Couverture de Blast - Pagaille

Blast - Pagaille

Blast - Pagaille

De : Alexandre Héraud Vincent Decque Blast le Souffle de l’info
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À propos de ce contenu audio

Pagaille, c’est le nouveau podcast original de Blast diffusé un lundi par mois. Cette série, c'est une traversée des territoires en immersion. Pagaille souhaite aller là où il s'est passé quelque chose de perturbant, d'inacceptable, de salutaire ou de prometteur... Pour faire entendre un événement qui a bousculé les quotidiens. Prendre le temps d’écouter, de rassembler les propos et les points de vue, rencontrer les protagonistes et comprendre. Vous immerger dans ces histoires qui éclairent des enjeux bien plus larges. Avec bille en tête, cette question : “Y s'passe quoi, ici ? » Une série d'Alexandre Héraud, monté, réalisé et mixé par Vincent DecqueBlast le Souffle de l’info Politique et gouvernement Sciences politiques
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Bonne écoute !
    Épisodes
    • À Lyon, vade retro les fachos
      Jan 27 2026

      Lyon, troisième ville de France, métropole policée et touristique, est aussi depuis plus d’une décennie l’un des territoires les plus structurants de l’extrême droite radicale française. Ici, des groupuscules identitaires se sont implantés durablement, occupent des lieux, testent leurs stratégies et font de la rue un terrain politique, parfois un champ de bataille. Cet épisode propose de regarder cette réalité en face, sans fard ni raccourci, à travers une radiographie précise de la violence d’extrême droite à Lyon et des forces, institutionnelles ou non, qui tentent de lui opposer une résistance.

      Tout part d’une nuit qui condense à elle seule cette décennie de tensions. Le 19 juillet 2019, alors que la victoire de l’Algérie en Coupe d’Afrique des Nations (CAN) donne lieu à des scènes de liesse populaire, le Vieux-Lyon bascule dans une violence organisée. Des hommes cagoulés, armés de battes de baseball et de barres de fer, attaquent des familles, des automobilistes, des passants, selon une logique de chasse raciste assumée.

      Quatre ans plus tard, en mars 2023, cette violence débouche sur un procès rare par son ampleur et par son aboutissement. Sept militants d’ultradroite sont jugés et condamnés.

      Avec Marie Allenou, journaliste à Rue89 Lyon, le récit quitte le registre du fait divers pour entrer dans celui du système. La séquence judiciaire constitue l’axe de gravité de l’épisode, avec Maître Bertrand Sayn et Samuel Thomas, président de la Maison des Potes.Zine Eddine Messaoudi, représentant du collectif antifasciste La Jeune Garde, aujourd’hui dissous, incarne une génération qui a refusé la banalisation de l’extrême droite dans l’espace public lyonnais. Philippe Carry, horloger du quartier Saint-Paul et adjoint au maire du 5ᵉ arrondissement, raconte une vigilance construite dans la durée. En 2017, la vitrine de son atelier est vandalisée lors d’une attaque liée à l’ultradroite. Mohamed Chihi, adjoint au maire de Lyon chargé de la sécurité, revient sur l’action municipale. Ce 21ᵉ épisode de Pagaille déroule ainsi une chaîne complète, de la ratonnade raciste à la réponse judiciaire, en passant par les résistances militantes et citoyennes.

      Références & ressources :

      Rue89 Lyon — Dossier « 15 ans d’impunité de l’extrême droite à Lyon »
      La Maison des Potes — https://www.maisondespotes.org
      L’Horloger de Saint-Paul — https://www.horloger-saintpaul.fr
      La Maison des Passages — https://www.maisondespassages.org
      La Jeune Garde — https://www.instagram.com/jeunegardelyon/

      Crédits archives :
      Procès de la «ratonnade» de juillet 2019 - BFM TV 13 mars 2023
      https://www.facebook.com/watch/?v=1380286416085698

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      54 min
    • De Dunkerque à Calais : la frontière de la honte
      Dec 8 2025
      Sur la côte nord, entre Dunkerque et Calais, une autre France apparaît : celle des traversées nocturnes, des interventions de police, des naufrages évités de justesse et des campements balayés par le vent. Une France où 2 500 exilé·es survivent dans un no man’s land, invisibilisé·es mais soutenu·es par un réseau d’associations et d’ONG. Depuis que Calais s’est bunkerisée et que les départs migrent vers le dunkerquois, les tensions explosent, avec désormais des incursions d’activistes d’extrême droite britanniques venus jouer les justiciers sur notre sol. Cet épisode de Pagaille réalisé par Alexandre Héraud et Vincent Decque documente ce basculement.À Grand-Fort-Philippe, le maire Sonny Clinquart décrit les tensions grandissantes, la banalisation des incidents, la lassitude d’une population qui voit surgir les militants d’UKIP (le Parti de l’Indépendance du Royaume-Uni) venus défier les autorités françaises. À Grande-Synthe, dans l’ancienne distillerie baptisée « le château », l’équipe d’Utopia 56 prépare la maraude : Céleste Pichaud et Félicie Penneron racontent les nuits à colmater l’urgence, la météo scrutée minute par minute, les violences racistes, l’inaction policière face aux provocateurs britanniques, la colère qui monte devant les morts en mer.La nuit, en maraude, le terrain parle : des hommes trempés, épuisés, stoppés puis relâchés sans alternative ; une femme somalienne dont la fille a déjà pris la mer ; des policiers qui courent le long d’une plage glacée ; les CRS qui tournent ; les drones de Frontex qui veillent. Les bénévoles ramassent ceux qui n’ont pas pu embarquer. Ils distribuent des vêtements, des chaussettes thermiques, du thé brûlant. Ils constatent une évidence : tout le monde repartira demain.Au matin, la préfecture maritime publie un communiqué sec : plus de 600 personnes ont tenté la traversée, 94 ont été secourues après un naufrage. On y lit toujours la même phrase : « ne pas contraindre les migrants à monter à bord des moyens de sauvetage, pour ne pas mettre en péril leur vie ». Sur terre, pourtant, l’État laisse perdurer des conditions indignes. Les associations — Utopia 56, Médecins du Monde, Salam, Roots, Human Rights Observers, Refugee Women’s Center — ont saisi la justice. Elles réclament des abris, de l’eau, des sanitaires, un minimum de dignité.À Calais, l’Auberge des migrants ressemble à un gigantesque hub humanitaire où Français, Britanniques et Belges tentent de compenser l’absence structurelle de politique publique. À « la Maison Sésame », Sylvie de Jonquière raconte comment une mère seule et ses six enfants ont tenté vingt fois la traversée avant d’y parvenir. Elle ouvre sa maison familiale parce que rien d’autre n’est prévu. « Six mille deux cent cinquante maisons comme celle-ci pourraient être ouvertes, dit-elle, avec ce que l’État dépense pour empêcher les passages. »La route mène ensuite au campement du « Nouveau Calais », à Mardyck et Grande-Synthe, où 2 500 personnes survivent sous tentes. Claire Millot, de Salam, observe : « On tolère un point de distribution, à condition de ne pas faire d’appel d’air. » Vingt ans qu’elle est là, à nourrir ceux que la République refuse de voir.L’épisode se clôt avec le député Damien Carême, qui décrit frontalement ce que cette frontière dit de nous : une politique de dissuasion devenue politique d’abandon. Une Europe qui organise la violence plutôt que la protection.Ici, la Manche n’est plus un détroit. C’est une ligne de fracture. Et chaque nuit, des vies s’y jouent au millimètre.Liens et documentsVidéo de l’action UKIPhttps://x.com/NickTenconi/status/1972993011375288542Utopia 56 : https://utopia56.org/Médecins du Monde : https://www.medecinsdumonde.org/Association Salam : https://www.associationsalam.org/L’Auberge des migrants : https://www.laubergedesmigrants.fr/Article du Monde (27 novembre 2025)« La France se dote de nouvelles méthodes d’interception en mer des migrants traversant la Manche »https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/27/la-france-se-dote-de-nouvelles-methodes-d-interception-en-mer-des-migrants-traversant-la-manche_6655149_3224.htmlAccord franco-britannique « One In One Out »https://laubergedesmigrants.fr/fr/une-tribune-inter-associative-pour-denoncer-laccord-franco-britannique-one-in-one-out/
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      59 min
    • À Royère-de-Vassivière, une chasse à l’homme noir
      Nov 4 2025
      Royère-de-Vassivière, un village au bord d’un lac somptueux, perdu dans les collines de la Creuse, sur le plateau de Millevaches. La nuit du 15 au 16 août, lorsque la fête des comices agricole s’achève, ce décor tranquille est devenu le théâtre d’un drame qui hante encore les consciences. Une rumeur, un mot de trop, la peur, puis tout bascule. Une chasse à l’homme est enclenchée. Un homme noir traqué par plusieurs habitants. Parce qu’il est noir. « Le nègre, il est où ? Ici, c’est la chasse au nègre. Il n’a rien à faire chez nous. » Certains refusent encore de nommer ces faits. D’autres préfèrent oublier. D’autres encore affirment que rien ne s’est passé. « Une fête arrosée qui a mal tourné », disent-ils.
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      59 min
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