Milan Kundera et le kitsch
Impossible d'ajouter des articles
Échec de l’élimination de la liste d'envies.
Impossible de suivre le podcast
Impossible de ne plus suivre le podcast
-
Lu par :
-
De :
À propos de ce contenu audio
Si notre siècle a emporté l’un des derniers grands écrivains, les portes du temps se sont aussi ouvertes à la lueur d’Europe centrale grâce à lui. Milan Kundera a éclairé le sort des « petites nations » et nous a transmis un legs inestimable : des personnages, des caractères, des nuances, Kundera avait tout vu. Le kitsch en fait partie.
Instrument moderne de pouvoir totalitaire, symbole de la déraison des sentiments dévoyés, le kitsch déplace l’homme hors du monde et l’installe dans son imaginaire. Le kitsch l’écarte du singulier, parle au pluriel et résonne en « utopie ». Le kitsch c’est le lyrisme, c’est l'accord parfait, c’est la promesse du Grand Bien, dont malgré nous, la croyance nous colle toujours à la peau. Que risque l’homme de ne pas s’en méfier ?