Lune froide sur Babylon
Impossible d'ajouter des articles
Échec de l’élimination de la liste d'envies.
Impossible de suivre le podcast
Impossible de ne plus suivre le podcast
30 jours d'essai gratuit à Audible Standard
Acheter pour 23,95 €
-
Lu par :
-
Hadrien Rouchard
-
De :
-
Michael Mc Dowell
À propos de ce contenu audio
À l'aube des années 1980, Babylon est une ville de Floride comme les autres, avec sa chaleur humide et ses pom-pom girls, ses rumeurs et ses superstitions, ses serpents venimeux et ses décès soudains.
Mais Babylon abrite aussi une rivière ancienne et sinueuse, l'un des affluents de la Perdido : le Styx. Un cours d'eau au passé trouble qui a déjà marqué la famille Larkin d'un sceau funeste.
Alors quand la jeune Margaret Larkin se volatilise, c'est comme si la rivière se mettait à couler à l'envers, et que l'âme des morts souhaitait dévorer l'esprit des vivants. Et tandis que remonte à la surface ce qui n'aurait jamais dû se noyer, une étrange lune se lève au-dessus de la ville, immense et froide, dont la lumière blafarde envahit tout et aveugle victime comme meurtrier, les déchus de Babylon.
©2024 Monsieur Toussaint Louverture (P)2025 VoolumeMichael McDowell nous plonge dès les premières lignes dans l’atmosphère moite, dense et envoûtante du Sud des États-Unis. L’auteur ne perd pas de temps à installer les choses : il annonce immédiatement la couleur, et en quelques paragraphes, on est projeté dans cette Amérique profonde, à la fois familière et étrangère, marquée par ses tensions, son folklore et ses traditions.
L’histoire, en elle-même, reste simple, sans fioritures inutiles, mais elle est racontée avec une telle maîtrise narrative que l’on reste accroché jusqu’à la dernière minute. McDowell excelle dans l’art de rendre vivant un lieu, une époque, et surtout une ambiance. Babylon devient un personnage à part entière, avec ses silences, ses habitants ambigus et ses secrets bien enfouis.
On retrouve ici ce style propre à McDowell, fait de non-dits, de tension constante et de réalisme cru, où le surnaturel flirte discrètement avec le quotidien. Les thèmes qu’il affectionne – la famille, le poids du passé, les non-dits du Sud – sont à nouveau au rendez-vous.
🎙️ Lecture
Hadrien Rouchard est impeccable. Sa voix colle parfaitement à l’ambiance du roman. Il parvient à donner du relief aux dialogues, à créer une tension feutrée et à capter la langueur étrange et menaçante de l’univers de McDowell. Il nous plonge sans effort dans l’histoire, avec justesse et sobriété. Une lecture sobre mais habitée, qui ne surjoue jamais, tout en restant expressive et immersive.
✅ Conclusion
On retrouve ici tout ce qui fait la patte si reconnaissable de McDowell : cette chaleur étouffante du Sud, ses paysages ruraux gorgés d’humidité, ses communautés repliées sur elles-mêmes, et cette atmosphère lourde, fantastique, comme on l’avait déjà vue dans Black Water.
Lune froide sur Babylon n’est peut-être pas le plus spectaculaire de ses romans, mais c’est une œuvre ciselée, cohérente, habitée, où chaque mot compte. Une plongée noire, intime et fascinante dans un Sud gothique et réaliste à la fois.
Un excellent moment d’écoute, à recommander aux amateurs de littérature du Sud, de réalisme sombre, et de tension psychologique maîtrisée.
Retour sur la Perdido ... ou presque
Une erreur s'est produite. Réessayez dans quelques minutes.