Couverture de BPM - Bonnes Pulsations du Monde

BPM - Bonnes Pulsations du Monde

BPM - Bonnes Pulsations du Monde

De : RFI
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À propos de ce contenu audio

BPM – Bonnes Pulsations du Monde (ex SessionLab), c’est une conversation en toute intimité au cœur des musiques et de leurs créateurs. Hortense Volle s’invite chez un artiste ou sur les itinéraires familiers qui sont ceux de son inspiration, le temps d’une rencontre qui mêle sa vie à son œuvre. Podcast original en audio 3D. Réalisation : B. Sarralié. Mixage en Dolby Atmos pour une écoute immersive au casque : J. Besset. Responsable d'unité de production RFI Labo : X. Gibert. Diffusion le dimanche à 14h10 TU.France Médias Monde Musique
Épisodes
  • [Rencontre] Rebecca Roger Cruz : entre deux rives
    Apr 10 2026

    Chanteuse, percussionniste et compositrice vénézuélienne installée en France, Rebecca Roger Cruz développe une musique à la croisée des mondes, entre traditions afro-vénézuéliennes, musiques anciennes et création contemporaine. Avec Río Abajo, son premier album solo, elle explore un univers où sa voix circule comme l’eau, entre les rives, les langues et les mémoires. Rencontre au Babel Music XP (Marseille) avec une artiste pour qui chanter, c’est aussi apprendre à se laisser porter.

    Née à Caracas, au Venezuela, Rebecca Roger Cruz grandit dans une ville de contrastes, entre nature luxuriante et agitation urbaine. Une géographie singulière, marquée par la présence toute proche — mais invisible — de la mer, séparée de la capitale par une chaîne de montagnes. Un paysage fondateur, dont les images, les sons et les odeurs irriguent encore aujourd’hui sa musique.

    Très tôt, la musique s’impose comme une évidence. Elle est partout : dans l’espace public, dans les bus, dans les fêtes, dans la voix de sa mère. Une pratique vivante, collective, instinctive, qui façonne son rapport au chant.

    À l’adolescence, elle se passionne pour le rock avant de se tourner vers le chant lyrique et les musiques anciennes. Une formation exigeante, qui ouvre chez elle un vaste champ de recherche autour de la voix — envisagée comme un espace d’expérimentation, traversé par les émotions, les textures et les héritages.

    Installée en France depuis une douzaine d’années, elle multiplie les projets, notamment avec Parranda La Cruz, un quatuor de voix et de percussions entre Venezuela et La Réunion, où la musique devient transe, mouvement et célébration collective.

    Avec Río Abajo, son premier album solo, Rebecca Roger Cruz affirme une écriture très personnelle, à la croisée des traditions afro-vénézuéliennes, du baroque et de la chanson. Un disque profondément traversé par l’élément eau — rivières, pluies, larmes, océans — comme un fil entre deux territoires, deux temps, deux vies.

    Au cœur de cet album, une expérience intime : celle de l’exil. Comme l’oiseau migrateur qu’elle évoque dans ses chansons, Rebecca Roger Cruz interroge le départ, l’absence, la transformation. Et fait de la musique un espace de réparation, de circulation et de lien.

    Je l’ai rencontrée à Marseille, au Babel Music XP, où son concert — habité, intense, précis — a marqué les esprits.

    Un moment suspendu, à l’image de sa musique : toujours en mouvement, entre deux rives,

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    Titres diffusés

    Extraits de Rio Abajo (Airfono Publishing – 2025) : « DIABLXS »; « Rio Abajo »; « Abreme la puerta Juana »; « Sol de Luna Llena »; « Aguacero »; « O Let Me Weep »; « Intro Reencuentro de Aves »; « Alcaravan » ; « Llamarme Mar »; Esteros » ; « Destino de la Noche»

    Extraits de Parranda La Cruz du groupe Parranda La Cruz (Lamastrock – 2023) : « In Zourné »; « Sirena »; « Sanación » ; « Tonada de Tacarigüita ».

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    49 min
  • [Rencontre] Sílvia Pérez Cruz : ce que peut une voix
    Feb 20 2026
    Chanteuse catalane capable de passer du folk au jazz et du flamenco au classique sans jamais donner l’impression de se disperser, Sílvia Pérez Cruz a fait de sa voix, tour à tour vibrante ou enivrante, un espace de liberté. Pour BPM, quelques jours avant son premier Olympia, celle qui est aussi musicienne, auteure et compositrice, accepte de traverser ses disques comme on traverse une vie : intensément. Sílvia Pérez Cruz est née et a grandi dans les collines de l’Empordà, sur la Costa Brava. Un territoire catalan entre Méditerranée et contreforts des Pyrénées, où la musique entre très tôt dans sa vie : lors de veillées familiales d’abord, puis par l’apprentissage du piano à cinq ans, de la guitare et du saxophone à sept. Elle a douze ans quand, dans un bar catalan, elle monte sur scène aux côtés de son père. Pour la première fois, elle ressent cette connexion immédiate avec le public — quelque chose de fort, presque physique. Elle comprend alors que chanter, pour elle, n’est pas un choix, mais une nécessité. Adolescente puis étudiante en musique, elle se frotte à tous les styles avec une curiosité presque insatiable, multiplie les groupes — jusqu’à onze formations en parallèle — avant de se lancer dans une carrière solo à 28 ans. De 11 de novembre (2012), né à un moment où se croisent le deuil de son père et l’expérience de la maternité, à Toda la vida, un día (2023), vaste fresque en cinq mouvements enregistrée entre l’Espagne, le Mexique, l’Argentine et Cuba, en passant par à Granada (2014), un album de reprises conçu avec le guitariste et producteur barcelonais Raül Refree où elle confronte sa voix aux mémoires collectives : son parcours dessine une trajectoire libre et exigeante. Bien entourée ou en solo, avec ses propres chansons ou en s’emparant de celles des autres, Sílvia Pérez Cruz cherche toujours la même chose : l’émotion juste. Chez elle, interpréter n’est jamais reproduire : c’est recréer, déplacer, incarner. Je l’ai rencontrée à l'Institut Cervantes, à Paris, un lieu dédié à la langue et aux cultures espagnoles et hispano-américaines. Ensemble, nous avons parlé de transmission, de mémoire et de présence — et de cette conviction qui traverse toute son œuvre : la voix, pour elle, est bien plus qu’un instrument. C’est une manière de se comprendre et d’habiter le monde. En concert à l'Olympia de Paris le dimanche 8 mars 2026 Pour suivre Sylvia Perez Cruz YouTube / Instagram / Facebook Titres diffusés Singles : "Moreno" (2026) ; "Capitana" (2024) ; "Pastores" (2024) Extraits de Lentamente (El Pez Cruz / Sony Music – 2024) avec Juan Falù : "La Nochera" Extraits de Toda la vida, un dia (Sony Music / El Pez Cruz – 2023) : "Estrelas e raiz" (feat MARO & Tita Payes) - Mov.5 : Renacimiento ; "El teu nom" - Mov.5 : Renacimiento ; "Nombrar es imposible" (feat Roly Berrio, Marbis Manzanet) - Mov.5 : Renacimiento Extraits de Farsa (género impossible) (El Pez Cruz / Sony Music - 2020) : "Grito Pelao" ; "Tango De La Via Lactea" ; "Futuras Madres Del Mundo" Extraits de Vestida De Nit (Silvia Perez Cruz / Sony Music – 2017) : "Tonada De Luna Llena" ; "Mechita" ; "La Lambada (Chorando Se Foi)" ; "Vustida De Nit" Extraits de Granada (Silvia Perez Cruz / Sony Music - 2014) avec Raül Refree : "Hymne A L'Amour" ; "Corrandes D'Exili" ; "Puerto Montt Esta Temblando" ; "Companero (Elegia A Ramon Sije)" Extraits de 11 De novembre (Silvia Perez Cruz / Sony Music – 2012) : "11 De Novembre" ; "O Meu Amor E Gloria" ; "Lietzenburgerstrasse 1976" ; "Folegandros"
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    49 min
  • [Rencontre] OJOS, le regard partagé
    Jan 30 2026

    Architectes de formation, les artistes français Élodie Charmensat et Hadrien Perretant ont construit des maquettes avant de bâtir, avec Holy Two puis OJOS, un univers musical bien à eux. Une pop hybride, qui traverse les langues, mêle organique et électronique, et avance toujours un peu en équilibre. Rencontre.

    Ojos, « les yeux » en espagnol, porte bien son nom : chez ce duo, la musique se construit comme un dialogue permanent, entre deux voix, deux sensibilités, un même battement.

    Avant de se consacrer pleinement à la musique, Élodie et Adrien se sont rencontrés en école d’architecture. Une formation qui a laissé des traces : chez Ojos, on bâtit les chansons par strates, par essais, par allers-retours, en apprenant en faisant. Leur pop, à la fois tendue et sensible, mêle textures électroniques, pulsations organiques et une écriture traversée par les doutes, les colères et les élans du passage à l’âge adulte.

    De Volcan (2021) à Discipline :’), de Oui Futur à Oui Futur – Non Machines (2025), le duo joue avec les contrastes : des titres lumineux pour des récits intimes parfois sombres, une énergie rebelle pour dire la vulnérabilité, le goût du second degré pour ne jamais figer les émotions.

    Je les ai rencontrés à Paris, au bar – restaurant Les Frères Laumière, un lieu chargé de leur histoire. Ensemble, nous avons parlé de confiance, d’amitié, de création à deux, de machines qu’on démonte pour mieux entendre le cœur des chansons — et de ce qui fait tenir, dans le temps, un vrai duo.

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    Titres diffusés

    Extraits de OUI FUTUR – NON MACHINES (Double Vue Records / Yotanka Records – 2025) : "100 fois (Non machines)" ; "L’amour ou le sucre (Non machines)" ; "Krkkr (Non machines)" ; "Je dors tout le temps (Non machines)"

    Extraits de OUI FUTUR (Double Vue Records / Yotanka Records – 2025) : "Oui" ; "Adieu" ; "Et puis au revoir" ; "Pas si dangereuse" ; "Encore moins" ; "Qu’est-ce qu’il reste à détruire ?" ; "Llorona"

    Extraits de DISCIPLINE :’) (Double Vue Records / Wonderbarr / Alter K- 2023) : "Peligrosa" ; "Le plus fort" ; "Moindre paradis" ; "La mort et ses amis"

    Extraits de Volcans (Because / Supernova / AlterK – 2021) : "Mystère (Misterio)" ; "Cœur sans visage (Corazón sin cara)"

    Et aussi

    HOLY TWO, extraits de Invisibles Matters (Pegase – 2018) : "Misunderstood" ; "Undercover Girls"

    HOLY TWO, extrait de Holy Two (Double Vue Records – 2013) : "La Tal" ;

    "Peaches" de JUSTIN BEABER; "Maladie d’amour" de JIMMY HUNT; "Envole-Moi" de JJ GOLDMAN ; "J’ai 10 ans" de ALAIN SOUCHON ; "Goldman Sun" de LAST TRAIN; "Supersonic" de OASIS.

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    49 min
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