Qu'est-ce que la “tokenisation” ?
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La tokenisation désigne le fait de représenter un actif réel ou financier sous la forme de jetons numériques, appelés tokens, inscrits sur une blockchain. Autrement dit, on transforme un droit de propriété ou une créance en une unité numérique échangeable, traçable et programmable. Ce n’est pas l’actif lui-même qui disparaît ou devient virtuel, mais sa représentation juridique et économique.
Concrètement, un token peut représenter une action, une obligation, une part d’immeuble, une œuvre d’art, une matière première, ou même un droit futur, comme une part de revenus. Si un immeuble est tokenisé en 1 000 tokens, chaque token correspond à une fraction précise de cet immeuble. Posséder un token revient donc à posséder une partie de l’actif sous-jacent, avec les droits associés.
La première promesse de la tokenisation est la divisibilité. De nombreux actifs sont coûteux et peu accessibles : immobilier, private equity, infrastructures. En les découpant en tokens, on permet à des investisseurs disposant de montants modestes d’y accéder. Cela élargit potentiellement le nombre d’investisseurs et fluidifie les marchés.
Deuxième avantage clé : la liquidité. Certains actifs sont traditionnellement difficiles à revendre rapidement. La tokenisation permet des échanges quasi instantanés sur des plateformes numériques, parfois 24 heures sur 24. Un actif historiquement illiquide peut ainsi devenir plus facilement négociable, même si cela dépend bien sûr de l’existence d’un marché actif.
Troisième élément fondamental : l’automatisation. Les tokens peuvent intégrer des règles directement dans leur code, via des smart contracts. Par exemple, le versement automatique de dividendes, le respect de conditions réglementaires, ou le blocage temporaire de la revente. Cela réduit les intermédiaires, les coûts administratifs et les risques d’erreur.
Quatrième enjeu : la transparence et la traçabilité. Toutes les transactions sont enregistrées sur la blockchain, ce qui facilite les audits, la lutte contre la fraude et le suivi de la propriété. Pour les institutions financières, c’est un levier majeur de simplification opérationnelle.
Il est important de distinguer la tokenisation de la spéculation sur les cryptomonnaies. La tokenisation n’est pas une monnaie alternative, mais une infrastructure. Elle cherche moins à remplacer le système financier qu’à le rendre plus efficace, plus fractionnable et plus rapide.
Enfin, la tokenisation pose des défis réels : cadre juridique encore incomplet, protection des investisseurs, cybersécurité, reconnaissance légale des droits attachés aux tokens. Mais malgré ces limites, elle est souvent présentée comme une évolution comparable à la dématérialisation des titres financiers dans les années 1980.
En résumé, tokeniser, c’est rendre les actifs plus accessibles, plus liquides et plus automatisables, en utilisant la technologie blockchain comme registre de confiance. Une transformation discrète, mais potentiellement profonde, de la finance.
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