Le nucléaire n’est pas le vrai carburant de l’IA ?
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Le réveil est brutal pour les grandes promesses vertes de la Silicon Valley. Fin janvier, une enquête du The Guardian met les pieds dans le plat : derrière les discours sur la neutralité carbone, les géants du numérique se tournent massivement… vers le gaz naturel. Sur le papier, tout semblait pourtant réglé. Partenariats nucléaires spectaculaires, investissements dans les renouvelables, déclarations d’intention. Meta Platforms multiplie les annonces, Bill Gates promet des réacteurs nouvelle génération. Mais la réalité est plus terre à terre : le réseau électrique actuel n’arrive plus à suivre.
Le problème est simple, presque mathématique. Les modèles d’intelligence artificielle générative consomment une énergie colossale, en continu. Les serveurs ne dorment jamais. Or le solaire et l’éolien produisent par à-coups, et le nucléaire demande des années, parfois des décennies, pour sortir de terre. Trop lent pour une industrie qui avance à la vitesse du logiciel. Conséquence : les exploitants de data centers frappent à la porte des centrales thermiques. Aux États-Unis, les opérateurs de gazoducs signalent une explosion des demandes de raccordement direct pour alimenter ces fermes de serveurs, parfois en contournant un réseau public déjà saturé. Même Amazon a récemment alerté : la course à l’IA coûte une fortune en infrastructures, et l’énergie propre n’arrive pas assez vite.
La transition énergétique se heurte ainsi à la physique. On ne construit pas une centrale comme on déploie une mise à jour. Les courbes exponentielles de l’IA cognent contre les limites très concrètes du béton, des câbles et des turbines. Derrière ce virage, une forme d’aveu. Les objectifs de neutralité carbone pour 2030 restent affichés, mais la priorité est ailleurs : maintenir les puces NVIDIA à plein régime. Google a même racheté un spécialiste des data centers pour sécuriser son approvisionnement énergétique.
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