Épisodes

  • N’oublions pas les chrétiens de l’Église universelle grâce à l’AED.
    Feb 13 2026

    Loin de certaines querelles chrétiennes franco-françaises ou intra-européennes, la lecture du dernier numéro du bulletin de l’aide à l’Église en détresse (la célèbre et nécessaire AED) nous permet d’élargir notre cœur et notre intelligence aux dimensions de l’Église universelle, en nous donnant des nouvelles de nos frères lointains. En effet, je cite Benoît de Blanpré, le directeur national de l’AED : « De la Tanzanie à l’Inde, du Mexique à la Turquie, en Ukraine ou en Birmanie, les défis auxquels l’Église en détresse sont nombreux : guerre, pauvreté, persécution, discrimination, violence politique… Les chrétiens font face à des réalités multiples, mais partout ils prient et agissent au nom du Christ pour être des instruments de paix » fin de citation. Avec donc des nouvelles inquiétantes : en Syrie, en Israël, au Gabon, en RDC et même des situations de détresse en Colombie et au Nigéria où des chrétiens sont tués, en Iran où les convertis au christianisme sont de plus en plus inquiétés et emprisonnés ; en Birmanie où depuis 2021, 55 institutions chrétiennes ont été détruites par des frappes d’artillerie ou d’aviation, et où la junte au pouvoir a interdit aux chrétiens de fêter Noel le 25 décembre dernier.

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  • Deux événements réconfortants.
    Feb 6 2026

    Cette semaine deux beaux rayons de soleil. D’abord dimanche dernier, environ 600 scouts de diverses obédiences se sont retrouvés pour une messe à Eaubonne dans le Val d’Oise autour de leur évêque Mgr Benoît Berrand. Un grand moment d’unité et de fraternité pour ces Scouts et Guides de France, Guides et Scouts d’Europe , Scouts Unitaires de France . Ils ont chanté et prié d’une seule voix, cependant que leurs chemises de différentes couleurs, rouges, vertes, orange, beiges, bleu-marine, bleu-clair attestaient de la diversité des mouvements scouts, ce que l’évêque n’a pas manqué de souligner : "Il est bon qu’il y ait des couleurs différentes parce que Dieu aime cette différence au service de l’unique famille du scoutisme, au service de la vie, au service de la sainteté et au service de l’annonce de l’Évangile". Bel exemple d’œcuménisme entre catholiques qui malgré leurs différences sont capables de se réunir autour de leur évêque et du Christ eucharistique. On aimerait tellement d’autres rayons de soleil semblables sur d’autres sujets

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  • Faut-il interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ?
    Jan 30 2026

    Le législateur, en l’occurrence l’Assemblée nationale a donné la réponse à cette question, en votant l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Et pourtant, cette mesure ne me semble pas répondre à toutes les questions soulevées par l’utilisation des réseaux sociaux, et je ne m’en prétends pas le défenseur, d’autant que je n’y suis pas et cela depuis leur apparition et pour de bonnes raisons. Donc interdire m’interroge. Non que je sois partisan du Il est interdit d’interdire, et je sais comme éducateur, qu’il est important et nécessaire parfois d’interdire. Mais souvent une interdiction signifie un échec en matière d’éducation, un défaut d’explication et de raisonnement. Pourquoi ce qui était bon et permis jusqu’à maintenant devient aujourd’hui mauvais et interdit, sinon par une réaction compréhensible mais disproportionnée d’adultes pressés et brutaux ? Et puis je crains le contournement technique, semble-t-il facile de cette interdiction par nos ados, plus habiles que les aînés sur l’utilisation d’internet. Je crains aussi les conflits familiaux, notamment avec tous ceux qui sont actuellement sur les réseaux sociaux mais ont moins de 15 ans. Avec en prime beaucoup de parents longtemps laxistes avec leurs enfants accros aux réseaux sociaux et eux-mêmes accros aux réseaux sociaux, donc peu exemplaires et mal placés pour en justifier l’interdiction. Et puis que se passera-t-il quand nos ados atteindront l’âge de 15 ans ? Seront-ils prêts à bien user des réseaux sociaux ?

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  • T’es mort ?
    Jan 23 2026

    Non, il ne s’agit pas d’une menace sur les réseaux sociaux : il y aurait un point d’exclamation ; mais d’une question avec un point d’interrogation. Question bizarre, car la seule réponse possible serait oui. En effet, si vous êtes mort, vous ne pouvez évidemment rien répondre. Et pourtant. T’es mort est une application mobile chinoise permettant d’envoyer des alertes de sécurité à un proche, qui a été l’objet d’une intense attention médiatique, chinoise et internationale ces derniers jours. L’application dont l’icône est en forme de fantôme s’est placée récemment en tête du classement des applications payantes en Chine continentale, puis en bonne place dans certains pays occidentaux. Cette application, moyennant un paiement modéré permet aux personnes vivant seules d’enregistrer le nom et l’adresse e-mail d’une personne à prévenir en cas d’urgence. Si l’utilisateur ne se signale pas régulièrement sur l’application, le système envoie automatiquement un courriel à ce contact pour l’alerter d’un éventuel problème. En 2024, les personnes vivant seules constituaient un cinquième des foyers chinois, contre 15 % dix ans plus tôt, d’après les statistiques officielles, c’est-à-dire plus de 200 millions de personnes. Cette évolution s’explique en partie par le déclin de modèles traditionnels autrefois dominants, comme la vie maritale et la cohabitation avec ses parents âgés.

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  • Encore hélas l’euthanasie
    Jan 16 2026


    La loi sur l’euthanasie revient dans le débat politique et médiatique, avec un acharnement et une obstination mortifère qui atteste de la violence de cette culture de mort proprement suicidaire. Parmi les dispositions de la loi, on apprend qu’il est question d’imposer aux établissements de santé et médico-sociaux l’obligation d’accueillir cette pratique en leur sein. Plusieurs congrégations religieuses et des juristes en droits de l’Homme dénoncent une obligation contraire à leur liberté de religion et ont publié un communiqué sous le titre : «L’objection de conscience des établissements confessionnels est un droit fondamental» que je me permets de relayer. Je cite : Depuis des siècles, des ordres et congrégations catholiques pratiquent « l’aide à mourir » en respectant la dignité ontologique inaliénable de tout être humain. Elle consiste en une « aide à vivre » à l’approche de la mort, c’est-à-dire à soulager toujours, à montrer aux patients, par les soins, que leur vie est précieuse quel que soit leur état de dépendance ou le stade de leur maladie, à les accompagner par la prière ou une simple présence jusqu’à leur mort naturelle, avec toutes les compétences que cela requiert

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  • Une crèche originale au Vatican, en faveur de la vie
    Jan 9 2026

    En ce temps joyeux du prolongement liturgique de Noël, je me permets de revenir sur une crèche. Non pas une des crèches controversées en France, mais une crèche originale, belle et merveilleuse au Vatican, que le Pape Léon XIV a bénie le 15 décembre dans la salle Paul VI. Cette crèche, œuvre de l’artiste costaricienne Paula Sáenz Soto, représente la Vierge Marie enceinte. Selon elle, je cite : « L’histoire de la naissance commence dans le sein maternel, mais la Vierge Marie n’est jamais représentée enceinte. J'avais vu ma mère enceinte, attendant un enfant, et cela me paraissait étrange que cela ne soit pas représenté dans la crèche. On me disait que c'était l'Avent, qu'il fallait attendre la naissance de l'Enfant Jésus. Mais j'avais le sentiment que l'histoire était incomplète. J'estimais que, d'un point de vue iconographique, il était nécessaire de raconter l'histoire plus complètement, surtout à une époque marquée par l'avortement et la déshumanisation. L'Incarnation n'est pas une idée abstraite : Jésus a été conçu dans le sein de Marie, a eu un cordon ombilical, a été nourri par son sang et a grandi en elle. Marie a senti ses mouvements, ses inconforts, sa maternité pleine et entière. Nier cela visuellement, c'est, d'une certaine manière, nier sa maternité ». Et d’ajouter, que le 24 décembre, la Vierge enceinte serait remplacée par une représentation de la Vierge en adoration.

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  • Et si on labellisait … Radio Fidélité.
    Dec 19 2025

    La mode est aux labels de toutes sortes : un label, si j’en crois le dictionnaire c’est une étiquette ou une marque sur un produit (pour en garantir l'origine, la qualité). Donc on a des nutriscores pour les aliments, allant de A à E, du vert (on peut manger) au rouge (attention danger). De même on note la performance énergétique des bâtiments : là encore de vert à rouge, mais avec une échelle plus large allant de A à G. Sans cesse, on nous demande de noter, donc de labelliser, restaurateurs, vendeurs, services hospitaliers, médecins, livreurs, hôteliers, films, services publics, que sais-je encore ? Ce qui pose la question redoutable de savoir qui certifie l’origine et la qualité, bref qui est le labellisateur, car on a tendance à confondre la mesure de satisfaction du consommateur avec l’autorité qui accorde tel ou tel label à un produit donné et au passage se donne le monopole de la définition de la qualité. Ce qui a donné lieu à des débats vifs, il y a peu quand il s’est agi de vouloir labelliser les médias. Vaste programme, si j’ose dire, qui mériterait une expertise et une hauteur de vue que je n’ai pas, mais que je n’ai guère constatées dans ces récents débats. Et je me suis posé une question toute bête et très concrète pour moi. Et si on labellisait le media Radio Fidélité ? A priori aucune inquiétude : l’information y est de qualité et l’origine en est sérieuse. Les propos tenus à l’antenne sont marqués d’une réelle modération, inspirés d’une bienveillance et d’une courtoisie qui nous repose des propos polémiques et discourtois qu’on peut noter sur bien des médias et des réseaux sociaux. Bref on se sent bien quand on écoute Radio Fidélité. Le nom même de la radio inspire confiance : fidélité. Quelle belle valeur. Fidélité à un beau projet éditorial, fidélité des auditeurs à la radio et de la radio à ses auditeurs, fidélité à des valeurs … chrétiennes.

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  • La fête de la laïcité.
    Dec 12 2025

    Cette semaine c’était le 9 décembre la fête de la laïcité en France pour commémorer la loi du 9 décembre 1905 organisant la séparation des Églises et de l’État. Or le mot laïcité ne figure dans aucun des articles de cette loi fameuse. Curieux, non. Le mot laïcité est un mot récent (milieu du XIXe siècle) popularisé et explicité par les fondateurs de l’école laïque et républicaine à l’époque de Ferdinand Buisson et de Jules Ferry : Celui-ci veut je le cite « arracher l’âme de la jeunesse française aux Jésuites ». En effet plus de 85 % des enfants étaient scolarisés à l’école primaire, mais mal scolarisés car confiés à des religieux et des religieuses, jugés indignes d’enseigner et dangereux pour la jeunesse et la République, à cause de leur trois vœux : celui de chasteté (jugé contraire à la nature humaine qui doit se reproduire) , celui d’obéissance ( à des dogmes, donc contraire à la raison et à la science et donc obscurantiste) et même celui de pauvreté qui choque une bourgeoisie obsédée par la propriété et avide de richesses . D’où la création d’écoles strictement laïques, destinées à régénérer une jeunesse dégénérée par le catholicisme. Il suffit de lire les innombrables textes des années 1870-1914. Avant la guerre de 14, deux penseurs républicains sont clairs : après avoir laïcisé l’école, les cimetières et les hôpitaux, ainsi que l’État (la loi de 1905), Buisson veut laïciser la religion chrétienne et le philosophe Alain lui veut laïciser tout l’homme. Vaste programme pas encore terminée si j’en crois un brillant philosophe devenu en ce XXIe siècle ministre de l’Éducation nationale. Selon lui, la Révolution française n’est pas terminée (c’est le titre d’un de ses livres) et la laïcité doit devenir la religion de la République

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