Épisodes

  • I.A, Santé & Importance du Dircom | Anne-Lise Soleil, dircom de Philips France | Ep 190, partie 2
    Jan 24 2026

    Dans cette seconde partie de l’entretien, Anne-Lise Soleil, directrice de la communication de Philips France, parle d'I.A., la vraie, d'Innovation médicale, du rôle stratégique du communicant de la relation au dirigeant et de la posture business.


    L’IA qui change la donne

    Chez Philips, l’innovation n’est pas un mot creux. Anne-Lise détaille un projet d’intelligence artificielle appliquée à l’ECG, capable de prédire le risque d’AVC cardio-embolique, la forme la plus grave d’AVC. Développé avec plusieurs CHU et universités européennes, ce modèle permet de passer d’une logique de réaction à une logique de prévention. Un exemple concret de technologie au service des patients… et du système de santé.


    Innover ensemble, aller plus vite

    Ce projet illustre aussi une nouvelle manière de travailler : industriels, médecins, chercheurs et start-ups collaborent dès le départ. Résultat : des innovations qui arrivent plus vite, avec un impact réel. Pour Anne-Lise, c’est là que l’industriel joue pleinement son rôle : transformer durablement le système de santé.


    La communication, un levier stratégique

    Mettre en lumière ces avancées ne s’improvise pas. Sélection des bons médias, tribunes, tables rondes, pédagogie auprès des journalistes : la communication devient un outil de débat public. L’objectif n’est pas de faire du bruit, mais de faire comprendre. Et d’installer Philips comme un acteur crédible et utile.


    Prendre sa place à la table des décisions

    Anne-Lise le dit sans détour : la communication n’est pas un rôle d’exécution. Être au COMEX n’est pas une fin en soi, mais c’est un levier puissant pour agir en amont. Le communicant doit questionner, challenger, réorienter. Bref, assumer une posture stratégique, même quand cela implique de « faire la com de la com ».


    Dircom, un métier de sens

    Ce qui anime Anne-Lise ? L’éditorial, le contenu, mais aussi l’accompagnement des dirigeants. Travailler leur positionnement, les aider à porter des sujets d’intérêt public, créer une relation de confiance. Dans un monde saturé d’images, le dircom devient un véritable partenaire du leadership.


    À travers cet échange, une conviction s’impose : la communication industrielle, loin des clichés, est un métier d’impact et de responsabilité. Chez Philips, elle accompagne l’innovation, structure le débat et donne du sens. Un terrain exigeant, mais passionnant, pour celles et ceux qui veulent vraiment servir le collectif.


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    30 min
  • Repositionner la Marque Philips | Anne-Lise Soleil, dircom de Philips France | Ep 189
    Jan 20 2026

    Quand on pense à Philips, on imagine encore des ampoules, de l’électroménager ou une marque historique grand public. La réalité aujourd'hui est tout autre. Anne-Lise Soleil, dircom de Philips France, vous explique tout.


    De l’électronique à la santé : un choix d’impact

    Depuis une quinzaine d’années, Philips a opéré un virage radical : aujourd’hui, le groupe est un industriel de la santé, à 100 %.

    Fort de 135 ans d’innovation, c’est surtout une décision stratégique forte du groupe: se concentrer exclusivement sur la santé pour générer un impact réel, social et sociétal. Imagerie médicale, cardiologie, monitoring patient, santé numérique…

    L’innovation n’est pas un mot creux, elle répond à une équation très concrète : plus de patients, moins de soignants, et des pathologies chroniques en augmentation. Ici, la technologie – et notamment l’IA – vient augmenter le potentiel humain, accélérer les diagnostics et améliorer la prise en charge des patients.


    Une innovation co-construite avec le terrain

    Chez Philips, l’innovation ne se fait pas en chambre. Elle se construit avec les hôpitaux, les CHU, les cabinets d’imagerie. Anne-Lise insiste sur cette logique de partenariat : écouter les besoins des soignants, tester, ajuster, améliorer. On est loin de la recherche fondamentale ; on est dans le pratico-pratique, avec une obsession : soigner mieux et plus vite, partout sur le territoire.


    RSE : quand le concret remplace les discours

    Philips est neutre carbone depuis 2020 et 24 % de ses revenus proviennent de l’économie circulaire. L’exemple des IRM est frappant : là où il fallait autrefois 1 000 litres d’hélium, certains équipements n’en utilisent plus que 0,7 litre. Reconditionnement des machines, baisse de la consommation énergétique, travail sur toute la chaîne de valeur : la durabilité est intégrée au cœur du modèle industriel.


    Communiquer en santé, un travail de fond

    Repositionner Philips comme acteur clé de la e-santé, faire entendre la parole scientifique, porter les enjeux de prévention dans un cadre ultra-réglementé… Pour Anne-Lise, le communicant est un « sous-marin » : il éclaire sans chercher la lumière. L’enjeu est aussi d’élargir la parole, d’aller progressivement vers le grand public, pour faire comprendre que cette innovation est, avant tout, au service des patients.


    La prévention, jusque dans l’entreprise

    La prévention n’est pas qu’un discours externe. Philips agit aussi en interne, avec des dispositifs concrets de dépistage et de sensibilisation. Faire de la santé un sujet du quotidien, casser les idées reçues, transformer les collaborateurs en ambassadeurs : là encore, la cohérence est totale entre le discours et les actes.


    Anne-Lise Soleil reviendra très vite dans le Décodeur de la Communication pour approfondir ces enjeux et aller encore plus loin dans les coulisses de la communication de ce grand industriel de la santé.


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    32 min
  • Comment Rubix est devenu une Vraie Marque | David Bessis, dircom Rubix France | Ext
    Jan 17 2026

    Comment Rubix, distributeur de produits industriels, est devenu une vraie marque ? David Bessis, son directeur de la communication vous explique tout. Et ça vaut le détour car rares sont les explications sur la construction d'une marque qui fait un milliard de chiffre d'affaires.


    La com B2B industrielle, un terrain de créativité insoupçonné

    Contrairement aux idées reçues, la communication dans l'industrie B2B offre un potentiel créatif considérable. David en témoigne avec conviction. "Tu as le champ libre puisqu'il n'y a rien", explique-t-il, soulignant la timidité des acteurs du secteur à communiquer. Cette frilosité généralisée représente paradoxalement une opportunité : tout ce qui est proposé peut faire la différence. Jean-François Granat rappelle d'ailleurs que la créativité est omniprésente dans l'industrie, des bureaux de recherche à la logistique.


    Du multispécialiste au facilitateur : une transformation de marque stratégique

    David a orchestré un travail de fond sur l'identité de marque. Le diagnostic était clair : les commerciaux présentaient l'entreprise de dix manières différentes, utilisant des analogies maladroites comme "le Decathlon de la fourniture industrielle". Le terme "multispécialiste" ne portait aucune valeur ajoutée réelle. Avec l'aide d'une agence lyonnaise, après des interviews du comité exécutif et des focus groups avec les collaborateurs, est née la signature "Facilitateur de l'industrie". Cette promesse simple traduit précisément l'ADN de Rubix : cadrer les besoins des clients et leur faciliter l'industrie pour qu'ils se concentrent sur leur cœur de métier.


    Une promesse qui transforme l'interne autant que l'externe

    Cette nouvelle signature dépasse largement le cadre marketing. Elle incarne un changement de posture : passer de vendeur de produits à conseiller et porteur de solutions. "Un mec qui rentre chez lui le soir en se disant, je facilite l'industrie, c'est vachement plus engageant que de dire j'ai vendu des gants de protection", souligne David. Cette fierté retrouvée des collaborateurs se manifeste concrètement : certains terminent désormais leurs publications LinkedIn par "content de faciliter le quotidien de nos clients". L'ancrage s'opère par la répétition dans les discours des dirigeants et la déclinaison dans tous les supports.


    Une équipe agile au service d'une communication 360

    David dirige une équipe de six personnes, dont un graphiste et quatre chefs de projet non spécialisés. Ce choix assumé vise à éviter la monotonie et à favoriser la polyvalence. Les projets étant majoritairement à 360 degrés, mélangeant communication interne et externe, l'équipe doit l'être aussi. Cette organisation permet d'équiper les commerciaux avec les outils adaptés : catalogues designés, vidéos de témoignages clients pour les solutions de vending machines, et supports variés selon le degré de digitalisation des clients. Car si l'acheteur d'un grand compte à La Défense est digital, le responsable de maintenance à Dunkerque reste attaché au papier.


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    18 min
  • La Force Tranquille | Bertrand Ribière, dircom de Bouygues Construction | Ep 188, Kings & Queens
    Jan 13 2026

    Pour cette nouvelle année, Bertrand Ribière, directeur communication de Bouygues Construction, revient vous parler de son métier. Bertrand est un homme de convictions et de valeurs , une véritable force tranquille.


    Le dircom : ni silencieux ni donneur de leçons

    Être dircom ne consiste ni à se taire ni à « ruer dans les brancards ». Pour Bertrand, le rôle du communicant est d’éclairer les décisions stratégiques, en apportant un regard fondé sur les valeurs, la réputation et la cohérence globale de l’entreprise.


    L’engagement, un mot qui prend corps

    Si le mot “engagement” est souvent galvaudé, il trouve ici une traduction très concrète. Les collaborateurs défendent Bouygues Construction comme si c’était leur propre entreprise. Pourquoi ? Parce que la plateforme de marque entre en résonance avec leurs valeurs personnelles. Ce lien explique la fidélité, la fierté et l’implication des équipes, bien au-delà des discours institutionnels.


    Faire vivre un récit commun à 37 000 collaborateurs

    Animer la communication interne d’un groupe présent sur les cinq continents est un défi permanent. La clé : articuler un grand récit commun avec des réalités locales très différentes. Le rôle de la direction de la communication est de porter ce récit fédérateur, tout en s’appuyant sur un réseau de communicants de terrain capables de relayer, d’adapter et d’enrichir les messages.


    Une filière communication en mouvement

    Avec une équipe volontairement resserrée, Bouygues Construction mise sur la montée en compétences, le partage de bonnes pratiques et l’animation du réseau. Formations, échanges internationaux : chaque communicant devient une vigie locale. Une force rare, rendue possible par la diversité géographique du groupe.


    L’impact et les gens, moteurs du métier

    Ce que Bertrand aime le plus dans son métier ? L’impact réel des actions de communication, lorsqu’elles font bouger les lignes. Et surtout, les femmes et les hommes : les équipes communication comme les collaborateurs de terrain. Comprendre un chantier, un hôpital, un ouvrage complexe nourrit la curiosité et renforce la crédibilité du communicant.


    Choisir son entreprise

    Le conseil qu’il adresse aux jeunes communicants est limpide : ne pas choisir une entreprise pour son salaire ou son intitulé de poste, mais pour l’alignement entre ses valeurs personnelles et celles de l’entreprise. C’est la seule condition pour durer, s’engager et construire une carrière cohérente.


    Le communicant, révélateur de sincérité

    Enfin, Bertrand balaie l’idée du communicant “Cyrano”. Le rôle n’est pas de parler à la place des dirigeants, mais de leur donner les moyens d’exprimer leur propre voix. La sincérité, l’authenticité et l’incarnation sont les seules clés d’une communication crédible et durable.


    🎧 La première partie de l'épisode de Bertrand : https://urls.fr/ys1Vds


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    26 min
  • Le Communicant Interne, Conseil Stratégique & Business | Florence Elbaz, dircom interne d'Adecco Group France | Ext
    Jan 10 2026

    Vous connaissez beaucoup de directrices com interne qui siègent au Comex ? Qui plus est dans un groupe de très grande envergure ?
    Eh bien vous avez de la chance : grâce à Jean-François Granat vous allez découvrir Florence Elbaz, directrice de la communication interne d’Adecco France. Elle rappelle le rôle du communicant interne, aujourd’hui stratège et résolument business.


    La fin de la “communication interne à l’ancienne”

    Pour Florence Elbaz, la communication interne n’est plus cette fonction exécutante, reléguée en bout de chaîne. Elle repose sur les mêmes fondamentaux que la communication externe : stratégie éditoriale, choix des canaux, ciblage, mesure de l’impact. Pourtant, elle souffre encore d’un déficit de reconnaissance, souvent lié à l’idée que “tout le monde sait communiquer”. Un malentendu persistant, alors que la communication interne est un métier d’expertise et de conseil.


    Installer la communication comme fonction stratégique

    À son arrivée chez Adecco, Florence Elbaz fait face à une communication non planifiée, gérée dans l’urgence. La mise en place d’un planning éditorial global devient alors un chantier majeur. Mais au-delà de l’outil, c’est un travail de pédagogie et de conviction auprès de toutes les parties prenantes. Résultat : une communication anticipée, structurée, et un rôle repositionné comme partenaire stratégique de l’entreprise.


    Une communication au service du business

    Chez Adecco, la communication interne est profondément connectée aux enjeux commerciaux : animation des équipes de vente, partage de la stratégie, valorisation des succès. Cette approche business renforce sa légitimité auprès des dirigeants et permet à la fonction communication de s’installer durablement au cœur des instances de décision.


    Proximité avec les dirigeants et rôle de conseil

    Être communicant interne, c’est aussi savoir dire les choses. Florence Elbaz insiste sur l’importance de la négociation, de la pédagogie et du courage. La relation de confiance avec les dirigeants se construit dans le temps et permet à la communication d’influencer directement la stratégie de l’entreprise, jusque dans les comités de direction.


    Humaniser, simplifier, rationaliser

    Face à la surabondance de messages, Florence Elbaz défend une communication plus humaine et plus authentique. Exit les discours stéréotypés : place au réel, aux collaborateurs, à la simplification. La rationalisation des messages devient une tendance forte, essentielle pour préserver l’attention et l’adhésion des salariés.


    IA : un outil, pas une baguette magique

    Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme une aide précieuse pour les communicants : synthèse, idéation, structuration. Mais elle nécessite méthode et esprit critique. Pour Florence Elbaz, l’enjeu n’est pas de subir l’IA, mais de l’apprivoiser intelligemment, au service du métier.


    Florence revient vite dans son épisode intégral.


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    19 min
  • 2026 : Talents, Sens et Réalité du Marché de la Com | Claire Romanet, cabinet Elaee | Ep 187, part 2
    Jan 6 2026

    Commençons l'année comme nous l'avions terminé, en parlant d'emploi dans la communication avec Claire Romanet, dirigeante du Cabinet Elaee, spécialisé dans nos métiers, et Jean-François Granat, mon acolyte lyonnais. Cette seconde partie d'entretien est une très bonne photo pour comprendre le marché de l'emploi dans la communication en 2026.


    Définir le bon poste

    Recruter commence rarement par une fiche de poste parfaite. Claire le rappelle : le brief est un point de départ, pas une vérité gravée dans le marbre. Le rôle du cabinet, c’est d’aider l’entreprise à accoucher de la bonne définition de poste, parfois en la faisant évoluer au contact des candidats. Un recrutement réussi repose avant tout sur la confiance entre l’employeur et son recruteur.


    Sortir des idées reçues

    Jeunisme, diplômes, nombre d’années d’expérience… Claire démonte plusieurs biais encore très présents, notamment en agence. Elle partage des exemples concrets où le talent, l’expérience et l’envie priment sur l’âge ou les standards du marché. Pour elle, un bon recruteur est aussi là pour challenger les réflexes de ses clients.


    Le sens au travail, vraiment

    Les nouvelles générations ne cherchent plus “un CDI à tout prix”, mais un job aligné avec leurs valeurs. Claire explique pourquoi le travail n’est plus la valeur centrale, et pourquoi les entreprises doivent impérativement aligner discours employeur et réalité vécue en interne. Faute de quoi, le turnover explose.


    Communication = vente

    Un rappel qui fait mouche : la communication est un métier de vente. Longtemps tabou, ce mot redevient central. La com crée de la valeur, sert la stratégie business et doit être assumée comme telle. Cette évolution explique aussi pourquoi la fonction communication gagne en légitimité, jusqu’à intégrer de plus en plus souvent les COMEX.


    Carrières non linéaires

    Salariat, freelance, consulting, entrepreneuriat… Les parcours se fragmentent. Claire alerte sur les illusions autour du consulting “par défaut” et rappelle les compétences indispensables pour réussir : expertise, capacité à vendre… et gestion. Monter son activité demande des sacrifices et une vraie remise en question.


    Se rendre visible

    Réseau, LinkedIn, recommandations, prises de parole : la recherche d’emploi est un job à part entière. Claire livre des conseils très concrets sur ce que regardent réellement les recruteurs aujourd’hui et insiste sur un point clé : le réseau se construit tout au long de la vie, pas quand tout va mal.


    Seniors, un atout

    Être senior n’est pas un handicap, mais une richesse. À condition de savoir clarifier sa valeur ajoutée et la rendre visible. Pour Claire, les communicants expérimentés doivent appliquer à eux-mêmes ce qu’ils savent faire pour les marques : se positionner, raconter leur expertise et prendre la parole.


    Pour déposer votre CV chez Elaee : https://www.elaee.com/deposer-un-cv



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    41 min
  • Conseils de Dircom : donner un bon Brief & la RSE sans Greenwashing | Charlotte Crozier, dircom de Ninkasi | Ext
    Jan 3 2026

    Pour bien commencer l'année 2026, voici non pas un mais DEUX conseils pour aborder des sujets complexes dans la communication : le brief et la RSE. Charlotte Crozier, dircom de Ninkasi, chaîne de restaurants/bars à bières, vous en dit plus en compagnie de Jean-François Granat.


    Quand le brief devient un vrai outil créatif

    La discussion s’ouvre sur un sujet aussi fondamental que malmené : le brief. Fort d’un parcours partagé entre agences et annonceurs, l’échange met en lumière un constat clair : un mauvais brief fait perdre du temps, de l’énergie… et de la créativité.


    Le brief n’est pas une formalité administrative, mais un investissement stratégique. Prendre le temps de le construire, de le questionner, de le challenger permet d’éviter les allers-retours stériles et de créer les conditions du fameux “saut créatif”.


    Chez Ninkasi, cette culture du brief est assumée et structurée. Compact, clair, volontairement resserré, il sert de socle à un échange oral nourri avec le studio créatif. L’humilité y joue un rôle clé : accepter qu’un brief soit retravaillé, simplifié, réorienté, parfois même déconstruit, pour faire émerger une idée plus juste. Le brief devient alors un objet vivant, co-construit, qui aligne toutes les parties prenantes avant même de produire quoi que ce soit. Un réflexe très “agence”, mais encore trop rare chez les annonceurs.


    La RSE sans posture, mais avec méthode

    Autre sujet central de cet extrait : la RSE, ou plutôt la stratégie d’impact. Chez Ninkasi, l’engagement ne relève ni de l’affichage ni de l’opportunisme. Devenue entreprise à mission, la marque a inscrit ses objectifs RSE directement dans ses statuts, avec une gouvernance collective et des indicateurs précis.


    La règle est simple : pas de communication tant que le chemin n’est pas clair. Pas d’objectifs flous, pas de promesses creuses, encore moins de greenwashing.


    Cette exigence se traduit par une communication volontairement factuelle, humble et pédagogique, qui assume aussi les zones de progrès ou les indicateurs en recul. La difficulté ? Rendre ces sujets complexes accessibles à un public qui vient d’abord chez Ninkasi pour partager un moment convivial. D’où une évolution récente vers des formats plus courts, incarnés et alignés avec l’ADN de la marque.


    En interne, l’engagement fait sens : il attire, mobilise et fidélise les collaborateurs. En externe, il s’inscrit dans une vision plus large de l’entreprise comme acteur citoyen, ancré dans son territoire et engagé concrètement dans la vie locale.


    Charlotte revient très vite dans la série "Les Gones de la com" pour vous parler de son parcours et de Ninkasi, la Love Brand dont elle défend les couleurs depuis 2021 !


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  • Le Plan de Communication | Agathe Weil, Cogiteurs | Noël de la Com
    Dec 30 2025

    Dans le monde de la communication, la stratégie est souvent comparée au cerveau. Mais sans plan de com, même la meilleure des stratégies reste une idée sans mouvement. Agathe Weil revient comme convenu et le rappelle : le plan de communication est cette étape concrète qui permet de passer à l’action. Il incarne les "jambes" de la stratégie, celles qui la font avancer.


    Les fondements d’un plan efficace

    Un plan de communication réussi repose sur 3 piliers indissociables.

    D’abord, il doit refléter fidèlement les objectifs définis en amont. Si la stratégie vise, par exemple, à renforcer l’image éco-responsable d’une marque, le plan intégrera des actions comme des campagnes sur les réseaux sociaux mettant en avant des initiatives vertes.

    Ensuite, un calendrier précis est indispensable : quand lancer chaque action ? Agathe souligne l’importance de s’adapter aux saisons, comme lancer une campagne shopping avant Noël pour maximiser l’impact.

    Enfin, le choix des canaux de diffusion est crucial. Que ce soit les réseaux sociaux, la presse ou les événements, chaque support doit être sélectionné en fonction de la présence de la cible.


    Les erreurs à éviter absolument

    L’une des erreurs les plus fréquentes est le "copier-coller" d’un plan existant sans l’adapter au contexte. Chaque plan doit être sur-mesure, taillé pour répondre aux spécificités de la marque ou de l’organisation. Autre piège : négliger l’évaluation. Agathe le martèle, mesurer l’impact de chaque action grâce à des indicateurs de performance (KPI) est essentiel pour ajuster le tir en temps réel et garantir l’efficacité du plan.


    Un exemple inspirant

    Prenons le cas d’une marque de cosmétiques bio qui a vu ses ventes exploser de 30 % en six mois. Son succès ? Un plan combinant des partenariats avec des micro-influenceurs engagés, des ateliers DIY en magasin pour créer du lien avec les clients, et des tutoriels éducatifs sur TikTok. Cet exemple illustre parfaitement comment un plan bien pensé, aligné sur la stratégie et adapté aux attentes du public, peut transformer une vision en résultats concrets.


    Un outil en constante évolution

    En conclusion, un plan de communication n’est pas un document figé. Il doit être révisé régulièrement en fonction des retours terrain et des tendances. "Un bon plan est un plan qui évolue avec son environnement." En somme, le plan de communication est bien plus qu’un simple calendrier d’actions : c’est un outil vivant, au service de la stratégie, qui permet de concrétiser les ambitions et de s’adapter en permanence.


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