Épisodes

  • « Une société a besoin de bons citoyens, mais il faut rester un outsider, ne pas rentrer dans la pensée commune » assure Fanny Ardant
    Apr 24 2026

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    13 min
  • Déjeuner entre Jordan Bardella et le Medef : « nous traitons tous nos interlocuteurs, tous les chefs de partis, sur un pied d'égalité » affirme Patrick Martin
    Apr 23 2026

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    12 min
  • Loi fin de vie : « ce texte est d’une grande violence pour les personnes malades » selon Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs
    Apr 22 2026

    Marc Bourreau reçoit Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs à Narbonne et responsable du plaidoyer de la Société Française d'accompagnement et de soins palliatifs.

    Claire Fourcade vient présenter son nouveau livre, 'Fin de vie, manuel de résistance', qui paraît aux éditions Fayard. Ce livre est publié alors que le débat sur le droit à l'aide à mourir fait rage au Parlement . La médecin partage son point de vue critique sur ce projet de loi, qu'elle juge 'd'une grande violence' envers les personnes malades et les soignants.

    Au cœur de cette discussion, Claire Fourcade explique pourquoi il est selon elle impossible de définir des critères stricts pour encadrer l'euthanasie. Elle souligne les risques d'injustice et de désignation arbitraire de patients éligibles, alors que la plupart d'entre eux demandent simplement à être accompagnés jusqu'au bout.

    L'invitée revient également sur le quotidien des services de soins palliatifs, qui sont souvent sous-dotés et méconnus du grand public. Elle déplore que seule la moitié des personnes ayant besoin de ces soins y aient réellement accès, faute de moyens et de volonté politique. Un véritable 'scandale' selon elle.

    Malgré ce sombre constat, Mme Fourcade se veut optimiste et appelle à la 'résistance'. Elle met en avant la 'créativité' et l''inventivité' des équipes soignantes qui, au quotidien, s'efforcent d'accompagner chaque patient de manière singulière, en prenant en compte toutes les dimensions de leur souffrance.

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    12 min
  • L'ingénieur Franck Lirzin alerte sur «une succession de catastrophe» d'ici 2050, si l'Europe ne s'adapte pas au réchauffement climatique
    Apr 21 2026

    Franck Lirzin, ingénieur expert de l'adaptation aux risques climatiques est l'invité de la matinale de Radio Classique. Auteur du livre "Habiter un monde qui brûle", Franck Lirzin partage son expérience et ses réflexions sur les défis que pose le changement climatique pour nos sociétés.

    L'entretien commence par un scénario de fiction saisissant, où l'Europe est frappée de plein fouet par des canicules et des sécheresses en 2050. Ce tableau alarmant permet d'introduire les enjeux de l'adaptation, que Franck Lirzin décrit avec précision. Il explique que si la prise de conscience est réelle, les mesures concrètes sont encore loin d'être à la hauteur, avec seulement 2 milliards d'euros investis l'an dernier, alors qu'il en faudrait quatre fois plus.

    L'ingénieur détaille alors les différentes solutions techniques envisageables, du court terme comme l'installation de climatiseurs ou de brasseurs d'air, au long terme avec la construction d'infrastructures comme des digues ou la plantation d'arbres en ville. Mais il insiste sur l'importance de la dimension humaine et politique de l'adaptation, soulignant que ce défi nécessite une véritable impulsion des décideurs.

    À travers des exemples concrets comme la ville de Valence en Espagne ou le village du Prêcheur en Martinique, Franck Lirzin montre que les solutions techniques existent, mais que leur mise en œuvre se heurte souvent à des obstacles financiers et à la difficulté d'acceptabilité par les populations concernées. Il évoque ainsi le dilemme auquel fait face Venise, entre le coût astronomique de la construction de digues et l'éventualité d'un déménagement de la cité des Doges.

    Au-delà des aspects techniques, l'invité met en lumière les enjeux humains et sociaux de l'adaptation, comme l'accompagnement des habitants confrontés à des bouleversements de leur cadre de vie. Il souligne également le rôle crucial des politiques, qui peinent encore à s'emparer pleinement de ces questions.

    Malgré ce constat alarmant, Franck Lirzin conclut sur une note d'espoir, en évoquant une "utopie" où l'Europe aurait réussi à s'adapter de manière résiliente et désirable. Un message qui invite les auditeurs à se projeter dans un avenir où l'adaptation au changement climatique serait une réalité.

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    12 min
  • Guerre au Moyen-Orient : « On a l'impression que le régime iranien est à bout de souffle», constate le politologue Gilles Kepel
    Apr 20 2026

    Le politologue Gilles Kepel, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain, analyse en détail la situation géopolitique tendue entre l'Iran et les États-Unis.

    Alors que les États-Unis s'apprêtent à envoyer une délégation au Pakistan pour de nouvelles négociations de paix, l'Iran a décidé de boycotter ces pourparlers. Selon Gilles Kepel, cette décision iranienne fait suite à l'arraisonnement d'un pétrolier iranien par les États-Unis, qui ont tiré dans la salle des machines. Cette action a fourni un prétexte aux factions les plus dures du régime iranien pour refuser de négocier.

    Cependant, l'analyste estime que les États-Unis ont repris l'initiative face à l'Iran. En construisant un contre-blocus dans la mer d'Arabie, Washington a réussi à empêcher les navires iraniens de traverser le détroit d'Ormuz, privant ainsi le régime de ses principales ressources financières issues de la vente de pétrole et de gaz. Gilles Kepel considère que le système iranien est à bout de souffle, fragilisé par les sanctions économiques et les divisions internes.

    Le politologue souligne également les tensions au sein du régime iranien, entre les factions ouvertes aux négociations et les conservateurs intransigeants. Il note que le guide suprême, Mojtaba Khamenei, semble être désormais l'otage de la clique des Gardiens de la Révolution, sans avoir la même autorité que son père, l'ancien guide suprême Khamenei.

    Concernant le Liban, Gilles Kepel évoque la situation précaire de la trêve entre Israël et le Hezbollah, après la mort d'un soldat français de la FINUL lors d'une embuscade attribuée au Hezbollah. L'analyste souligne que cet incident révèle des failles dans le contrôle du Hezbollah sur ses agents au sud du Liban, et pose des questions sur la fiabilité du régime syrien de Bachar al-Assad, qui aurait permis le maintien de tunnels reliant la Syrie au Liban, utilisés autrefois pour faire passer des armes.

    Enfin, Gilles Kepel s'interroge sur la marge de manœuvre du gouvernement libanais dans ces négociations, alors qu'Israël a créé une «ligne jaune» à l'intérieur du territoire libanais, dans laquelle il s'arroge le droit de tout détruire, y compris des biens appartenant à la communauté chrétienne. Une situation qui risque d'affaiblir considérablement le pouvoir libanais.

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    14 min
  • L'étonnante géométrie des lettres, avec le mathématicien Etienne Ghys
    Apr 17 2026

    Dans cet épisode passionnant de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Étienne Ghys, éminent mathématicien et directeur de recherche au CNRS. Étienne Ghys, fils d'imprimeur, nous entraîne dans un fascinant voyage à travers l'histoire et la géométrie des lettres.

    Les lettres que nous utilisons quotidiennement sont porteuses d'une riche histoire, d'une géométrie subtile, et influencent même notre manière de penser.

    Le mathématicien-géomètre nous fait découvrir comment les humanistes de la Renaissance se sont inspirés de l'Antiquité pour dessiner de nouvelles lettres, adaptées au corps humain. Il nous fait revivre les travaux passionnants de Luca Pacioli, qui a décrit dans ses moindres détails la construction géométrique de chaque lettre. Étienne Ghys nous montre que derrière l'apparente simplicité des lettres se cache une véritable œuvre d'art.

    Mais l'invité ne s'arrête pas là. Il nous alerte sur l'influence politique des lettres, citant l'exemple des choix typographiques de l'administration Trump, jugés trop "woke". Il s'interroge également sur l'impact de l'écriture inclusive, qui transforme fondamentalement notre lecture.

    L'un des moments forts de l'entretien est lorsqu'Étienne Ghys nous fait part de son expérience dans une classe d'école primaire, où il a fait découvrir aux enfants les magnifiques alphabets du XIXe siècle. Il nous fait partager son émerveillement face à la difficulté des enfants à reproduire avec leur corps les formes des lettres, nous rappelant que la lecture est un processus complexe qui s'apprend.

    Enfin, Étienne Ghys nous éclaire sur l'évolution de notre rapport aux lettres, du crayon à la machine à écrire jusqu'au smartphone. Il nous invite à ne pas craindre la disparition des lettres, mais à nous ouvrir aux nouvelles formes qu'elles peuvent prendre dans notre monde numérique.

    Cet épisode de L'invité de la matinale est une véritable invitation à redécouvrir les lettres sous un jour nouveau, à travers le prisme passionnant des mathématiques et de la géométrie. Un entretien captivant qui ravira tous les amateurs de belles lettres et d'histoire des sciences.

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  • « On perd de vue l’idée qu’on peut confier des décisions à l’IA parce qu’on peut faire des choses plus intéressantes » souligne Olivier Sibony
    Apr 16 2026

    Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Olivier Sibony, professeur à HEC Paris et à l'Université d'Oxford, spécialiste de la décision stratégique. Ensemble, ils explorent les enjeux passionnants de la prise de décision à l'ère de l'intelligence artificielle.

    Olivier Sibony commence par expliquer l'émergence relativement récente des sciences de la décision, qui étudient de manière transversale les processus décisionnels, s'appuyant sur des disciplines comme l'économie, les mathématiques et la psychologie cognitive. Il souligne notamment l'importance cruciale de la notion de probabilité, qui a permis de passer d'une évaluation des décisions sur leurs seuls résultats à une analyse ex ante des risques.

    Le professeur partage ensuite son regard avisé sur la communication et la mise en scène des décisions politiques, illustrant son propos par l'exemple des interventions médiatiques de Donald Trump. Il explique comment le simple fait d'affirmer une décision peut parfois en produire des résultats, même involontaires.

    Le cœur de l'entretien porte sur les usages de l'intelligence artificielle dans la prise de décision. Olivier Sibony et son co-auteur Éric Hazan ont cartographié dans leur ouvrage les différentes situations où l'IA peut s'avérer supérieure à l'humain, comme en radiologie ou pour l'optimisation des ressources économiques. Mais ils soulignent également les domaines où la décision humaine doit être préservée, comme la justice ou la politique, en raison de considérations éthiques et de la valeur intrinsèque du jugement humain.

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  • Guerre au Moyen-Orient : « On dit que le régime iranien tient bon, ce n’est pas vrai. Economiquement c’est catastrophique » selon le chercheur Farid Vahid
    Apr 15 2026

    Farid Vahid est co-directeur de l’Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la fondation Jean Jaurès, spécialiste de l'Iran. Il explique que si les négociations ont eu lieu, c'est que la guerre ne peut pas durer, ni pour l'Iran, ni pour les Etats-Unis.

    Farid Vahid commence par analyser la dernière décision de Donald Trump, à savoir le blocus américain sur les pétroliers et les bateaux iraniens. Il explique que cette mesure, bien que rationnelle d'un point de vue géopolitique et économique, a des conséquences désastreuses pour l'Iran, dont la situation économique est au bord du gouffre avec une inflation dépassant les 50%. Cependant, il souligne que les États-Unis ne peuvent pas non plus se permettre de prolonger cette guerre trop longtemps, notamment en raison des prochaines élections de mi-mandat.

    L'invité met en lumière le paradoxe de la situation, où les Iraniens ont eux-mêmes donné l'idée du blocus en bloquant le détroit d'Ormuz, démontrant ainsi leur capacité à perturber l'économie mondiale. Farid Vahid explique que cette guerre est une véritable guerre de résilience, où chaque camp tente de faire craquer l'autre en premier. Il souligne que le régime iranien, composé d'anciens commandants de la guerre Iran-Irak, est prêt à sacrifier des vies civiles pour rester au pouvoir, contrairement aux États-Unis qui doivent tenir compte de l'opinion publique.

    L'invité aborde ensuite la question des négociations entre l'Iran et les États-Unis. Il estime qu'un accord sur le nucléaire est envisageable, avec un renoncement provisoire à l'enrichissement de l'uranium. Cependant, il souligne que les sujets épineux comme les missiles balistiques et le soutien aux milices pro-iraniennes dans la région seront beaucoup plus difficiles à résoudre.

    Farid Vahid souligne également que le régime iranien actuel, qu'il qualifie de "militaro-oligarchique", n'a plus grand-chose à voir avec le régime des mollahs. Il met l'accent sur le rôle prépondérant des Gardiens de la Révolution et des oligarques, plutôt que sur celui du clergé.

    Enfin, l'invité aborde la situation de la population iranienne, qui espérait une intervention militaire étrangère après les massacres de manifestants en janvier 2020, mais qui se sent aujourd'hui désemparée et déprimée face à l'impasse dans laquelle se trouve le pays. Il estime que sans une lutte armée intérieure ou un effondrement du régime sous les coups de boutoir israélo-américains, il sera difficile pour les Iraniens de prendre leur destin en main et de faire tomber ce régime sanguinaire.

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