Quel pays a perdu tous ses glaciers ?
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C’est une image quasi symbolique de la crise climatique : en 2024, le Venezuela est devenu le premier pays au monde à avoir perdu tous ses glaciers. Un basculement historique, presque irréel, quand on sait qu’au début du XXᵉ siècle, le pays comptait six glaciers accrochés aux sommets des Andes vénézuéliennes.
Pendant longtemps, ces “neiges éternelles” ont fait partie du paysage de la Sierra Nevada de Mérida, au point d’être un marqueur d’identité locale et touristique. Mais depuis des décennies, ces glaciers se réduisent… jusqu’à disparaître. En 2011, il n’en restait plus qu’un : le glacier Humboldt, aussi appelé La Corona, situé près du pic Humboldt, à près de 5 000 mètres d’altitude.
Et puis, en mai 2024, la nouvelle est tombée : le glacier Humboldt n’est plus officiellement un glacier. Les scientifiques ont annoncé qu’il avait tellement rétréci qu’il a été reclassé en “champ de glace”, car il est désormais trop petit pour remplir la définition physique d’un glacier : un glacier doit être suffisamment grand pour se déplacer, pour “couler” sous son propre poids. Or ici, la glace ne s’écoule plus : elle est devenue une plaque figée, condamnée à fondre.
Selon plusieurs estimations, ce dernier reste de glace ne couvrirait plus que moins de 2 hectares, une taille dérisoire comparée à ce qu’il était autrefois.
Pourquoi cette disparition est-elle si importante ? Parce que le Venezuela est un pays tropical. Et les glaciers tropicaux sont parmi les plus sensibles au réchauffement climatique : il suffit de quelques dixièmes de degré de plus pour faire basculer l’équilibre entre neige et fonte. Dans ces régions, le “niveau zéro degré” monte en altitude, et les sommets ne sont plus assez froids pour conserver la glace.
Ce record vénézuélien n’est donc pas seulement un drame national : c’est un avertissement mondial. Il annonce ce qui attend d’autres pays possédant des glaciers fragiles, comme l’Indonésie, le Mexique ou la Slovénie, eux aussi menacés.
En résumé, le Venezuela n’a pas seulement perdu un paysage : il a perdu un signal climatique vivant. Et ce signal nous dit une chose : la planète chauffe plus vite que notre capacité à l’ignorer.
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