur le Groenland, affirme être prêt à recourir à la force militaire, les Européens se disent prêts à « riposter » à toute forme de pression américaine contre un membre de l’Otan, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dans ce contexte, Emmanuel Macron plaide pour une accélération du « déploiement d’une politique de préférence européenne ». Comment la France peut-elle se positionner dans ce nouvel ordre mondial ?


    Invités :

    - Gallagher Fenwick, grand reporter

    - Bénédicte Tassart, rédactrice en chef du service international de RTL

    - Nathalie Loiseau, députée européenne « Renew »


    Chroniques :


    « Quelle histoire ! » : De Villepin… De retour ! par Laurent Guimier

    « Le mot du jour » : AGRICIDE par Mariette Darrigrand


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on encore calmer la colère agricole ?


    Bravant les interdictions préfectorales, des centaines d’agriculteurs ont répondu à l’appel de la Coordination rurale ce jeudi 8 janvier et ont fait irruption dans la capitale. Certains convois ont été immobilisés à Porte d’Auteuil, dans l’ouest parisien, mais une vingtaine de tracteurs ont pu contourner les barrages policiers et gagner le centre de Paris. Leur manifestation a culminé devant l’Assemblée nationale, où les agriculteurs ont voulu interpeler directement les élus. Les agriculteurs mettent notamment en cause la gestion sanitaire de l’épidémie de dermatose nodulaire et l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur qui pourrait être signé ce lundi 12 janvier. Si la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, dénonce des « actions illégales » à Paris, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, est allée à la rencontre des agriculteurs devant le Palais Bourbon. Accueillie par des sifflets et des insultes, la présidente de l’Assemblée a néanmoins rappelé qu’il était « normal que cette colère s’exprime », après avoir été exfiltrée par la police. Face aux manifestations des agriculteurs, Emmanuel Macron a annoncé que la France voterait contre l’accord UE-Mercosur. Cela sera-t-il suffisant pour apaiser les tensions ?


    Invités :

    - Aurélie Trouvé, députée « la France Insoumise » de Seine-Saint-Denis

    - Martin Garagnon, conseiller national Renaissance

    - Cédric Pouget, éleveur bovin dans l’Aveyron, trésorier de la Coordination Rurale

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    1 h et 6 min
  • Passoires thermiques : la France qui grelotte | Chaque voix compte - 07/01/2026
    Jan 8 2026

    À LA UNE / Passoires thermiques : la France qui grelotte

    En ce début d’année 2026, une vague de froid frappe la France, avec des températures descendant jusqu’à –7 °C. Cet épisode met en évidence la vulnérabilité des logements mal isolés, en particulier les passoires énergétiques classées F ou G au Diagnostic de performance énergétique (DPE). Selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE), 5,8 millions de logements sont encore concernés, une situation qui pèse sur les factures des ménages et ralentit la transition écologique. Instauré en 2001, le DPE s’est imposé comme un outil central du marché immobilier, conditionnant désormais travaux obligatoires et interdictions de location. Mais sa réforme de 2021 est contestée : son mode de calcul pénalise les logements chauffés à l’électricité, plus facilement relégués en F ou G que ceux utilisant le gaz ou le fioul. Pour rééquilibrer ce traitement, un arrêté du 26 août 2025 prévoit d’abaisser le coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9, à partir du 1er janvier 2026. L’électricité pèsera ainsi moins dans le calcul du DPE. D’après les chiffres de 2023, cette mesure ferait sortir environ 850 000 logements du statut de passoire énergétique. Matignon justifiait alors ce changement par la volonté de corriger une « inégalité de traitement » et de mieux valoriser une énergie largement décarbonée. Cette évolution offre un répit à certains bailleurs, dont les biens s’améliorent « sur le papier », leur évitant parfois des travaux coûteux ou leur permettant de continuer à louer, alors que les logements classés G sont interdits depuis 2025. À l’inverse, des associations dénoncent une réforme avant tout politique. David Rodrigues, responsable juridique de la CLCV, évoque un « cadeau aux bailleurs » et s’alarme d’un nouveau changement susceptible d’affaiblir la crédibilité d’un DPE déjà largement remanié. Quelles solutions peuvent être appliquées pour mettre fin aux passoires thermiques ?


    Invités :

    - Marie Coeurderoy, journaliste à « La Tribune dimanche » et « BFM Business »

    - Audrey Zermati, spécialiste de la rénovation énergétique, directrice stratégique chez « Effy »

    - Guillaume Aichelmann, chargé de mission logement social à la CLCV


    Chroniques :

    « Les off de Lou » : Mercosur, la France grande oubliée ? par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : BB, l’impossible commémoration ? par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / La France peut-elle sortir de la crise agricole ?


    « L'accord avec le Mercosur demeurera inacceptable », préviennent les Jeunes Agriculteurs reçus à Matignon, lundi 5 janvier. Après avoir dénoncé la gestion sanitaire de l’épidémie de dermatose nodulaire, les syndicats agricoles relancent, en ce début d’année, les mobilisations contre l’accord du Mercosur. Ce traité de libre-échange avec les pays latino-américains pourrait être signé le 12 janvier par les Etats-membres. Les agriculteurs mettent en cause une concurrence déloyale, craignant que l'importation de produits agricoles sudaméricains, souvent moins chers, ne mette en péril leurs propres productions. Avant cette signature, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen doit s’assurer de l'aval des États européens à la majorité qualifiée. Si la France maintient pour l’instant son opposition au traité, l’Italie, qui s’était d’abord montrée réfractaire semble revoir sa position. Quelle issue pour cette crise agricole ?


    Invités :

    - François Jolivet, député « Horizons et indépendants » de l’Indre

    - David Cormand, eurodéputé écologiste

    - Charlotte Murat, journaliste EBRA

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    1 h et 7 min
  • Grève des médecins : les raisons de la colère | Chaque voix compte - 06/01/2026
    Jan 7 2026

    À LA UNE / Grève des médecins : les raisons de la colère


    Lundi 5 janvier, les médecins de ville, spécialistes libéraux, cliniques privées et jeunes praticiens se sont engagés dans une mobilisation d’ampleur devant durer à minima 10 jours. Plus de 14 500 professionnels se sont déjà déclarés grévistes, selon le syndicat Jeunes Médecins Ile-de-France. Fait rare, toutes les générations de praticiens et syndicats font front commun pour dénoncer diverses mesures du budget de la Sécurité sociale de 2026, adopté le 16 décembre à l’Assemblée nationale. Ce dernier prévoit une limitation de la progression des dépenses d’assurance maladie à 1,6 %, contre 3,4 % en 2025, pour un total de 270,4 milliards d’euros, un niveau jugé insuffisant face à l’augmentation naturelle des besoins de santé, notamment liée au vieillissement de la population. Ces mesures visent à réduire les dépenses dans le champ de la santé de 7,1 milliards d’euros afin de réduire le déficit de la branche maladie à 4,7 milliards d’euros. Parmi les griefs dénoncés par les syndicats : un contrôle accru des prescriptions d’arrêt de travail et des mesures permettant aux autorités de baisser « de façon autoritaire » les tarifs de certains actes et la restriction de la liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement. Si certaines concessions ont été obtenues depuis l’annonce de la grève le 26 novembre, les organisations professionnelles les jugent insuffisantes. Dans un communiqué commun, syndicats de médecins libéraux, internes et jeunes praticiens dénoncent « une accumulation d’attaques sans précédent » contre la médecine libérale. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, défend pour sa part la nécessité de réguler les dépassements d’honoraires, invoquant le renoncement aux soins pour des raisons financières, tout en affirmant vouloir « renouer le dialogue » et ouvrir un chantier sur les modes de rémunération des médecins. La médecine libérale est-elle en train de basculer dans un bras de fer durable avec l’État ?


    Invités :

    - Nathalie Coutinet, économiste de la santé en poste à l'université Sorbonne Paris Nord

    - Yannick Neuder, député « droite républicaine » de l’Isère, ancien ministre de la Santé

    - Docteur Valérie Briole, rhumatologue, vice-présidente du syndicat de l’Union Française pour une Médecine Libre (UFMLS)

    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : 15 milliards, alerte sur le coût des arrêts maladie par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : Groenland, l’agneau de Trump ? par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / La France a-t-elle toujours une place dans le nouvel ordre mondial ?

    Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, le président Donald Trump a mené une opération militaire d’envergure avec la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro. Donald Trump accuse Nicolas Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément, reprochant aux États-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète. Neuf heures après l’intervention américaine, le Président de la République française écrivait sur X : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir ». En se concentrant sur les enjeux de « la transition à venir », Emmanuel Macron a suscité la polémique. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a finalement précisé la position du Président et critiqué une violation du droit international. Face au coup de force de Donald Trump, la France et l’Union Européenne se prêtent à un difficile exercice d’équilibriste. Alors que le Président américain a réitéré sa volonté d’annexer le Groenland, comment doit se positionner la France afin d’éviter le désengagement américain de l’Ukraine ?


    Invités :

    - Frédéric Petit, député « Les démocrates » des Français établis hors de France

    - Davy Rimane, député « Gauche Démocrate et Républicaine » de Guyane

    - Dominique Simonnet, journaliste


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    1 h et 5 min
  • Pas de budget pour Noël ! | Chaque voix compte - 19/12/2025
    Dec 19 2025

    À LA UNE / Pas de budget pour Noël !


    Vendredi 19 décembre, il aura fallu 30 minutes aux sept députés et sept sénateurs réunis dans la commission mixte paritaire (CMP) pour la faire échouer : ils ont renoncé à trouver un accord sur le projet de loi de finances 2026. Avant que les discussions ne reprennent en janvier, le gouvernement présentera donc une loi spéciale que les députés devront voter d’ici le 31 décembre. « Je réunirai à partir de lundi les principaux responsables politiques », a annoncé dans la foulée le Premier ministre Sébastien Lecornu. « Jamais nous ne voterons le projet de loi de finance 2026 », a assuré jeudi 18 décembre à « L’Humanité » Olivier Faure. Le député socialiste ajoutant que « cela n’empêche pas de chercher à négocier ». En parallèle, la colère des agriculteurs perdure. Sur l’autoroute A64 notamment, des éleveurs sont solidement installés : l’axe est fermé dans les deux sens sur environ 180 kilomètres. Si la signature de l’accord UE-Mercosur a été reportée à janvier, Ursula von der Leyen se dit encore confiante sur la suite du traité de libre-échange. Principal opposant, le gouvernement français demande une amélioration des clauses de sauvegarde. « On ne demande plus si l’accord sera signé, mais quand », a tout de même affirmé Sebastian Hille, porte-parole du gouvernement allemand. À Matignon, Sébastien Lecornu recevait vendredi 19 décembre les représentants des principaux syndicats agricoles français. La FNSEA, par la voix de son président Arnaud Rousseau, a signalé que « le sentiment que rien n’avance crée beaucoup de ressentiment », tout en précisant que le chef du gouvernement fournira au premier syndicat agricole de France un « courrier avec l’intégralité des intentions de Matignon ». Selon le baromètre du Cevipof, et pour la première fois depuis l’installation des études d’opinion, la vie politique est devenue en octobre 2025 la principale préoccupation des Français, devant l’inflation ou la justice. Sébastien Lecornu passera-t-il son premier et dernier Noël à Matignon ?


    Invités :

    - Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas

    - Julie Ruiz, journaliste économique au « Figaro »

    - Brice Soccol, politologue, essayiste, co-auteur de « L’écharpe et les tempêtes » (éditions de l’Aube)

    - Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

    - Anna Cabana, journaliste


    Chronique :

    « Quelle histoire ! » : coordination rurale, le bonnet jaune de la colère agricole par Laurent Guimier


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    1 h
  • Haro sur l’audiovisuel public ? | Chaque voix compte - 18/12/2025
    Dec 19 2025

    À LA UNE / Haro sur l’audiovisuel public ?


    Après Sibyle Veil, présidente de Radio France, mercredi 17 décembre, ce fut au tour des journalistes Patrick Cohen et de Thomas Legrand de répondre aux questions des députés de la commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Lancée par le groupe UDR d’Eric Ciotti, cette commission remet en question la « neutralité » de l’audiovisuel public français. Dans plusieurs pays européens, les médias publics sont aussi pointés du doigt : mardi 16 décembre, Donald Trump portait plainte contre la BBC, réclamant 10 milliards de dollars de dédommagement, alors que le groupe britannique doit renégocier son contrat de financement avec le gouvernement. En Lituanie, les députés votaient en novembre le gel du budget de la radio-télévision publique. Le gouvernement de Viktor Orban a mis la main sur l’audiovisuel public hongrois pour le transformer en outil de propagande. Quelles sont les menaces qui pèsent sur les médias et la liberté d’informer ?


    Invités :

    - Daniele Zappalà, correspondant en France pour le quotidien italien « Avvenire »

    - Céline Calvez, députée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine

    - Alexis Lévrier, historien des médias


    Chroniques :

    « Le mot du jour » : « isme », le suffixe qui ne sert à rien ? par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Oscars, Youtube décroche la Palme par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Mercosur : passera ou passera pas ?


    Jeudi 18 décembre 2025, plusieurs milliers d’agriculteurs se sont rassemblés devant le siège du Parlement européen afin de protester contre la signature annoncée de l’accord du Mercosur. La Commission européenne souhaite même que cet accord facilitant les échanges commerciaux entre le Vieux Continent et l’Amérique du Sud soit signé dès samedi 20 décembre au Brésil. « Pour nous, le refus de cet accord, c’est une question de vie ou de mort », a martelé Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, principal syndicat agricole. Présent à Bruxelles, Emmanuel Macron a joué la montre, affirmant que « la France considère que le compte n’y est pas, et que cet accord ne peut pas être signé ». Le Président souligne notamment le manque de clauses de sauvegarde. La France compte alors constituer une « minorité de blocage » pour a minima retarder la ratification de l’accord de libre-échange. Pour ce faire, quatre Etats membres représentant au moins 35 % de la population européenne doivent signaler leur opposition, ce qui est déjà le cas de l’Italie. Malgré la colère des agriculteurs européens, l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur pourra-t-il être signé ?


    Invités :

    - Benoît Larrouquis, député « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France

    - Emmanuel Maurel, député « Gauche Démocrate et Républicaine » du Val-d’Oise

    - Elvire Fabry, directrice du programme commerce et sécurité économique à l’Institut Jacques Delors

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    1 h et 4 min
  • Colis chinois : la passoire française | Chaque voix compte - 17/12/2025
    Dec 18 2025

    À LA UNE / Colis chinois : la passoire française

    Une augmentation sans fin ? Après 170 millions d’articles en 2022, puis 410 millions en 2023, plus de 775 millions d’articles ont transité par les aéroports parisiens en 2024. Le rapport de la mission d’information « sur les contrôles des produits importés en France dans le cadre des politiques de réciprocité » de l’Assemblée nationale pointe cette croissance exponentielle. Selon les rapporteurs, Antoine Vermorel-Marques (DR) et Julien Guibert (RN), les produits vendus en ligne sur les plateformes chinoises en ligne constituent « une concurrence déloyale mettant en danger nos entreprises agricoles et industrielles et portant atteinte à l’environnement, mais aussi à la santé et à la sécurité des consommateurs ». Les élus soulignent les défaillances dans les contrôles. Une enquête de l’UFC-Que choisir a prouvé que 57 % des articles testés sur des sites comme Shein ou Temu ne correspondaient pas aux normes de sécurité des consommateurs. Seulement 82 colis importés sur 1 million seraient réellement contrôlés par les agences douanières. Les députés de la mission d’information plaident alors pour l’envoi d’inspecteurs dans les pays exportateurs, mais aussi de fixer une taxe à 5 euros sur les petits colis importés depuis l’espace extra-européen, et de lancer une campagne de sensibilisation. Comment la France peut-elle gérer cette vague de colis ?


    Invités :

    - Romain Eskenazi, député socialiste du Val-d’Oise

    - Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir

    - Yann Ambach, administrateur des douanes, chef du bureau de la politique tarifaire et commerciale à la DGDDI


    Chroniques :

    « Les off de Lou » par Lou Fritel

    « Quelle histoire ! » : les loups de la grande distrib’ par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Santé mentale : la grande cause oubliée ?


    « L’action des pouvoirs publics ne semble pas à la hauteur d’une catastrophe annoncée » affirme Sébastien Saint-Pasteur, le rapporteur socialiste de la commission parlementaire sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap. Entre 2005 et 2021, la fréquence des épisodes dépressifs chez les 18-85 ans est passée de 7,9 % à 13,3 %. Pire encore, ce taux est de 20,8 % chez les 18-24 ans, et le taux de décès par suicide avant 24 ans a augmenté de 18 % en seulement trois ans, entre 2019 et 2022. Le rapport de la commission montre aussi que les personnes âgées restent « particulièrement exposées aux troubles de la santé mentale », avec un taux de suicide trois fois plus élevé chez les 85-94 ans que dans la population nationale. « Certains professionnels ne manquent pas de railler la faiblesse de la grande cause nationale en la renommant ‘grande causerie nationale’ », ironise Sébastien Saint-Pasteur. Le rapport pointe ainsi « la relative stabilité de l’offre de prise en charge », en contraste avec la « hausse brutale » des troubles de santé mentale. Les députés dénoncent également l’échec du dispositif « Mon soutien psy », auquel ne participeraient que 27 % des psychologues libéraux. Pourtant, comme le note la commission, les dépenses publiques relatives à la santé mentale ont augmenté de 22,5 % entre 2019 et 2023. L’Etat français a-t-il abandonné ses patients et ses hôpitaux psychiatriques ?


    Invités :

    - Sébastien Saint-Pasteur, député socialiste de Gironde

    - Nicole Dubré-Chirat, députée « Ensemble Pour la République » du Maine-et-Loire

    - Marie Rose Moro, pédopsychiatre exerçant à la Maison de Solenn et à l’université de Paris Cité


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    1 h et 5 min