Épisodes

  • À Lyon, vade retro les fachos
    Jan 27 2026

    Lyon, troisième ville de France, métropole policée et touristique, est aussi depuis plus d’une décennie l’un des territoires les plus structurants de l’extrême droite radicale française. Ici, des groupuscules identitaires se sont implantés durablement, occupent des lieux, testent leurs stratégies et font de la rue un terrain politique, parfois un champ de bataille. Cet épisode propose de regarder cette réalité en face, sans fard ni raccourci, à travers une radiographie précise de la violence d’extrême droite à Lyon et des forces, institutionnelles ou non, qui tentent de lui opposer une résistance.

    Tout part d’une nuit qui condense à elle seule cette décennie de tensions. Le 19 juillet 2019, alors que la victoire de l’Algérie en Coupe d’Afrique des Nations (CAN) donne lieu à des scènes de liesse populaire, le Vieux-Lyon bascule dans une violence organisée. Des hommes cagoulés, armés de battes de baseball et de barres de fer, attaquent des familles, des automobilistes, des passants, selon une logique de chasse raciste assumée.

    Quatre ans plus tard, en mars 2023, cette violence débouche sur un procès rare par son ampleur et par son aboutissement. Sept militants d’ultradroite sont jugés et condamnés.

    Avec Marie Allenou, journaliste à Rue89 Lyon, le récit quitte le registre du fait divers pour entrer dans celui du système. La séquence judiciaire constitue l’axe de gravité de l’épisode, avec Maître Bertrand Sayn et Samuel Thomas, président de la Maison des Potes.Zine Eddine Messaoudi, représentant du collectif antifasciste La Jeune Garde, aujourd’hui dissous, incarne une génération qui a refusé la banalisation de l’extrême droite dans l’espace public lyonnais. Philippe Carry, horloger du quartier Saint-Paul et adjoint au maire du 5ᵉ arrondissement, raconte une vigilance construite dans la durée. En 2017, la vitrine de son atelier est vandalisée lors d’une attaque liée à l’ultradroite. Mohamed Chihi, adjoint au maire de Lyon chargé de la sécurité, revient sur l’action municipale. Ce 21ᵉ épisode de Pagaille déroule ainsi une chaîne complète, de la ratonnade raciste à la réponse judiciaire, en passant par les résistances militantes et citoyennes.

    Références & ressources :

    Rue89 Lyon — Dossier « 15 ans d’impunité de l’extrême droite à Lyon »
    La Maison des Potes — https://www.maisondespotes.org
    L’Horloger de Saint-Paul — https://www.horloger-saintpaul.fr
    La Maison des Passages — https://www.maisondespassages.org
    La Jeune Garde — https://www.instagram.com/jeunegardelyon/

    Crédits archives :
    Procès de la «ratonnade» de juillet 2019 - BFM TV 13 mars 2023
    https://www.facebook.com/watch/?v=1380286416085698

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    54 min
  • De Dunkerque à Calais : la frontière de la honte
    Dec 8 2025
    Sur la côte nord, entre Dunkerque et Calais, une autre France apparaît : celle des traversées nocturnes, des interventions de police, des naufrages évités de justesse et des campements balayés par le vent. Une France où 2 500 exilé·es survivent dans un no man’s land, invisibilisé·es mais soutenu·es par un réseau d’associations et d’ONG. Depuis que Calais s’est bunkerisée et que les départs migrent vers le dunkerquois, les tensions explosent, avec désormais des incursions d’activistes d’extrême droite britanniques venus jouer les justiciers sur notre sol. Cet épisode de Pagaille réalisé par Alexandre Héraud et Vincent Decque documente ce basculement.À Grand-Fort-Philippe, le maire Sonny Clinquart décrit les tensions grandissantes, la banalisation des incidents, la lassitude d’une population qui voit surgir les militants d’UKIP (le Parti de l’Indépendance du Royaume-Uni) venus défier les autorités françaises. À Grande-Synthe, dans l’ancienne distillerie baptisée « le château », l’équipe d’Utopia 56 prépare la maraude : Céleste Pichaud et Félicie Penneron racontent les nuits à colmater l’urgence, la météo scrutée minute par minute, les violences racistes, l’inaction policière face aux provocateurs britanniques, la colère qui monte devant les morts en mer.La nuit, en maraude, le terrain parle : des hommes trempés, épuisés, stoppés puis relâchés sans alternative ; une femme somalienne dont la fille a déjà pris la mer ; des policiers qui courent le long d’une plage glacée ; les CRS qui tournent ; les drones de Frontex qui veillent. Les bénévoles ramassent ceux qui n’ont pas pu embarquer. Ils distribuent des vêtements, des chaussettes thermiques, du thé brûlant. Ils constatent une évidence : tout le monde repartira demain.Au matin, la préfecture maritime publie un communiqué sec : plus de 600 personnes ont tenté la traversée, 94 ont été secourues après un naufrage. On y lit toujours la même phrase : « ne pas contraindre les migrants à monter à bord des moyens de sauvetage, pour ne pas mettre en péril leur vie ». Sur terre, pourtant, l’État laisse perdurer des conditions indignes. Les associations — Utopia 56, Médecins du Monde, Salam, Roots, Human Rights Observers, Refugee Women’s Center — ont saisi la justice. Elles réclament des abris, de l’eau, des sanitaires, un minimum de dignité.À Calais, l’Auberge des migrants ressemble à un gigantesque hub humanitaire où Français, Britanniques et Belges tentent de compenser l’absence structurelle de politique publique. À « la Maison Sésame », Sylvie de Jonquière raconte comment une mère seule et ses six enfants ont tenté vingt fois la traversée avant d’y parvenir. Elle ouvre sa maison familiale parce que rien d’autre n’est prévu. « Six mille deux cent cinquante maisons comme celle-ci pourraient être ouvertes, dit-elle, avec ce que l’État dépense pour empêcher les passages. »La route mène ensuite au campement du « Nouveau Calais », à Mardyck et Grande-Synthe, où 2 500 personnes survivent sous tentes. Claire Millot, de Salam, observe : « On tolère un point de distribution, à condition de ne pas faire d’appel d’air. » Vingt ans qu’elle est là, à nourrir ceux que la République refuse de voir.L’épisode se clôt avec le député Damien Carême, qui décrit frontalement ce que cette frontière dit de nous : une politique de dissuasion devenue politique d’abandon. Une Europe qui organise la violence plutôt que la protection.Ici, la Manche n’est plus un détroit. C’est une ligne de fracture. Et chaque nuit, des vies s’y jouent au millimètre.Liens et documentsVidéo de l’action UKIPhttps://x.com/NickTenconi/status/1972993011375288542Utopia 56 : https://utopia56.org/Médecins du Monde : https://www.medecinsdumonde.org/Association Salam : https://www.associationsalam.org/L’Auberge des migrants : https://www.laubergedesmigrants.fr/Article du Monde (27 novembre 2025)« La France se dote de nouvelles méthodes d’interception en mer des migrants traversant la Manche »https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/27/la-france-se-dote-de-nouvelles-methodes-d-interception-en-mer-des-migrants-traversant-la-manche_6655149_3224.htmlAccord franco-britannique « One In One Out »https://laubergedesmigrants.fr/fr/une-tribune-inter-associative-pour-denoncer-laccord-franco-britannique-one-in-one-out/
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    59 min
  • À Royère-de-Vassivière, une chasse à l’homme noir
    Nov 4 2025
    Royère-de-Vassivière, un village au bord d’un lac somptueux, perdu dans les collines de la Creuse, sur le plateau de Millevaches. La nuit du 15 au 16 août, lorsque la fête des comices agricole s’achève, ce décor tranquille est devenu le théâtre d’un drame qui hante encore les consciences. Une rumeur, un mot de trop, la peur, puis tout bascule. Une chasse à l’homme est enclenchée. Un homme noir traqué par plusieurs habitants. Parce qu’il est noir. « Le nègre, il est où ? Ici, c’est la chasse au nègre. Il n’a rien à faire chez nous. » Certains refusent encore de nommer ces faits. D’autres préfèrent oublier. D’autres encore affirment que rien ne s’est passé. « Une fête arrosée qui a mal tourné », disent-ils.
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    59 min
  • Autodafé en Bretagne : le feu et la peur
    Oct 6 2025
    « Nous brûlerons vos livres à nouveau ». C’est par cette phrase glaçante que se termine une vidéo de trente secondes, à la mise en scène horrifique, diffusée en ligne par un collectif néonazi nommé « La Digue », mettant en scène un autodafé qui ravive la période la plus sombre de l’histoire. On y voit, sur un quai de la rivière du Scorff, dans la rade de Lorient, des livres brûlés dans une jarre en terre cuite rappelant la forme d’une urne, suivis d’images d’archives des autodafés nazis de 1933. On y voit également une parodie de la figure du député écologiste du Morbihan, Damien Girard. Le député et le maire de Lanester, Gilles Carréric, ont saisi le procureur de la République*. La Ligue des droits de l’homme (LDH) a également déposé plainte auprès du parquet de Lorient. Tous demandent la dissolution du groupe d’extrême droite qui a diffusé sur ses réseaux cette vidéo insupportable qu’il a vraisemblablement conçue et fabriquée. Un autodafé, en 2025. En Bretagne ? Un acte de guerre culturelle symbolique, filmé, revendiqué, mis en scène avec une esthétique néonazie. Ces livres, arrachés à la médiathèque publique Elsa-Triolet de la ville de Lanester, solidement ancrée à gauche, sont visés parce qu’ils parlent de sexualité, de genre, d’émancipation. Un scandale étouffé, traité dans la presse locale et les milieux militants, mais ignoré des grands médias — parfois même relativisé — alors qu’il incarne avec force le moment politique que traverse la France. Dans cet épisode qui ouvre la troisième saison de Pagaille, Alexandre Héraud et Vincent Decques documentent la riposte de ces élus et de ces citoyens engagés dans le combat contre les idées nauséabondes de cette frange militante d’extrême droite. Ils explorent ce que cet acte révèle de l’extrême droite bretonne contemporaine, de sa capacité à s’implanter, à se radicaliser, à mettre en scène sa haine dans l’espace public. Ce type d’action s’inscrit dans un continuum d’exactions menées par des groupuscules d’extrême droite en Bretagne : tags racistes, slogans antisémites, tentatives d’incendie, violences physiques, intimidations d’élus ou de militants LGBT+ ou antifascistes. *Contacté, le procureur de la République du tribunal judiciaire de Lorient, Stéphane Kellenberger, n’a pas souhaité communiquer sur cette affaire en cours d’instruction. Avec : Abel et Amélie, syndicat étudiant de l’Université de Bretagne occidentale, L’union Pirate et de l’Organisation Solidarité Trans. https://www.instagram.com/union.pirate.lorient/ Lisa Cailleau et Elise Henry, fondatrice et animatrice du tiers lieu, le Concept https://www.instagram.com/leconcept_bzh/?hl=fr Damien Girard, député écologiste de la 5e circonscription du Morbihan, candidat à la mairie de Lorient Simon Uzenat, sénateur du Morbihan, membre du groupe Socialiste Écologiste et Republicain. Gilles Carreric, maire de Lanester, candidat de la gauche aux prochaines municipales sur la liste Lanester Nouvelle Citoyenneté Mikel, Président du collectif Pride https://www.instagram.com/pride_lorient/ Marie-Madeleine Doré Lucas, conseillère municipale La France Insoumise à Pontivy Leila Hampton, étudiante en philosophie Pour aller plus loin : Carte réalisée par Splann et Street Press sur les communes risquant de passer à l’extrême droite lors des prochaines municipales. https://splann.org/streetpress-bataille-municipales/ Morvan, Françoise. Le Monde comme si : nationalisme et dérive identitaire en Bretagne. Arles : Actes Sud, 2002. Réédition en collection « Babel / Actes Sud », mai 2005 (et rééditions ultérieures). https://francoisemorvan.com/le-monde-comme-si-nouvelle-reedition/ Morvan, Françoise. Le culte des racines et l’Europe des régions. Paris : Éditions du Seuil, coll. « Libelle », 3 novembre 2023. https://www.seuil.com/ouvrage/le-culte-des-racines-et-l-europe-des-regions-francoise-morvan/9782021534894 Le premier autodafé nazi de 1933 fut celui du 6 mai où se consumèrent les 10 000 ouvrages de l'Institut de sexologie de Magnus Hirschfeld pionnier des droits des homosexuels. Il s'agit du premier centre de recherche en sexologie au monde. Lieu important de la communauté LGBTQIA+ berlinoise, l'Institut est spécialisé entre autres dans l'étude des transidentités et des aspects médicaux de la transition de genre https://expo-homosexuels-lesbiennes.memorialdelashoah.org/magnus-hirschfeld-1868-1935.html https://www.visitberlin.de/fr/magnus-hirschfeld-das-institut-fuer-sexualwissenschaften Remerciements: La Librairie indépendante Fracas à Lorient https://www.fracaslorient.com Didier Cornil responsable de la section locale de la LDH à Lorient https://site.ldh-france.org/lorient/accueil/ Gaël Briand du Magazine Le Peuple Breton (UDB) https://lepeuplebreton.bzh/
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    53 min
  • À Rouen, « on ne va pas danser le Nazi Rock Normand »
    Jun 23 2025
    Le 28 juin 2024, une soirée baptisée « Ausländer Raus »* — les étrangers dehors en français — devait se tenir dans le bar identitaire Le Mora, à Rouen. Prévue comme un événement réservé aux "Français de souche", elle a été rapidement interdite par la préfecture, sous la pression de collectifs antiracistes, syndicaux et militants. Une mobilisation large qui a mis en échec cette provocation xénophobe. Un an plus tard, Pagaille revient sur cette affaire, symbole de la progression locale de l’extrême droite et des résistances qu’elle suscite. Derrière la façade du Mora, toujours actif, se consolide un entre-soi identitaire qui mêle nostalgie réactionnaire, racisme assumé et discours pseudo-culturel. En face, une riposte s’organise, portée par des réseaux militants, des associations de quartier, des collectifs étudiants ou encore des syndicats. La mairie, dirigée par le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, avait pris position à l’époque, mais c’est surtout la société civile qui continue d’occuper le terrain. Le bar, discret depuis, reste sous surveillance, bien que le climat soit tendu. Dans cet épisode, Pagaille donne la parole à celles et ceux qui, à Rouen, refusent la normalisation de l’extrême droite. Pas pour commémorer, mais pour comprendre, documenter, et préparer les combats à venir. *« Ausländer Raus » est un slogan xénophobe devenu viral après avoir été détourné par des jeunes qui le chantent sur l’air techno de L’Amour toujours, du DJ Gigi D’Agostino, parfois agrémenté de saluts nazis, comme on peut le voir sur certaines vidéos. Avec : Guénolé Carré, reporter au Poulpe https://www.lepoulpe.info/ Thomas Lemahieu, cellule investigation de L’humanité https://www.humanite.fr/politique/droite/exclusif-la-nuit-du-bien-commun-cherche-a-effacer-lencombrant-pierre-edouard-sterin Nicolas Mayer Rossignol, maire de Rouen https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/racisme-le-maire-de-rouen-nicolas-mayer-rossignol-saisit-la-justice-apres-l-annonce-d-une-soiree-les-etrangers-dehors-2305192.html Kaltoum Gachi , avocate, co-présidente du MRAP   Arnaud Besnoit, antif-asciste historique, Syndicat Solidaires, président de Ras le front .     Seydou, porte parole du collectif des mineurs isolés.      Haro, collectif anti-faciste nouvellement créé Pour aller plus loin : Réaction de la LDH - https://www.ldh-france.org/auslander-raus-un-hymne-xenophobe-qui-se-repand-en-france-3-plaintes/ https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/auslander-raus-le-nouvel-hymne-xenophobe-des-anti-migrants Rouen, les organisateurs d’une soirée xénophobe renoncent à leur événement pourtant autorisé par la justice - https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/06/28/a-rouen-les-organisateurs-d-une-soiree-xenophobe-renoncent-a-leur-evenement-pourtant-autorise-par-la-justice_6245121_3224.html
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    49 min
  • En Sologne, Pierre Edouard Stérin, le Saint patron de l'extrême droite, sort du bois!
    May 12 2025
    À Nouan-le-Fuzelier au cœur de la Sologne des étangs, un château se transforme en internat privé catholique non mixte hors-contrat. Le premier établissement des Académies Saint-Louis, financé par le multimilliardaire catholique Pierre-Édouard Stérin, ouvrira ses portes en septembre. Officiellement destinée à « former les esprits libres », elle vise en réalité à fabriquer une élite conservatrice pour bâtir une nouvelle droite. Une ambition assumée dans le cadre du Plan Périclès, vaste projet de reconquête culturelle et politique détaillé dans le dernier numéro de Rhinocéros. Ni les représentants de l’Académie Saint Louis promouvant une « éducation intégrale » des futurs élèves, ni le maire de la grande commune voisine Salbris, l’ambitieux trentenaire Alexandre Avril proche du milliardaire et poulain d’Eric Ciotti, n’ont souhaité répondre à nos questions. Face à leur silence, Pagaille donne la parole aux syndicats étudiants, aux opposants locaux et aux défenseurs de l’école publique, qui dénoncent une rupture assumée avec le pacte républicain, au profit d’un séparatisme social et idéologique. Dans cette Sologne quadrillée de chasses privées, de fortunes invisibles et de châteaux repliés sur eux-mêmes, c’est tout un projet de société qui s’avance à couvert. Mais certains, ici, refusent de se taire. Un podcast mené par Alexandre Héraut et réalisé par Vincent Decque. avec Thomas Lemahieux, journaliste enquêteur au quotidien L’humanité. https://www.humanite.fr/serie/pierre-edouard-sterin-saint-patron-de-lextreme-droite-francaise Jean Baptiste Forray, journaliste, cf.« les Nouveaux Seigneurs » édition les Arènes. https://www.marianne.net/agora/lectures/les-nouveaux-seigneurs-de-jean-baptiste-forray-porno-chasse-a-saint-tropez-sous-bois Agnès Thibault, présidente de la communauté de commune de la Sologne des Etangs, maire de Marcilly-en-Gault. Emmanuel Léonard, secrétaire départemental PCF, président du groupe communiste à la région Centre Val-de-Loire Yvon Chéry, ancien élu d’opposition à Romorantin, membre de l’association Romo Citoyenne et initiateur du manifeste Quelle Sologne voulons nous ? Patrick Lunet, maire de Nouan-le-Fuzelier, vice-président de la communauté de commune Coeur de Sologne Emmanuel Mercier, co-secrétaire FSU du Loir-et-cher Aline Panson, co-secrétaire de la FSU 41 Benjamin Salesse, représentant des personnels administratifs de jeunesse et sport au SNASUB-FSU, le Syndicat National de l’Administration Scolaire, Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire Benjamin Vételé, adjoint chargé de l'éducation à la mairie de Blois NB : l’association Romo citoyenne, a co-organisé le 26 avril dernier devant le domaine de Chalès une manifestation et une conférence de presse autour du projet d’un manifeste pour la protection de la Sologne. Dans le but de s'opposer à ce projet d'établissement mais aussi contre, l’engrillagement des grands domaines de chasse et donc la privatisation de la chasse, contre l’expansion des méga plateforme logistiques mais aussi contre l'extension du golf touristique des Bordes. Une mobilisation que vous pouvez rejoindre en envoyant vos contributions pour la rédaction de ce manifeste prévu pour janvier 2026, à la veille des municipales : sologne@riseup.nef
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    48 min
  • La guerre du Golf en Pyrénées Orientales
    Apr 14 2025
    Le 16 mai 2024, dans les Pyrénées Orientales à une dizaine de kilomètres de Perpignan, 4500 personnes défilaient contre un projet de golf à 18 trous s’étalant sur 180 hectares. Une entreprise pharaonique portée depuis 20 ans par la maire LR de Villeneuve-de-la-Raho, Jacqueline Irles. Un site ouvert à 360 degrés sur la chaîne des Pyrénées sur un des rares espaces encore intact de cette zone périurbanisée, juste en bordure de lac. Le complexe comprendra un hôtel 4 étoiles, une piscine et 600 logements. Le département a connu une sécheresse record en 2023, une situation préoccupante qui fragilise le secteur du tourisme et celui de l’agriculture. En février dernier, 92 enseignants, chercheurs et ingénieurs de l'Université de Perpignan ont co-signé une tribune pour alerter sur l'ampleur des effets du réchauffement climatique dans le département. Ils appellent les élus à prendre des décisions à même de permettre au territoire de s'adapter et dénoncent la poursuite de projets comme celui du golf de La Raho, qu'ils jugent « emblématique d'une vision dépassée ». Pire encore, alors que les travaux du golf ont débuté en novembre 2023, des présomptions d’infractions graves planent autour du projet. Certains expropriés ont déposé plainte avec constitution de partie civile auprès du Procureur de la République. La guerre du Golf ne fait que commencer ! Un reportage d’Alexandre Héraud, réalisé par Vincent Decque. avec Philippe POISSE, militant écologiste local en Pyrénées Orientales. Henry GOT, hydrogéologue ancien président de l’Université de Perpignan Nicolas Berjoan, chef de file Les écologistes en Pays Catalan JOAN NOU coordinateur d’#AGISSONS en Pays Catalan Laurent Gosse, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées Orientales Valentine LESCOT, porte-parole de la Coalition citoyenne VIURE Auregane Nivet, porte-parole d’Unitat Catalana, parti politique occitan : Remerciement à l'équipe de Maïté Torres, fondatrice de Made in Perpignan https://madeinperpignan.com Cette émission est dédiée à la mémoire de Justine Renard, enseignante en écologie, géosciences et transition des territoires au département Génie Biologique de l’IUT de Perpignan qui fut l’une des chercheuses les plus engagées contre ce projet. Pour aller plus loin : La tribune des 92 universitaires : https://www.lindependant.fr/2024/02/06/perpignan-la-tribune-des-universitaires-pour-un-territoire-habitable-et-resilient-en-version-integrale-11748080.php https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/02/perpignan-et-le-climat-quand-les-universitaires-font-du-stand-up-ecologique-la-guerre-du-golf-aura-lieu-a-villeneuve-de-la-raho-par-nicolas-caudeville
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    39 min
  • Hénin-Beaumont : Le RN en guerre contre la culture
    Mar 10 2025
    « Nous allons rendre l’Escapade aux habitants d'Hénin-Beaumont ! » s’est félicité le maire RN Steeve Briois lors de la présentation de ses vœux, le 26 janvier 2025.
Cette salle de théâtre, qui fut la première MJC de France, véritable poumon culturel dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, est passée sous gestion de la municipalité. Un véritable fléau pour ceux pour qui sa programmation de qualité représentait une sorte de rempart à l’idéologie mortifère du Rassemblement National, sans pour autant être autre chose qu’un lieu d'éducation culturelle populaire. Mais pour la municipalité, que la gestion de l’Escapade échappe à leur contrôle était inconcevable. C’est dans cette ancienne cité minière qu’est née Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Celle-là même qui écrivait en 2017 Nouvelles du Front, où elle racontait son combat politique face à un Front National ayant entamé sa mue vers plus de respectabilité. Un nouveau visage plus lisse, celui-là même représenté par son ami, fidèle parmi les fidèles, Steeve Briois. Cet épisode de Pagaille est une escapade stupéfiante dans la conception d’un pouvoir sans partage et brutal, prêt à tout pour imposer sa vision du monde. AVEC Stéphane Titelein, metteur en scène et directeur de la compagnie Franche Connexion https://www.francheconnexion.fr/ Marine Tondelier, cheffe de file de la liste “Osons pour Hénin Beaumont”, secrétaire nationale Les Écologistes https://www.facebook.com/osonspourheninbeaumont/?locale=fr_FR Gianni Ranieri, élu d’opposition sur la liste "Osons pour Henin Beaumont", représentant local du PC https://www.facebook.com/osonspourheninbeaumont/?locale=fr_FR Ines Taourit élue d’opposition sur la liste "Osons pour Hénin Beaumont", représentante locale du PS David Noël, professeur d’histoire, président de la section locale de la Ligue des Droits de l’homme, ex élu du PC local Jean-Yves Coffre, directeur de l’association du théâtre de l'Escapade, en arrêt maladie. Aurore Froissart, documentariste et réalisatrice https://www.youtube.com/watch?v=TRhKZN30nxE Marjorie, ancienne employée du théâtre de l’escapade aujourd’hui au chômage.
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    50 min