Couverture de 104 - Le cadre de Sonate

104 - Le cadre de Sonate

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Bonne année 🥳Qu’elle vous soit douce, belle dans la santé et l’amour !Avant de commencer, voici le petit rappel pour aller lire le nouveau chapitre de mon roman Sonate. Hâte de savoir si tu l’as aimé. Si vous pouvez créer un compte pour pouvoir voter pour les chapitres, ça m’aide beaucoup à faire connaître le roman sur la plateforme à plus de personnes. Et dans l’optique de le signer en maison d’édition aussi :)La formation LICARES ouvre à nouveau ses portes. C’est la formation qui m’a permis de terminer et de signer mon roman Comète. Si tu veux en savoir plus et profitez de mon code promo, clique ici. Je t’y explique tout ce qu’il y a à savoir dessus 😉1 - Le cadre de SonateÀ la base, mon roman Comète (disponible en 2026) devait être un one-shot, un seul tome. Quand j’ai décidé d’écrire un contemporain, je voulais quelque chose de plus accessible et de “faisable”, parce que quand j’ai commencé la formation LICAR, j’avais plusieurs idées en tête, dont certaines avaient déjà l’air de pouvoir devenir des sagas — et moi, je n’étais pas prête pour ça. Je voulais juste réussir à terminer un roman, pas porter une saga, que ce soit en contemporain ou en afro-solarpunk (puisque j’ai aussi ce projet-là en tête).Sauf que quand mes bêta-lecteur·ices ont lu Comète, iels ont ressenti une forme de frustration : certain·es personnages les laissaient sur leur faim, et iels auraient voulu en savoir plus. C’est à ce moment-là que l’idée m’est venue d’écrire un préquel (un tome avant Comet) et un sequel (un tome après). Et donc, Sonate, c’est le préquel. On y suit des personnages présents dans Comet, mais je ne dis pas lesquels parce que je ne veux pas spoiler — ni celles et ceux qui n’ont pas encore commencé Sonate, ni ce qu’il se passe dans Comet. Je précise juste qu’on retrouve des personnages d’un tome à l’autre.Sonate se déroule dans un environnement particulier : la classe prépa. Et si j’ai choisi ce cadre, c’est parce que moi-même j’ai fait une prépa, et j’en garde des souvenirs mitigés. Je sais que certaines personnes ont vécu la prépa de manière très positive et en gardent un excellent souvenir, mais moi ce n’est pas le cas. Et je rappelle aussi que, comme beaucoup d’écrivain·es, mes romans s’inspirent en partie de moi, et mes personnages aussi, en partie, de mon vécu.Pour moi la prépa n’est pas une école.C’est un dispositif.Un point armé du capitalisme. Une machine à fabriquer des soldats du “CApital”. On n’y apprend pas seulement à travailler, on y apprend à encaisser. À se taire. À se dissocier de soi. À faire passer l’épuisement pour une preuve. On y cumule les “-ismes”. Sexisme discret ou frontal, corps triés, paroles coupées, légitimités volées. Classisme déguisé en exigence. Misérabilisme en costume : l’humiliation comme méthode pédagogique. Et au-dessus de tout : l’élite. La promesse d’élévation. Mais l’élévation n’est pas gratuite : elle demande que tu acceptes la hiérarchie. Que tu crois que certain·es méritent plus.La prépa fabrique une “voix royale”. Une voix qui juge, qui classe, qui tranche. Une voix qui se croit neutre parce qu’elle est du côté du pouvoir. Moi je le dis : ce n’est pas juste dur. C’est politique.Et pourtant, je veux nuancer.Parce que la prépa, aussi violente soit-elle, a participé à me façonner. Elle a mis en exergue certains aspects de ma personnalité — à outrance. Elle m’a donné une endurance. Une capacité à faire plusieurs choses en même temps. Elle m’a appris à définir un objectif et à me donner les moyens de l’atteindre. Le paradoxe, c’est que cette institution m’a appris, bien plus tard, à la remettre en question. À comprendre ses mécanismes. À en tirer des avantages. À survivre, puis à m’en affranchir.J’y ai aussi développé une capacité d’effacement. Une manière de me faire petite pour avancer. Et en tant qu’observatrice, j’ai appris à identifier les comportements sociaux : les codes, les rites, les postures. J’ai intégré des langages qui m’ont permis de “fondre” dans n’importe quel milieu. Même si, pendant un temps, j’ai cru devoir y adhérer pour exister.Mais aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs : déplacer ces outils. Réorienter cette discipline, cette lucidité, cette puissance de travail, vers quelque chose de plus juste. Plus efficient pour la société. Vers le vivant. Vers l’idée de faire corps avec soi-même et avec les autres — et pas seulement avec un système.Et c’est précisément tout cet esprit-là — les avantages comme les inconvénients — qui constitue le cadre de Sonate. Je n’en dis pas plus pour éviter de spoiler, mais je suggère que si on lit Sonate avec tout ça en tête, on comprend mieux ce que j’ai voulu faire, et pourquoi la prépa me semblait être le cadre idéal ...
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