Couverture de PODCAST: AUTOBIOGRAPHIE D’UN ÉTRANGER

PODCAST: AUTOBIOGRAPHIE D’UN ÉTRANGER

PODCAST: AUTOBIOGRAPHIE D’UN ÉTRANGER

De : assilngarbassa@gmail.com
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En introduction: Autobiographie d’un étrangerDe NGARBASSA Assil Baraké Mon arrière grand-mère était une femme aimante et protectrice. Elle vivait dans la concession familiale, une grande maison avec tous ses enfants dans la ville de Garoua au Cameroun.Moi qui n’était qu’un petit garçon, Je garde encore quelques souvenirs du temps passé à ses côtés avec toute la famille.Je me souviens qu’à l’âge de quatre ans, elle me laissait sortir dans la nuit.J’allais regarder des films hindous chez les voisins.Je garde quelques souvenirs des scènes de ces films qui m’ont marqué.Avant que ma mère ne vienne me chercher et que je ne m’en aille pour la grande ville, j’ai connu mon arrière-grand-mère, mon arrière-grand-père et les sœurs, les frères de ma grand-mère. Mon arrière grand mère s’appelait Binta, c’était une femme petite de taille, qui avait la soixantaine à l’époque avec un visage ridé marqué par le temps.Elle aimait chanter et faire à manger pour toute la maison.Toujours souriante, elle m’aimait beaucoup.Un jour, alors qu’il fallait choisir entre l’école coranique et l’école classique, elle a été ouverte d’esprit et a affirmé à ma mère que l’école c’est d’abord la sagesse de l’esprit avant d’apprendre et de devenir intelligent et cultivé et qu’elle n’est pas contre le fait que je ne fasse pas l’école coranique. Quelque temps après, je m’en allais vivre avec ma mère, qui elle, vivaitavec mon grand-père qui s’appelait Martin et qui était diamantaire. Je me souviens que mon rythme de vie était assez élevé. J’avais commencé l’école, j’aimais les bandes dessinées, mais ce que je préférais le plus, c’était de jouer aux jeux vidéos sur l’ordinateur.J’apprenais à lire et à écrire. Après l’école, je traînais à la piscine. Les week-ends, j’ allais au cinéma.Et quelques temps après, je commençais à me poser desquestions sur la différence entre les films Bollywoods et les films Hollywoods.Je regardais beaucoup la télévision et des fois, je me laissais à rêver d'assister à l’émission de divertissement de Jacques Martin “L’école des fans”qui passait tous les dimanches sur CFI(Canal France International.)J’aimais la musique et je dansais sur du Michael Jackson et d’autres musiques.C’est les années quatre vingt dix et la culture américaine notamment le hip-hop était très à la mode.Copyright 2024 assilngarbassa@gmail.com Sciences sociales
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Bonne écoute !
    Épisodes
    • Ma mère
      Feb 25 2024
      Ma mère est une femme forte, elle m’a eu étant jeune et elle a du faire des compromis pour que je puisse avoir une éducation ouverte au monde.Je me souviens que tous les jours, on regardait les informations, et elle me demandait à chaque fois ce que j’ai compris pour voir si je n'étais pas distrait.Je reste sensible à ce qui se passe dans le monde tout en restant neutre.J’ai vite compris que je ne voulais pas être de ceux qui donnent les ordres ni même de ceux qui reçoivent les ordres.Dans la vie, je ne savais quel métier faire, mais je savais que je ne voulais pas être président de la république, ni même un métier comme éboueur. Je voulais être dans le juste milieu, me contenter de peu ne me dérangerait pas.J’avais le choix, et c’est important dans la prise de décision.Comme une fois, alors que je sortais les poubelles à la nuit tombée, j’ai rencontré une amie du quartier du nom de Céline, elle m’a invité chez elle et j’ai fais le choix d’accepter, on a discuter, puis on l’a fait, c’était ma première fois. Mais sa mère me trouva dans la chambre avec elle.Sa réaction était celle d’une mère qui se souciait de sa fille, alors elle a fermé la porte d’entrée et m'accompagnait le lendemain matin chez moi pour s’entretenir avec ma mère.C’était ma première expérience sexuelle, mais ce matin-là, alors que ma mère pensait que je dormais dans ma chambre, elle fût réveillée par la mère de ma copine et moi qui frappions à la porte. Elle a été ferme et à déclarer à ma mère ne plus vouloir me voir avec Céline, sa fille.Ma mère m’a suggéré d’aller me coucher et ne m’a rien dit d'autre et plus tard, alors qu’elle parlait à une voisine du quartier, je l’ai entendu expliquer la situation dans laquelle je me suis mise et à déclaré que je suis en début d’adolescence.Mais c’est la réalité de la société africaine où les filles ont souvent des grossesses précoces et doivent faire un choix entre les études ou devenir parent.Et tout cela des fois sans ressource ni aide de la famille.Les garçons eux, c’est souvent le banditisme qui les conduit en prison.Moi, j’étais assez préoccupé par la culture japonaise qui me prenait beaucoup de mon temps libre. L’Afrique ou plutôt le Cameroun est difficile à vivre. Comme diraient les camerounais.- La vie est dure au pays !Les grands frères en Afrique, alors que l’éducation est le pilier de la réussite, certains arrêtaient les études pour pratiquer le football et pouvoir partir jouer en Europe.
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      3 min
    • Au quartier
      Feb 25 2024
      J’ai commencé l’école non loin de la maison, j’ y allais à pied.Mon passe temps favori dans la cité était de jouer aux jeux vidéos arcades.Tel que Street Fighter, Fatal Fury, King of fighters.C’est des jeux japonais qui ont bercé mon enfance et plus tard les mangas tels que Dragon Ball, Dragon Ball Z, Dragon Ball GT.J’ai commencé à aimer la culture japonaise, la cuisine japonaise et à apprécier les moments que je passais avec mes amis du quartier.On jouait beaucoup au football. Tous les jours je faisais du sport. Je me souviens qu’il y avait souvent des bagarres sur le terrain de foot aménagé pour les habitants de la cité par la S I C (Société immobilière du Cameroun.)Il m’est arrivé de me bagarrer parce qu’on voulait me prendre mon goûter, mais celui où ceux avec qui je me suis battu sont devenus mes meilleurs amis.Le quartier était animé, il y avait des commerces et les habitants fréquentaient ses commerces. Des fois pour se ravitailler en vivre ou pour regarder des matchs de football entre voisins et amis. C’était de belles années.Une fois, alors que c’était les vacances et que son père était dans l’un des bars du quartier, j’ai rencontré une fille du nom de Vanessa.C’était la première fois que j’embrassais une fille, on s’est embrassés durant des heures.C’était mon entrée dans l’adolescence, j’étais plutôt du genre populaire dans mon quartier et à l’école aussi, de nature calme et réservé avec un côté imprévisible, conséquence de ma vie en cité. Toujours avec de la spontanéité, qui je trouve est une des plus belles qualités,Dans le quartier, la violence était monnaie courante et dans la nuit, il y avait des agressions.Je voyais tout de suite la différence quand j’allais dans d’autres quartiers.Étant insouciant, je voyais déjà et arrivais à comprendre le fait d’avoir de l’argent et le fait de ne pas en avoir.A l’école, j’étais plutôt intelligent, avec une éducation laïque ouverte vers le monde.Dans la famille, en y allant en vacances, je voyais l’éducation qu’avait mes cousins.Une éducation religieuse avec comme mentor le coran, ou encore les amis de la famille ou je constatais que le mentor était la bible.Plus tard je comprenais que c’était pour avoir de la droiture et c’est essentiel dans une éducation. L’éducation du laisser aller est toxique pour le vivre ensemble, surtout quand il y’a des problèmes financiers.Moi, j’ai eu une éducation assez stricte.
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      2 min
    • Mon arrière grand-mère
      Feb 24 2024
      En introduction: Autobiographie d’un étrangerDe Ngarbassa AssilMon arrière grand-mère était une femme aimante et protectrice. Elle vivait dans la concession familiale, une grande maison avec tous ses enfants dans la ville de Garoua au Cameroun.Moi qui n’était qu’un petit garçon, Je garde encore quelques souvenirs du temps passé à ses côtés avec toute la famille.Je me souviens qu’à l’âge de quatre ans, elle me laissait sortir dans la nuit.J’allais regarder des films hindous chez les voisins.Je garde quelques souvenirs des scènes de ces films qui m’ont marqué.Avant que ma mère ne vienne me chercher et que je ne m’en aille pour la grande ville, j’ai connu mon arrière-grand-mère, mon arrière-grand-père et les sœurs, les frères de ma grand-mère. Mon arrière grand mère s’appelait Binta, c’était une femme petite de taille, qui avait la soixantaine à l’époque avec un visage ridé marqué par le temps.Elle aimait chanter et faire à manger pour toute la maison.Toujours souriante, elle m’aimait beaucoup.Un jour, alors qu’il fallait choisir entre l’école coranique et l’école classique, elle a été ouverte d’esprit et a affirmé à ma mère que l’école c’est d’abord la sagesse de l’esprit avant d’apprendre et de devenir intelligent et cultivé et qu’elle n’est pas contre le fait que je ne fasse pas l’école coranique. Quelque temps après, je m’en allais vivre avec ma mère, qui elle, vivaitavec mon grand-père qui s’appelait Martin et qui était diamantaire. Je me souviens que mon rythme de vie était assez élevé. J’avais commencé l’école, j’aimais les bandes dessinées, mais ce que je préférais le plus, c’était de jouer aux jeux vidéos sur l’ordinateur.J’apprenais à lire et à écrire. Après l’école, je traînais à la piscine. Les week-ends, j’ allais au cinéma.Et quelques temps après, je commençais à me poser desquestions sur la différence entre les films Bollywoods et les films Hollywoods.Je regardais beaucoup la télévision et des fois, je me laissais à rêver d'assister à l’émission de divertissement de Jacques Martin “L’école des fans”qui passait tous les dimanches sur CFI(Canal France International.)J’aimais la musique et je dansais sur du Michael Jackson et d’autres musiques.C’est les années quatre vingt dix et la culture américaine notamment lehip-hop était très à la mode.
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      2 min
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