Couverture de ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

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Découvrir au quotidien les enjeux de la technologie. Le podcast de la rédaction de ZDNet, pour les professionnels à la recherche d'infos pratiques et concrètes pour mieux comprendre le marché IT et telco et son influence sur les métiers. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Guillaume Serries
Épisodes
  • Vous n'aurez plus jamais à transférer vos archives grâce à cette plaque de verre ultra-résistante signée Microsoft
    Mar 5 2026

    Aujourd'hui, nous plongeons dans l'éternité numérique. Vous le savez, pour un DSI, l'archivage est une plaie. Les bandes magnétiques et les disques durs s'altèrent en quelques décennies, imposant des cycles de migration coûteux et risqués.

    Mais Microsoft vient de franchir une étape décisive avec son Project Silica. La société de Redmond annonce avoir levé les derniers verrous technologiques et surtout économiques du stockage sur verre.

    On ne parle plus seulement d'innovation de laboratoire, mais d'une viabilité industrielle capable de conserver vos données intactes pendant 10 000 ans.

    Le passage du luxe à la grande distribution

    Le premier point de rupture est le passage du luxe à la grande distribution.

    Jusqu'ici, le Project Silica nécessitait du verre de quartz, ou silice fondue, un matériau pur, onéreux et complexe à produire.

    Microsoft a réussi l'exploit de porter cette technologie sur le verre borosilicaté. C’est le verre que vous trouvez dans vos plats de cuisine ou vos vitres de four.

    En utilisant un support aussi commun et peu coûteux, Microsoft élimine l’obstacle majeur de la disponibilité des matériaux à grande échelle. Pour les entreprises, cela signifie que le coût d’entrée du stockage éternel vient de chuter drastiquement.

    Vitesse et efficacité opérationnelle

    Le deuxième pilier de cette avancée concerne la vitesse et l'efficacité opérationnelle. Graver des données au laser femtoseconde à l'intérieur d'une plaque de verre est complexe.

    Mais Microsoft a mis au point une technique d'écriture dite à pseudo-impulsion unique et un système multifaisceaux. Concrètement, on écrit désormais beaucoup plus vite et de manière parallèle.

    Côté lecture, la simplification est tout aussi radicale. Là où il fallait auparavant quatre caméras pour décoder les signaux, une seule suffit désormais grâce à de nouveaux algorithmes d'apprentissage automatique. On réduit ainsi la taille des lecteurs, leur coût et leur maintenance.

    Densité et résilience

    Enfin, il faut parler de la densité et de la résilience.

    Imaginez une plaque de verre de seulement deux millimètres d’épaisseur capable de stocker des centaines de couches de données.

    Ce support est par nature insensible aux ondes électromagnétiques, à l’eau, à la chaleur et à la poussière.

    Plus besoin de salles blanches climatisées à outrance ou de systèmes anti-incendie ultra-complexes qui peuvent parfois endommager les serveurs.

    Les tests de vieillissement accéléré confirment la promesse de 100 siècles de stabilité. Pour l'archivage légal, médical ou patrimonial, c'est le "Write Once, Read Forever" qui devient enfin une réalité métier.

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    3 min
  • Voici pourquoi les robotaxis de Tesla affichent un taux d'accident quatre fois supérieur à celui des humains
    Mar 4 2026

    L'autonomie totale des voitures promise par Elon Musk se heurte aujourd'hui à une réalité statistique brutale.

    Les robotaxis de Tesla, en test au Texas, affichent un taux d'accident quatre fois supérieur à celui d'un conducteur humain moyen.

    14 accidents ont été officiellement recensés

    D'abord, il faut regarder les chiffres de l'expérimentation au-delà du marketing.

    Depuis huit mois, une flotte de 43 Tesla opérant en mode autonome a parcouru près de 1,3 millions de kilomètres. Et sur cette très longue distance, 14 accidents ont été officiellement recensés.

    En calculant la moyenne, cela représente une collision tous les 90 000 kilomètres.

    Pour mettre ce chiffre en perspective, les propres données de Tesla indiquent qu'un conducteur humain moyen ne subit un incident mineur que tous les 368 000 kilomètres.

    Concrètement, le système de conduite autonome de Tesla est actuellement quatre fois moins sûr que le plus banal des automobilistes texans.

    La courbe de progression semble s'inverser

    Ensuite, l'analyse de la nature des accidents révèle des lacunes technologiques inquiétantes pour un déploiement à grande échelle.

    Les rapports d'accidents font état de crash avec cinq autres véhicules, cinq objets fixes, mais aussi un cycliste et un animal.

    Plus troublant encore, la courbe de progression semble s'inverser. Alors que l'IA est censée s'améliorer par l'apprentissage continu, plus de 35 % des incidents ont été signalés sur les deux derniers mois de l'étude.

    Ce constat pose une question fondamentale sur la fiabilité du système vision-only de Tesla, qui refuse d'utiliser les capteurs Lidar, jugés trop chers. Sans une amélioration radicale de ces scores, le passage d'une flotte expérimentale à un service commercial semble s'éloigner.

    Sincérité ?

    Enfin, c'est la transparence de Tesla qui est aujourd'hui remise en question.

    Un incident survenu en juillet dernier, initialement déclaré comme un simple dommage matériel, n'a été requalifié en accident avec hospitalisation que cinq mois plus tard.

    Ce délai dans la déclaration soulève des interrogations sur le reporting de l'entreprise et la sincérité des promesses de son dirigeant.

    Surtout, la promesse d'une IA conductrice plus sûre que l'humain reste, pour l'instant, une ambition non vérifiée par les faits.

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    3 min
  • Votre voiture autonome saura-t-elle réagir face à un éléphant ? Voici comment Waymo s'y prépare
    Mar 3 2026

    Aujourd'hui, nous plongeons dans les coulisses de la conduite autonome avec une percée majeure signée Waymo.

    La filiale d'Alphabet vient de dévoiler son "Waymo World Model", une intelligence artificielle génératrice de mondes virtuels capable de simuler des situations de conduite avec un réalisme jamais atteint.

    Ce n'est pas seulement une prouesse technique, c'est le moteur qui va permettre aux véhicules autonomes de franchir un cap critique en matière de sécurité et de passage à l'échelle.

    Créer des environnements 3D photoréalistes et interactifs

    Concrètement, ce modèle s'appuie sur Genie 3, l'IA de Google DeepMind, pour créer des environnements 3D photoréalistes et interactifs.

    Le premier point de rupture, c'est la gestion des cas limites, ce que les ingénieurs appellent le "long-tail".

    En s'appuyant sur une connaissance du monde apprise via des milliards de vidéos, le simulateur peut inventer des scénarios que la flotte de Waymo n'a jamais croisés dans la réalité, comme une rencontre fortuite avec un éléphant ou une tornade en pleine ville.

    Là où les simulateurs classiques sont limités par les données collectées sur route, le World Model s'en affranchit donc pour préparer l'IA à l'imprévisible.

    Contrôlabilité

    Mais attention, il ne s'agit pas de simples vidéos passives. Le deuxième pilier de cette technologie, c'est la contrôlabilité.

    Les ingénieurs peuvent modifier une scène par un prompt ou changer la trajectoire du véhicule pour tester des scénarios contrefactuels. Comme par exemple que se serait-il passé si la voiture avait accéléré au lieu de freiner ?

    L'IA recalcule alors en temps réel non seulement l'image de la caméra, mais aussi les données LiDAR, indispensables pour la perception de la profondeur.

    C'est cette fusion multi-capteurs qui garantit que ce qui est appris en simulation est directement applicable sur le bitume.

    Waymo peut transformer n'importe quelle vidéo amateur en une simulation 3D

    Enfin, la force de ce modèle réside dans sa capacité de conversion.

    Waymo peut désormais transformer n'importe quelle vidéo amateur ou de dashcam en une simulation 3D.

    Une rue enneigée filmée par un smartphone devient donc un terrain d'entraînement multi-modal.

    Associé à une optimisation de l'inférence qui permet de simuler des séquences longues sans explosion des coûts de calcul, Waymo dispose ainsi d'un outil de validation scalable.

    Au final, la course à l'autonomie ne se gagne plus seulement sur la route, mais dans la capacité à générer et maîtriser des milliards de kilomètres virtuels hyper-réalistes.

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