PARTIE 1 -EP184, autour de la série "Camarades" diffusée sur Arte
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A propos de la mini-série Camarades, diffusée en cette rentrée par la chaîne franco-allemande Arte, le journal Le Monde décrit : « la résurrection de l’université de Vincennes dans toute son anarchique splendeur ». L’hebdomadaire Télérama y voit, lui, « une série pop et irrésistible sur l’utopie contestataire de l’université de Vincennes ». Ô surprise, Le Monde et Télérama sont également partenaires de la diffusion de cette série.
Ces renvois d’ascenseur récurrents entre la chaîne franco-allemande et le groupe Le Monde suffisent-ils cependant à disqualifier cette série en la qualifiant de folklorique, dépolitisante voire macroniste, comme on a pu le lire ici ou là ?
A force de vouloir tenir ensemble l’horizon de la déconstruction et la nécessité d’une forme de linéarité, et de chercher à mêler histoires d’amour, intrigues policières, citations philosophiques et moments politiques, la série Camarades verse-t-elle dans le gloubi-boulga ou rend elle compte adéquatement d’une réalité chaotique ?
Les huit épisodes signés par les réalisateurs Benjamin Charbit et Dominique Baumard se situent pendant l’année 1969, quelques mois après l’ouverture du centre universitaire de Vincennes. Merloux nouvellement élu président de la fac, tente de répondre autant aux demandes ministérielles qu’à celles des innombrables groupes gauchistes, tandis que Claudine prostituée qui travaille dans les allées du bois, est chargée par Jacques, son amant policier, d’infiltrer la nouvelle institution
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