Épisodes

  • IA : entre innover et réguler, quelle «troisième voie» entre la Chine et les États-Unis ?
    Feb 20 2026

    Le sommet mondial sur l’intelligence artificielle s'est tenu en Inde, cette semaine, une quinzaine de chefs d’État étaient présents, notamment le président français Emmanuel Macron, mais aussi le gotha des patrons de la tech, de Sam Altman pour OpenAI à Sundar Pichai pour Google.

    L’Inde a présenté cet évènement comme l’occasion de faire de l’IA un outil démocratique et universel, se faisant ainsi le porte-voix des pays du Sud Global. New Delhi et Paris partagent d’ailleurs l’ambition d’ouvrir une « troisième voie » entre les mastodontes que sont les États-Unis et la Chine, tout en régulant ce secteur en pleine expansion.

    Est-il possible de dépasser les dépendances aux systèmes actuels, et aux plateformes où pullule la désinformation ? Quelle stratégie adopter entre soutien à l’innovation et régulation pour bâtir une souveraineté numérique ?

    Nous en parlons avec nos deux invités :

    - Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique et créateur de la newsletter Cybernetica.

    - Stefania di Stefano, docteure en Droit international et chercheuse postdoctorale au sein de la Chaire sur la modération des contenus, Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM).

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info Verif de RFI : Inde : plusieurs deepfake ciblent le Rafale et les relations avec la France.

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    30 min
  • Qui est Yevgeny Shevchenko, à la tête du réseau prorusse Pravda et désinformateur de l’année 2025 ?
    Feb 13 2026

    Son nom veut dire « vérité » en russe, ce qui est assez ironique. « Pravda » est un réseau de sites web, un relais de la propagande pro-Kremlin qui a publié 6 millions 300 000 articles en 2025.

    Derrière cette nébuleuse, se trouve Yevgeny Shevchenko, le désinformateur de l’année 2025, un titre décerné par Newsguard, entreprise américaine qui lutte contre les fausses informations.

    Comment ce réseau d’infox est parvenu à polluer des dizaines de pays, en 49 langues, qui est son fondateur, comment les modèles d’intelligence artificielle se font parfois piéger et comment lutter contre Pravda ?

    Éléments de réponse avec notre invité, Chine Labbé, rédactrice en chef Europe chez Newsguard.

    La chronique d’Olivier Fourt de la cellule Info vérif de RFI :

    Non, des missiles Javelin ukrainiens n’ont pas fini entre les mains de jihadistes nigérians

    La chronique de Emilie Béraud de l’AFP Factuel :

    Attention, cette vidéo d'un prétendu «quartier rouge» à Accra a été générée par IA.

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    30 min
  • Ces actions clandestines russes qui visent à déstabiliser l’Occident, du réel au numérique
    Feb 6 2026

    Opération clandestine à des fins de subversion, c’est une des armes de l’arsenal russe pour faire dérailler les démocraties. L'affaire des mains rouges au printemps 2024 en est un cas d'école. Depuis, d'autres opérations du même type se sont multipliées en Europe. Leur point commun: l'amplification artificielle sur les réseaux sociaux afin d'alimenter la polarisation de la société. Ces manipulations de l'opinion témoignent d’une stratégie russe de plus en plus offensive en Europe.

    Retour sur l’affaire des mains rouges, opération clandestine menée en lien avec les services de renseignement militaire russe. Le procès des principaux exécutants a permis de lever le voile sur une partie du dispositif. Notre invité le chercheur Clément Renault est l'auteur d'un article éclairant sur cette opération: « Des mains rouges dans les rues de Paris: un petit acte de vandalisme au service d’une grande stratégie russe », dans Le Rubicon.

    Clément Renault est chercheur à l'IRSEM, spécialiste du renseignement.

    La chronique de Pierre Moutot de l'Afp factuel: Affaire Epstein : des personnalités ciblées par des infox après la publication de nouveaux documents

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: Cameroun : des cuves de fermentation de bière présentées comme des armes nucléaires.

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    30 min
  • Une loi contre l'effet nocif des écrans sur la santé mentale des plus jeunes
    Jan 30 2026

    Un texte de loi a été adopté, cette semaine, à l'Assemblée nationale pour restreindre l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Ce n'est que le début du processus législatif qui devrait aboutir à la prochaine rentrée. Et ce n'est qu'un volet de l'action envisagée pour protéger enfants et adolescents des pratiques abusives constatées sur certaines plateformes numériques. C'est, en tout cas, le résultat d'une prise de conscience généralisée face à l'impact des écrans sur nos vies.

    Les dispositifs de captation de l’attention sur les réseaux sociaux, défilement automatique des vidéos et algorithmes de recommandation de plus en plus personnalisés, tout cela impacte la santé physique et mentale des plus jeunes. Une loi vise à restreindre l'accès des moins de 15 ans, aux plateformes numériques les plus nocives. Notre invitée, Servane Mouton, neurologue, a contribué à son élaboration. Elle co-présidait la commission sur l'exposition des enfants aux écrans, qui a rendu son rapport en 2024 à Emmanuel Macron. Servane Mouton estime que l’on est au bord d’un désastre sanitaire, que ses premiers effets sont déjà constatés, mais qu'il est encore temps d'agir.

    Servane Mouton est l'autrice de « Écrans, un désastre sanitaire, il est encore temps d'agir », éditions Tracts-Gallimard

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: Syrie: une vieille infox ciblant la Croix-Rouge refait surface

    La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24: Sexe et IA : l’identité de la police française usurpée.

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    30 min
  • Un an de Donald Trump au pouvoir : une communication outrancière, un rapport à la vérité écorché
    Jan 23 2026

    Donald Trump a célébré, mardi 20 janvier 2026, sa première année de mandat de président des États-Unis. L’occasion de plonger au cœur de sa rhétorique si particulière.

    Avec ses sorties médiatiques et ses innombrables messages sur les réseaux sociaux, Donald Trump a réponse à tout, et il ne s'embarrasse pas des coutumes associées à son poste. Il menace, il insulte, il humilie pour obtenir ce qu’il veut.

    Entre communication compulsive, médias ultra-sollicités et dans le même temps malmenés, quelle stratégie le milliardaire conservateur a-t-il mise en place pour essayer d’imposer sa vision du monde ?

    Décryptage avec notre invité, le chercheur Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur du livre « Les mots de Trump » (éd. Dalloz, 2024).

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI :

    Ukraine : une opération de désinformation pro-russe cible la France et ses «Rafale»

    La chronique de Cintia Cabral de l'Afp factuel : En Ukraine, les veuves expropriées au profit de l’État ? C’est de la désinformation.

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  • L'IA et ses dérives, quand nous ne penserons plus que sous forme de prompt
    Jan 16 2026

    L'accélération d'un déploiement massif des IA génératives d'images et de textes à l'attention du grand public, se perçoit très nettement sur les réseaux sociaux et pas toujours pour le meilleur. Les infox à base de vidéos et images artificielles sèment le doute non seulement parce qu'elles véhiculent souvent de la désinformation, mais aussi parce qu'elles font désormais douter de tout. La meilleure parade est déjà de s'interroger sur le fonctionnement et l'innocuité des modèles proposés.

    Le problème avec ce que l’on appelle aujourd’hui « l'intelligence artificielle », c’est que justement les machines ne le sont pas… intelligentes. En tout cas, pas à la manière des humains. Que seraient les machines sans leurs créateurs ? Dans son livre « De la bêtise artificielle », la philosophe Anne Alombert envisage les relations entre les esprits humains et leurs prothèses artificielles dans une relation dynamique. Elle affirme également que cette façon de présenter les IA, à l'attention du grand public, n'est pas anodine. Outre la création d'un rapport de dépendance aux machines, le mythe transhumaniste des grands propriétaires de plateformes est une supercherie qui risque fort d'aboutir à un appauvrissement des savoirs. « Alors que les idées reçues sont intensifiées, les originalités sont évacuées. Le véritable danger n'est pas la singularité technologique mais l'élimination des singularités idiomatiques, la suppression des exceptions et des nouveautés, conditions du renouvellement culturel et de l'évolution des sociétés. »

    Anne Alombert est philosophe, maîtresse de conférence à l'Université Paris 8, et auteur de « De la bêtise artificielle », éditions Allia:

    « Tant qu'elle cherchera à imiter et à remplacer les capacités humaines par des performances computationnelles, la soi-disant « intelligence artificielle » ne pourra conduire qu'à la bêtise généralisée. », écrit Anne Alombert et de citer un certain nombre d'initiatives d'acteurs du numérique témoignant, en revanche, de « la possibilité de réconcilier les calculs des algorithmes et les savoirs singuliers, essentiels à la vie politique et culturelle des sociétés. »

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: CAN 2025: les vidéos générées par intelligence artificielle occupent le terrain

    La chronique de Kahofi Suy de l'Afp factuel à Abidjan : Non, le président Tinubu n'a pas rendu visite à Anthony Joshua à l'hôpital.

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    30 min
  • Dark Osint: quand la recherche en sources ouvertes se retourne contre la démocratie
    Jan 9 2026

    C’est une méthode d’enquête de plus en plus en vogue. L’Osint, ou recherches en sources ouvertes, bouleverse notre rapport à l'information. Utilisée par des chercheurs, des journalistes et des citoyens, cette technique d’investigation permet de mettre en lumière des faits d’intérêt public. Remède et poison, l’Osint peut aussi être détournée à des fins de contrôle et de manipulation. Dans son dernier ouvrage, Allan Deneuville, décrypte ce phénomène du « Dark Osint ».

    Héritée des services de renseignement, l’Osint (acronyme anglophone pour Open Source Intelligence), permet de produire des enquêtes autonomes, sourcées et susceptibles de révéler des informations d'intérêt public. Grâce à cette méthode d’enquête en sources ouvertes, il est possible de documenter des faits d’actualités, comme c’est le cas de la guerre en Ukraine, ou plus récemment de l’attaque américaine au Venezuela. Dans un contexte où les infox se multiplient, l’Osint sert également à contrecarrer des opérations de désinformation. Mais si l’Osint permet de décrypter, elle peut au contraire être dévoyée et utilisée à des fins antidémocratiques.

    On en parle avec Allan Deneuville, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, chercheur associé au centre Géode de géopolitique de la datasphère, partenaire de l'émission. Il vient de publier « Osint : enquêtes et démocratie », aux éditions de l’INA.

    Au Venezuela, la désinformation ne désemplit pas

    Près d’une semaine après la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, les autorités vénézuéliennes ont libéré plusieurs prisonniers politiques. Une mesure saluée par Donald Trump qui affirme avoir annulé une deuxième attaque. Un contexte tendu, propice à la désinformation.

    Ces derniers jours, de nombreuses infox soutiennent, à tort, que les habitants de Caracas auraient massivement célébré la chute du régime et la gloire du président Trump. Décryptage avec Cassiopée Etchevers, journaliste en formation à Sciences Po Paris.

    À lire aussiVenezuela: quand la désinformation vise à légitimer l’opération américaine

    Groenland : les infox ciblent l’armée danoise

    Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l’armée danoise chargée d’assurer la sécurité de ce territoire. C’est le sujet de la chronique des Dessous de l’infox, présentée cette semaine par Olivier Fourt.

    À lire aussiGroenland: la désinformation accompagne les propos de Donald Trump

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  • Désinformation d'hier et d'aujourd'hui, une certaine continuité dans les procédés
    Jan 4 2026

    La désinformation a toujours existé. L'historien Michel Pretalli revient sur les grandes manipulations qui ont marqué l'histoire, du temps des pharaons à nos jours : ruses de guerre, stratagèmes politiques et théories du complot. À l'heure d'internet, il est plus que jamais nécessaire d'en étudier les ressorts et les moyens de les contrer.

    [Cette émission est une rediffusion du 5 septembre 2025]

    L'étude des ruses de guerre dans l'histoire ancienne, de la désinformation comme arme politique et autres théories du complot recyclées depuis des siècles permettent de mieux appréhender le phénomène actuel de désinformation massive observé sur les réseaux sociaux. En évitant tout anachronisme, en prenant en compte l'évolution des mentalités, l'historien Michel Pretalli dévoile les ressorts de la désinformation depuis le temps des pharaons.

    Historien, professeur des universités en études italiennes à l'université de Franche-Comté, Michel Pretalli signe, avec le journaliste fact checker Giovanni Zagni : Une histoire de la désinformation, Fake news et théories du complot, des Pharaons aux réseaux sociaux, aux éditions Mimésis.

    • La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Sahel: l’armée française accusée à tort de ravitailler des terroristes au Mali
    • La chronique de Dounia Mahieddine de l'AFP factuel : Non, Macron n’a pas lancé un programme offrant 1.800 euros mensuels aux Africains s'installant en France
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