Couverture de Poèmes à vous

Poèmes à vous

Poèmes à vous

De : Baptiste Bordet
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À propos de ce contenu audio

« Écr.l'inf. » signé parfois Voltaire, abréviation de « Écrasons l'infâme » Et si de poésie Ensemble Nous écrasions l’infâme N’en serait-il pas plus beau ? Voguons sur sa carcasse et découvrons l’harmonie , la sensibilité, l’émotion, l’intimité des plus grands poètes…et de nous-même ? J’aime la poésie. J’aime lire à voix haute. Alors voici ce podcast poétique, pour vous. Qu'ils vous enchantent Podcast orchestré par Baptiste Bordet Instagram : @bordetbaptiste Mail : baptiste.bordet@hotmail.frBaptiste Bordet Art
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Bonne écoute !
    Épisodes
    • La conscience - Victor Hugo - La légende des siècles
      Dec 12 2025

      Nouvel épisode de poèmes à vous !


      Caïn, l’aîné, et Abel, tous deux fils d’Adam et Ève, voyaient leurs chemins se distinguer : Caïn travaillait la terre comme cultivateur, tandis que son frère Abel était berger. Ils offrirent chacun un sacrifice à Dieu, mais celui-ci accorda sa faveur à l’offrande d’Abel plutôt qu’à celle de Caïn. Rongé par la jalousie, Caïn tua son frère. En conséquence, Dieu le condamna à vivre dans l’errance.


      Victor Hugo, dans son magnifique poème « La Conscience », nous plonge alors au plus profond de l’âme de Caïn… et de sa conscience.


      Ingénieur du son : Damien Patou


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      6 min
    • Le Pont Mirabeau - Guillaume Apollinaire - Alcools, 1913
      Nov 28 2025

      Nouvel épisode de Poèmes à vous !


      Le Pont Mirabeau - Guillaume Apollinaire - Alcools, 1913


      Sous le pont Mirabeau coule la Seine

      Et nos amours

      Faut-il qu’il m’en souvienne

      La joie venait toujours après la peine

      Vienne la nuit sonne l’heure

      Les jours s’en vont je demeure

      Les mains dans les mains restons face à face

      Tandis que sous

      Le pont de nos bras passe

      Des éternels regards l’onde si lasse

      Vienne la nuit sonne l’heure

      Les jours s’en vont je demeure

      L’amour s’en va comme cette eau courante

      L’amour s’en va

      Comme la vie est lente

      Et comme l’Espérance est violente

      Vienne la nuit sonne l’heure

      Les jours s’en vont je demeure

      Passent les jours et passent les semaines

      Ni temps passé

      Ni les amours reviennent

      Sous le pont Mirabeau coule la Seine

      Vienne la nuit sonne l’heure

      Les jours s’en vont je demeure


      Photo : Le Pont Mirabeau - P. Narmuse, edit , Paris


      Musique : Chopin - Prélude No. 4 in E minor op 28


      Ingénieur du son : Damien Patou


      Mail : baptiste.bordet@hotmail.fr


      Instagram : @bordetbaptiste

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      2 min
    • L’Horloge - Charles Baudelaire - Les fleurs du mal
      Nov 21 2025

      Nouvel épisode de poèmes à vous !


      L’Horloge - Charles Baudelaire - Les fleurs du mal


      Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

      Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

      Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

      Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !

      Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

      Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »


      Musique : Jean Sébastien Bach - The Well - tempered Clavier : Book 1, 1. Prelude C Major, BWV 846


      Tableau : Dalí - La persistance de la mémoire


      Belle écoute 😘






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